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Liste des sujets

[Almost Fantasy] Cold Messiah, Tome 1

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
16 février 2008 à 23:22:34

'soir.

Il était une fois un royaume nommé Ecriture, dans lequel scribes, bardes, romanciers approximatifs et poètes plus qu'approximatifs vivaient dans la mésentente la plus totale et se sautaient perpétuellement à la gorge. Sans aucune volonté de remédier à cette situation, quelques uns des grands (des moins insignifiants) membres du Royaume organisèrent un Grand Concours d'Ecriture, qui fut l'occasion d'encore plus d'insultes et de coups bas accompagnés de smileys chamarrés ( :noel: , mais c'était noël).
De façon assez juste, au demeurant, les notables de cette joute récompensèrent en premier lieu un texte sobrement intitulé Cold Messiah.

Donc oui, voilà enfin Cold Messiah. La version qui sera ici postée aura de très fortes chances de n'être qu'un premier jet et, quoi qu'il arrive, sera le 1ere tome d'une trilogie.
J'en ai déjà écrit une bonne partie, je l'écrirai en entier, et j'espère que vous suivrez^^

Voilà, tout le début n'a plus grand-chose à voir avec ce que j'avais écrit pour le concours, j'ai à peu près tout réécrit.

Merci à ceux qui liront, enjoy^^
:-)

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
16 février 2008 à 23:26:53

Cold Messiah, Tome 1 : Ashes Against the Grain

"Everything stay who he is, except for the pawns"
- D’Angelo Barksdale, The Wire -

Ouverture : Of Tales and Truth

Prologue Falling Snow

Malgré les rideaux tirés devant le balcon, une forte lumière, à peine tamisée, se déversait dans la pièce circulaire, rebondissant sur un mur recouvert de miroirs pour se répandre partout. Elle se nichait dans les alcôves, entourant les douzaines de bustes en bronze d’un halo surréel. Ses rayons faisaient miroiter la colossale fontaine centrale, qui occupait à elle seule la grande majorité de la pièce. Des reflets vert et or s’agitaient à la surface du bassin et dans les cascades crachées par d’improbables créatures ailées.
Les rayons du soleil glissaient lentement sur un canapé de velours, colorant les deux jambes qui y étaient étendus d’une douce teinte orangée. Alors que la clarté dépassait le nombril pour gravir le torse, une jeune femme entra dans la pièce, vêtue d’un voilage qui montrait plus de peau qu’il n’en dissimulait. Elle s’approcha silencieusement du le jeune homme endormi et, alors que la lumière s’était arrêtée juste au-dessus de sa lèvre supérieure, s’étendit sur lui. Elle passa une main dans ses cheveux longs, approcha son visage du sien, darda la langue hors de sa bouche, et la laissa courir sur ses lèvres à lui. En même temps, elle laissa glisser son autre main le long de son torse, et la referma autour de son sexe.
Les yeux de l’homme s’ouvrirent d’un coup, et il la repoussa légèrement en arrière. Nullement vexée ou désarçonnée, elle se passa la langue sur les lèvres et, d’un ton trop plaintif pour ne pas être exagéré, soupira :
— Je m’ennuie !
— Tu t’ennuies toujours, petite sœur, répliqua l’homme en se redressant.
Elle ne bougea pas, et leurs deux poitrines se retrouvèrent plaquées l’une contre l’autre. Elle resserra ses jambes autour des hanches de l’homme, et, lui passant les bras autour des épaules, reprit :
— Fais moi l’amour. Je m’ennuierai moins.
Elle se remit à lui lécher les lèvres à petits coups, lui faisant penser à un chien lapant une flaque – image tout sauf érotique.
— Va donc baiser un serviteur, suggéra-t-il en l’éloignant de nouveau. Je ne suis pas d’humeur.
— Ta bite à l’air d’humeur, observa-t-elle en se saisissant du membre susmentionné. Allez, Advo…

Il la repoussa doucement mais fermement et se leva. Il parcourut la pièce du regard, avisa un pantalon jeté sur une table basse, l’enfila, puis se retourna vers sa sœur.
— Tu devrais vraiment calmer tes ardeurs. Sinon, tu sais combien il y a de personnes ici qui seraient prêtes à les calmer pour toi. Fous-moi un peu la paix !
— Ouais, je vois. Sa seigneurie est bien ronchonne, ce matin. Parfait, j’irai me faire baiser ailleurs, mais la prochaine fois que tu seras d’humeur mélancolique ou je ne sais quoi, tu n’auras qu’à aller te trouver une souillon au lieu de venir geindre dans mon lit. Et d’ailleurs, c’est quoi ton problème ? Tu t’es encore disputé avec Barakh ? T’as perdu un pari sur un territoire ? T’as encore eu un rêve ?

Advo se figea à peine un quart de seconde, mais ce fut assez pour sa sœur, dont le sourire fit place à une mine soucieuse.
— C’est rien. Laisse tomber, Li. Franchement.
Il se plongea la tête dans la fontaine et n’entendit pas la réponse que lui fit sa sœur. Et puis ce n’était sans doute pas une si grande perte que ça, songea-t-il. Liya’na avait tendance à être une sacrée emmerdeuse, quand l’envie lui en prenait – et l’envie lui en prenait souvent, depuis qu’elle avait adopté l’apparence d’une jeune fille d’une vingtaine d’année. Avec ce physique, elle pouvait sans doute se le permettre, il fallait bien l’avouer. N’empêche, il y avait des moments où elle en profitait un peu trop. Cela dit, pourquoi aurait-elle arrêté ? Jusqu’ici, elle n’avait jamais rien regretté.
"Et toi non plus, hein ?" ironisa une voix quelque part dans sa tête qui résonnait encore sous l’effet des alcools de la nuit passée.

