Bonjour à tous les forumeurs ^^ Voici une ´nouvelle´ fic´ de mon cru. Elle avait déjà été postée précédemment, mais le topic était un peu tombé aux oubliettes car je ne l´avais pas entretenu
Mais me revoilà, plus déterminé que jamais ^^ Nouvelle version retravaillée à l´appui. Je retravaillerai le tout au fur et à mesure de mes posts...
Je vous poste le premier chapitre de ce futur roman. J´en suis au 8e pour le moment, et l´écriture suit son cours ^^
En espérant que vous passiez un agréable moment de lecture... ( Enjoy ou pas, quoi ! ^^ )
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Chapitre Premier : La Fuite ( Nathan Banot ).
Tout explosait autour de moi, mais je courais.
Les balles sifflaient près de mes oreilles, ricochaient sur le sol, les murs, les casques. Des hommes et des femmes s’effondraient dans des mares de sang, du sang qui n’était pas le leur, du sang mêlé de boue et de ferraille. La pluie cognait nos casques empourprés, noyait les blessés dans des mares de boue visqueuse, imbibait nos vêtements et rendait notre course plus difficile encore. Nos armes désuètes s’enrayaient, nos grenades explosaient au creux de nos paumes. Le monde dans lequel je courais à cet instant n’était que terreur, violence et sang versé.
Pierre courait à côté de moi. Il courait et pleurait. Son équipement tintait à chacune de ses enjambées impressionnantes. Ses pieds s’élançaient entre les corps, atterrissaient sur ce sol bourbeux avec une dextérité incroyable. J’entendais son souffle bruyant malgré le vacarme de la guerre. Il me lança un regard que je reconnus aussitôt, ce regard qui me demandait de tenir ma promesse. Il perdit sa concentration et son pied droit percuta une petite pierre, il fut déséquilibré. Une balle lui arracha la joue droite et son corps fit un demi-tour. Il s’écroula.
Pierre.
Cela faisait deux ans que je le connaissais. Il m’avait raconté sa vie. Il m’avait parlé de sa femme, Isabelle, m’expliquant comment il lui ferait l’amour en rentrant du front. Il m’avait détaillé le moindre souvenir de leur rencontre dans ce café. Les yeux bleus d’Isabelle, son rire communicatif, la manière qu’elle avait de tenir son verre un peu penché en jouant avec les glaçons. Tous ces petits détails qui l’avaient charmé ce vendredi soir. Il m’avait parlé de sa fille, Lalie, en pleurant sur sa photographie usée, il m’avait dit qu’il la serrerait bien fort lorsqu’il rentrerait. Il m’avait dit qu’il lui parlerait de moi. Il m’avait dit qu’il me la présenterait. Il m’avait fait promettre…
Comment annoncer à Isabelle que son mari avait été tué alors qu’il pleurait en pensant à elles… ? Comment expliquer à Lalie que son père était mort alors qu’il fuyait cet ennemi débile… cet ennemi que nous n’avions pas voulu mais qui existait par notre faute ?
Je devais rentrer sain et sauf et leur dire que ses dernières pensées furent pour elles, leur dire qu’il était mort en héros, même si les héros n’existent pas. Qu’importe la mort, elle n’est jamais héroïque. Qu’importaient les gestes, nous étions tous coupables de ce qui arrivait. Rien de ce que nous entreprenions n’aurait su nous racheter. Nous étions tous fautifs d’y avoir cru. Mais au moment où une balle ricocha sur mon casque, l’envoyant valser sur les corps inertes de mes amis, je ne pensais à rien de tout cela.
Je n’avais qu’une idée en tête : vivre. Non, survivre était le mot exact.
La terre crachait sa boue et rugissait sous les obus des mortiers ennemis. Je regardais, sans même comprendre, ces corps s’envoler sous le souffle des explosions. Ces images auraient dû me surprendre, m’horrifier, me dégoûter, mais je courais et je ne songeais même pas à la terreur que tout cela aurait du provoquer en moi.
J’entendais le capitaine Nemraud hurler son ordre de retraite en agitant les bras.
- Sortez de ce trou à rats, beuglait-il, cette guerre c’est de la merde !! Tirez-vous d’ici !!
Il hurlait que nous avions perdu. Il hurlait que la guerre était finie, qu’elles avaient gagné. Il hurlait que nous allions devoir nous terrer pour vivre. Il hurlait…puis il ne hurla plus. Des morceaux de capitaine Nemraud se dispersèrent alentour dans le grondement d’une explosion. Des entrailles sanguinolentes s’éparpillèrent dans un déchaînement rouge et visqueux.
Il pleuvait du capitaine Nemraud.
J’entendais les gémissements de ces hommes et de ces femmes qui avaient combattu à mes côtés, de toutes ces personnes que l’on avait forcé, comme moi, à combattre un ennemi trop fort, de toutes ces personnes qui avaient tenu une arme au creux de leurs mains pour la première fois seulement quelques heures avant leur agonie.
J’observais ces déflagrations qui emportaient les corps, pulvérisaient nos maisons. Des flammes mêlées de sang ravageaient ce pays qui autrefois était le mien. L’odeur de la chair calcinée, les immeubles effondrés, l’horreur de cette guerre que nous avions causée… la mort était derrière chacun de mes pas, chacun de ces regards brisés que je portais sur ce monde qui m’entourait. Au loin, j’apercevais de longues colonnes de fumée noirâtre zébrant ce ciel qui ne cessait de s’illuminer sous les explosions perpétuelles.
Encore une détonation. Elle pulvérisa un homme qui m’avait rejoint dans ma fuite effrénée. Du sang chaud gicla sur mon visage, quelques morceaux de viande s’écrasèrent sur mes cheveux…
Tous explosaient autour de moi, mais je courais.
Puis il y eut ces bruits sourds et réguliers, ces bruits qui s’approchaient de moi, qui me rattrapaient. L’une d’elle me poursuivait.
Le sol tremblait de plus en plus à mesure qu’elle s’approchait, et la peur envahit mon corps comme une vague déferlante. Je pressai le pas, persuadé de pourvoir la semer, mais je me trompais. Bientôt, je devinai son corps glacial à quelques centimètres de mon corps. Elle frappa le sol pour me déséquilibrer. Je vacillai quelques instants. Elle était derrière moi, je la sentais prête à me tuer et peut-être même à y prendre du plaisir.
Je me retournai.
Elle était bien plus près que je ne l’avais imaginé. Je plantai le canon de mon arme dans sa bouche et je tirai. Les cartouches brûlantes valsèrent devant mes yeux décidés. Des éclairs illuminèrent ce visage emprunt d’une gentillesse paradoxale et je me surpris à éprouver du remords pour cet acte que je perpétrais.
Mais elle réagit.
Son bras droit m’expulsa sur le côté et je percutai un homme qui courait. Grâce à lui, ma chute fut moins douloureuse. L’homme était sonné, il m’examina, se demandant probablement d’où je venais.
