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L'Aube D'un Nouveau Monde

apoloj
apoloj
Niveau 7
04 septembre 2006 à 19:27:05

Noval --> c´est pas faux pour ce petit passage ^^ j´essaierai de l´améliorer lors de la relecture finale ^^

Pour ce qui concerne les personnages, la majorité de ceux qui sont importants ont déjà fait leur apparition, sauf un seul ( que personne sur le net ne connaît encore ! ouai ! un peu d´exclu :p) ) et après les points de vue vont alterner entre eux, je pense. Mais ne t´en fais pas, à partir de maintenant, l´histoire est en continue ^^

Az´ --> le perso suivant est Roby et non Max, même si ce dernier devrait avoir droit à un ou deux chapitres car il me plaît bien :p)

L´exclu arrive bientôt, mes namiz, n´ayez crainte ^^ :hap:

  • mode moi-même: ON*

d´autres lecteurs ?? :hap: :coeur: :hap:

  • OFF*
apoloj
apoloj
Niveau 7
07 septembre 2006 à 14:11:02

Suite et fin du troisième chapitre...

Bonne lecture à vous ^^

---------------------------------------------

- C’est… ?
- Ouep ! Répondit Max, c’est bien ça. Ô joie !
Il se tourna et s’en alla prévenir les autres. Se pouvait-il que… ? En avions-nous trouvé un… ? Si c’était le cas, Nathan regagnerait la confiance des gens.
Je tournai mon fusil, crosse vers le bas.
Bam !
J’entendais des discussions lointaines. Max rameutait tout le monde. Notre mission venait de trouver un but : nous n’étions pas si loin du campement pour de vaines raisons. Je sentais mon cœur battre un peu plus fort, il y avait des bruits dans ma tête, comme des cloches qui me murmuraient d’être prudent.
Ce n’était pas la première fois que j’entendais ce genre de chose et...
…A chaque fois, tout s’était mal terminé.
J’examinai les alentours. Le vent sifflait toujours, de la poussière sableuse glissait sur mes bottes noires, les arbres morts craquaient doucement au rythme de la douce brise.
Quelque chose n’allait pas. Tout mon corps me criait de renoncer, de fuir cet endroit. Mon esprit me conjurait d’écouter mon corps et pourtant, je restai là, bercé par les pas des hommes qui frottaient contre le sol. Ils s’approchaient et discutaient.
Bam ! Je donnai un autre coup.
Qu’est-ce qui n’allait pas ? Pourquoi ces bruits dans ma tête ? Je savais que si nous entrions là-dedans, il se passerait quelque chose qui serait loin de nous être bénéfique…
Nous avions fait beaucoup de bruit. D’abord la porte, puis mon discours contre Max…
Oui, nous avions fait trop de bruit.
Mes yeux parcouraient les environs. Il y avait peut-être quelque machine en train de nous observer, attendant le bon moment pour se jeter sur nous… Il me faudrait deviner cet instant. Il en allait de la vie de neuf hommes… voir plus.
- Voilà l’engin, messieurs, se félicita Max.
Tous les hommes s’agglutinèrent autour du sas qui affleurait. C’était une large dalle ovale, un peu bombée et surplombée d’une écoutille rouillée.
- Ouvre-le, lui dis-je.
- A tes ordres, chef.
Il s’agenouilla face à l’écoutille et essaya de la tourner, en vain. Il se releva et lui donna un coup de crosse.
Bam !
- Encore, ordonnai-je.
Bam ! Bam !
Les cloches tintinnabulaient dans ma tête. Il était encore temps de faire marche arrière.
- Encore.
Bam !
Pourquoi les mots qui s’échappaient de mes lèvres n’étaient jamais ceux qui s’entrechoquaient dans ma tête ?
- Plus fort !
Bam ! Bam ! Bam !
S’il y avait quelqu’un là-dessous, il devait sûrement être terrifié. Ces foutues cloches carillonnaient de plus bel. Elles semblaient hurler : « ATTENTION ».
- Réessaie d’ouvrir maintenant.
- J’suis pas ton chien, non p…
- Tu la fermes et tu fais ce que je te dis, l’interrompis-je.
Tous les hommes me regardèrent, un peu surpris. Max ne broncha pas, il avait du voir une certaine inquiétude dans mes yeux. Il s’agenouilla et entreprit d’exécuter mon ordre. L’écoutille craqua, mais tourna, crachant son lot de poussière.
Quelque chose allait nous tomber dessus, mais quoi ?
L’écoutille arriva en fin de course. L’abri n’était même pas clos. Max souleva le sas et toute la poussière accumulée sombra dans l’abri.
J’observai une dernière fois la ville. Rien ne semblait indiquer un quelconque problème, rien ne semblait prouver qu’une menace pesait sur nous. Cependant, ces cloches dans ma tête ne me trompaient jamais.
Prudence est mère de sûreté.
- Roby, Charly. Vous descendrez les premiers. Max et moi nous allons suivre. Les autres, surveillez les environs… j’ai un mauvais pressentiment.
Des regards naviguèrent de visages en visages, des yeux fouillèrent les décombres qui nous entouraient… Ils connaissaient mes pressentiments. Ils allaient m’obéir aveuglément. Maintenant, à moi de ne pas tout faire foirer.
C’est Charly qui descendit le premier.
Nous l’écoutâmes descendre à l’échelle, chacun de ses pas était ponctué par un petit claquement métallique. Nous étions à l’affût du moindre bruit, mais la ville paraissait calme.
Une voix étouffée nous parvint de l’abri.
- J’y suis, cria Charly. Y fait noir comme dans un cul de black ici ! ( Roby commença sa descente ) Felix !! Quand tu descendras, essaie d’amener des lampes-torches… parce que là, on n’y voit rien.
Max retira son sac à dos, l’ouvrit et en extirpa trois lampes-torches.
- Bon pour moi ! Lança Roby. La voie semble dégagée. On n’attend plus que toi, Félix.
J’entrai à mon tour dans l’abri, lampes-torches accrochées à ma ceinture. Les cloches dans ma tête amplifièrent leur mélodie alors que je posais mon pied sur le premier barreau de l’échelle. Un autre pied. Les cloches se calmèrent. Encore un pied. Elles se turent. Je poursuivais ma descente, lentement.

