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Liste des sujets

L'Arène des Duellistes

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
01 février 2008 à 14:32:16

ah :(
je savais pas, desole :snif:

en plus, je viends de me rendfre compte que mon ***** de traitement de texte à zapper mes tirés

plus qu'a corriger ça

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
01 février 2008 à 14:35:20

sinon, j'ai lu ton texte
bah je crois que je suis :mort: , 'fin voila quoi :(

Triscal777
Triscal777
Niveau 8
01 février 2008 à 21:12:52

Excusez-moi !
Je vais lire ça tout de suite

Mearquiz
Mearquiz
Niveau 6
01 février 2008 à 21:17:41

Et moi personne lis la mienne :'( je vais en retaper une pour l'occasion, celle que j'ai postée date de 2 ans quand même ^^

Triscal777
Triscal777
Niveau 8
01 février 2008 à 21:56:00

--crazymarty--

« je sauterais et donnerais »
c’est du futur mon gars !

« Naël comprit et bondissant à gauche, alors que Myriam attaquait à droite, »
« bondit », plutôt…

[[[le-maître]]]

« Le vadrat devenait de plus exigeant »
t’as oublié un truc là non ?

« Par chance, ce n'était pas le sol dur et ruguex du chemin qui l'acceuillit. »
oui je sais je fais des commentaires pour rien…

voilà. J’ai pas mis toutes les fautes, parce qu’il faudrait au moins trois pages, mais la plupart, c’est la même chose que celles-ci.

Commençons par Crazy. Bon texte je trouve, mais au milieu, je me suis perdu, et j’ai dû relire pour pouvoir comprendre quelque chose…. Non je n’ai rien contre toi…

Quant au Maître, très bon duel ! On se laisse tout de suite emporter par le texte. Quand je suis arrivé à la fin, j’en voulais encore. (J’en veux toujours d’ailleurs)

Enfin bref, j’ai pas fait de commentaire très… élaboré, mais je sais pas trop quoi dire, … :hum:

Bon, je suppose que je n’ai point besoin d’annoncer le vainqueur ? Si ?
Dans ce cas, la victoire est décernée à….
« Au », plutôt…

Donc la victoire est décernée au Maître !
Excusez moi encore une fois pour mes commentaires minables…

Triscal777
Triscal777
Niveau 8
01 février 2008 à 21:57:08

Nouvelle version ?

Arggg... J'ai pas le courage de lire pour voir les changements...

[[Le_maitre]]
[[Le_maitre]]
Niveau 10
01 février 2008 à 22:21:07

Yahou...première victoire en cette Salle...je suis content.
Merci Triscal, et merci Crazymarty, (car sans toi j'aurais pas pu gagner NIARK) non en vrai, parce que tu a aussi fait un très bon duel, et je suis d'accord avec Triscal, j'ai ressenti la même chose...mais en même temps, c'est ton premier duel...
Ce soir, champâgne. :fete:

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
01 février 2008 à 23:02:19

bon bah bravo le maitre :-)))
à charge de revanche

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
21 juillet 2008 à 12:05:09

J'up le topic, histoire de pas avoir à aller le rechercher dans les entrailles du forum.

SkySinks
SkySinks
Niveau 9
22 juillet 2008 à 19:59:42

J'ai l'honneur d'ouvrir à nouveaux les hostilités sur cette Arène :noel:

Je poste donc illico mon duel face à Az' , qui sera jugé par Triscal :)

Je précise que mis à part ce duel, je n'ai rien écrit depuis près de six mois, ce qui pourrait expliquer cela :noel:

Sur ce, bonne lecture, ou pas.

Az' VS Sink'
Kerzerim VS Rhalak.

