Je ferais quelque chose comme ça :
"Le propre de l´Homme n´est-il pas de vouloir voir à tout prix quelque chose qui lui soit propre ?"
I) Spécificité réelle ou présupposée ?
= l´existence d´une spécificité.
Effectivement, l´Homme présente des caractéristiques intéressantes (conscience).
Mais l´Homme n´étant pas omniscient et étant un être fini (dans le temps et dans l´espace), peut-il être certain de sa spécificité ?
Non-> présomption de spécificité (jusqu´à preuve du contraire).
II) Les effets de la spécificité :
Que permet cette présomption ?
-> Place centrale de l´Homme (cf. ce que je disais au début : auto-légitimation, etc...).
III) Le but de la spécificité :
La spécificité permet-elle de dégager une supériorité ? (ma 3ème partie serait la problématique de linus)
Spécifique implique t´il nécessairement supérieur ?
[Je répondrais non à la seconde question, mais oui à la première.]
Est-ce que l´Homme s´est fondé sur sa spécificité pour affirmer sa supériorité ou, au contraire a t´il d´abord affirmé sa supériorité puis cherché un motif pour la légitimer (ici, la spécificité) ?
Conclusion : édifice bien fragile, car reposant sur une présomption . Toutefois, c´est cette présomption qui fait également la force du système (= force et faiblesse) : sans elle, pas de légitimation ou légitimation plus difficile (par un autre motif moins pertinent) de la place centrale et de la supériorité auto-proclamées de l´Homme.
-> Le propre de l´Homme est de vouloir à tout prix avoir quelque chose de propre (du fait des implications logiques que cela a).
Je ne sais pas si c´est très bon, mais je ne suis pas philosophe : qu´on me pardonne ! 