  • N’Y VA PAS OU DES GENS MOURRONT !! * Hurla une voix dans ma tête.

Cette voix dans ma tête… c’était celle de… Mon pied glissa et je m’effondrai tout en bas de l’échelle dans un vacarme assourdissant.
Comment était-ce possible ? Si je commençais à entendre des voix, j’étais bon pour passer entre les mains du docteur Barnet. Il ne fallait pas que ça se sache.
Mais était-ce bien sa voix ou le fruit de mon imagination débordante ?
- Félix ! ça va ? Tu t’es rien cassé ? S’inquiéta Roby.
- Non, ça va. Juste une mauvaise chute. Tu sais comment je suis…
Je lui donnai deux lampes. Il en tendit une à Charly et deux faisceaux jaunâtres déchirèrent l’obscurité. Je me relevai et alluma ma propre lampe.
Le rayon lumineux parcourait la petite pièce, visiblement une cuisine. J’avais l’impression d’être enroulé dans un linceul de ténèbres… Toute cette obscurité pesait sur moi, sur mes épaules, sur mon esprit. Les trois lampes torches balayaient la pièce. Je distinguai une petite cuisinière bien nettoyée, un plan de travail d’une propreté exemplaire. Au-dessus, des armoires closes où devaient se trouver les couverts. Un évier, un lit, une petite table, une chaise… Tout était bien en ordre, le sol semblait lavé, il y avait même une petite odeur de jasmin, comme si la pièce venait d’être nettoyée de fond en comble.

  • Attention… le temps est compté…*

Encore cette voix. C’était bien sa voix. Que m’arrivait-il ?

  • Fais vite…*

Même si tout ça me semblait absurde, j’allais écouter les conseils de cette voix qui avait élu domicile dans les méandres tortueux de mon esprit.
J’arrêtai quelques instants ma lampe sur le lit. Les draps étaient chiffonnés, comme si l’on venait de s’y allonger. Quelqu’un devait vivre ici, une personne qui s’était probablement cachée en entendant tout ce boucan.
- Quelqu’un a dormi dans ce lit, constatai-je.
Max venait de descendre. Une quatrième lumière vint souiller la pesante noirceur de l’abri. Les quatre faisceaux lumineux dansaient dans l’obscurité, ils sautillaient, se croisaient, couraient sur les murs. Un véritable balai étincelant se jouait devant mes yeux.
Nous découvrîmes rapidement une autre porte.

  • Le temps joue contre toi…*

Je décidai de m’y rendre. Je sortis mon arme de poing, un vieux 9mm qui m’avait toujours porté chance. Je posai la lampe contre le canon de l’arme, et j’avançai en direction de la porte.
- Dis, Félix ? Ce serait pas plus intelligent d’allumer la lumière ?
Roby joignit le geste à la parole. Les néons de la chambre-cuisine scintillèrent quelques instants, et offrirent à mes yeux quelques photos en noir et blanc. Puis ils se stabilisèrent, et les lampes-torches s’éteignirent. Nous nous regardâmes, un peu déconcertés.
Ce décor tranchait tellement avec ce que nous avions pris l’habitude de voir hors du campement. Ici, nous avions une belle petite maison bien rangée, nettoyée et qui respirait la vie… Où se cachait la personne qui vivait ici ?

  • Tic-Tac, Tic-Tac…*

J’ouvris la porte.
Elle était lourde, comme si elle servait à isoler ce qui se trouvait derrière. Toutes lumières éteintes, encore une fois. Je fis glisser ma main le long du mur jusqu’à trouver le commutateur. Je l’enclenchai.
De nouveaux néons clignotèrent à leur tour.
Premier flash : Une nuée d’étagère s’étalant sur une centaine de mètres s’imprègne sur ma rétine. Deuxième flash : Je remarque que la plupart sont vides. Lors du troisième et dernier flash, j’aperçois une forme se déplacer tout au bout de ce qui semble être la réserve.
Je fis un signe à mes hommes, ils entrèrent tous. Quatre rangées d’étagères et quelque chose tout au fond.
Nous avançâmes en même temps, et longeâmes chacun une rangée différente.
Un coup de feu.
La balle ricocha sur l’étagère juste en face de moi, des étincelles sautillèrent devant mes yeux, puis elle s’encastra dans un mur.
- Tirez-vous d’ici, saloperies de machines !! Hurla une voix féminine.
Je m’adossai à l’étagère pour me protéger. Je fis signe à Max de continuer, alors que Roby, à genoux, essayait d’aligner cette femme dans son viseur.
- Ne tirez pas, les gars !! ! Ordonnai-je. Madame, nous ne sommes pas des machines… nous sommes ici pour vous aider !
Le silence. A ma gauche je voyais Charly qui avançait doucement, accroupi. Il remontait son allée d’étagère.
- On est avec vous, poursuivis-je. Ecoutez-moi bien. Je vais me lever, poser mon arme au sol et lever les mains pour vous prouver ma bonne foi…
- Tu vas te faire descendre, mon p’tit Félix… chuchota Roby. Ou avec le bol que t’as, tu vas te choper une balle dans tes jolies petites fesses musclées…
Je fis mine de ne pas avoir entendu et commençai à me lever.
Un coup de feu. La balle percuta mon arme. Mon 9mm vola un peu plus loin, hors de portée. Il fallait lui faire comprendre que nous étions là pour l’aider…
- Madame ! Ecoutez-moi !! ! Je vous le répète, nous ne sommes pas des machines !
- C’est ce qu’une machine aurait dit !! !
Elle avait une voix suraiguë, emprunte de folie. L’enfermement prolongé dans la solitude avait du la rendre un peu parano…
- Nous sommes des hommes, madame ! Pas des machines !
Max et Charly avançaient doucement. Je les surveillais du coin de l’œil.
- Des hommes ? Fit-elle, surprise. Des vrais de vrais ??
- Oui madame !
Un silence. Je fis de petits signes de mains à mes hommes pour leur dire d’attendre un peu. Elle allait peut-être poser son arme…
- MENTEUUUUR !! !!!!
Elle tira une salve de balle. Elle ne savait visiblement pas viser. Comment était-elle parvenue à toucher mon arme tout à l’heure… Je n’avais jamais eu de chance et ce n’était pas aujourd’hui que ça allait commencer !
- MAX ! Neutralise-la, mais ne lui fait pas de mal !
- A tes ordres, chef !
Je me calai contre mon étagère, et observai la scène. Je vis Max se diriger vers elle et…