— Je disais, répétait Liya’na alors qu’il s’ébrouait, c’est pas étonnant que tu fasses autant de rêves. Peut-être que si tu vivais plus et réfléchissais moins, ça t’arriverait pas autant.
— C’est ça ton problème, petite sœur. Tu n’as jamais compris qu’on pouvait faire les deux à la fois, répondit-il en gagnant le balcon.
— Hein ?
— Vivre et réfléchir.
Elle le rejoignit quelques minutes plus tard, un épais manteau de fourrure jeté sur ses épaules. Heureusement qu’ils ne pouvaient pas s’enrhumer, se dit-elle en avisant le vent froid qui plaquait les cheveux d’Advo contre son visage. Il était immobile, ne faisant rien pour les dégager. Elle s’accouda comme lui à la balustrade, et garda le silence quelques instants. Sous eux, le ciel n’était que nuages filants. En tendant la main, on aurait facilement pu y cueillir quelques gouttes de rosée. A des milliers de kilomètres de là, au nord, un unique pic perçait les nuées, les surplombant en une pointe neigeuse dont le sommet était auréolé d’un rideau de brume. Au sud-ouest, le monde semblait délimité par une chaîne de hauts sommets, dont l’envergure n’avait cependant rien avoir avec celui du nord. Là-bas, le ciel était encore noir, comme si c’était toujours la nuit. C’aurait dû être le jour.
— Tu veux m’en parler, Advo ?
Il ne répondit d’abord rien, se contentant d’aplatir avec un succès tout relatif ses cheveux sur son crâne. Puis, la sondant du regard :
— Tu ne dois rien dire à Barakh. D’accord ?
— Pourquoi ?
— Parce qu’il ne comprendrait pas que je m’en soucie. Et parce qu’il en profiterait pour me faire passer pour un faible. Il ne m’aime pas.
— Il n’a d’affection pour personne. Ses propres enfants moins que les autres.
— Il ne serait pas notre père qu’il ne nous aimerait guère plus, répliqua Advo avec un sourire dénué d’humour.
— En tout cas, je ne lui dirai rien. C’est promis.
Il l’observa un moment encore, sembla juger son sérieux suffisamment inhabituel pour être digne de confiance, et, regardant les nuages plutôt qu’elle, dit :
— J’ai eu un autre rêve. Des choses vont se passer, Liya’na. Des choses qui me dépassent – qui nous dépassent. Des choses imprévisibles et inattendues, et a priori incontrôlables. Et… ah, je sais pas…
— On dirait que tu as peur…
— Oui, un peu. Tu vois, mes rêves… Comment dire ? Ils sont précis et flous à la fois, ils me montrent beaucoup mais ne me révèlent finalement rien… Tu vois ce que je veux dire ?
— Non. Euh, comme un oracle en fait ?
— Un peu, si tu veux, éluda Advo avec un geste presque dédaigneux. Enfin bref. Les choses vont changer, petite sœur, et pas qu’un peu.
Elle se rapprocha de son frère et posa une main sur la sienne. Il se raidit une seconde, puis se détendit ; pas de désir sexuel dans ce contact, juste une volonté naïve et aimable de le réconforter.
— Les choses ne peuvent pas rester tout le temps comme elles sont, sinon on finit par mourir sans s’en rendre compte. Tu te souviens ? C’est toi qui m’as dit ça.
Il se tourna complètement vers elle et la dévisagea longuement. Le vent lui balançait ses cheveux blonds en travers du visage, recouvrant et dévoilant un sourire qui n’avait plus rien d’aguichant. Pour la première fois depuis longtemps, Advo vit sa sœur comme, au fond, ce qu’elle était vraiment – une enfant.
— Il y a la fin et la façon, Li. C’est la façon qui me fait peur, ici.
— La fin justifie les moyens. Non ?
— Non. De mauvais moyens entraînent inéluctablement une mauvaise fin. Prétendre le contraire, c’est… de l’obscurantisme. C’est se voiler la face, se cacher dans l’ombre alors que le soleil illumine la terre entière. Tu comprends ?
— Je crois… Tu crois qu’on se cache ? C’est comme ça que tu vois les choses ? Tu penses qu’on devrait aller vivre là-bas ?
— Mais non, fit-il, agacé. Parfois, l’incapacité qu’avait sa sœur à être sur la même longueur d’ondes que lui l’affolait. Il y a un juste milieu entre vivre dans l’ombre et vivre en pleine lumière. Je ne parle pas d’ingérence ou de direction, juste… je ne sais pas, être présent.
— Aider, hein ?

Une leur malicieuse était revenue se loger dans le regard de Liya’na. Ses bras croisés sous sa poitrine semblaient témoigner de son attention de poursuivre cette conversation, sans toutefois renoncer à défendre sa position. Un combat perdu d’avance, en somme. Advo soupira. S’il ne pouvait remporter une discussion contre sa sœur cadette, quelle chance lui restait-il contre le monde ?
— Aider, oui. Si tu veux. Arrête de faire comme si tout était soit noir soit blanc ! Combien de temps tu crois qu’on peut rester là, les bras croisés, à rien faire d’autre que bouffer, jouer et baiser ?
— Toute l’éternité si ça nous chante ! Moi j’en ai bien l’intention, en tout cas.
— Ah oui ? Et que feras tu quand l’éternité n’auras épargné que toi ? Qu’il ne restera plus avec toi que quelques autres ?
— Ca n’arrivera pas, dit Liya’na d’un ton d’absolue certitude. Et puis, tu m’as même pas dit ce que tu as vu dans tes rêves.
— C’est difficile à dire…