Il avait une grenade à sa ceinture. Je la lui arrachai, puis me relevai.
Elle cracha mon arme et aperçut la grenade dans la paume de ma main, le pouce dans la goupille. Elle hésita, mais fonça vers moi.
Elle était splendide. Nous avions réalisé là, une parfaite machine de guerre, sans le vouloir. Pourvue d’une grâce tout à fait féline, elle s’élança vers moi, utilisant ces mains pour accroître sa vitesse. J’observais chacun de ses mouvements, cherchant la faille qui me permettrait de la faire exploser, mais je ne la trouvai pas. J’allais mourir, exterminer par l’une de ces machines dont j’avais permis l’élaboration.
L’homme derrière moi se releva lorsqu’il comprit que l’une d’elle fonçait vers nous. Il sortit son arme et fit feu. Cela suffit à détourner l’attention de cet être singulier qui jugea mon ami d’infortune comme plus dangereux. Elle sauta sur lui, plaqua l’une de ses jambes contre le torse de l’homme afin de l’immobiliser, appliqua ses deux mains contre son visage et serra. Il était perdu.
Je courai donc vers elle.
Dans leurs dos, il y a un creux. Un creux assez gros pour y coincer une grenade.
Un homme crevait devant mes yeux, mais je courais.
Je me plaçai derrière la machine, et, alors que j’entendais le crâne de l’homme céder sous la pression, je dégoupillai la grenade et l’enfonçai dans la base de son dos. Elle se releva instantanément, se tourna vers moi, m’attrapa de ses deux mains ensanglantées et me propulsa de rage. Mon corps percuta un pan de mur déchiqueté.
Erreur de jugement, j’étais le plus dangereux.
Elle explosa et des morceaux de ferraille incandescents se répandirent sur le sol.
J’étais étourdi, appuyé sur ce morceau de mur. Le monde sifflait, chaque son m’arrivait assourdi, comme si ma tête se trouvait au cœur d’une cloche en verre. Une femme s’accroupit à mes côtés et donna de petits coups sur mes épaules. Elle me félicitait, me souriait, me parlait. Derrière elle, des gens détalaient.
Un homme titubait, seul, et alors que cette femme louait mes exploits, je l’observais. Il considérait le ciel, sans doute pour l’implorer, le supplier de tout arrêter, le conjurer de rendre la vie à ces millions de victimes. Il tomba à genoux, leva les mains vers les cieux et laissa la pluie emportait le sang de son visage. Maintenant, il priait un Dieu qui lui avait fait faux bon, un Dieu qui avait permis à ces machines de prendre vie, un Dieu qui avait probablement détruit sa femme, déchiqueté ses enfants.
Une série d’explosion près de nous.
La femme se leva et poursuivit sa fuite. Moi, je restai assis. L’homme frotta son visage, il pleurait, pestait contre lui-même. Il avait été incapable de protéger les siens, marmonnait-il. Il cria en tendant les mains vers le ciel.
« Pourquoi ? » Un simple mot qu’il adressa au firmament nuageux. Un mot qui résumait nos vies. Pourquoi étions-nous là à combattre ces machines ? Pourquoi nos familles étaient-elles parties en fumée ? Pourquoi Dieu, si tant est qu’il ait jamais existé, avait-Il permis un tel massacre ? Pourquoi tout ce bordel ?
Où était mon ex-femme ? C’est la question qui vint à mon esprit à ce moment-là.
Je regardai sur ma gauche et vit plusieurs dizaines d’entre elles fonçaient sur nous, écrasant hommes et femmes, broyant les crânes.
Elles tuaient, non, elles exterminaient.
Je regardai à droite : le point d’extraction n’était pas trop loin. Je pouvais y arriver.
Je me levai et attrapai l’homme par les épaules. Je devais le sortir d’ici. S’il restait là, à prier, à poser des questions dont il ne trouverait sans doute jamais les réponses, ce troupeau de métal réduirait nos corps en une bouillie rougeâtre.
Je le tirai vers moi pour l’inviter à me suivre, mais il résista.
- Viens par ici, on a le temps d’y arriver ! Dis-je.
Elles s’approchaient. Certaines couraient sur les murs, sautaient d’immeubles en immeubles. Un groupe d’hommes tirait, sans doute pour les retarder… dérisoire.
- Non, brailla-t-il. Tout est foutu… Que crois-tu qu’il se passera quand les hélicos vous auront embarqué, hein ?!
L’une d’elle se mit sur ses jambes et toute la structure de ses bras se modifia.
- On n’a nul part où aller, poursuivit-il. Même si aujourd’hui tu t’enfuies, tu finiras par y passer de leurs… mains. Si c’est pas ici, ce sera dans le petit trou minable où tu te terreras d’ici quelques mois !
Ses bras étaient devenus des armes et elle lamina le groupe d’homme. Des membres s’arrachèrent sous la tempête de balles, le sang gicla de toutes parts, les corps mutilés s’effondrèrent dans la vase sanglante. Les autres machines n’y prêtèrent pas la moindre attention.
Elles se dirigeaient vers nous.
- Fais pas le con, ramène-toi !
Je l’attrapai par la main, mais il sortit une arme et la braqua dans ma direction.
- Vas-y, toi. Pour ma part, je veux crever comme j’en ai envie. Ici, et de mes mains.
Je regardai la ville. Un raz-de-marée mécanique déferlait vers nous. J’avais l’impression de me trouver à l’intérieur d’une fourmilière géante.
Il pointait toujours son arme vers moi, alors je pris la route du point d’extraction. A mi-chemin, je me retournai. Elles étaient proches de lui. Il tira quelques balles dérisoires dans leur direction et conserva la dernière pour sa propre tête.
Son corps s’écroula sur le sol bourbeux.
Elles piétinèrent sa dépouille. Derrière moi, les hélicoptères décollaient déjà. Je me précipitai donc pour être secouru. Je montai à bord du dernier appareil, d’autres arrivèrent trop tard. Lorsque l’engin s’éleva, je découvris la ville avec horreur. Cette ville en ruine était-elle vraiment celle de mon enfance ? Cette ville qui se consumait sous mes yeux, cette ville qui pullulait de créatures mécaniques était-elle vraiment Paris ?
Des hommes et des femmes nous regardaient prendre l’air en pleurant, en hurlant, en nous suppliant de revenir les chercher, mais ils étaient encerclés. Elles devaient être plusieurs milliers. Elles resserrèrent l’étau, se rapprochèrent du groupe de malchanceux, puis fondirent sur eux. Pas d’armes, juste leurs bras puissants qui broyaient avec tant d’efficacité.
L’appareil prenait de l’altitude, nous dépassâmes l’immeuble le plus haut. Mais alors que nous nous pensions en sécurité, une machine apparut sur le toit de l’immeuble, quelques mètres en dessous de nous. Elle me regarda, moi, pas l’un des autres passagers, non, moi. Je crois qu’elle m’en voulait. Peut-être avais-je tué l’une de ses amies tout à l’heure.