    • *

Rhalak sombra à genoux. Tout son corps fut secoué de spasmes, et il vomit à deux reprises. Foudroyé par la douleur, des larmes coulèrent sur ses joues avant de perler et de se perdre dans sa barbe.
« Foutues algues »pensa t-il, avant de s’étaler de tout son long sur le sable.
Cela faisait maintenant une semaine qu’il avait survécu miraculeusement à la noyade, une semaine de véritable calvaire. Avec comme seules nourritures des algues, encore et encore. Pourtant, la forêt non-loin ne pouvait que l’attirer. Prometteuse de divers gibier en tout genre, elle constituait une véritable torture pour son esprit.
Pour la simple et bonne raison qu’il ne pouvait y accéder sans elle. Son épée. Lorsqu’il fut englouti par les vagues, il se rappelait l’avoir échappé comme s’il avait perdu une partie de son âme. Et maintenant, voilà une semaine qu’il errait sur la plage en priant pour retrouver sa lame.
Les mains derrière la tête et les yeux rivés vers le ciel, Rhalak comptait les étoiles. Une légère brise marine lui caressait le visage et il inspira profondément. Il se sentait effroyablement faible, comme jamais il ne l’avait ressenti. Portant deux doigts à sa gorge, il estima son pouls. Rapide et irrégulier. Poussant un grognement, Rhalak se releva tant bien que mal et poursuivit sa recherche. C’est alors qu’une vive lueur traversa son champ de vision. Lâchant un juron, il pivota vers la mer et la vit. Plantée dans le sable, caressait par les vagues, elle lui sembla presque divine. Cette vision lui instilla un regain de force et il courut jusqu’à sa lame. D’une poigne ferme, il attrapa le pommeau et extirpa l’arme du sol. Il en éprouva un tel bonheur qu’il se demanda s’il aurait pu vivre sans elle. Après l’avoir inspecté minutieusement, il la rangea dans son fourreau et partit vers les bois.
Lorsqu’il franchit l’orée de la forêt, un soleil d’une pâleur laiteuse s’élevait dans son dos. Rhalak sentait qu’il était à bout de force, pourtant, il savait qu’il lui fallait absolument se nourrir avant de se reposer. Plongeant une main dans sa jambière droite, il extirpa un poignard au manche en cuir. A présent, sa vision était trouble, sa démarche chancelante. A multiples reprises, il s’appuya sur le tronc d’un arbre pour ne pas tomber. Et tandis qu’il pensait réellement qu’il était à bout, un lapin passa devant lui. Sans une seconde d’hésitation, sa main tournoya dans les airs et le poignard vint se ficher dans le flanc du petit animal. Posant un genou à terre, Rhalak arracha la lame et dépeça partiellement le lapin blanc maculé de sang. A plusieurs reprises, il mordit dans la chair du gibier sans se préoccuper de la fadeur de la viande non cuite. Il n’eut pas le temps de terminer de manger qu’il sombra dans le coma.

***

Ce fut avant tout la vive lumière d’un soleil au zénith qui réveilla le démon. La bouche pâteuse et les yeux endoloris, Rhalak se redressa et observa les alentours. La carcasse du lapin de la veille gisait non-loin, envahie par les mouches. D’une main hésitante, le guerrier ramassa le morceau de viande puis, repensant avec amertume aux algues verte, il mordit à pleines dents la chair rougeâtre.
Revigoré par une nuit sans rêve, il se releva de bonne humeur et partit à la recherche d’un point d’eau. A plusieurs reprises, il dégainait sa lame et taillait tout sur son passage. Jamais il n’aurait cru pouvoir s’attacher autant à une simple épée.
« Karya… Je vais t’appeler Karya ! » marmonna t’il un sourire aux lèvres tandis qu’il caressait le pommeau du glaive avec amour.
Deux heures plus tard, alors que les rayons du soleil perçaient toujours avec autant de vigueur l’épais feuillage des arbres, Rhalak entendit un cours d’eau. Délaissant le sentier où il progressait pour s’enfoncer dans les bois, il découvrit une petite rivière avec satisfaction. Posant un genou à terre, le démon joignit ses mains en forme de calice et but de longues gorgées d’eau fraîche. La chance tournait en sa faveur depuis plusieurs heures et il en était ravi. Profitant de l’aubaine de sa découverte, il se déshabilla afin de nettoyer sa peau du sel marin avant de plonger sa robe noire dans le cours d’eau. Puis, en sifflotant, il étala son habit à un endroit ensoleillé, avant de se coucher lui-même sur une pierre plate. La chaleur de la roche le fit frissonner et il posa sa tête derrière ses mains, les yeux portés vers un ciel bleu pur dénué de tout nuage. Quelques oiseaux chantaient de ci de là, perchés au sommet de grands pins. Les yeux clos, Rhalak ressentit avec excitation le sentiment qui lui dévorait l’âme : il était heureux.