Difficile mais sans doute pas impossible. Et puis, maintenant que sa sœur avait tiré l’extrémité du fil, autant dégager toute la pelote. Au pire, ça ferait un poids en moins.
— C’est jamais très clair, je sais pas vraiment, un peu comme des pierres d’un château qui s’amoncellent petit à petit, mais comme si j’étais à la fois trop près pour voir précisément de quoi il s’agit, et trop loin pour en voir plus que la forme grossière… C’est plus des informations, des certitudes que des visions claires et nettes, et ne me demande pas de te l’expliquer, d’accord ?
— D’accord.
— Il va se passer des choses. Beaucoup de choses, Li. Je sens arriver une élue de la prophétie, à la fois plus authentique que n’importe quelle élue des temps anciens, mais aussi complètement illusoire. Comme si tous ceux qu’il y a pu avoir avant elle ne sont rien. Je sais que c’est impossible, Li. Pourtant, elle arrive, et il faudra assez vite qu’on se fasse à l’idée. Alors soir c’est vrai, soit ce sont des histoires montées de toutes pièces, mais ce qui est sûr, c’est que l’ampleur que ça va prendre est… gigantesque. Et puis, elle va rencontrer quelqu’un – elle doit le rencontrer, Li, parce que, d’une façon ou d’une autre, il en va du sort du monde. Tu comprends ? Seulement, ni elle ni la personne qu’elle doit croiser sur son chemin ne mesurent les enjeux. Le sort du monde est entre leurs mains, mais c’est comme dans la comptine ; leurs mains sont faites de sable et ne retiennent rien. Quelle que soient les décisions qu’ils prennent, des gens en souffriront.
— Et tu t’inquiètes pour eux… Tu t’inquiètes pour les petits pions, Advo ?
Il y avait une pointe de mépris dans sa voix, et aussi une certaine condescendance. Elle n’avait absolument rien écouté de ce qu’il avait dit.
— Et alors ? On devrait juste les regarder mourir ? Jouer avec et les regarder mourir ?
— Ce sont des pions, enfin, Advo ! Les pions meurent, c’est comme ça, c’est la nature ! Tu vises trop bas, pas étonnant que tu ne t’amuses jamais…
— Ah, parce que les rois ne meurent pas ?
— Non, répondit Liya’na, radieuse, ils se succèdent. Et un roi en vaut un autre, tant qu’il a des pions autour de sa case. En jouant avec les rois, tu joues avec les pions. Mais en jouant avec les pions, tu te disperses, tu perds ta perspective, et quand tes pions crèvent sur une case ou une autre, tu te retrouves sans rien, sans rien ni personne sur les cases d’à côté, et tu sais pourquoi ? Parce que les pions sont faits pour aller là où les autres ne vont pas. Parce que c’est ça, les pions, c’est là qu’ils vont ; là où tout le monde s’en fout. Les pions sont insignifiants.
— Tu passes trop de temps avec Arkaël, grommela Advo. Et puis, les pions peuvent devenir dames, s’ils atteignent le bord de l’échiquier. Je suis sûr que là, ils ne sont plus si insignifiant, n’est-ce pas ?
Liya’na tourna la tête vers la gigantesque montagne, au nord, et sourit.
— C’est pour ça que j’aime notre monde. Personne n’atteint le bord de l’échiquier.

Il ne répondit pas, parce qu’elle avait raison. En partie du moins, mais c’était suffisant pour elle. Jamais il n’arriverait à la rallier à son point de vue, sans déployer de nombreux efforts, du moins. Et il n’en avait pas le courage, ça ne valait pas franchement la peine. Il plongea les mains dans ses poches, et reprit quand même :
— Puisque tu ne t’intéresses qu’à toi, petite sœur, sache que ton confort est tout aussi menacé que celui de tes rois dorés. Nous sommes menacés, nous aussi. Et crois bien que quand j’emploie le mot « menacés », je ne le fais pas à la légère.
— C’est impossible, Advo.
Elle avait dit ça comme une fille expliquant à son petit frère particulièrement lent que non, le ciel et la terre ne pouvaient pas changer de place pendant la nuit. Elle commençait sérieusement à l’agacer. Ce qu’elle parut réaliser, puisqu’elle changea radicalement de cap :
— Regarde là bas ! s’exclama-t-elle en tendant un doigt vers la chaîne de montagnes au-dessus de laquelle s’amoncelaient les nuages noirs, comme un sombre présage tiré d’une histoire de vieilles femmes.
— C’est bientôt les premières neiges dans le sud, je veux aller voir ça !
— Mais de quoi tu parles ? C’est toujours la neige, dans le sud.
— Je sais, Advo. Mais la première neige qui tombe au début de l’année est réputée pour sa pureté, et je veux voir ça. De haut. Et puis les gens de Vlastoï disent qu’il y a là-bas des dragons. Peut-être qu’on en verra aussi !
Il préféra ne faire aucun commentaire.
— Très bien, petite sœur, allons voir ça.
Liya’na battit des mains, et se hissa sur la balustrade, qu’elle arpenta sur quelques mètres, les bras tendus pour conserver son équilibre.
— Et puis, enchaîna Advo, je comptais y aller, de toute façon.
— Pourquoi ? demanda sa sœur au-dessus de lui, dos au vide.
— Parce que c’est là-bas que tout commence, je crois. Un des deux débuts.
— Oh, tu m’agaces.
Elle écarta de nouveau les bras, et se laissa choir dans les nuages. Il sourit et, d’un bon, la suivit.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
17 février 2008 à 00:04:23

Tiens, un truc que je vais lire ...