Je la vis sauter vers nous et ses deux mains agrippèrent l’hélicoptère. L’engin vacilla dangereusement et l’un des occupants ne parvint pas à s’accrocher à temps. Il glissa hors de l’appareil et tomba, plusieurs centaines de mètres plus bas. L’appareil était secoué et je me tenais à une barre de sécurité. L’alarme sifflait parce que l’on perdait anormalement de l’altitude.
Elle nous entraînait vers le sol.
Je donnai quelques petits coups de pieds à hauteur de son visage, mais rien n’y fit. Elle s’accrochait. L’un de ses bras lâcha prise, volontairement, puis il débuta son étrange mue. Le pilote tendit une arme à l’un des passagers. Une femme, la femme qui m’avait félicité. Elle se précipita à mes côtés, posa le canon de l’arme sur la main de la machine et tira. La main de métal explosa et nous observâmes la chute de notre assaillant.
L’hélicoptère reprit de l’altitude mais une pluie de tir transperça le blindage. Je fus touché à l’épaule, deux d’entre nous furent tués, la femme s’en tira indemne. La créature que nous avions éjectée de l’appareil avait eu le temps de tirer quelques rafales avant d’atteindre le sol.
J’appliquai ma main contre la blessure et je regardai par la porte béante. Une nuée d’hélicoptères fuyait la ville envahie, certains furent abattus et nous les contemplâmes sombrer dans la noirceur de la ville. La femme jeta un regard dans ma direction, puis me sourit. Un sourire que je lui rendis.
Plus nous prenions de l’altitude, plus la terreur m’envahissait. J’étais parvenu à la refouler jusqu’ici, mais tous ces évènements eurent raison de moi. J’éclatai en sanglot face à l’horreur de cette situation que nous avions causée.
Qu’allait-il advenir de nous, désormais ? Allions-nous réellement nous terrer pour éviter les combats ? Etait-ce cela l’avenir de l’humanité ? Mais où était mon ex-femme ? Elle me manquait…
L’humanité crevait, et moi, Nathan Banot, je m’envolais.
C´est long...
... mais qu´est-ce que c´est bon ! ![]()
Non francheme,t c´est vraiment bien. Pendant tout le chapitre t´arrives à maintenir le suspens sur l´éopque, le lieu, l´ennemi ... ce qui fait qu´on a toujours une question en tête.
Le vocabulaire est bien soigné et tu maîtrises bien tes phrases sur l´effet qu´elles donnent et à quel moment les placer.
Un bémol quand même, la fuite du bonhomme parait un peu trop longue, au bout d´un moment ça lasse un petit de le voir courir et que les autres se fasse exploser.
A un moment tu utilises le mot "vainde" pour désigner la peau et la chair du soldat qui vient sur le héros : j´ai trouvé ça un peu maladroit comme mot.
Pour l´hélico, bizarrement je me suis douté que le héros et la femme serait les seuls survivants,, je sais pas pourquoi.
Pour pouvoir mieux juger de l´excellence du texte ,j´attends de voir un moment plus reposant du récit.
Merci titouan ^^
J´essaierai de poster des morceaux plus courts la prochaine fois, si tu veux ^^
le coup de la "viande" a du me passer au-dessus lorsque j´ai retravaillé le chapitre
c´est vrai que c´est un peu maladroit, je trouverai quelque chose pour améliorer la formule.
le chapitre suivant sera un peu plus calme, même si quelques réminiscences agitées viendront ponctuer les pensées du personnage ^^
Content que ça t´aies plu
La suite très vite. ( Quand je l´aurais un peu retravaillée, elle aussi ^^ )
Allez, je ressors mon habituel :
d´autres lecteurs ?
![]()
J´ai l´ancienne version, et je ne peux pas vraiment voir la différence, c´est tout aussi bon! Une histoire qui transmet bien une ambiance de guerre, d´horreur. Les descriptions des machines sont peu nombreuses, ce qui nous laissent bien les imaginer comme on veut pour l´instant, et c´est bien ainsi.
Cependant, je trouve les scènes de décapitations et mutilations... m´enfin, ya quelque chose qui me gêne, comme si c´était trop détaillé par rapport aux détails les plus importants comme les machines, les combattants, la ville bref... surtout la partie de la viande
. Un peu trop d´emphase.
Je n´ai pas trouver la fuite trop longue.
J
Je lirai la suite.
Ah oui, au fait, petit détail. Pour le titre, je trouve que tu devrais mettre les majuscules seulement sur les grands mots, tels que : L´Aube d´un Nouveau Monde . Bref, détail négligeable. ![]()
Noval --> j´ai corrigé quelques détails, mais dans l´ensemble, le texte est toujours le même
Ok pour le titre, mais de toute manière, je ne suis même pas sûr de le garder au final, j´attends de terminer le roman pour voir si je trouverai pas un titre peut-être plus accrocheur, moins banal en tout cas ^^
Oui, j´ai pas mal détaillé les scènes de violences parce qu´elles ancrent bien la scène dans le réaliste, je trouve, même si certaines phrases gagneraient peut-être a être reformulées
. J´ai besoin de retrouvé de " l´humain " derrière le côté SF, pour ma part ça me donne plus de prises sur les personnages, mais le côté un peu surfait va de paire avec le personnage qui raconte l´évènement...
Pour ceux qui ne le savent pas ( j´ai oublié de le préciser ), chaque chapitre change de point de vue. Le chapitre deux nous mettra dans la peau d´un autre personnage, le chapitre trois aussi, sachant qu´au bout d´un moment, on retrouvera Nathan dans un autre chapitre, etc... Leurs visions des choses vont se croiser et se recroiser jusqu´au dénouement. J´avais envie de cette ´petite originalité´ dans la forme, qui donne un peu plus de pêche au récit, je trouve.
Voilà voilà. Merci à vous deux d´avoir lu jusque là. La suite demain, je pense ^^
En attendant... :
d´autres lecteurs ? ![]()
C´était pas "L´Aube D´un Monde Nouveau", le titre original?
Euh sinon, j´ai pas relu car moi j´attends la suite, tout simplement, généralement je lis pas les nouvelles versions car je vois pas de différence. ![]()
La souite va venir, mon pitit Az´ ^^
Je veux pas presser le pas, histoire que ceux qui ne connaissent pas les premiers chapitres puissent commencer tout en douceur
En tout cas, merci de surveiller l´évolution de cette fic´ ^^
un nouveau lecteur ?
![]()
Tu as déja posté 6 chapitres de cette fic sur starfic.net non ?
Pourquoi la recommence tu ici ?