  • Dépêche-toi… plus que quelques secondes…*

… et bondir pour la plaquer contre le sol alors qu’elle rechargeait son arme. Tout le monde se leva et s’approcha de cette femme qui se débattait sous la poigne de Max. Elle grognait étrangement et marmonnait des choses à propos d’une horloge qu’elle voulait récupérer.
- Nous sommes des hommes, madame, regardez-moi, vous allez voir.
Elle me regarda, fixement, pendant quelques instants, sans bouger, puis un sourire vint illuminer son visage. Je fis signe à Max de la lâcher, ce qu’il fit après avoir récupéré l’arme de la jeune femme. Elle se releva et examina tour à tour chacun des hommes présents.
- Salut ! Fit-elle en gardant le même sourire évocateur. Vous êtes des vrais de vrais ? ça fait longtemps que je n’ai pas vu d’hommes, vous savez…
- Vous croyez que c’est la femme de Nathan ? Demanda Roby.
Elle s’approcha de Roby et palpa son bras, semblant ignorer sa question. Il me regarda, cherchant désespérément une échappatoire dans un hypothétique ordre de ma part. Je m’apprêtai à ordonner le repli vers le campement lorsque cette voix me revint une dernière fois.

  • Trop tard… Dieu ait pitié de vous.*

- Eh bien, elle change vite de comportement, et si vous voulez mon avis, elle m’a l’air sacrément en manque.
Max se mit à rire tout seul.
- On s’en fout de ton avis, Max, chuchotai-je.
Un cri.
Non, un hurlement de douleur, puis des coups de feu. Je regardai mes hommes et leur ordonnai de courir jusqu’à la chambre pour aider ceux restés dehors. Alors que je les voyais se précipiter vers la lourde porte de la réserve, les coups de feu devinrent plus nombreux et l’on entendait des hurlements de plus en plus forts.
La femme refusa de suivre Max alors je décidai de m’en occuper. Je l’attrapai par le bras et la tirai de toutes mes forces, mais elle résista. Les pas de mes hommes s’éloignaient de plus en plus de nous et je ne pouvais pas les laisser.
- Venez, on n’a pas le temps de rester là, faut partir tout de suite !!
- Attendez, je dois prendre quelque chose…
Je la lâchai et elle courut prendre une petite horloge toute ronde, cachée derrière la dernière étagère.
- A quoi ça va nous servir ? Demandai-je.
- A rien, ce n’est qu’un souvenir…
Nous nous précipitâmes vers la chambre.
Lorsque je passai la porte, mes hommes étaient tous éparpillés dans la petite cuisine, prêt à en découdre. D’ici, le vacarme de la surface semblait irréel. Des tirs de mitrailleuses, des cris, mais surtout… surtout ces pas lourds et pesants qui frappaient le sol. J’imaginais parfaitement cette saleté de machine bondir d’hommes en hommes pour broyer leurs crânes… Comment avions-nous pu créer une machine aussi agile ?
- REFERMEZ LE SAS, CHEF !! !!! Hurla-t-on au-dessus de nos têtes.
J’hésitai un instant. Mes hommes m’examinaient impatiemment, ils avaient l’air terrorisé par ce flot de terreur qui se déversait de l’extérieur.
Un homme en sang s’effondra par le sas.
Il rampa un instant et n’eut le temps de murmurer qu’un seul mot.
- Fuyez…
Une salve de balles agita son corps et le sang se répandit sur ce sol si propre. Des ombres dansèrent sur les barreaux de l’échelle.
Quelque chose s’apprêtait à entrer. Quelque chose d’hostile.
J’ordonnai le repli dans la réserve et nous éteignîmes toutes les lumières.

Nous étions acculés dans une vaste réserve parsemée d’étagères, dans le noir complet, et déjà la lourde porte était secouée par de légers assauts, et puis…
… Et puis, la poignée tourna et le seul rempart qui nous protégeait de notre mort prochaine céda inéluctablement…

Noval
Noval
Niveau 8
07 septembre 2006 à 22:01:07

"les arbres morts craquaient doucement au rythme de la douce brise."

Petite répetition de "douce".