Prend garde au commentaire d'épluchage ... :)

Jack_Kincaid
Jack_Kincaid
Niveau 9
17 février 2008 à 02:35:00

Y a Epitaph qui se prend pour moi là :-)

Je lirai aussi pour la peine^^

Negatum
Negatum
Niveau 10
17 février 2008 à 02:52:02

Voila que notre nain facho, démago et pro-US (non, pas cui-la, l'autre) écrit un avant propos foireux bourré de spécial dédicace et d'ironie moisie, et qu'il signe son truc de sa main rolexé, pour qu'au sein d'un forum "a bout de souffle", ou plus personne ne regarde les textes, deux lecteurs surgissent des boites de nuit et promettent de lire son SMS bourré de faiblesses stylistiques. On se croirait à Neuilly :noel:

C'est scandaleux!

Pour la peine, je lirais aussi. :hap:
_______________________________________
Et sinon, ça va?

charly_owl
charly_owl
Niveau 7
17 février 2008 à 04:05:32

bah, pourquoi pas?

Et Clic donc.

L'avare ristourne tout comme l'avarice tourne, mais je n'en reste pas moins un vieux chieur en devenir.

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
17 février 2008 à 09:07:31
  1. Negatum Voir le profil de Negatum
  2. Posté le 17 février 2008 à 02:52:02 Avertir un modérateur
  3. Voila que notre nain facho, démago et pro-US (non, pas cui-la, l'autre) écrit un avant propos foireux bourré de spécial dédicace et d'ironie moisie, et qu'il signe son truc de sa main rolexé

:d) J'ai pas de Rolex :noel:

Sinon, ben, merci à vous... Je crois.

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
17 février 2008 à 13:05:16

C'est moi ou personne l'a lu en fait?
Ahahahaha...

Bon, d'accord, je m'y mets. Here we go!

Premier point négatif pour moi: les titres, citations et tout ça qui sont... en anglais! Mes connaissances dans la langue de Shakespeare étant ce qu'elles sont (au grand damne de ma prof), c'est très lourd de devoir sortir un dictionnaire pour comprendre de quoi on parlera (peut-être) au cours de ce post. Ça ne tient qu'à moi, mais bon, on comprend que ce n'est pas forcément quelque chose qui me force à apprécier.
Ensuite les classiques:
"Elle s’approcha silencieusement du le jeune homme endormi"
"dont l’envergure n’avait cependant rien avoir avec celui du nord"
"Une leur malicieuse était revenue se loger dans le regard de Liya’na"
"Alors soir c’est vrai, soit ce sont des histoires montées de toutes pièces"
Ce sont de grosses fautes d'inattention, qui n'entachent pas vraiment la lecture.

Quelque chose qui m'a fait tinter aussi, c'est ça:
"Il parcourut la pièce du regard, avisa un pantalon jeté sur une table basse"
Personnellement, j'ai eu du mal à définir à quelle époque on pouvait rattacher ce récit (même si le Moyen-Age sert souvent de base aux récits de fantasy, il y en a d'autres qui se plongent plus vers le futur ou d'autres époques). En voyant "pantalon", je me suis demandé si c'était dans le sens "braies" ou "jeans". Encore quelque chose qui n'aura dérangé que moi, mais puisque je suis le lecteur, c'est important pour moi.
Dernier détail peu important, c'est que les deux personnages (dont on n'a qu'une description approximative d'ailleurs) changent parfois de niveau de langage trop facilement. Ça arrive parfois en vrai... mais là, c'est très frappant.

Maintenant je passe au fond. C'est très bien amené tout ça, seulement ça me laisse un goût amer de déception. Bien que j'ai envie de connaître la suite pour savoir comment cela va évoluer, le coup du "rêve" (qu'il soit justifié ou non, la deuxième possibilité étant la pire) fait très cliché. Bien sûr, on peut jouer avec les clichés, mais quand ils ont un rôle déclencheur comme ici, c'est plutôt décevant. Cruel impression qu'est celle du déjà-vu.

Néanmoins, le style très maîtrisé nous livre tout de même une histoire qui laisse présager une aventure épique qui, j'espère, ne se laissera pas faire par ces méchants clichés.

J'ai bien aimé, et j'espère que le prochain chapitre sera encore meilleur. :) (ahahaha, formulaire expiré)
==Signature==

J'ai essayé de me suicider en sautant du haut de mon égo... J'ai toujours pas atterri.

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
17 février 2008 à 13:46:22

Merci d'avoir lu McM, et merci d'avoir relevé les fautes. Pour les citations c'est ma faute, dans le doc word y'a des notes de bas de pages qui les traduisent, j'ai oublié de les remettre ici. Autant y remédier tout de suite pour les autres éventuels lecteurs^^

Ashes against the grain : cendres contre nature.
Everybody stay who he is, except for the pawns : chacun reste qui il est, sauf les pions.
Of tales and truth : des histoires et de la vérité.