P.S. : Je profite de ce post pour te demander ou tu en est avec "Un autre monde, une seconde chance." ? J´attend la suite avec impatience.
sur starfic jen suis au 4e, les 5e et 6e ne sont pas encore postés parce qu´on fait une remise à neuf de la section inachevés, donc pour le moment ça n´avance plus trop et comme j´ai envie d´avoir quelques avis sur la suite que j´écris, eh bien, je poste ici ^^ Je suis en train d´écrire le chapitre 9 là ^^
Pour un autre monde, une seconde chance, ça avance aussi, même si pour le moment je me concentre sur cette fic´-là. Il ya quelques pages en plus, mais je réfléchis à ce que je vais faire parce que je suis un peu moins sûr de là où je veux aller, alors que l´ANM, je sais très bien où je vais donc ça avance plus vite ^^
Je poste le chapitre deux remanié cette après midi ^^
Merci de ton suivi Eli, en tout cas, ça me fait plaisir ![]()
Depuis le temps que je voulais lire de l´ApoloJ, et bien, je ne suis pas déçu. Une idée semblable à du Terminator (d´ailleurs la grenade placée dans le dos du robot l´est aussi), mais très bien exploité. L´agresseur est d´abord invisible au début, l´on pense se trouver en pleine guerre mondiale sur un quelconque front, mais non, la surprise s´accumule puisque l´on découvre que c´est à Paris et que l´adversaire n´est autre que des robots. Un début très fort nous plaçant directement dans l´action et la confusion, préferant l´éclaircir petit à petit. Bref, la suite ! ![]()
Meric de ta lecture, m´sieur soul´ ^^ ça me fait plaisir de t´avoir comme lecteur
j´en profite pour déposer le second chapitre. Un second point de vue, donc. Un passage moins nerveux, plus psychologique qui apporte de nouvelles questions qui trouveront quelques réponses dans le chapitre suivant ^^
Enjoy ( ou pas ) !
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Chapitre Deuxième : Seule ( Marie Delay ).
J’observais la pendule qui s’était arrêtée. Je la regardais et me concentrais. Je voulais qu’elle tourne à nouveau, je voulais voir ses aiguilles danser autour de leur pivot. Le tic-tac régulier me manquait, il m’avait accompagné pendant de longues années, puis s’était arrêté et n’avait jamais repris. Il était devenu l’un de ces souvenirs lointains, un peu trop flou, un souvenir que l’on aimerait plus clair, comme une voix oubliée, un fou rire dont on ne sait plus rien. J’observais cette pendule qui indiquait 15 :42 et je l’imaginais fonctionner à nouveau, me bercer et me libérer de cette étrange folie qui me gagnait.
J’aimais cette pendule.
Elle avait été ma seule compagne pendant toutes ces années, compagne qui était décédée comme, probablement, tous ces amis de mon ancienne vie, ma vie avant la guerre, avant ces putains de machines, avant le projet SIR qui avait foutu ma vie en l’air, et la vie de milliards d’autres individus sur cette satanée planète.
J’étais assise sur mon lit, mes yeux naviguaient entre la pendule arrêtée et ce sas qui me coupait du reste du monde depuis tant d’années. Combien exactement ? Je n’en savais rien. Quatre ans au moins. La pièce qui me servait de chambre était couverte de petites encoches : mille cinq cent quarante-sept petites barres gravées dans les murs à l’aide d’un couteau de cuisine usé, soit un peu plus de quatre ans.
Puis la pendule avait stoppé sa course, me contraignant à l’ignorance du temps qui passe. C’était ainsi, et moi, Marie Delay, Je ne pouvais rien y changer. J’étais forcée de vivre sans repère, sans famille, sans amis, sans amour et sans sexe… Peut-on réellement appeler cela vivre ?
Mon ventre gargouilla un peu. Il était temps de manger. Je me levai et me rendis dans la réserve. L’immense salle était plongée dans l’obscurité. Ma main chercha à tâtons le commutateur, et lorsque je le sentis contre le bout de mon index, je l’abaissai.
Les néons clignotèrent quelques instants, laissant entrevoir ces centaines d’étagères qui m’étaient si familières… trop familières. Quelques secondes passèrent, quelques flashs lumineux qui m’aveuglèrent et laissèrent leurs empreintes sur ma rétine, et puis tout se stabilisa.
La pièce était éclairée d’une lumière blanchâtre, aseptisée et froide. Je vivais ici depuis tout ce temps, et, chaque fois que j’entrais dans cette pièce, la déprime se jetait sur moi comme une bête vorace. Les néons grésillaient, comme toujours.
Je m’aventurai dans la réserve à pas lents et la porte claqua.
Les dix premières rangées d’étagères étaient d’ores et déjà vides, je devais marcher sur plusieurs mètres avant de trouver quelque conserve pour mon repas.
Le bruit de mes pas sur le sol carrelé ricochait sur les murs de l’abri. Je me sentais si seule… si perdue. Voilà plus de quatre ans que je n’avais plus vu une seule personne, plus de quatre ans qu’aucun homme ne m’avait serrée au creux de ses bras musclés, plus de quatre ans que je n’avais pas fait l’amour ! C’était tout juste si je me souvenais de la manière dont il fallait procéder… Les visages de mes amis étaient flous dans mon esprit, comme si un voile brumeux s’était déposé sur ma mémoire…
Toutes ces personnes qui étaient mes amies étaient-elles encore en vie ? Leur contact me manquait. J’étais une droguée de la relation sociale et ne plus voir ces gens que j’aimais, ne plus pouvoir les enlacer tendrement, ne plus pouvoir leur parler du dernier Spielberg que j’aurais déjà vu six fois au cinéma du bout de la rue… ne plus pouvoir leur dire à quel point je les aimais, cela me tuait.
J’évitais d’y penser autant que possible, mais que voulez-vous faire, seule, dans un endroit pareil, à part penser à toutes ces personnes qui vous manquent?
Je n’avais pas de livre ni de journal, pas de jeu de société ou de cartes, je n’avais pas eu le temps d’emporter l’ombre d’une distraction.
Tout s’était passé si vite.
Les sirènes de la ville avaient retenti, les hurlements de paniques et de désespoir avaient envahi les rues… Je me souviens parfaitement de ce jour. J’étais sorti en courant dans mon petit jardin, j’avais levé les yeux et découvert un ciel encombré de tous ces avions qui crachaient leurs parachutistes. Dans les rues parisiennes, un cyclone de panique ravageait les esprits et j’entendais les hurlements hystériques d’hommes et de femmes qui humaient l’odeur de la mort.
Une odeur de métal, un parfum de ferrailles.
Puis un obus avait percuté la maison voisine. J’avais voulu mettre mon bras devant mes yeux pour me protéger du déluge de flamme et de verre, mais le souffle de l’explosion m’avait propulsé contre le mur qui clôturait le jardin. Lorsque j’avais ouvert les yeux, la maison était éventrée et vomissait des gigantesques flammes orangées.