Lorsque le Démon rouvrit les paupières, le crépuscule n’était plus très loin. Passant une main dans ses longs cheveux noirs, Rhalak se leva et enfila sa robe. Puis, il ceignit son fourreau et y rangea sa lame. D’un bond, il sauta par-dessus la rivière et rejoignit la rive d’en face. Au vu de la position du soleil, il savait qu’il se dirigeait vers le Nord et ses villages. Malgré un regain de bonne humeur, il n’en restait pas moins que la nature de Rhalak était Démoniaque.
C’est cette même nature qui fut titillée trois kilomètres plus loin. Tandis que le Démon poursuivait sa route sur le sentier, il aperçut un homme adossé contre le tronc d’un arbre. En une fraction de seconde, Rhalak bondit sur sa gauche et s’engouffra dans un épais taillis de buisson. Les yeux rivés vers l’étranger, il sentit son cœur battre la chamade. Ses mains tremblèrent légèrement lorsqu’il sentit s’instiller dans ses veines, telle une drogue irrépressible, la chaleur de la haine. Vêtu d’un vieil haillon noir, l’homme avait les genoux repliés vers le buste, la tête posée négligemment dessus. Ses longs cheveux noirs étaient attachés par une pince dans son dos. Aucune épée ne gisait autour de lui, seul un poignard était accroché à sa robe sombre.
Rhalak inspira profondément, masqua son visage par un capuchon et pénétra dans la clairière.