J'essaierai de pas oublier pour les prochains chapitres^^

"Personnellement, j'ai eu du mal à définir à quelle époque on pouvait rattacher ce récit"
:d) Ca c'est tout à fait voulu par contre. En fait j'attendais cette réaction dans la 2e partie du prologue, mais c'est normal et réfléchi^^

Pour ce qui est des rêves qui font cliché, ça aussi c'est voulu. Je sais que ça a déjà été fait 100 fois, et je fais exprès d'utiliser ce processus. Donc il va y avoir pas mal de rêves dans la 1ere partie, mais avec une bonne raison qui sera expliquée sûrement dans la 3ème. Pareil pour "l'élue de la prophétie"^^

Content que ça t'ait plu en tout cas :-)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
17 février 2008 à 14:00:56

Boah, moi je fais confiance à notre petit être. :-)
J'ai bien aimé, j'ai ni le temps ni l'envie d'être constructif ou utile (ce serait un comble, ça :-) ), donc voilà : envoie la suite! :-)
________________________________________________
C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
17 février 2008 à 15:03:03

Bon, j'ai commencé à lire, les trucs en anglais je trouce ça chiant.

J'aurais voulu apprécier ce texte mais ce n'est pas le cas. Le début m'a repoussé : ça ne tient qu'à moi mais dè que ça parle de sexe, je trouve ça soit d'une banalité affligeante soit d'une inutilité profonde. Cela dit, je ne dis pas que c'est le cas dans ton texte puisque je ne l'ai pas lu en entier.
j'ai survolé le reste, voyant qu'il s'agissait d'un dialogue sans qu'ils ne se passe pas grand chose.

Dommage que je n'accroche pasà ce genre de texte ...

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
17 février 2008 à 15:12:04

De ta part Ostra je m'attendais à quelque chose d'un peu plus constructif que "le sexe m'ennuie" et "c'est un dialogue, il se passe pas grand-chose".
Sinon bah oui, on peut dire que le sexe est banal puisque tout le monde fait l'amour. Et il peut se passer des choses dans un dialogue. Et surtout, c'est que le prologue...
Et dire que t'accroches pas alors que t'as pas lu...

Merci quand même d'avoir essayé.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
17 février 2008 à 15:26:20

Oooh mais je ferai bien volontiers une analyse détaillé de ton texte en expliquant par A+B pourquoi et comment j'en suis venu à appréier ou ne pas apprécier certains points.
Seulement je sais d'avance que si je faisais ça, il y a de nombreux points sur lesquels tu serais en profond déssacord, tu te défendrais, j'argumenterai, et il y aurait un intermianble débat sur des choses insignifiantes.
J'ai donc préféré faire un commenaire court, te donner mon a priori et m'en tenir là pour éviter toute effusion de sang.

Pour ce qui est du sexe, bon je vais pas m'étaler là-dessus mais ce n'est pas le sexe en lui-même quio me gêne. En général, j'estime qu'il est préférable de retirer tout ce qui ne sert à rien dans le récit, alors certes dans ton récit cela installe très certainement les rapports entre les personnages et donne une ambiance, mais selon moi, je ne trouve pas ça approprié.

"Ce n'est que le prologue"
Pour moi, un prologue a des fonctions très précises, or là je trouve que ça ne l'est rempli pas (je vais pas tout expliquer mon point de vue ça prendrait un temps fou), donc le coup de dire que parce que c'est un prologue on peut se permettre ertains choses, pour moi (attention ...) je trouve ça un peu facile (je ne dis pas que ça l'est, c'est ce que je pense).

Pour ce qui est de l'accroche, j'ai lu la première section (le début jsuqu'au premier saut de ligne) et après j'ai du lire une phrases sur trois et le reste en diagonale. Disons que je susi très exigeant et que mes goûts sont très précis, alors même si une première phrase ne me plait pas, en général j'ai du mal pour la suite.
Alors après, si tu veux un commentaire très précis, je te le fais volontiers si tu me le demandes, mais sinon moi, je ne tite pas d'intérêts à lire ce texte.

Tout simplement.

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
17 février 2008 à 15:35:26

Je disais ça comme ça, moi non plus j'ai pas spécialement envie de m'engager dans un débat, on a sans doute tous les deux mieux à faire.
Sinon, je trouve que ce prologue remplit très bien les fonctions qu'il a à remplir, vu que j'ai écrit l'histoire qui vient après.

Et mon "merci d'avoir essayé" était sincère.

Yohan-Kiefa
Yohan-Kiefa
Niveau 10
19 février 2008 à 05:11:48

Pour ma part, je m'attendais à ce genre de réaction de la part d'Ostra, surtout quand le sujet du sexe est en jeu.^^

Et sinon, je suis surpris. Je dois bien l'avouer, j'accroche. Que dire, c'est un prologue apres tout? Je ne peux que souhaiter bonne chance et m'engager a lire la suite.

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
19 février 2008 à 21:38:15

Merci d'avoir lu Yohan :-)
La suite demain soir.

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
21 février 2008 à 15:50:26

Deuxième et dernière partie du prologue.

Nation Vlastoï, extrême sud-ouest.

Accoudé au rempart de la face est, une cigarette se consumant lentement entre deux de ses doigts gantés, Valek laissait son regard errer sur le paysage immaculé. Il était encore tôt, et personne avant lui n’avait foulé la neige de ce côté du château. Le ciel était pâle et bas ; à l’horizon, le soleil levant transformait les nuages en un océan orangé. Tout, autour de lui, était d’un blanc impeccable, jusqu’au petit manoir à moitié en ruines au nord, qui, de loin, se fondait dans le flanc de la montagne où il avait été bâti, à une période qu’il aurait été bien en peine d’approximer.
L’astre continuait son ascension, et ses premiers rayons vinrent frapper le soldat, ne dispensant cependant aucune chaleur. Il tira une longue bouffée de tabac, retint un instant la fumée dans sa gorge, et l’expira longuement dans l’air, où elle se mêla à la vapeur qu’il exhalait sous l’effet de la température.
Quelques centaines de mètres plus bas, le village où vivaient les familles des domestiques et des soldats était auréolé d’une brume fantomatique, et Valek n’aurait pu le distinguer sans les lumières éparses qui la perçaient par endroits. De la fumée s’élevait de certaines cheminées, indiquant qui était réveillé et qui ne l’était pas.
Plus bas encore, il distinguait vaguement la capitale massée autour de la forme, imposante et élégante, tout en tours et pointes de flèches d’obsidienne, de la Grande Université Vlastoï. La vision de ce lieu dans lequel grouillait frénétiquement un melting-pot d’étudiants des quatre coins du monde suffisait encore à lui arracher des souvenirs et un sourire desséché. D’une pichenette, il propulsa sa cigarette dans le vide, et, rejetant la tête en arrière, fit sèchement craquer sa nuque.