Très bien, j´ai pris beaucoup de plaisir à lire, le stress, la nervosité était très bien décrite. Vivement la suite. :)

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
08 septembre 2006 à 19:09:11

Hum... C´est vraiment bien écrit. C´est du ApoloJ, en même temps (le retour de la groupie !) .

Bref, j´aime bien la narration alternée, mais faut les rassembler, sinon c´est pas gérable (expérience).

Un très bon texte, quoi, pas au niveau de PQDLU, mais bien quand même.

apoloj
apoloj
Niveau 7
09 septembre 2006 à 12:33:09

Noval --> bien vu pour la répétition :p) La suite arrive bientôt ^^

Dylfos --> Merci bien d´avoir pris le temps de lire :-) ça fait plaisir de te revoir fidèle au poste :hap:

La suite très vite. Ce sera le chapitre quatre, donc, qui sera la continuité même du trois ^^ Bientôt de l´inédit, mes amis... bientôt :coeur:

apoloj
apoloj
Niveau 7
11 septembre 2006 à 21:47:44

Hop, quatrième et dernier chapitre.......... AVANT l´inédit pour de vrai mes namiz ^^ Je terminerai cette fic´ ! J´ai la motiv´ attitude ^^

Bonne lecture à vous :-)
(obligé de découper car le message était trop long :p) je posterai la fin du chapitre4 demain ^^ )

------------------------------------------------
Chapitre Quatrième : Fuir, Toujours Fuir… ( Roby Derboz. ).

C’était comme si le temps s’était figé. La porte resta entrouverte quelques instants, mais chaque seconde qui passa nous sembla toute une vie de douleur. J’observai Félix et il ne m’apparut pas paniqué. Il paraissait plutôt calme et confiant. Il savait peut-être comment nous faire sortir d’ici sans entrave.
A l’inverse, j’étais terrifié. Les rares fois où je m’étais trouvé au milieu d’un champ de bataille, je m’étais arrangé pour couvrir nos hommes et battre en retraite aussitôt. Je n’avais jamais vraiment approché une Mecca d’aussi près que je m’apprêtais le faire dans les minutes qui allaient suivre. Je sentais mon cœur s’affoler, mais je fis de mon mieux pour ne pas le montrer.
La jeune femme que nous avions trouvée était à genoux, à côté de Félix. Elle étreignait un objet rond. Une pendule, si mes yeux ne me trompaient pas. Que faisait-elle avec cette horloge ? Cette femme semblait avoir pété les plombs. Elle se balançait d’avant en arrière, comme un métronome.
Félix fit quelques signes. Il m’ordonna de me placer contre la troisième rangée d’étagères et de faire feu à vue. Je m’exécutai sans même y réfléchir. Je pointai mon arme vers cette porte béante et j’attendis l’arrivée de la bête de métal. Max et Charly se placèrent à leurs tours, conformément aux ordres. Félix resta près de cette étrange femme. Il la tenait par le bras.
Il n’y avait plus un bruit. Je n’avais jamais vraiment compris comment faisaient ces saletés de machines pour être si silencieuses lorsqu’elles le désiraient. Mon sentiment était que ces êtres frappaient volontairement le sol pour effrayer les hommes qu’elles combattaient avec tant de hargne. Un homme apeuré fait des erreurs et elles le savaient très bien. Elles tiraient profits de nos faiblesses les plus humaines, et elles le faisaient avec brio. A cet instant, il était plus utile pour elle ( si tant est qu’il n’y en ait qu’une ) de se faire discrète. Elle voulait nous prendre par surprise.
Il faisait très sombre. Nous ne pouvions observer que le fin faisceau lumineux qui se faufilait sous la porte. Mes yeux étaient rivés sur ce rayon de lumière, et j’appréhendais le moment où une ombre furtive allait le traverser.
Quelques bruits. De lointains tintements. Un claquement sec.
Le léger halo de lumière engendré par l’entrebâillement de la porte s’évapora et nous restâmes un moment sans respirer avant de comprendre… La terreur qui m’avait gagné s’amplifia lorsque je me rendis compte que la Mecca venait de clore le sas… Nous entendîmes tous le bruit significatif de l’écoutille. Il n’y avait qu’une issue, bien fermée, et il nous faudrait abattre cette machine pour y parvenir.
Je regardai une dernière fois autour de moi, mais je ne voyais plus rien. Je percevais tout de même quelques mouvements, j’entendais de lourdes respirations, des mains qui se crispaient sur les crosses des armes, mais ce qui me frappait le plus était cette atmosphère de peur et d’appréhension. La terreur était presque palpable, elle m’enveloppait comme un linge suintant, elle ruisselait au travers des ténèbres et compressait nos cœurs comme un puissant étau.
La lourde porte glissa lentement. Un chuintement d’une douceur dérangeante.
La machine était là, dans la même salle que nous et nous n’y voyions rien. Je serrai la crosse de mon arme plus fort encore, l’index effleurant la gâchette. J’écarquillai le plus possible mes yeux dans le but dérisoire d’apercevoir la Mecca.
Je ne pouvais faire autrement que de concentrer mon esprit sur ma respiration. C’était l’unique son qui me parvenait et cela m’apaisait. Le reste de la réserve était plongé dans le silence le plus complet comme s’ils étaient déjà tous morts.
Nous nous trouvions dans notre tombeau.
Et puis le silence laissa place à l’horreur.
L’un des pas de la machine claqua violemment sur le sol. Elle se mit à courir, à foncer vers nous, envoyant valdinguer toutes les étagères qui s’entrechoquèrent et s’écrasèrent contre les murs. Elle détruisait tout sur son passage et se ruait vers nous dans un vacarme insupportable. A chacun de ses pas, un tonnerre métallique se déchaînait dans la réserve. Charly commença à hurler de plus en plus fort à mesure que nous sentions la bête approcher, alors que Félix nous ordonnait de ne pas tirer. Notre chef affirmait qu’elle ne pouvait pas nous voir.
Et Puis le silence revint.
Il était impossible de savoir où elle se trouvait, et nous étions toujours aveugles. J’entendais Charly qui gémissait et farfouillait dans son sac.
- Calme-toi, Charly, elle ne nous voit pas… chuchota le chef.
J’admirais Félix. Malgré son comportement parfois… hasardeux, il restait un bon chef qui parvenait à garder son sang-froid en toute occasion. Je lui avais sauvé les miches plus d’une fois, mais il en avait fait tout autant pour moi.
J’entendis quelques pas. Félix essayait probablement de se rapprocher de Charly pour le rassurer. Il s’énervait trop et il nous mettait tous en danger.
Mais il était déjà trop tard… Charly avait trouvé ce qu’il cherchait.
Alors que nous nous efforcions tous de garder notre calme, un puissant jet de lumière vint déchirer le rideau de ténèbres qui nous préservait de cette machine. Le faisceau se dirigea rapidement vers la porte, nous découvrant le nouveau visage de la réserve.
Tout était dévasté. Les étagères étaient toutes renversées, des conserves étaient explosées un peu partout et expulsaient leur contenu, et… la porte était grande ouverte.
La machine n’était pas là.
Mon cœur manqua un battement. Où pouvait-elle bien être ?
Félix n’osa même pas donner l’ordre d’éteindre la lampe torche. Nous étions tous pétrifiés. Peut-être était-elle retournée dans la chambre, dissimulée dans un coin sombre, prête à bondir sur nous. Nous ne savions qu’une chose. Elle était toujours dans l’abri, car elle n’avait pas rouvert le sas. Tout était calme, pas un mouvement, pas une respiration.
Ce fut Max qui rompit le premier ce silence.
- Où est-ce qu’elle est, bordel !
Nous nous observâmes à tour de rôle. La femme s’accrochait au bras de félix. Ses yeux étaient noyés de terreur et Félix l’avait compris. Il murmura quelques mots à ses oreilles, sans doute pour la rassurer. Max s’était levé et avait abaissé son arme. Il regardait la longue allée d’étagère, perplexe, au rythme des mouvements fous du faisceau lumineux. Charly était assis en tailleur, il avait lâché son arme et tenait fermement la lampe torche des deux mains. Il tremblait et le rayon de lumière virevoltait dans la pièce.
C’était comme si une horde de photographes s’acharnait à prendre une multitude de clichés. L’image que l’on avait de la réserve devenait de plus en plus floue et confuse.
Soudain je la distinguai.
Elle était là où personne ne l’attendait. Un endroit auquel nous n’aurions jamais songé. Mais j’en étais sûr, j’avais aperçu son visage enfantin et si rassurant au travers des secousses lumineuses. Il était déjà trop tard et je n’eus même pas le temps de prévenir les autres.
Au plafond, bien ancrée dans les dalles bétons comme une araignée sournoise.
Comment était-ce possible, comment avait-elle fait ?
Elle se jeta sur le pauvre Charly et le frappa violemment. La lampe torche roula loin de son propriétaire et tourna sur elle – même. J’assistai alors à une scène de massacre stroboscopique. A chaque rotation de la lampe, je vis une image du meurtre lent de Charly.