SkySinks
SkySinks
Niveau 9
22 juillet 2008 à 20:00:52

« Fils de putain ! cria Kerzerim. Tu ne m’auras pas deux fois ! »
Sur ces paroles, le Mage psalmodia de nouveau et Rhalak se tint près à voir ressurgir de nouveau le combattant de bronze. Il fut donc estomaqué de voir une forme sombre et horrible foncer droit sur lui en hurlant. L’Invocation, sortit tout droit des Ténèbres les plus profonds, était insoutenable tant par son apparence physique que par son cri insupportable. Sombrant à genou, le Démon la vit s’approcher. Tout son corps noir visqueux était recouvert d’écailles, tandis que de longues griffes surgissaient au bout de chacun de ses dizaines de membres difformes. Prenant peur, Rhalak ne vit plus rien d’autre que la bête. Seul le rire sadique de Kerzerim résonnait dans sa tête, perdu dans les méandres des hurlements de l’Invocation. A plusieurs reprises, le Seigneur de la Haine tenta de se rassurer. Pourtant, la peur était bien présente et lorsqu’il sentit le souffle de l’abomination sur son visage, il tomba à la renverse, le souffle court. S’attachant de toutes ses forces à son orgueil, qui le poussa à ne pas paniquer, il fut secoué de violents spasmes qui le soulevèrent du sol. Luttant de toute son énergie pour ne pas sombrer dans le coma, il lâcha de multiples jurons et repensa avec force à ce qu’il était. Rhalak, le Seigneur de la Haine. Il avait toujours instillé la peur dans l’esprit de ses ennemis, et voilà que les rôles semblaient inversés… Furieux contre lui, Rhalak serra les poings avant de crier :
« Je n’ai peur de rien ! »
Cette phrase passa en boucle dans son esprit et il se sentit revigoré. Ses spasmes se calmèrent, tandis qu’il osa rouvrir les yeux. Seul un ciel aussi noir que les ténèbres lui faisait face, tandis qu’un calme apaisant régnait dans la clairière.
Lorsqu’il se redressa, il dut faire face à un Géant venu tout droit d’un monde imaginaire. Grand de plus de trois mètres, celui-ci tenait à présent un gourdin clouté énorme.
« C’en est finis de toi, Démon. Ce combat n’a que trop duré ! »
Sur cette phrase, l’énorme masse trancha les airs et le Seigneur de la Haine eut tout juste le temps de rouler sur lui-même afin d’éviter la terrible attaque. Lors de l’impact, la terre trembla légèrement tandis que le Démon brandit son épée droit devant lui, hésitant.
« Ton pouvoir semble un puits sans fond, Mage. A l’inverse de mon endurance. »
« Enfin, tu as compris que la victoire était mienne ! répondit Kerzerim, dont le Géant attaqua de nouveau.
Effectuant un saut sur sa droite, le Démon esquiva et riposta avec un coup de taille puissant qui vint trancher le mollet du monstre. Une giclée de sang sortit de la profonde blessure. Mais, sous les yeux ébahis de Rhalak, l’entaille se referma quasi-instantanément. De nouveau, Kerzerim partit dans un grand rire, tandis que le désespoir envahissait le Seigneur de la Haine. Que faire face à un être à la magie infinie ? Il était évident que Kerzerim s’épuisait au cours de ses sortilèges, mais il restait encore assez puissant pour invoquer un Géant… Alors que de son côté, son cœur battait férocement dans sa poitrine et que ses poumons le brûlaient. Portant une main sur son ventre, il sentit la brûlure des flammes le blesser. Epuisé, il releva la tête… avant de voir l’immense gourdin fondre sur lui. Soulevé de terre par le choc, il partit s’écraser contre le tronc d’un arbre. Lors de l’impact d’une violence inouïe, il sentit sa clavicule gauche se démettre. A bout de force et rendu à l’évidence, assis contre l’arbre, il se résigna à attendre la fin.
C’est alors qu’il remarqua un détail troublant. Le visage du Géant n’était autre que … le sien ! Rapidement, il détailla l’invocation et remarqua de même que le physique du colosse était exactement le même que celui du guerrier en bronze, à une échelle différente.
« Tes Invocations sont-elles toujours aussi semblables, Kerzerim ? »
Le Mage ne répondit pas sur l’instant. Le Géant semblait comme figé, inerte. Puis, Kerzerim répondit :
« As-tu déjà oublié l’abomination que j’ai créé de toutes pièces ? »
« Une abomination que tu as certainement dû rencontrer dans le passé… Car tu n’es pas capable d’Invoquer des créatures ! »
Comme si cela tombait sous le sens, Rhalak comprit et continua :
« Ces…. Choses ne sont que de simples visions, n’est-ce pas ? Elles ne sont pas réelles ! D’ailleurs, pourquoi le Géant semble t’il sans vie depuis que tu réfléchis ? »
Furieux, Kerzerim lança sa création au combat. Le Géant se réanima instantanément et leva la massue au dessus de sa tête. Les mains dans le dos, Rhalak ne bougea pas d’un poil, même lorsque l’énorme gourdin s’abattit sur sa tête… et disparut, lui et son possesseur. Un hurlement féroce sortit de la bouche du Mage, qui extirpa un long glaive de sous sa robe avant de fondre sur le Démon. Epris d’un léger doute, le Seigneur de la Haine dut parer l’attaque et les deux lames se croisèrent dans une gerbe d’étincelle. Lançant estocade et coup de taille, le Mage semblait dans une furie démentielle. Chacune de ses combinaisons était ponctuée par un cri strident. Pourtant, Rhalak remarqua vite qu’il n’était qu’un piètre combattant à l’épée et n’eut aucun mal à esquiver les diverses attaques. Puis, alors qu’il commençait à lire la peur dans les yeux de Kerzerim, il para une estocade avant de balayer les jambes de celui-ci par un violent coup de pied. Tombant à la renverse, le Mage semblait frêle et sans défense. Ses paupières s’ouvraient et se fermaient à une vitesse frénétique. D’un geste las, Rhalak leva son épée et l’abattit… dans la terre meuble.
« Qu’est c’que… »
Le Démon n’eut pas le temps de comprendre qu’il sentit une lame lui perforer le flanc gauche. Hurlant de douleur, il s’appuya sur son épée et sombra à genoux.
« Que de négligence, qui t’auras finalement mené à ta perte… »
La voix de Kerzerim était toujours aussi inhumainement fluette et monocorde. Tandis qu’il contournait le Seigneur de la Haine, le Mage continua :
« Tu as intelligemment compris le fonctionnement de mon pouvoir et n’a plus cru en mes illusions. Pourtant, tu as oublié que je lisais dans tes pensées. Et lorsque le Géant a porté son ultime attaque, j’ai compris que tu avais saisi le subterfuge. J’en ai alors profité pour créer ma dernière illusion… Un clone parfait de moi. »
Les dents serrées par la douleur, Rhalak leva difficilement la tête. Kerzerim se tenait face à lui, une main placée sur sa blessure à la cuisse droite, l’autre tenant une longue épée. Abaissant la tête en signe d’abandon, il le vit gisant au sol, rayonnant sous la lumière de la lune. Juste derrière Kerzerim, à quelques centimètres se tenait l’un de ses poignards. Connaissant les pouvoirs de télépathie de son adversaire, Rhalak fit tout pour penser à autre chose, espérant que la fatigue évidente de Kerzerim eut pour effet de ne pas percevoir cette pensée.
« Tu as été un bon combattant, Rhalak, Seigneur de la Haine. Sûrement l’un des meilleurs ! » Sur ces mots, le Mage gifla de toute ses forces le Démon, qui sentit une dent se décrocher sous l’impact.
« C’est pourquoi je ne vais pas te tuer sans souffrance. Tu mérites les pires châtiments pour cet affront. »

