Il est important pour l’équilibre d’une personne d’accomplir de bonnes choses, car le moindre geste est un souvenir futur. Mais c’est une démarche à adopter qui n’est pas des moindres et qui relève d´aptitudes personnelles. Certains dirons que le souffle n’est qu’une horloge qui égrenne les heures. D’autres affirmerons que c’est l’éclat d’une luciole dans la nuit. Je ne désire pas expliquer en général ce qu’est la vie ou bien la mort, mais essaye simplement de comprendre le rapport que l’on a pour elle. Qu’est-ce qui nous fait si peur, que craignons-nous en avançant en âge ?
J’ai peur de découvrir, au crépuscule de mon existence, que la vie, dans sa globalité, est un drame. Nous vivons dans un monde étrange. Autrefois, les gens étaient contents d’éxister. Aujourd’hui, je n’ai pas le sentiments que les jeunes sont contents d’être là. Le monde change, et il change mal. J’ai décidé à une époque que je n’aurais pas d’enfants, car je ne souhaite la vie à personne. Mais tout n’est pas noir, il y a du gris me direz-vous. Il y a dans la vie des moments délicieux qui me font accepter le vide des heures qui suivent, mais que je ne souhaite à personne, encore moins à mes propres enfants si j’en eus. La vie n’est qu’un mauvais quart d’heure à passer, entrecoupé de bons moments.
Je suis d’ailleur dans une sorte de stupeur permanente de constater si peu de suicides dans un temps comme le nôtre, tellement l’univers semble imbécile et sans perspectives.
En résumé, si jeunesse savait, si vieillesse pouvait ?
"Qu’est-ce qui nous fait si peur, que craignons-nous en avançant en âge ?"
Le fait de ne plus pouvoir vivre, tout simplement. Pour ceux qui sont heureux, vivent heureux, connaissent de belles choses, c´est normal que ça fasse peur de se dire qu´un jour tout s´arrêtera à jamais.
"Autrefois, les gens étaient contents d’éxister. Aujourd’hui, je n’ai pas le sentiments que les jeunes sont contents d’être là."
Comme tu dis, faut pas généraliser. Les jeunes qui sont pas contents d´exister c´est surtout à cause des médias, ils s´invente des faux défauts et n´importe quoi d´autre comme prétexte pour dire qu´ils sont mal dans leur peau, incompris, rejetés par tout le monde, etc.
"La vie n’est qu’un mauvais quart d’heure à passer, entrecoupé de bons moments."
Ca c´est ton point de vue ^^
ton p^seudo me fait etrangement pense au mien ![]()
Ton pessimiste degage une certaine nostalgie, mais nostalgique de quoi ?
"Il est important pour l’équilibre d’une personne d’accomplir de bonnes choses"
Tout le monde accompli de bonnes choses.
Car chacun décide de ce qui est "bon".
"Autrefois, les gens étaient contents d’éxister."
"autrefois" ne veut rien dire, de même que "les gens".
"Aujourd’hui, je n’ai pas le sentiments que les jeunes sont contents d’être là."
Hum, ça dépend des jeunes.
Beaucoup sont "contents d´être malheureux".
Ouesh, société de merde, ouesh monde capitaliste pourrave lol.
"Le monde change, et il change mal."
Mais arrêtez de parler de bien et de mal de façon absolu nom de dieu de bordel de zut !
"Mais tout n’est pas noir, il y a du gris me direz-vous."
Non.
Tout est gris.
Après chacun peut voir du blanc et du noir quand ça lui chante.
"La vie n’est qu’un mauvais quart d’heure à passer, entrecoupé de bons moments."
La vie est une durée qui n´est objectivement ni mauvaise ni bonne, c´est à chacun de décider de ça.
fanof ou l´anti morale populaire ^^ Quand on parle de bien ou mal, c´est par rapport à cette morale populaire. Toi je sais que tu fais tout pour avoir une morale exactement opposée à celle-ci.
""autrefois" ne veut rien dire, de même que "les gens"."
Prends un dico alors. C´est pas précis certes, mais ça veut dire quelque chose de compréhensible.
"Hum, ça dépend des jeunes.
Beaucoup sont "contents d´être malheureux"."
Ah bon ? Tu crois que les jeunes ils sont contents d´être malheureux toi ? Si ils en arrivent à s´inventer des défauts, des souffrances inexistants, et à croire que tout le monde les rejette, tu crois que c´est pour leur plaisir ? Ou parce qu´ils en ont vraiment l´impression, bien que fausse ?