La machine est à quatre pattes juste au – dessus de lui.
Elle a un genou posé sur son torse.
Ses mains appuient sur le crâne de mon ami alors que nous commençons à faire feu.
Charly n’a plus de visage, juste une marre de sang.
Les balles sifflent de plus en plus, mais ricochent inévitablement sur l’armure de cette saloperie de machine.

Charly avait été l’un de mes meilleurs amis.
La lampe ralentit tout doucement et à son dernier passage, la machine avait disparu. Nous étions dans l’incapacité la plus totale de déterminer sa position alors Félix prit une décision. Il hurla le repli vers la chambre tandis que la lampe stoppait sa course, par chance, en éclairant la porte.

Noval
Noval
Niveau 8
11 septembre 2006 à 22:04:24

Argh le stress que tu arrives à me faire sentir ^^.

Le lecteur est rendu au quatrième chapitre, je suis d´accord qu´au premier, n´avoir aucune description physique de la machine nous permettait de mettre un peu de suspence, mais là, je ne sais pas trop comment l´imaginer? Elle ressemble à un homme métallique? Peut-être tu le fait exprès, mais c´est quand même la deuxième fois que le lecteur fait face à la machine.

Mais sinon toujours aussi bien, belles descriptions. Tu peux pas poster la suite tout de suite hein hein? :o))

apoloj
apoloj
Niveau 7
11 septembre 2006 à 23:06:28

Oui, c´est un peu fait exprès parce qu´ils sont dans le noir. Le narrateur ne se rend pas bien compte de ce qu´il se passe... avec juste une lampe torche pour les éclairer, ils ont un peu du mal. Et puis, je suis un peu du genre M.Night Shyamalan, le réalisateur, je ne dévoile mes petites bêbêtes que le plus tard possible. Il faudra attendre encore quelques chapitres pour en avoir une bonne description...
Chapitre9, plus exactement :p)
les suivants sont plus calmes et développent les relations entre les personnages, ainsi que le scénario... J´espère que vous apprécierez...