SkySinks
SkySinks
Niveau 9
22 juillet 2008 à 20:01:24

Un sourire sadique aux lèvres, Kerzerim leva son épée et l’abattit violemment sur la cuisse droite de Rhalak. Sous la douleur, le Démon cria à nouveau tout en se penchant en avant. La main gauche toujours sur le pommeau de son épée, il profita de l’occasion pour plonger sa main droite entre les jambes de Kerzerim et attraper le poignard. En une fraction de seconde, il parvint à se redresser et à planter le couteau dans le bas ventre du Mage, dont le visage se fendit en un horrible rictus.
Rassemblant toutes ses ultimes forces, le Seigneur de la Haine parvint à se relever en s’aidant de son glaive, avant de la sortir de la terre. D’une posture chancelante, il gifla à son tour du revers de la main Kerzerim, qui s’effondra de tout son long sur le dos. Apposant la pointe de sa lame sur sa gorge, Rhalak cria :
« Je suis le Seigneur de la Haine ! »
Kerzerim partit d’un rire démentiel, entrecoupé par des spasmes qui le soulevèrent de terre. Ce fut son dernier rire, avant que la lame de Rhalak ne lui coupe la jugulaire dans une gerbe de sang.
Exténué, le Démon s’assit en tailleurs et regarda une dernière fois aux alentours. Nul doute que Kerzerim était bien mort, cette fois. Arrachant deux pans de sa robe, il s’attela à fermer ses plaies profondes. Puis, prenant son épée à deux mains, il s’allongea de tout son long et la posa sur ton torse, pommeau vers le visage :
« On y est arrivé, Karya… Personne ne peut… nous vaincre »marmonna t’il, avant de sombrer dans le coma.

    • **********

THE END.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
22 juillet 2008 à 20:05:17