— Neige, je déteste quand tu fais ça ! s’exclama quelqu’un derrière lui.
Valek pivota en sursautant. Il n’avait pas entendu approcher l’homme, malgré ses lourdes bottes et sa ceinture où cliquetaient divers objets dont seul un soldat pouvait vraiment avoir besoin. Il était habillé comme lui, en fait, arborant la tenue noire basique et réglementaire des soldats Vlastoïs, des bottes de cuir à l’épaisse chemise de laine, en passant par le pantalon à multiples poches, noir comme le reste. Comme lui, il était vêtu d’une veste sombre, à laquelle scintillait un flocon d’argent, symbole de la nation des neiges. Cependant, l’arrivant portait en plus un long manteau de voyage aux épaules recouvertes d’une fine pellicule blanche, et la moitié de son visage disparaissait sous une épaisse écharpe. Un lourd pistolet, du même genre que celui que Valek avait laissé dans sa chambre, était visible au niveau de sa cuisse. Il laissa tomber au sol le sac de voyage et le fusil qu’il portait, tira le morceau de laine sur son menton, et avança vers Valek.
— Nikolaï ! s’exclama celui-ci. Mon frère !
Les deux hommes s’étreignirent avec fougue, jusqu’à ce que Nikolaï, les mains sur les épaules de son ami, recule d’un pas.
— Ma foi, t’as pas changé... Enfin, sauf les cheveux, rectifia-t-il en attrapant une mèche brune à hauteur du menton de Valek. Encore un mois à ce régime, et ça a plus grand-chose de réglementaire !
— Bah, éluda le soldat en écartant la main de Nikolaï, l’air d’un gamin fautif. Ca me plaît comme ça. Bon allez, raconte-moi ton voyage !
Souriant, Nikolaï vint s’accouder à la balustrade. Valek l’imita, reprenant sa position initiale et deux cigarettes.
— Merci, fit Nikolaï en portant à sa bouche celle qu’il lui tendait. Il garda le silence le temps pour Valek de la lui allumer, puis, dessinant distraitement dans la neige accumulée sur la balustrade, commença à parler d’une voix lointaine.