Par expérience je peux te dire qu´il est possible de se complaire dans son malheur, il justifie l´apréhension au monde et les vérités que l´on éprouve à l´égard de celui-ci. Il justifie l´être, peut-être à tord
Certes, d´ailleurs l´explosion du masochisme n´est pas innocente.
Sujet : On Comprendra tous trop tard .
Il semblerait que l´homme ne puisse changer certaines réalités .
Ce qui explique le sujet grosso modo .
Il est possible de se complaire dans le malheur, mais je crois que c´est plutot une maniere detournée de vivre avec ce que l´on a....
Mais dans l´exemple cité, c´est plus un esprit de critique et de rejet, je trouve.
"Par expérience je peux te dire qu´il est possible de se complaire dans son malheur, il justifie l´apréhension au monde et les vérités que l´on éprouve à l´égard de celui-ci."
C´est-à-dire que en gros, parce que le malheur justifie quelque chose, il devient plaisant ? J´ai du mal à comprendre comment... Par définition le malheur c´est le malheur, un état de mal-être non ?
J´ai lu des choses très interèssentes, d´autres plutôt bêtes qui ont pour auteur des écravain en herbe rebels qui n´ont comme idée fixe et fausse que d´aller dans le sens opposer de ce qui se dit, pêut-être par envie d´être consideré ?
Quoi qu´il en soit, je tenais à souligner la remarque d´Arentir, qui est fatalement juste :
"Ton pessimiste degage une certaine nostalgie, mais nostalgique de quoi ?"
Exact, mon pessimisme (ou réalisme?) dégage, respire une nostalgie de moments éclairés à la bougie, et suspendus au toit des fous, des moments qui semblent loins, et pourtant tellement plus loins encore.
Je vois aussi qu´on essaye de définir ce qu´est "le malheur". Mais comment voulez-vous arrivez à faire germer ne serait-ce qu´un semblant de vegetal sur la notion de malheur si vous ne prenez pas en compte, en parrallèle, celle du bonheur. Car En quoi le bonheur peut-il bien consister sinon à n´être pas trop malheureux entre des malheurs ! D´ailleurs, pour beaucoup trop, la recherche du bonheur rend les gens tellement malheureux. Le bonheur ou le malheur ne sont que des étiquettes que l´on met sur des réalités mouvantes, insaisissables. Mais tout cela, on le comprendra tous trop tard.
Ta realité est mouvante, pas celle des autres.
Vivre heureux dans notre malheur, ça ne veut pas dire grand chose. Mais vivre heureux dans ce que les autres prennent pour du malheur alors oui pourquoi pas.
J´ai la même nostalgie que toi sw1ng, mais d´une époque que je n´ai pas connu j´aurais voulu vivre au 17ème siècle partir sur la mer dans un grand navire en bois, partir seul dans le brouillard des landes d´écosse. Aujourd´hui il y a du modernisme sur le coque des bateaux et les chateaux d´écosse.
Si les gens trouvent que je suis malheureux c´est que je n´ai pas l´air de vivre dans mon époque, mais je suis heureux dans ce gris. Je ne crache pas contre la société, j´aime énormement les technologies et l´évolution en général mais j´ai besoin de vivre dans le passé car le présent me rend mal à l´aise.
Ce qui m´a aidé à me rendre conscient de mon "bonheur" c´est la musique de Bach. Depuis que je l´ai découvert cette nostalgie pour le passé a accrue et je vie presque constemment avec elle en tête, et tout ce qui m´entoure me paraît en décalage. C´est assez étrange comme sensation mais pas désagréable, peut-être que vous la connaissez également. Avoir l´impression que tout est irrél, avoir le vertige quand vous marchez sur le sol, une sorte de voile lumineux sur les yeux et le son qui s´amplifie dans votre tête comme si vous étiez dans une grande pièce circulaire, voir les gens comme des tas d´atômes sans vie.... le sentiment de vivre en rêvant en somme. Je ne sais pas si on peut appeler ça être malheureux, mais c´est le meilleur voile contre la réalité que je pouvais immaginer. En tout cas je remercie Bach de m´avoir permis de retrouver le goût à la vie, même si je l´ai uniquement à travers sa musique et pas dans la vie réelle. C´est déjà pas mal ![]()
Je me suis mal exprimer, ce sentiment de rêver, je ne l´ai pas tout le temps il y a des moments où je reviens dans le monde réel, à l´école par exemple ou je suis bien obligé et je vois comment elle se vit réellement. et c´est alors une des choses qui me dégoûtent le plus dans le monde actuel. Toutes ces personnes qui pensent réussir leur vie en réussissant l´école, gravir l´échelle hiérarchique en poussant les autres en bas et se battre ansi toute leur vie me fait de la peine. Il n´y a plus place à l´immagination à l´école elle nous prépare à devenir de parfait petit toutous et donc à ne jamais connaître le bonheur comme je le vois. C´est pour ça que j´ai finalement l´impression qu´en vivant comme je le fais j´ai plus de chance de connaître le bonheur qu´en partant à la guerre dans le monde réel.