Kerzerim recula de quelques pas, puis ferma les yeux. Entre les deux combattants, le sol se mit à trembler. Doucement d’abord, puis les secousses se firent de plus en plus violentes pour enfin faire voler le sol en éclats. La créature ayant émergé était monstrueuse, abominable. Elle ressemblait à une espèce de golem, mais même un mage totalement fou aurait hésité à créer pareille monstruosité. Des bouts de chair putréfiée tombaient sporadiquement par terre, faisant mourir tout être vivant, ne laissant qu’un sillage de mort, pire encore que ce que l’on pouvait voir après le passage de Rhalak dans un village. Elle n’avait aucune arme, mais ses bras se terminaient, l’un par une pince métallique tachée de sang, l’autre par une énorme « main » griffue et putréfiée. Cependant, des morceaux de métal semblaient avoir été intégrés à son « corps », car on en voyait là où les couches de chair et de terre étaient les plus minces. Sur sa « tête » se trouvaient deux orbites démentes, où l’on ne pouvait voir que la folie de l’esprit ayant engendré cette chose.
Dans un hurlement à rendre dément n’importe quel être vivant normalement constitué, la créature se jeta sur Rhalak, ses deux appendices sanguinolents en avant.

Parfaitement préparé, le Seigneur para aisément la frappe, même s’il dut toutefois reculer pour rester en équilibre. A peine s’était-il replacé que l’abomination attaquait de nouveau : elle enchaînait les coups avec une vitesse surprenante au vu de sa carrure. Mais Rhalak ne se laisserait pas impressionner : il mourrait aujourd’hui, mais pas contre cette chose.
Un coup de la droite, une esquive. Une parade pour celui venant de la gauche, et le Seigneur lança son pied dans le corps de l’abomination. La puissante frappe arracha la chair, dévoilant un peu plus d’éclats métalliques.
La créature hurla, et réattaqua. Elle ne connaissait pas la fatigue ou la douleur : elle était invincible. Mais Rhalak était lui-même invincible jusqu’à sa rencontre avec la fille à la faux, aussi ne se préoccupa-t-il pas de savoir si oui ou non il pouvait gagner. Il se battrait jusqu’à la mort de l’un d’entre eux, ainsi en avait-il décidé.
Se baissant pour éviter un énorme coup de pied, il envoya le sien dans le ventre de la créature. Celle-ci tituba pendant un instant, ce qui permit au Seigneur de frapper de taille avec son énorme épée. Ne laissant aucun répit à son adversaire, il attaqua d’un revers, détachant encore plus de chairs. Cette bête immonde pouvait-elle seulement mourir ? Rhalak en doutait car chacune de ses frappes dévoilait plus de métal, comme si cette chose n’avait pas réellement besoin de sa chair pour bouger.
Mais ceci n’avait guère d’importance : ce n’était pas comme s’il jouait un quelconque destin dans ce combat, puisqu’il savait que l’aberration disparaîtrait en même temps que lui-même. Crispant ses mains sur la garde de son énorme épée, il se prépara à recevoir un nouveau coup. Le combat n’était pas si difficile, car son adversaire était visiblement incapable de feinter et se contentait d’enchaîner les frappes de pure puissance, oubliant qu’avec de bons appuis il est possible de ne quasiment pas se blesser en parant. Le Seigneur recula d’un souple bond pour éviter une première frappe, puis contre-attaqua, tranchant une des griffes de la main monstrueuse qui l’assaillait. La créature resta interdite, en oubliant même de pousser ce son si horrible auquel Rhalak avait presque fini par s’habituer.
Soudain, ses sens l’avertirent d’un danger imminent, mais il hésita une seconde, et le regretta immédiatement après : une lance venait de sortir d’une des jambes de la bête, et Rhalak dut reculer, la cuisse balafrée.
Contre toute attente, le Seigneur sourit, désarmant la maigre intelligence de son ennemi. Connaître la douleur, cette même douleur qu’il avait tant infligée, lui permettrait de mener à bien sa quête de belle mort. D’un mouvement souple, il brisa le pieu qui le gênait, et se remit à tailler la chair purulente. A chaque fois qu’un morceau tombait, toute vie mourait sur le sol, mais cela ne faisait que renforcer l’ex-être de Haine. Il se sentait mieux à chaque nouveau coup porté, et se doutait que l’issue se rapprochait.