— Tu sais, y’a pas grand-chose à raconter…
— Pas grand-chose ? T’es parti presque six mois, me dis pas que t’as rien fait ou rien vu digne d’intérêt !
— Mouais, maugréa Nikolaï. On était juste partis chercher une source, la routine quoi.
— Une routine de six mois, c’est pas exactement une routine… Plutôt un aller-retour au bout du monde, ou alors vous avez pris du bon temps en route…
— Le bout du monde. Ouais, on doit pouvoir dire ça, je suppose… Et des trucs dignes d’intérêt, sans doute aussi, oui…
— Mais encore ? l’encouragea Valek.
L’autre solda resta silencieux quelques secondes, les yeux posés sur la capitale, dont la silhouette se faisait plus distincte tandis que le soleil montait dans le ciel et perçait les nuages.
— On était juste partis chercher une source, répéta-t-il. Sans délai fixe, sans secteur prédéfini… La routine du Duc, quoi. "Vous partez et vous revenez quand vous avez trouvé", en gros.
— Comment vous avez su ou aller?
— Je sais pas trop. Le colonel était sans cesse en pleines messes basses avec un type bizarre, un scientifique ou un magicien, va savoir. C’est lui qui indiquait la direction. Nous on suivait. Même le colonel, sans moufter, comme si l’autre était général ou maréchal.
Il marqua une pause, exhalant une longue traînée de fumée.
— Ca l’emmerdait le colonel, cela dit, ça se voyait comme un faucon sur la neige. Mais il disait rien. A mon avis, il espérait en partie qu’on se planterait, qu’on ramasserait que dalle ; ça serait pas sa faute à lui. Bref, je te la fais abrégée, d’accord ? En une semaine, on était sorti du duché, et des neiges, plein Est, montages en dos. En deux semaines, on avait dépassé Opalia, et on marchait dans la grande plaine Opalienne, tout Nord cette fois, montagnes flanc gauche. Un vrai calvaire, la plaine. Joli au début, ça change de la neige et tout, mais qu’est ce que ça peut être monotone ! Et puis y’a des animaux sauvages dans n’importe quelles hautes herbes, sans parler des bandits dans leurs chars à voile. Pas intimidés pour deux sous par un régiment Vlastoï, c’est moi qui te le dis. Toujours à tenter une embuscade ou un guet-apens, Neige ! De vrais emmerdeurs.
— Je vois, fit Valek.
— Ouais. Bref, au bout de six semaines on était à Kattowäz, et –
— Attends, quoi ? Kattowäz en six semaines ? En suivant la marque Bellizzi on y est en quatre, maxi !
— J’t’ai dit, on allait ou le type disait au colonel d’aller. Et puis on pouvait se rendre compte qu’après coup qu’on avait perdu notre temps. Lui il se justifiait comme il pouvait, en disant que tel ou tel indicateur était pas fiable… Du baratin quoi, il savait pas plus que nous où on allait, tu vois le genre. Enfin ça, c’est ce qu’on croyait au début. Donc après Kattowäz, on retrotte direction sud-est, vers la forêt. On a cru qu’on allait la contourner, vu qu’on progresse plus vite dans la steppe, mais on est passé droit dedans, et —
— Oh là, doucement ! s’exclama Valek. La forêt de Yax Mutal ? La forêt d’Emeraude ? Tu as vu des Sylvains ? C’est vrai qu’elle pousse autour d’une ruine gigantesque ?
— Toi vas-y doucement, sourit Nikolaï. Alors oui, on a vu des Sylvain, et pour la ruine j’en sais rien, on a rien vu de tel. Cela dit y’avait un peu partout de vieux morceaux de roche taillée, et sûrement deux trois vestiges Anciens, alors va savoir…
— Et c’est vrai ce qu’on dit ? Que toutes leurs maisons sont en bois, dans des arbres ?
— Pas toutes, mais la plupart. Bref. Après la forêt, direct est jusqu’à Egolia, à une distance d’au moins toujours cent, cent cinquante kilomètres. Le type dont je t’ai parlé, le magicien ou le scientifique, il voulait pas qu’on s’en approche, de la capitale. Pourtant les gars auraient bien eu besoin d’un vrai lit dans une vraie ville. Enfin bref, on a traversé pratiquement tout le continent, jusqu’à l’anse du Désert, loin à l’Est. Tu visionnes ? Là où le sable remonte du sud, juste avant… Enfin bref, on a avancé dans le désert – pas beaucoup hein, c’était que l’anse. On a pas croisé un seul village ou un seul caravansérail… Neige ! On a rien croisé du tout, ouais – et puis notre guide nous a fait nous arrêter là. Comme ça, d’un coup, au beau milieu de la matinée. Il a dit que ce qu’on cherchait était là. Ca y était.
— Une source, souffla Valek. Beaucoup ?
Nikolaï eut un sourire presque moqueur, et jeta son mégot par-dessus la balustrade.
— Tu sais, ton antiquité à essence ? A mon avis, tu pourrais facilement en remplir cent… pendant cent ans.
Valek était abasourdi. Ce que son camarade lui annonçait là, c’était la découverte d’une véritable corne d’abondance, une trouvaille que des générations de soldats avant eux avaient rêvé de faire, et que d’autres après eux rêveraient d’égaler. C’était tellement énorme que c’en était difficile à croire.
— Du pétrole ? fit-il, sourcils froncés. Tant que ça ? Tu te foutrais pas un peu de moi des fois, hein ?
— Non. Deux cent cinquante litres, d’après notre guide. Oh, et je t’ai pas parlé de la cristyte ? Soixante kilos.

Nikolaï sembla se délecter brièvement de l’expression ébahie de son ami. Si on avait pu faire rentrer un poing dans sa bouche quand il avait mentionné le pétrole, on pouvait maintenant y faire tenir un fusil à la verticale.
— Le Duc va se faire de nouveaux amis à la cour, continua-t-il, passant une main dans ses courts cheveux blonds.
— Je crois que des félicitations s’imposent, fit doucement Valek qui, encore sous le choc, ne voyait pas vraiment quoi dire d’autre.
— Ouais, et tu sais quoi ? Quand y’en a plus, y’en a encore.
S’écartant de la balustrade, Nikolaï rejeta presque dédaigneusement un pan de son manteau sur le côté, révélant une broche d’argent flambant neuf sur son épaule gauche.
— Mon capitaine ! s’exclama Valek. Salopard !
Il fit mine de se mettre au garde à vous, puis de frapper son ami à la poitrine.
— Eh ouais, fit ce dernier, esquivant les coups. Egalité maintenant.
— Egalité mon oeil, l’ancienneté fait loi à grade égal, je te rappelle.
— Ouais, sans doute. De toute façon… De toute façon, je reste le plus vieux. Bon, assez parlé de moi. Quoi de neuf à la ville où il ne fait jamais chaud ?
— Bah, éluda Valek, tripotant la broche de Nikolaï, pas grand-chose. Euh… Des animaux sauvages, plus bas sur les pentes. Deux-trois dragons, soi-disant entr’aperçu par deux-trois chasseurs trop saouls pour faire la différence avec un gros rocher. Sinon, la bonne vieille routine… Ah si ! Demain, y’a le défilé des troupes pour le sillage, avant le spectacle et tout. Neige soit louée, j’ai réussi à y échapper. Voilà, j’ai peur que ta vie d’aventurier n’ait été brève. Maintenant tu peux faire comme moi et imiter un légume dans sa boîte de conserve, parce que la vie promet d’être bien calme pendant un bon bout de temps.
— Un légume, gloussa Nikolaï.
— Ouais, ris, sale ingrat. Bon, tu vas bien venir faire une ronde avec moi ?
— Non… On est juste rentrés hier, et on a enchaîné les débriefings à Keiyadonia. Comme je savais que tu serais réveillé, je suis venu faire coucou à mon copain avant d’aller poser mon bardas. Mais là on a un autre débriefing dans une heure, et après je passe voir Konstancja.
Il resta immobile un instant encore ; les yeux sur le panorama, il semblait sur le point de dire quelque chose, puis se pencha et reprit son sac et son fusil, dont le canon était entouré d’une épaisseur de fourrure, et agrippa le poignet de son ami de sa main libre.
— Ce soir, t’es libre ? Faudrait qu’on parle. Je t’invite au Sabot.
— Bien sûr que t’invites, rétorqua Valek en souriant. A ce soir alors… capitaine.
— A ce soir… betterave !