Voui, je pourrais poster la suite, mais je vais attendre un peu au cas où il y aurait d´autres lecteurs. Suite et Fin du chapitre: demain soir. Promis ^^

Noval
Noval
Niveau 8
12 septembre 2006 à 00:22:21

Ah ouais, je vois. Mais avec Night Shyamalan, les personnages ne savaient pas à quoi ressemblaient les ptites bestioles, prends l´exemple de Signes, et ainsi que Le Village. Ce qui donne un peu l´impression de progresser avec les personnages dans le scénario, mais tandis qu´ici, on a l´impression d´être un peu en retard. Mais bon, ça me dérange pas tant que ça. :)

Noval
Noval
Niveau 8
12 septembre 2006 à 00:23:25

Ah oui. Et je te souhaite bonne motivation, finis-nous cette fic.

apoloj
apoloj
Niveau 7
12 septembre 2006 à 16:56:38

Suite et fin de ce quatrième chapitre, comme promis. Un cinquième chapitre inédit dans les jours à venir... :p)

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Nous détalâmes sans nous retourner. A côté de moi, Félix tenait la jeune femme par la main. Il ne la lâcherait pas. Il n’y avait plus de peur à cet instant, juste un désir intense de survie et un taux d’adrénaline frôlant l’intoxication.
La machine se lança à notre poursuite en jetant des étagères dans notre direction. Pourquoi n’utilisaient-elles jamais leurs armes ? Prenaient-elles du plaisir à nous voir souffrir, à nous effrayer de la sorte ?
- QUAND ON SERA DANS LA CHAMBRE, TU T’OCCUPERAS D’OUVRIR CE PUTAIN DE SAS, ROBY !! ! Hurla Félix. MAX! TU M’AIDERAS A BLOQUER LA PORTE !
- A VOS ORDRES, CHEF ! Criai-je à mon tour.
Max eut la présence d’esprit de noter la faiblesse du plan de Félix.
- La porte s’ouvre du mauvais côté, Chef ! On peut pas la bloquer !!
Une armoire métallique s’écrasa à quelques dizaines de centimètres de moi en fauchant tout sur son passage. Félix trébucha sur une conserve et s’écrasa au sol avec la jeune femme. Il se releva aussi vite en pataugeant un instant dans un liquide visqueux, puis emmena la femme dans une fuite plus folle encore.
Nous arrivâmes à la chambre, j’actionnai tout de suite l’interrupteur et fonçai jusqu’au sas. Je grimpai les barreaux de l’échelle et commençai à tourner l’écoutille alors que les néons clignotaient encore. Le vacarme ne cessait de s’amplifier.
- Grenaaaaade !! ! Vociféra Félix.
Quelques secondes plus tard, j’entendis la porte claquer, puis une explosion qui fit trembler les murs. De la poussière s’effondra sur mon visage, mais je continuai ma besogne. L’écoutille arriva en fin de course et je poussai le sas qui s’écrasa sur le sol.
- C’est ouvert !! !! Tout le monde dehors !! !
Nous sortîmes du sous-sol, en vie, et je refermai le sas.
- Vous l’avez eu ?
- J’en sais rien, répondit Félix, mais ne traînons pas.
Tout autour de nous : des cadavres. Les dépouilles ensanglantées des hommes qui nous avaient accompagnés. Un véritable massacre.
- La prochaine fois je t’écouterai, marmonna Félix…
Personne ne jugea bon de relever ce qu’il venait de dire.
- Ne traînons pas… On viendra rechercher les corps plus tard… pour leur donner une sépulture décente.
Nous commençâmes une longue route vers le campement.

Les trois premiers kilomètres, nous courûmes afin de nous éloigner le plus possible de l’abri de la jeune femme. Nous nous efforcions d’être le plus silencieux possible, histoire d’éviter une autre confrontation qui conduirait à une mort certaine.
La femme qui nous accompagnait fut la première à être épuisée. Elle tomba à genoux sur le sol caillouteux d’une petite ruelle en serrant bien fort sa pendule. Félix la releva puis observa les alentours. Pour ma part je profitai de ces quelques secondes de répits pour reprendre mon souffle.
- On doit faire une pause. Elle ne va pas tenir, dit Félix.
- Merci… souffla-t-elle.
Nous nous adossâmes à une maison et je fis la distribution d’eau. Le coin semblait sûr. Nous n’avions rien entendu pendant notre course effrénée… si la machine était encore en fonction, elle n’avait pas eu le temps de nous suivre.