Kerzerim n’avait pas vraiment voulu croire les paroles de la créature. C’était assez inattendu : jamais, jamais auparavant il n’avait assisté à un tel changement d’état d’esprit de la part de son adversaire. Toujours ses cibles avaient-elles sombré dans la folie la plus pure, se donnant la mort sans même qu’on le leur demande. Certains, encore plus réceptifs que les autres aux illusions, agissaient de manière totalement chaotique et incompréhensible, s’arrachant les cheveux, s’écorchant la peau jusqu’à perdre conscience à cause de la douleur…
Mais, au fond de ces yeux qui avaient fini par perdre de leur pouvoir, il avait vu la sincérité, ou du moins ce qu’il avait supposé en être, puisqu’il ne savait pas réellement ce que c’était. Et voir cela dans les yeux de celui qui avait tenté de le tuer par surprise avait suffi au mage dément pour en déduire qu’il était presque de son devoir d’exaucer ce dernier souhait.
Il ne regrettait pas son geste à la vue du combat qui se déroulait devant lui. Rhalak se battait extrêmement bien ; il n’avait pas usurpé son titre de Seigneur de la Mort. Mais, plus que le ballet mortel et magnifique qu’il exécutait pour, méthodiquement, déchiqueter son adversaire, c’était son aura qui intéressait Kerzerim. A chaque fois que la créature perdait de ses chairs pourries, la Haine de Rhalak diminuait. Le mage savait que l’heure de la mort de Rhalak approchait, mais qu’elle n’était pas encore arrivée.

Dans un cri de rage, plus provoqué par l’adrénaline qu’autre chose, Rhalak fit tomber les dernières chairs de son adversaire. Il s’accorda un moment pour souffler, puis se prépara au combat final. Il observa la créature, qui avait perdu, en même temps que sa chair de cadavre, son côté monstrueux. L’assemblage métallique, d’une couleur bleutée, dégageait même une certaine noblesse. Venant de nulle part, une gigantesque épée vint se loger dans ce qui restait du bras droit de l’invocation. L’épée était la réplique exacte de celle qui était la compagne de massacre de Rhalak depuis tant d’années.
C’est à ce moment que le Seigneur comprit. L’être qu’il avait en face de lui était son reflet. Ce mage était décidément très puissant, pour arriver à créer une telle chose. En frappant, en détachant ces bouts de chair purulente, il avait débarrassé son esprit de sa fausse Haine. Et désormais, il était comme cette invocation mécanique : enfin lui-même, pur, noble comme tout être portant le titre de Seigneur devrait l’être. L’heure du combat final avait sonné.
Dans le lointain, on entendit le tonnerre en guise de signe de départ, puis un éclair illumina brièvement les deux combattants, énième pied-de-nez du mage dément à la réalité.
Rhalak décida d’attaquer. Plus vif que l’éclair qui venait de déchirer le ciel, il leva son arme au-dessus de sa tête et frappa la créature de métal. Il ne reçut qu’une violente douleur au niveau des bras qui le força à reculer. Déjà son adversaire attaquait. Prenant appui sur ses puissantes jambes mécaniques, l’invocation bondit en une très longue fente...avant de relever sa lame au dernier moment, prenant de court le Seigneur et lui entaillant légèrement le torse. La créature semblait avoir trouvé une nouvelle intelligence désormais, et se battait comme un véritable duelliste, et non plus comme une bête machine à frapper.
Fermant les yeux durant un court instant, Rhalak fit le vide, oubliant tout. Il imagina la mer, se laissa bercer par le son des vagues qui s’écrasent sur une berge délicatement éclairée par les étoiles… et plaça son épée au bon endroit pour éviter une botte en diagonale. Il souriait. Il était heureux. Pour la première et dernière fois de sa vie, Rhalak admettait être réellement heureux. C’était bien plus agréable que le plaisir sadique qu’il ressentait en massacrant des mortels. Il pouvait enfin réellement danser. Il dansait avec son reflet, dans un ballet mortel mais bien plus beau que n’importe lequel de ses précédents combats. Même son combat avec la jeune ange paraissait fade à côté. Rhalak tirait parti de son incroyable vitesse d’exécution pour contrer tous les assauts assénés par la machine, tout en tentant de trouver une faille dans sa carcasse, bien qu’il sût qu’il n’y en avait pas.
Et puis, sans prévenir, des yeux de lumière apparurent dans le visage impassible de son adversaire (les précédents avaient été déchiquetés par un puissant coup d’estoc), et le Seigneur sut que sa dernière heure était arrivée. Dans une gerbe de lumière, comme pour montrer à quel point il avait changé, le torse de l’invocation s’ouvrit, laissant apparaître un cœur de lumière pure. Et Rhalak sut, à ce moment précis, ce qu’il devait faire.
Solennellement, le Seigneur de la Mort prit à deux mais son épée, et la planta dans le cœur. L’énergie se mit à affluer dans son corps, une énergie pure, le pendant lumineux de l’énergie maléfique qui l’avait engendré. Les dernières pensées de Rhalak, engeance maudite s’il en est et tueur de très nombreux innocents, figurent parmi les plus heureuses qui soient.
Et ainsi disparut le Seigneur de la Mort, retournant d’où il n’aurait jamais dû sortir : le Néant.