Zech
Zech
Niveau 23
22 février 2008 à 22:05:10

Alors funèbre modérateur:

"Elle se nichait dans les alcôves, entourant les douzaines de bustes en bronze d’un halo surréel."
Tu donnerais plus de rythme à cette phrase en changant le participe présent par du conjugué "entourait" voir rajouter.
A priori, tu donne un caractère actif à la lumière, pourquoi ne pas filer cette personnification ça donnerait de la classe je trouve.

Enfin bon, sinon, "les douzaines de bustes" Tu emplois un pronom définis, or ces bustes n'ont pas été mentionné jusqu'ici, tu ne les précises pas juste après, la logique voudrait que tu emplois un indéfini, puisque c'est le tout début et qu'on vient à peine d'arriver qu'on sait rien du décor.
Donc "des douzaines de bustes."

juste pour explique ce que je veux dire la phrase d'après "Ses rayons faisaient miroiter la colossale fontaine centrale, qui occupait à elle seule la grande majorité de la pièce."
Là le pronom défini est pas gênant, puisque tu le défini juste après avec le, "qui occupait ...".

par contre même truc ici "Des reflets vert et or s’agitaient à la surface du bassin et dans les cascades crachées par d’improbables créatures ailées. "
Le bassin on l'a déjà défini les cascades tu les qualifies mais on sait pas c'est les quels encore.
Donc je verrai mieux logiquement "des" cascades.

Au fait si je pinaille sur ça, c'est parce que c'est des description vu d'un point de vue extérieur si c'était un narrateur intérieur en se mettant à sa place ce serait étonnant qu'il soit justement si logique, puisqu'il raisonne par rapport à lui. bref j'en fais chier beaucoup là je sens...

"Elle s’approcha silencieusement du le jeune homme endormi"
Si c'est "du le"^^

"sur ses lèvres à lui"
bien sûr il y a ambiguïté du possessif "ses" cependant dans le contexte vu qu'elle a approché son visage de l'autre est ce obligé ici de précisé, ce qui rajoute une lourdeur très faible mais bon.
Est elle nécéssaire? Je sais pas, je me pose la question. Faudrait voir si sans le à lui, y a des lecteurs qui se posent la question.

Sinon pour faire un commentaire plus général de cette partie avant dialogue j'ai adoré le début et les images, elles sont très belles je trouve, c'est vraiment sympa. Très bon début de description.

"en se saisissant du membre susmentionné" susmentionné est peut être un peu superfétatoire :rire: (pour ceux ne comprenant pas l'ironie l'utilisation du pédant terme superfétatoire est là pour montrer avec ironie que susmentionné peut paraitre un peu pédant ici)^^

Cependant si le terme susmentionné est une paronomase, faite pour rappeler l'idée de suspension phonétiquement proche, et donner une autre image sexuel ok. Mais je suis pas sûr que tout le monde y pensera^^

"Là-bas, le ciel était encore noir, comme si c’était toujours la nuit. C’aurait dû être le jour. "
Ca contraste fortement le "comme si c'était" et "c'aurait" ca fait langage parler un peu enfantin, ca ne recoupe ni les descriptions neutre ni les dialogues plus spirituels je dirais.

là encore le personnage me semble avoir un niveau qui correspond à son langage ici:
"Et… ah, je sais pas…"
quand je prononce le "Je sais pas" ça colle pas trop avec l'idée que je me faisais du personnage jusqu'ici, même si c'est pour marquer l'oralité, ça sonnerait peut être mieux dans sa bouche ah, je n'sais pas.."
Même si graphiquement c'est encore plus laid. Mais ca permet de marquer l'oralité, mais pas populaire si je puis dire, ce que ne me semble pas du tout être les personnages.

D'ailleurs plus tard dans le dialogue le même personnage dirait "je ne sais pas"

"Une leur " :d) lueur

"comme si tout était soit noir soit blanc " pourquoi pas garder l'expression habituelle noir ou blanc, et retirer la lourdeur des deux soit?

"Difficile mais sans doute pas impossible." A l'oreille semble mieux sonner le "Difficile sans doute mais pas impossible."

"n peu comme des pierres d’un château qui s’amoncellent petit à petit,"
Là ca me semble le contraire du début, comme tu définis les pierres juste après un défini serait plus logique Un peu comme les pierres d'un chateau qui s'amoncellent...

"Alors soir c’est vrai" :d) soit*

"d’un bon, la suivit. "

Sinon j'adore, ça a beau être un prologue j'espère que pendant certains chapitre on aura droit à les avoir comme centre de la narration, ils sont intéressant intriguant, ce serait dommage qu'ils soient là juste pour le prologue, ou vu d'une manière purement extérieur, et comme obstacle puisqu'ils ont pas l'air d'être des gentils puisqu'ils sont menacés.

Enfin bon, c'est un très bon début de roman de fantasy, classique, mais avec de l'allure de la beauté dans la description des dialogues très sympa. j'aime beaucoup.

Zech
Zech
Niveau 23
22 février 2008 à 22:09:05

Par contre je viens de lire les commentaires des autres, et je suis d'accord fuck l'anglais et les citations en anglais^^

Jack_Kincaid
Jack_Kincaid
Niveau 9
23 février 2008 à 01:01:31

c'quoi le problème avec les citations en anglais ? Mieux vaut un peu de malhonnêteté intellectuelle et les traduire ?

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