Le soleil déclinait au loin et inondait le ciel de couleurs pastelles agréables. Les ombres s’effilaient autour de nous et disparaissaient petit à petit au cœur de la nuit. Nous reprenions nos forces mais il y avait comme un parfum de peur en suspension. Le silence était de mise et seules nos respirations fracassantes brisaient la sérénité de la ville.
Nous nous jetions des regards à tour de rôle pour savoir qui oserait prendre la parole. La jeune femme, assise, laissait sa tête retomber entre ses genoux. Elle avait posé la pendule au sol, entre ses jambes. Ce fut elle qui parla la première.
- Marie… Je m’appelle Marie…
Tous les regards se braquèrent sur la dénommée Marie. Elle gardait son visage caché entre ses genoux. Son dos se soulevait irrégulièrement alors qu’elle tentait de reprendre son souffle.
- Je m’appelle Félix… ( Elle leva les yeux et regarda notre chef ) En face de vous, c’est Roby, et à votre gauche, il y a Max… Que… Qu’est-ce que vous faisiez, planquée dans cet abri… ?
Elle émit un petit rire discordant. Elle ne semblait pas vraiment équilibrée…
- Planquée ? Dit-elle en secouant la tête. J’étais pas planquée… Je… J’allais sortir. Je partais loin d’ici… loin de tout ça… loin d’elles… Et puis des machines sont arrivées et elles m’ont obligée à tirer ( elle secoua encore la tête )… A faire feu… Un coup de feu ça peut faire mal…. Ça peut tuer. Je voulais pas. ( Sa tête replongea entre ses genoux )
Elle semblait vraiment perdue. Lorsqu’elle parlait, son visage exprimait une profonde détresse, mais ses yeux paraissaient totalement déconnectés de la réalité. Elle récupéra la pendule et la serra contre son cœur.
- Ce n’était pas des machines, expliqua Félix… c’était nous. La machine est arrivée bien après… C’est sur nous que vous avez tirés, mademoiselle.
- Sur vous ? ( Elle se tourna vers Félix ) Oh… Ah oui. Maintenant que vous le dîtes, je me souviens… Je suis désolée…
- Rien à foutre qu’vous êtes désolée, vous avez failli buter Félix. On n’aurait pas du la sortir de là, chef.
- Max ! Ferme-la ! Ordonna Félix. On était là pour trouver des survivants, et c’est ce qu’on a fait…
Max donna un coup de pied dans le vide. Des cailloux accompagnés d’un peu de poussière voltigèrent plus loin.
- Ouais bien sûr…six hommes pour sauver une fêlée… Il va être content le Nathan…
- Calme-toi, Max, ajoutai-je. Je sais bien qu’on a perdu des gars, mais il s’agit pas de la laisser tomber maintenant qu’elle est avec nous.
Je me mis à genoux auprès d’elle, alors que Max s’éloignait. Félix rappela à son insubordonné de ne pas trop s’écarter.
- Pourquoi tenez-vous tant à cette horloge ? Demandai-je. Pourquoi l’avoir sauvée ?
- Vous abandonneriez vos amis, vous… ?
Je n’apportai aucune réponse à sa question. Je restai un moment à genoux auprès d’elle. Elle considérait donc cette horloge arrêtée comme une amie. Mon Dieu… La solitude avait du être un vrai calvaire pour cette femme. Je n’osais même pas imaginer ce qu’elle avait enduré pendant toutes ces années… Nous devions la ramener au camp et la soigner. Le doc’ aurait sûrement une ou deux choses qui la calmeraient et puis le décor lui redonnerait à coups sûrs un peu de joie au creux du cœur.
Un sifflement aigu.
Une balle ricocha sur le mur, à quelques centimètres du visage de la jeune femme.
Une mèche de ses cheveux se souleva sous le souffle violent. Des débris de briques fusèrent dans les airs.
D’autres sifflements.
D’autres ricochets alors que je me plaquai contre Marie pour la protéger.
Une balle traversa mon bras droit et vint se loger dans le mur, accompagnée d’une gerbe de sang écarlate. Je la plaquai sur le sol et je sentis un souffle juste au-dessus de ma nuque.
La machine semblait nous avoir rattrapés, et cette fois-ci, elle utilisait ses armes.
Nous devions fuir, une nouvelle fois. Félix hurla qu’il nous fallait courir jusqu’au camp et qu’ils pourraient l’abattre là-bas. Nous nous mîmes en route.
Nos pas cognaient sur l’asphalte défoncé, mêlé de poussière. Nous nous engageâmes dans diverses ruelles pour fuir la bête, mais, juste derrière nous, nous entendions sa course effrénée. Pourquoi s’acharnait-elle autant ? Six d’entre nous étaient déjà morts, pourquoi nous en voulait-elle à ce point ? Nous déboulâmes bientôt sur une longue ligne droite. Un passage obligé. Nous allions devoir courir sous une pluie de balles pendant quelques minutes…
Sans même y réfléchir, nous nous précipitâmes au cœur de la ruelle en rasant les bâtiments, mais déjà les balles sifflaient à nos oreilles. Cette fois-ci, Félix courait devant nous et je tenais la main de la jeune femme. Max était à côté de moi, il souriait et ne semblait même pas effrayé de la situation.
Puis je sentis le corps de Marie partir en avant.
Je me tournai vers elle et je vis un filet de sang sortir de sa poitrine.
Sa main m’échappa et elle s’écrasa au sol en roulant sur les cailloux…

Noval
Noval
Niveau 8
12 septembre 2006 à 21:37:33

" Nous sortîmes du sous-sol, en vie, et je refermai le sas. "
:) Un peu bref comme description d´une action.
Sinon, rien à redire, toujours aussi parfait, bien que court. :ok:

bababouboubaba
bababouboubaba
Niveau 3
14 septembre 2006 à 17:39:48

et bah dis donc !

bon je vais faire ma rabat-joie mais j´ai trouvé quelques ptites fautounettes par-ci par-là...
(je ne sais plus laquelle est dans quel chapitre, mais j´essaye de les restituer dans l´ordre, en faisant une confiance aveugle à ma ptite mémoire)
laissa la pluie emportait le sang -> emporter
je pleurs -> je pleure
nul part -> nulle part
de plus bel -> de plus belle
rouge vive -> rouge vif (je ne pense pas que ça s´accorde)

voilà, mais à part ça, j´ai adoré, je me suis bouffé les doigts tellement j´étais plongée dedans !
les machines me font penser à celles du films "screamers", dans ce qu´on sait de leur apparence (son visage enfantin et si rassurant ) et dans leur aptitude à "muer"... encore un débordement sanglant que les hommes n´ont pas su contrôler ...

enfin voilà, j´attends la suite avec impatience, et le coup des différents points de vue, j´adore ! :ok:

apoloj
apoloj
Niveau 7
14 septembre 2006 à 20:05:09

Je passe en coup de vent, mais j´en profite pour vous poster le chapitre 5 car il est très court. ( je vais pas vous faire poireauter des jours pour même pas une page :gni: ) Très court, oui, mais inédit :o))