Le mur du jardin avait volé en éclat et un monstre de métal était apparu au milieu des volutes de fumée. Quelques parachutistes étaient tombés non loin de ma maison et une pluie de balles s’était abattue sur la créature d’acier. Deux autres machines, plus petites avaient surgi de nulle part et s’étaient attaquées aux tireurs. La plus grande s’était alors mise à quatre pattes et un énorme canon était sorti de son dos, dans un grincement d’acier.
Un nouvel obus s’était envolé dans le ciel et avait percuté un avion. Après le vacarme de l’explosion, j’avais vu une aile s’encastrer dans un immeuble un peu plus en avant dans la ville. Les grandes baies vitrées avaient explosé dans une cacophonie de verre. L’avion avait suivi le mouvement, quelques secondes plus tard. Il s’était écrasé dans un océan de flammes, avait broyé plusieurs habitations et probablement tué plusieurs centaines de personnes qui n’avaient jamais rien demandé : ni les avions, ni les machines, ni même de venir au monde.
Aux infos ils avaient dit que la guerre nucléaire était proche. Mon mari avait fait bâtir un abri, alors, sans même réfléchir, j’étais allée au fond du jardin, j’avais ouvert le sas et je m’y étais jetée.
Depuis ce jour, je n’en étais plus jamais sortie. Pourquoi ? La peur, sans doute. Quelques jours après l’attaque des machines sur Paris, J’avais entendu une énorme explosion. Des étagères de la réserve s’étaient effondrées… j’avais cru mourir.
Un engin nucléaire ? Je ne le savais pas. Tout ce dont mon esprit était sûr, c’est que si je mettais ne serait-ce que le plus petit orteil en dehors de mon abri, j’allais mourir. Alors depuis cette attaque j’errais entre la vaste réserve et ma toute petite chambre-cuisine…
J’arrivai bientôt à une étagère porteuse de conserves de moins en moins alléchantes. J’en attrapai une et retournai dans ma chambre.
Alors que je cuisinais, j’observais une nouvelle fois ce sas… Comme j’aurais aimé l’ouvrir et humé l’air extérieur ! A quoi pouvait bien ressembler notre nouveau monde ? Etait-ce apocalyptique ou la nature avait-elle repris ses droits ? Avions-nous, par quelque miracle que ce soit, gagné cette guerre ?
Les hommes étaient-ils toujours aussi beaux ? Plus de quatre ans…
Je pris une décision. J’allais sortir.
Oui ! Je devais sortir… pour découvrir ce qu’était devenue notre bonne vieille planète et aussi… pour m’envoyer en l’air ! C’était décidé.
Le cœur chamboulé, je terminai la préparation de mon dîner, et pour la première fois depuis un long moment, je terminai mon assiette. Je fis la vaisselle, rangeai les couverts, donnai un coup de balai… je nettoyai l’abri de fond en comble, un peu surexcitée pas cette décision soudaine.
Il fallait que tout soit propre avant mon départ.
Je décidai tout de même de me reposer un peu avant de me mettre en route. Je m’allongeai sur mon lit, les mains posées sur mon ventre. J’essayai de trouver le sommeil.
J’étais probablement un peu trop fébrile et je ne pus m’endormir tout de suite. Je me posai des questions qui me paraissaient essentielles…
Tomberais-je nez-à-morceau de métal avec une machine sanguinaire ?
L’air était-il respirable ?
Allais-je retrouver des visages familiers, des amis perdus depuis tant d’années ?
Aurais-je le temps de refaire une dernière fois l’amour avec un bel étalon avant d’être déchiquetée par un obus ?
Uniquement les questions essentielles…
Toutes ces questions trottèrent dans mon esprit quelques instants, mais mes paupières se fermèrent doucement. Je m’endormis et je refis ce rêve qui me poursuivait…
La nuit est tombée. Je suis dans mon ancienne maison, assise sur mon canapé. Je pleurs. Dehors, l’orage gronde, tonne, déchire le ciel et illumine le salon.
L’électricité est coupée.
Mon mari entre violemment dans la maison, la porte claque contre le mur. Son corps dégouline, ses vêtements sont imbibés d’eau de pluie, ils lui collent à la peau.
Il referme la porte.
C’est moi qui l’ai appelé, moi qui l’ai supplié de rentrer, moi qui l’ai imploré d’arrêter. Il s’avance dans le salon, je me lève en essuyant mes larmes et je sens la colère qui monte en moi, cette colère que je n’aime pas éprouver, cette colère qui m’aveugle.
Il crie. Je crie plus fort. Nous jouons à celui qui criera le plus fort.
Il est persuadé du bien fondé de ce qu’il entreprend depuis plusieurs années déjà. Il ne veut pas renoncer. Nous nous disputons.
C’est son boulot ou moi.
Il me reproche de l’obliger à faire un choix. Je lui reproche de ne pas me choisir.
La dispute dégénère. Je le gifle. L’orage redouble d’effort. Les éclairs brisent le ciel obscur en éclats cristallins et prennent notre scène de ménage en photographies indiscrètes. La pluie s’écroule sur le toit de la maison, roule sur les fenêtres. Le claquement des gouttes d’eau sur la maison est assourdissant.
Il pointe son index vers moi. Je suis une conne, c’est ce qu’il dit : j’ose l’obliger à choisir entre son boulot qui changera le monde et la femme qui a changé sa vie. C’est comme l’obliger à choisir entre son esprit et son cœur.
Joliment dit. Il sait trouver les mots pour me parler, pour me faire réfléchir, mais je ne les entends même plus. Il n’y a plus rien dans mes yeux, que la haine… notre relation n’existe plus. Je veux qu’il revienne car je l’aime, alors je l’insulte de plus bel. Pourquoi ? Je ne sais pas. Nous faisons tous ça : Ce sont les gens que nous aimons le plus que nous faisons le plus souffrir.
Je lui dis qu’il n’est plus rien à mes yeux, je lui dis que sa connerie de boulot l’a rendu aussi débile que son père. Je hurle tout un tas d’insanités en gesticulant.
Il me frappe. Un éclair prend un cliché de cette jolie baffe.
Je suis à terre. Je ne pleurs plus, même pas un seul sanglot : je suis trop déconcertée par ce qu’il vient de faire. Je le regarde et je comprends que je viens de le perdre… c’est ma faute. Il a raison : Je suis une conne.
Il recule, il a l’air choqué par ce coup qu’il vient de me donner. Il court vers la porte, l’ouvre si fort qu’elle sort presque de ses gonds. Je crie, le supplie de revenir, mais il ne m’entend pas et il disparaît dans la nuit.
La pluie entre dans la maison, le vent souffle fort et fait danser les rideaux qui se décrochent et glissent sur le sol, je m’effondre sur le linoléum en tapant du poing. Je pleurs de nouveau.
Je me relève et…
Le rêve ne se termina pas. Je fus réveillée par un bruit. Un son étouffé qui semblait provenir du sas. Comment était-ce possible ?