Kerzerim aussi était presque heureux. Sans qu’il ne sache pourquoi, des larmes s’étaient mises à couler le long de ses pâles joues de créature maudite. Il resta ainsi pendant quelques longues minutes, tentant de digérer ces étranges sentiments. Enfin, petit à petit, il recouvra le contrôle de ses sens. Une seule pensée lui vint à l’esprit : c’était beau. Il ne comprenait pas totalement le sens de cette phrase, mais il savait qu’elle était liée à ses larmes. Il se dirigea vers le tas de cendres blanches comme la Lumière, restes de son adversaire. Il se dirigea vers la mer, cette immense étendue d’eau que, pour une raison qu’il ne comprenait pas, Rhalak adorait. Sa quête mentale ne faisait que commencer, et il espérait pouvoir trouver d’autres êtres aussi exceptionnels.

:-)

SkySinks
SkySinks
Niveau 9
22 juillet 2008 à 20:20:02

Avoue Triscal que tu regrettes déja ton choix :noel:

Triscal777
Triscal777
Niveau 8
22 juillet 2008 à 20:50:59

J'ai pas encore lu, mais.... Je regrette pas ^^

Quoi que...

Triscal777
Triscal777
Niveau 8
22 juillet 2008 à 22:29:43

Alors j'ai mis longtemps pour lire, je le sais. Votre courroux sera terrible, je le sais.
Vous souhaitez que je lise, je le sais ^^

Mais j'ai perdu du temps a faire autre chose ce soir, alors que j'aurais pu lire et désigner le vainqueur.
Cependant je n'ai lu que le texte de Sky, celui d'Azerty sera lu demain matin, et mon verdict posté vers midi.

Excusez-moi mon retard encore une fois :)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
22 juillet 2008 à 22:41:12

Ben t'es excusé, on a pas le choix. ><
Ceci dit, si quelqu'un d'autre se présente avant toi pour juger, tu nous excuseras à ton tour de lui autoriser à prendre ta place. :-) (mais à priori, ce sera pas le cas)

En tout cas, j'espère qu'après tout ce temps, tu nous feras une analyse assez détaillée, et pas un jugement au pif... :-)

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
22 juillet 2008 à 23:05:55

"Alors pour savoir qui est le vainqueur, je lance un dé, si le résultat est pair, c'est pas Azerty, si il est impair, c'est toujours pas lui." :')

(patapay)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
22 juillet 2008 à 23:20:09

Nan, patapay...jetay cailloux. :-)
Par "juge", je parle donc d'une personne qui n'a pas d'à-priori négatif sur un des participants, qui ne jette pas de dés et encore moins en truquant les résultats...
Bref, un juge quoi, pas un charlatan. :-) (le train) (désolé :noel: )

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 22 juillet 2008 à 23:43:52

Je trouve ça pas très conventionnel ton post, pas très "duel" en fait Az. Même si à part ça le combat est superbe. Et je trouve que le trip sur la haine est assez bizarre. A part ça c'est un excellent texte. Et celui de Sky aussi, d'ailleurs ^^

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