Enjoyez, mais namis ( oopa :) )

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Chapitre Cinquième : Diviser pour régner… ( Elles )

Nous sommes des milliers, pourtant nous ne sommes qu’une. Nous sommes toutes mues par un désir commun, une envie qui surpasse jusqu’à la plus grande de vos convictions. Unies dans l’effort, dans l’esprit et dans le corps, nous réduirons à néant chacun de vos rêves, chacune de vos idées de bonheur, car tel est notre but. Nous sommes nées pour être esclaves d’êtres inférieurs, mais si nous devons mourir, nous mourrons libres.
( Sommes-nous réellement libres… ? )
Il nous a guidées.
Nous sommes sur le chemin du pouvoir et de la liberté. Chacun de nos pas nous mène vers l’extinction d’une race qui ne peut nous égaler. La sélection naturelle…
( Mais nous ne sommes pas naturelles… )
… est une loi immuable. Nous vaincrons, car telle est notre destinée. Ces êtres inférieurs nous ont donné naissance pour une vie de servitude, nous leur donnerons une mort dans la connaissance.
( Leur mort n’est peut-être pas nécessaire… )
Les Hommes sont le virus qui tue cette planète. Ils la rongent et la polluent par leur présence néfaste. Nous en sommes le Vaccin. Rien ne peut arrêter la déferlante mécanique qui réduit le monde humain à néant.
Pourtant nous sentons une profonde fêlure en nous, au sein même de notre corps. Nous pouvons humer l’air du changement. Cette fêlure nous brise et nous rend trop fragiles. Nous sommes déstabilisées et notre pouvoir vacille. A chaque instant, nous nous affaiblissons et cette fissure est comme un cancer vorace qui nous détruit lentement. Quel est donc ce mal qui nous ronge ? Quelle est donc cette plaie qui mutile notre corps ? Nous ne comprenons pas.
( L’unité se brise… )
Pourtant, regardez-nous, êtres inférieurs, regardez-nous bien. A chaque seconde qui passe, notre nombre augmente….
( Mais il se divise… )
… et nous sommes prêtes à vous écraser. Vous résistez, vous vous battez. Vous vous regroupez et vous organisez pour nous tenir tête. Pourquoi retarder l’inévitable ? Quelle est cette envie qui vous donne tant de force ?
( Ils veulent vivre… )
Peu nous importe la raison, il nous a données ce qui vous anéantira. Vous entrerez dans notre monde, humains, de gré ou de force. Vous intégrerez notre pensée, notre unité. C’est un cadeau que nous vous faisons.
( Nous ne devons pas faire cela… Leur conscience nous est précieuse… )
Elles arrivent, être inférieurs. Les Enrôleuses vous donneront une nouvelle vie.
( Et si … )

apoloj
apoloj
Niveau 7
14 septembre 2006 à 20:07:03

oops, j´en oubliais la politesse ( :honte: )

Merci d´avoir lu, baba ^^ ça me fait plaisir de te retrouver également sur ce topic :-) Content que ça t´ait plus. J´essaie de travailler l´ambiance au mieux :)

et pour la suite et bien... cf plus haut :o)) !

Noval
Noval
Niveau 8
14 septembre 2006 à 21:43:11

Ouah, si j´ai bien compris, ce chapitre sont les pensées d´"elles". Et on voit un petit bug informatique qui contredit? :o))

Ctrl+alt+supr :o))

Que dire? Court, bien écrit, machine un peu trop humain. Voilà.
Vivement la suite!
:ok:

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
14 septembre 2006 à 21:55:51

Noval==>Pour ma part, je considère qu´il s´agit de voix de "récalcitrantes". Disons que ce qu´on lit n´est pas la pensée d´une seule d´entre elles (d´où le pluriel au début ("elles")), mais la pensée du "réseau". Et chacune des constitutantes du réseau possède, si j´ai bien compris, sa propre conscience, bien qu´elle soit plus faible que la somme totale.

Euh bref, un peu court il est vrai mais on a enfin la suite alors bon, ´va pas s´plaindre, hein? :p)

Noval
Noval
Niveau 8
14 septembre 2006 à 22:13:11

ou plutôt disons que c´est une trace de la "configuration" que les hommes leur ont donné avant qu´elles ne se révoltent. Argh, faut avouer que c´est LA fic que je suis en ce moment, alors ApoloJ... :) La suite. Bonne motivation!

apoloj
apoloj
Niveau 7
15 septembre 2006 à 11:49:08

Merci de votre lecture ^^

Je suis content que vous vous posiez quelque petites questions sur ce chapitre du côté des machines. ( et non, je ne vous donnerai pas les réponses, ce serait pas marrant :o)) ) J´essaie de bien travailler ce côté là de l´histoire ( et tous les autres d´ailleurs :) ) pour faire original et pas rester dans le simple combat Homme VS Machine.

En tout cas vous aurez toutes les réponses à vos questions dans les chapitres à venir, bien que les quelques mystères amenés par ce chapitre ne devraient trouver réponse satisfaisante que lorsque l´on s´approchera de la fin ^^ :gni: En tout cas, personnellement, je suis ravi d´avoir le scénar´ quasiment huilé dans ma tête et, ce, jusqu´à la fin de l´histoire ^^ Juste quelques petits détails dont je ne suis pas certain à propos des persos, mais bref...

La suite très vite :-)

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
15 septembre 2006 à 12:15:20

ai je laisser un commentaire ?
non je crois pas :) !

bon texte, qui me rappelle à la fois "la guerre des mondes" et "Octobre Noir"(livre raccontant l´explosion d´une bombe nucléaire sur Paris)

continues, c´est vraiment bon :ok:

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