Je restai silencieuse un moment. Plus aucun bruit. Peut-être l’avais-je imaginé. Je m’assis au bord du lit et frottai mon visage contre mes mains. J’examinai le sas. Rien d’inhabituel. Mon imagination devait me jouer un sale tour.
Ce rêve… Ce rêve n’en était pas un. Tout cela s’était vraiment passé, et me hantait. J’avais laissé partir l’homme que j’avais le plus aimé et je ne l’avais jamais revu. Nous n’avions même pas divorcé.
J’étais vraiment une conne.
Je me levai, décidée à quitter cet endroit. Je sentis mon cœur s’affoler, comme si je me rendais à un premier rendez-vous.
Je regardai le sas, puis ma chambre. J’allais abandonner ce lieu si familier et protecteur pour un monde dont je ne savais rien. J’allais probablement mourir avant même d’apercevoir un homme…
Je jetai un dernier coup d’œil à la pendule et m’approchai d’elle. Je passai ma main contre le cadran en souriant. Elle allait me manquer. Je regardai le sas, puis la pendule. Finalement je décidai de l’emmener avec moi. Je la décrochai et la posai contre ma poitrine en la serrant bien fort pour ne pas la perdre. Si j’étais partie sans elle, j’aurais eu l’impression d’abandonner une amie…
Je soufflai, pleine d’appréhension, et posai une main sur l’échelle glaciale, tout en serrant bien fort, de l’autre main, la pendule inactive.
*Bam ! *
Encore un bruit et cela venait bien du sas. Je reculai, surprise. Que pouvait-il bien y avoir là-haut ? Une machine avait-elle senti ma présence ? Allait-elle réussir à entrer pour me broyer le crâne ou cribler mon corps de balles ?
Tout à coup, je n’avais plus envie de sortir d’ici. Ce n’était plus du sang qui coulait dans mes veines, mais un flot de terreur.
On essayait d’entrer et je ne pouvais rien empêcher. Je regardai autour de moi.
Une arme ! Oui, j’avais une arme dans la réserve, tout au fond.
Et si ce n’était pas une machine ? Pas le temps de réfléchir. Je n’avais même pas bloqué le sas. Il pouvait s’ouvrir de l’extérieur. J’étais une conne. Plus de quatre ans enfermée ici, et je n’avais même pas pris le peine de fermer ce putain de sas. Une conne.
Des grincements. L’écoutille tourna toute seule.
Je reculai, éteignis toutes les lumières. Le sas se souleva doucement et des rayons lumineux pénétrèrent la chambre. Un déluge de poussière s’effondra le long de l’échelle et j’observai un instant les fines particules tournoyer dans la lumière. Le sas s’ouvrit totalement, mais je ne voyais rien.
Plus de quatre ans après m’être enfermée ici, je décidai de sortir, mais une machine allait m’obliger à faire un choix. Tuer ou être tuée. Quelle conne, celle-là !
Je tournai les talons et me dirigeai vers la réserve…
Petite faute dans le chapitre deux :
"Tomberais-je nez-à-morceau de métal avec une machine sanguinaire ?"
Mais ca ne m´as pas empécher de prendre beaucoup de plaisir a le relir, mais mon préféré reste quand même le 4
. Je ne dirais rien ne voulant gacher la surprise de ceux qui ne l´ont pas encore lu.
Toujours aussi bien. Petit détail: pour moi 4 ans, c´est long, très long, trop long. Peut-être 1 an, mais 4. Sans eau courante, électricité...
Je te demande vivement de poster les chapitres suivants.
eli --> la faute est corrigée ^^ Merci, je n´avais pas fait attention
Le chapitre 4 est celui pour lequel j´ai eu le plus de mal, pourtant. il m´avait pas mal bloqué
J´espère que les suivants te plairont ^^
Noval --> Oui 4ans, c´est long, mais c´est important pour l´état d´esprit du personnage, et pour l´histoire également. L´électricité, elle l´avait ( passage avec les néons ), l´eau courante également ( elle lave l´abri avant de partir )... Pourquoi ? La réponse viendra
Merci de votre lecture à tous les deux. J´attends un peu avant de poster la suite. Le chapitre 3 est assez long donc il faut que je le corrige ( je le posterai en deux fois je pense ) et puis je veux laisser un peu de temps aux lecteurs éventuels de ne pas trop prendre de retard. ^^ Même si la plupart semble avoir déjà lu une bonne partie de ma fic´
![]()
( promis je lirai )
pareil ![]()
j´attends tjs ton com, Amir... *sifflote* En attendant, voilà le début du chapitre suivant. La seconde partie sera publiée dans les prochains jours...
Enjoy ( oopa )
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Chapitre Troisième : Les Ruines d’Un Ancien Monde ( Félix Lucas ).
La ville était calme. Nous n’entendions que le souffle léger du vent qui berçait les rues désertiques de Paris, faisant claquer un volet mal fermé et soulevant des volutes de poussières en petits tourbillons éphémères. Le ciel dégagé nous offrait un soleil resplendissant, une petite poussière d’or agréable qui caressait nos nuques. Nos pas réguliers crissaient sur le lit sablonneux qui recouvrait les anciennes avenues naguère fréquentées, les anciens boulevards qui, bien avant cette guerre, grouillaient d’automobilistes pressés, mais bloqués.
Tout autour de nous, se dressaient quelques anciens immeubles noircis, des maisons déchiquetées, éventrées. Il y avait même un petit bar-tabac laminé par les bombes. L’enseigne pendait maladroitement et oscillait, tourmentée par ce souffle si doux.
Max s’éloigna du groupe, très dissipé comme toujours. Il avait épaulé son arme.
- Fais gaffe, Max, dis-je. On n’est jamais à l’abri d’un mauvais coup…
- J’vais me chercher un paquet de clopes… j’en ai pas pour longtemps.
Tous les hommes sans exceptions se tournèrent vers moi et m’interrogèrent du regard.
- Prends-en le plus possible, si tu en trouves, il en faut pour tout le monde… mais ça fait des années qu’elles sont là… A tes risques et périls, mon grand.
- Pas de souci, chef. Avec c’qu’on bouffe à longueur de journée, j’pense pas que trois-quat’ clopes mal conservées vont m’paraître si dégueulasses.
J’observai les alentours. Tout semblait si calme… Et dire que cinq années auparavant, ces rues avaient été bondées de touristes émerveillés, de badauds stressés, de filles en jupes courtes, de clochards alcoolisés, de musiciens enjoués, de flics détestés… Aujourd’hui, il n’y avait plus rien, même tout le sang qui avait coulé en cette nuit du 25 octobre 2011 avait été emporté par les pluies récurrentes. Pour ce qui était des corps, ils avaient tous disparus pour d’obscures raisons. L’œuvre des machines, sans doute. Pourquoi ? Ce n’était que l’une des centaines de questions que toute cette foutue guerre nous lançait en pleine figure.