"J´ai la même nostalgie que toi sw1ng"
La mienne est d´autant plus intense qu´elle a été vécu et gravé dans mon esprit. Lorsqu´il m´arrive de me transcander à cette certaine époque de ma vie, je vois les choses avec cet etrange voile dont tu parles, un joli voile qui donne un rendu ensoleillé et très envoutant, avec un arrière goût de paradis. Cette nostalgie est un bonheur, mais à mon désespoir également mon plus grand malheur, celui d´une source de vie intarrissable dont il ne me reste aujourd´hui uniquement l´effluve d´un vague sentiment d´avoir vecu une autre vie, qui n´a jamais été ni plus ni moins une tranche de bonheur, pur et simple, sans détour. Une harmonie parfaite dont j´en perçois l´intensité uniquement aujourd´hui. Comme si ces moments n´avaient jamais existé, n´ont été que la grande métaphore d´un rêve d´enfant accomplit, d´un ciel fort et brillant après une longue nuit sombre, comme si ces moment étaient éternellement mystifiés.
" * Toutes ces personnes qui pensent réussir leur vie en réussissant l´école, gravir l´échelle hiérarchique en poussant les autres en bas et se battre ansi toute leur vie me fait de la peine. Il n´y a plus place à l´immagination à l´école elle nous prépare à devenir de parfait petit toutous et donc à ne jamais connaître le bonheur comme je le vois. C´est pour ça que j´ai finalement l´impression qu´en vivant comme je le fais j´ai plus de chance de connaître le bonheur qu´en partant à la guerre dans le monde réel."
Lorsque l´on reste constament deconnecté du monde réel, il arrive dans l´extrêm de perdre à tout jamais cette connexion. Moi, je serais malheureux de ne plus être en phase avec le monde qui m´entoure, car on le sait tous, on ne choisit pas son époque, ils nous font donc l´accepter et compter avec ça pour nos espèrences et projets.
Benh j´y suis quand même connecté... mais plus par Internet ^^ c´est l´aventage de notre époque Internet il faut bien le reconnaître, pouvoir rester en contact avec le monde virtuelle de la vie bien réelle.
La vie réelle ne s´estime pas par le biais d´internet, contrairement à ce que croient beaucoup de gens. Fais attention à ne pas trop t´égarer en te créant une carapace imaginaire, tu es encore jeune. Ne considère pas toutes choses comme étant figée, et accepte la possibilité d´évoluer et de changer ta façon de penser et de voir les choses, sinon, c´est la catastrophe assurée.
Cool je vais pouvoir parler de moi^^
"J´ai la même nostalgie que toi sw1ng"==> moi aussi à propos des moments heureux de notre passé... Mais ça m´aide au contraire à profiter de chaque instant, car ce qui me fait vraiment chi** c´est de me rendre après coup que tel moment était super, sans en avoir profité... De plus, je considère que je ne peux plus etre malheureux car j´ai déjà été heureux, et quoi qu´il arrive j´aurai toujours ce souvenir
Sinon pour l´époque, moi aussi j´aimerai en vivre une plus "active". Je veux dire que ça manque pas mal d´aventure, de choses à découvrir de nos jours... Mais d´un autre coté, c´est vrai que la technologie c´est sympa (meme si je pense pouvoir m´en passer) car quand on voit toutes les inégalités/maladies etc du passé, c´est tout de suite moins joyeux^^ Mais ce que je préfère le plus de nos jours, c´est la quantité de mondes fictifs qui permettent de s´évader (livres, jeux vidéos etc) :D
Sw1ng, je ne suis pas uniquement connecté au monde par Internet, simplement je ne trouve pas grand chose d´interessant à faire près de chez moi.
Mais quand je serai plus grand (si je ne suis pas une grosse larve pour la société) je partirai en Asie, en Afrique tous ces lieux que j´ai envie de connaître qui sont la vraie vie pour moi.