Je regardai mes hommes, ils attendaient un ordre de ma part, alors que Max farfouillait déjà dans le petit commerce. Ils avaient l’air épuisés. Cela faisait trois heures que nous marchions avec tout ce barda sur le dos, et nous n’avions pas encore fait de halte.
- Très bien, répondis-je à leurs yeux implorants. On va faire une pause.
Je regardai dans la direction du bar-tabac. Je voyais l’ombre de Max qui s’agitait entre les étagères renversées, j’entendais ses pas craquer sur le verre brisé.
- Grouille-toi Max, il est temps de faire une pause. Faut se trouver un coin tranquille.
Il ne répondit pas, mais il m’avait entendu. Je me tournai et observai la longue avenue. Nous étions si loin du camp, nous n’avions jamais été aussi en avant dans la ville. Et pour quelle raison ? Trouver des survivants pour grossir nos troupes… Tels étaient les mots de Nathan. Cependant nous n’étions pas dupes… trouver des survivants ? Cinq ans après le début du massacre ? Tssss…
Bien sûr, c’était toujours possible, mais les chances étaient infimes. Nathan Banot devait-il régulièrement risquer la vie de neuf hommes pour trouver un quelconque rescapé ? C’était la question qui circulait dans toutes les têtes du campement.
Nathan perdait chaque jour un peu plus de son statut de commandant respecté. Son hégémonie était sans cesse remise en cause ces jours-ci… Des rumeurs glissaient d’oreilles en oreilles… Nathan voudrait retrouver son ex-femme, il serait en train de perdre les pédales…
Il m’avait raconté leur histoire… une sale histoire. Etait-ce la vraie raison de notre petite excursion dans les rues désolées et meurtries de Paris ? Peut-être bien, mais je lui devais bien ça… Que celui qui n’a jamais espéré retrouver un être aimé lui tire la première balle !
Quelque chose me tracassait tout de même : comment parvenait-il à garder espoir ? Près de cinq milliards de morts pour ce nous savions, peut – être même plus. Il fallait une chance de cocu pour survivre à tout ça et réussir à s’en sortir pendant cinq ans… Qui sait ? Nathan m’avait peut-être caché certaines choses… Il avait peut-être été un peu trop volage…
- JACKPOT ! Hurla Max dans le bar-tabac.
Je me tournai dans sa direction, puis examinai mes hommes. Quelques sourires s’esquissèrent sur leurs visages. Je ne pouvais pas leur refuser ces petits plaisirs.
- Bien joué. Maintenant ramène-toi, on se remet en route pour trouver un coin moins exposé et on fera une halte.
Max s’extirpa des décombres avec quelques cartouches de Marlboro encore recouvertes de papier plastique. Pas les meilleures, selon moi, mais elles feraient bien l’affaire pour détendre l’atmosphère. Il se dirigea vers nous en trottinant joyeusement. Il ouvrit la première cartouche et distribua un paquet à chacun des hommes. Il m’en tendit un, que j’acceptai volontiers, et que je fourrai dans la poche arrière de mon pantalon. Il enferma les autres cartouches dans son sac, et me fit un petit signe de tête.
Nous pouvions repartir.
Nous descendîmes la longue avenue, bifurquâmes dans diverses petites ruelles, inspectant vaguement toutes les maisons abandonnées. Nous étions là pour trouver des survivants, alors, eh bien… nous cherchions.
Toute la ville était déserte, on se serait cru dans un mauvais ( ou bon selon les avis ) roman de Science Fiction. Un roman dans lequel les protagonistes se retrouvent dans une ville vidée de toute sa population. Le Fléau de Stephen King ? Plutôt bon celui-là, l’ambiance était bien rendue. Pour ce cher Stephen King, l’humanité avait été décimée par un virus. Pour notre part, nous étions face à une horde de machine… Mais c’était équivalent… Les deux ont été créés par l’Homme.
L’Homme se suicide chaque jour un peu plus, comme il l’a toujours fait.
Ici la ville n’était pas morte, elle était vide. Il n’y avait plus de vie, les rares arbres encore debout étaient morts depuis des lustres, chacune des maisons que nous visitions était désespérément amputée de la majeure partie de sa structure… mais il n’y avait jamais de corps, jamais de vie.
Nous fûmes attirés par un tintement, un léger bruit qui venait briser l’éloquent silence de la ville. Nous longeâmes une petite ruelle bordée de maisons explosées, avant d’en découvrir la source : un carillon bercé par le souffle régulier du vent. Il était accroché en face de la porte d’entrée. Une longue tige sur laquelle était suspendu un amas de petites boules métalliques ainsi que deux petits médaillons représentant le Yin et le Yang.
J’approchai de la porte d’entrée et fis glisser le carillon au creux de ma main gauche.
J’avais déjà vu un carillon semblable quelque part… mais où ?
Je passai mon pouce sur les deux médaillons, puis les laissai retomber. Il joua sa mélodie quelques instants, puis se stabilisa avant d’être repoussé par le souffle frais du vent.
Cette maison bien conservée serait idéale pour reposer nos jambes. Je fis signe à mes hommes que l’on allait stopper ici quelques minutes.
Nous entrâmes dans le bâtiment. La porte était toujours en place, même si un peu branlante. Je la poussai du bout de mon arme et elle hurla d’horribles grincements avant de s’effondrer sur le linoléum calciné.
Un boucan infernal dans ce silence mortuaire.
De petits nuages de poussières se soulevèrent et dansèrent quelques instants devant nos yeux effrayés. Trop de bruit pouvait attirer une machine. Nous nous précipitâmes à l’intérieur et je postai un homme à chaque ouverture. Nous attendîmes un moment, aux aguets, espérant que ce vacarme n’avait pas alerté une machine proche. Une seule d’entre elles était capable de nous exterminer.
Rien ne semblait s’agiter dans la ville. Seul le vent se fit un peu plus violent. Il sifflait en s’insinuant dans les décombres et faisait toujours claquer un volet de bois lointain. Nos muscles se détendirent un peu.
- Désolé, soufflai-je.
- Pas grave, Felix. On a l’habitude… t’as jamais été hyper doué pour rester discret !
C’était Roby Derboz, mon meilleur ami. Une petite rumeur de rire s’éleva dans le silence glacial. Roby vint près de moi et lâcha une petite tape sur mon épaule. J’étais le chef de cette équipe, j’étais respecté en tant que tel, mais je ne savais pas si je méritais vraiment ce statut, et surtout, ce respect. Pour parler franchement, je ne faisais que des conneries. Un véritable danger public.
Je me relevai, indiquant aux hommes que tout était en ordre. Nous pouvions nous reposer… Quelques hommes allèrent près d’un mur effondré, et s’installèrent sur les gravas. Roby Derboz décida de s’asseoir sur un vieux canapé noirci, déchiqueté par des rats ou tout autre rongeur. Il s’assit au centre du canapé et quelques ressorts mécontents sautèrent ça et là. Il posa son arme contre le divan.
Derrière nous il y avait une petite étagère, étrangement intacte. Une araignée y avait tissé une toile et je l’observai un instant se ruer vers un petit moucheron agité.
Une si petite chose… Il se débattait, et plus il forçait, plus la toile s’agrippait à lui. Il avait sans doute l’impression de pouvoir se libérer, mais rien n’y fit. L’araignée l’atteignit et débuta sa sombre besogne.
Peut-être étions-nous comme cette petite mouche, peut-être nous battions-nous vainement. Nous avions l’illusion de résister, mais peut-être étions-nous tous déjà morts…
Je m’installai près de mon meilleur ami qui me faisait signe, et nous discutâmes.
- Il est pas un peu cinglé, Nathan ? M’interrogea Roby.
Max était debout face à la porte-fenêtre qui donnait sur le jardin. Il posa son arme contre le mur, et alluma une cigarette.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- T’as vu où on est ? J’veux dire, on est là à chercher des survivants dans un coin paumé, on pourrait se retrouver face à une Méca qui nous exterminerait en claquant des doigts. On est là parce que môôôsieur à décidé de nous y envoyer. Je l’aime bien, Nathan, il a fait beaucoup pour nous, mais passe-moi l’expression… il part un peu en sucette en ce moment, tu trouves pas ?
- Non, cette femme était importante pour lui. Il a perdu la femme qu’il aimait le plus, et, d’après ce que j’ai compris, ce serait un peu de sa faute. Tu n’as jamais cherché à retrouver des personnes de ta famille, toi peut-être ?
Max tira sur sa cigarette, et l’extrémité devint rouge vive. Il observait le petit jardin.
- Si bien sûr, mais l’espoir finit toujours par nous laisser en plan. Pourquoi est-ce qu’il s’accroche autant, lui ? Il a un grain, j’te dis. Si un jour on tombe sur sa femme, y’a intérêt qu’elle soit vraiment jolie. Ça me ferait bien chier de me décarcasser pour une moche.
Je ris de bon cœur. Max souffla et des spirales de fumée remontèrent lentement jusqu’au plafond. Il marcha un peu sur les débris de verre. La porte-fenêtre n’avait plus de vitre, juste le cadre.
- Je ne sais pas à quoi elle ressemble. Il n’a pas gardé de photo d’elle. Et puis je ne connaissais pas Nathan avant la guerre…
- Personne ne le connaissait, me coupa Max.
Il ne jeta même pas un regard dans ma direction. Il franchit la porte sans l’ouvrir et fit quelques pas dans le jardin.
- T’éloignes pas, ordonnai-je. T’as même pas ton arme avec toi !
- T’es pas ma mère… me lança-t-il. Mais t’en fais pas, j’ai pas l’intention de mourir. Il poursuivit sa marche en soupirant de petits ronds de fumée.
- Un jour il se fera buter à me désobéir à longueur de temps…
- Ouaip… enfin c’est son problème. Pourquoi est-ce qu’il a insisté sur personne ?
J’examinai un instant la pièce et les hommes qui s’y trouvaient. Tout le monde nous écoutait, seul Max était parti s’aérer.
- Pourquoi ? Parce que tout le monde ne fait pas aussi facilement confiance que toi. ( Mon regard revint à Roby et je posai mon arme contre le canapé ) Personne ne sait qui est vraiment Nathan, il ne nous raconte que très peu sa vie et on n’est même pas en mesure de savoir si ce qu’il dit est vrai. La plupart des hommes et femmes qui vivent au campement connaissent au moins une personne encore en vie, même de très loin. Leurs histoires, leurs vies passées peuvent être corroborées sans problèmes… Nathan nous dirige et, malgré son obsession, il nous dirige bien, mais la plupart des personnes du campement se pose des questions. Je suppose qu’ils sont en droit de le faire…
- Ouais, j’peux comprendre. Mais il a l’air sincère, pourtant…
Max s’éloignait dans le jardin. Il disparut bientôt de mon champ de vision.
- Bon, il commence à me gonfler celui-là. Je vais le chercher.
J’attrapai mon arme, me levai et me dirigeai vers le jardin.
- Gaffe à toi, Felix… C’est pas vraiment un modèle de gentillesse…
Je franchis la porte-fenêtre et traversai le jardin. Il n’y avait plus d’herbe, plus d’arbres ; le petit muret qui clôturait le jardin était défoncé ; des briques gisaient un peu partout. Je marchai vite, décidé.
- Max ! Criai-je. Je commence à en avoir marre de tes conneries.
Il me tournait le dos, mais je devinai qu’il terminait sa cigarette. Il fixait le sol. Je m’arrêtai à côté de lui.
- Ecoutes-moi bien, Max, hurlai-je. J’en ai rien à foutre que tu ne m’aimes pas, rien à foutre que tu trouves débile que je te commande, rien à foutre de tes états d’âme. Tu peux penser ce que tu veux, mais quand on est sur le terrain, tu m’écoutes et tu m’obéis parce qu’un jour tu finiras par mettre l’équipe en danger avec tes conneries. Que tu veuilles te prendre une balle ? Libre à toi ! Mais ne risque pas la vie des autres à cause de ta stupide aversion pour les ordres ou du mépris que tu as pour moi ! Continu comme ça, et la balle que tu te prendras sera de moi ! Tu m’as bien compris ?!
Il fixait toujours le sol, et ne m’avait même pas jeté un coup d’œil. Il tira une dernière fois sur sa cigarette, inspecta le filtre, cracha la fumée par les narines et propulsa le mégot dans un coin.
- Très éloquent… chef. ( il me regarda ) J’ai bien compris l’idée, et crois-moi, je vais potasser tout ça ce soir, ( il me donna une petite tape sur la joue ) mais pour le moment, baisse tes jolis yeux bleus et regarde ce qu’il y a à tes pieds.
Je m’exécutai.
Je restai un moment sans voix, un peu déconcerté.
"Un boucan infernal dans ce silence mortuaire.
De petits nuages de poussières se soulevèrent et dansèrent quelques instants devant nos yeux effrayés. Trop de bruit pouvait attirer une machine. Nous nous précipitâmes à l’intérieur et je postai un homme à chaque ouverture. Nous attendîmes un moment, aux aguets, espérant que ce vacarme n’avait pas alerté une machine proche. Une seule d’entre elles était capable de nous exterminer."
Il manque d´après moi un peu d´émotion, je ne ressent pas vraiment la crainte des soldats.
Sinon, rien à dire, toujours aussi fluide. Intéressant. Mais j´espère que nous n´avons pas beaucoup de personnages à suivre comme ça, Nathan, la fille, et lucas... déjà c´est beaucoup.
Bref, alors, pour quand les combats sanglants? ![]()
De mémoire, il y a encore au moins un autre personnage (Max, non?)
Bon, j´ai relu une partie (voulais voir où ç´en était, pour savoir si j´dois encore attendre longtemps^^), mais j´ai rien à dire. ![]()