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En tant que soldat – en tant que capitaine, surtout – Valek estimait nécessaire d’avoir une solide connaissance du monde dans lequel il évoluait. Même s’il n’avait quitté les montagnes Vlastoï qu’en de rares occasions, celles-ci abritaient en leur sein enneigé une des deux plus grandes universités du Royaume, et il avait abondamment profité de ses richesses, au cours de ses études et après. Valek ne se faisait guère d’idées sur sa condition de soldat et sur sa vie en générale, l’un découlant de toute façon de l’autre. En tant de paix, il était plus ou moins inutile, et en tant de guerre, il était comme tous ses camarades une probabilité de décès. Néanmoins, comme bon nombre de militaires, Valek avait une sainte horreur, presque une phobie, de l’inaction. Il n’en allait pas jusqu’à appeler la guerre de ses vœux, et si une venait à éclater, ses réactions seraient assez naturellement les mêmes que tout un chacun : il aurait peur. Il ferait son devoir, mais il n’en aurait connaîtrait pas moins la crainte de perdre une bataille, celle de voir son pays asservi et détruit, ses amis tués ou réduits en esclavage et, finalement, de mourir. Pour ce qu’il en savait, il n’était pas différent des autres soldats, et s’imaginait logiquement que tous, qu’ils soient Vlastoï comme lui ou bidasses d’autres pays, pensaient de la même façon.
Il n’avait pas entièrement tort.
Le fait est que Vlastoïa, territoire reculé fait de montagnes, de hautes montagnes et de très hautes montagnes, n’était pas spécialement hospitalier. Il y faisait froid toute l’année, le climat y était rude et, plus l’altitude augmentait, plus la vie y était difficile. Ce qui expliquait en partie la concentration de la démographie au pied des montagnes, un peu sur leurs flancs, mais rarement très haut. Malgré tout ça, la contrée de Valek et Nikolaï était reconnue dans tout le Royaume du Nord pour deux raisons. D’une part, on avait tendance à penser que ses soldats, les fameux loups blancs, entraînés dès leur plus jeune âge, étaient des guerriers hors pair, des combattants sans pareil capables de s’adapter à n’importe quelle situation conflictuelle et de la remporter, par la force ou, le cas échéant, par la négociation.
C’était tout à fait vrai.
La seconde raison tenait à la nation elle-même, géographiquement et géologiquement parlant. Si on y faisait souvent référence en tant qu’extrême sud-ouest, c’était parce que, là aussi, c’était plus ou moins vrai. Les colossales montagnes couronnées de neiges éternelles marquaient la frontière entre le monde connu et l’inconnu. Plus à l’ouest, nul ne savait ce qu’il y avait. Au nord, les montagnes se prolongeaient longtemps, leurs sommets se rapprochant lentement du sol sur des centaines, peut-être des milliers de kilomètres – la cartographie était plus un art qu’une science. Quoi qu’il en soit, elles rejoignaient au nord-ouest un océan dont la grève dessinait à elle seule la majeure partie de la frontière nord du Royaume du Nord ; autant dire une des frontières de la terra cognita. Le pays blanc formait également la seule liaison terrestre avec le Royaume du Sud et, au vu de ses cols et défilés à peine praticables, on comprenait sans peine pourquoi on préférait prendre la mère pour s’y rendre. En bref, pour un observateur peu coutumier des méandres politiques, scientifiques et philosophiques – pour le sujet typique du royaume, en fait – l’extrême sud-ouest n’avait que peu d’intérêt et était l’exemple même de l’autarcie.
C’était tout à fait faux.
La patrie des neiges était un pays riche. Riche d’une part des minéraux extraits à flanc de montagne et dans les interminables réseaux de cavernes creusées au cœur de celles-ci ; riche, d’autre part, de secrets enterrés. La croyance la plus répandue concernant le pays – qui venait s’ajouter à moult légendes plus ou moins fondées – était que les Anciens, quand ils avaient quitté le monde, l’avait fait au départ de Vlastoïa. Personne ne pouvait savoir que ce n’était qu’un minuscule fragment d’une vérité complexe, mais cela suffisait à expliquer le nombre considérable de trouvailles relatives aux Anciens. Par conséquent, cela suffisait à beaucoup, et, au fil des générations, de moins en moins de crédit était accordé aux historiens et philosophes, au profit des chercheurs et techniciens, qui s’escrimaient jour après jour à tirer quelque chose de la technologie des Anciens arrachée à la montagne et a priori morte. Jusqu’ici, les succès étaient aussi nombreux que les échecs. Ils étaient en outre chers, aussi bien en temps et en argent qu’en vies humaines – les avalanches étant fréquentes en haute montagne.
Quoi qu’il en soit, cela suffisait à faire du pays blanc un acteur majeur sur l’échiquier politique. Sans lui, Valek et Nikolaï ne combattraient qu’au sabre, et ne connaîtraient des fusils qu’images et mythes. De même, la balbutiante industrialisation qui étendait ses tentacules d’acier et de fumée jusqu’à la capitale et au-delà avait pour source historique Vlastoïa. Qui plus est, cela suffisait également à rendre le quotidien des soldats Vlastoï plus acceptable qu’une routine faite de patrouilles et de banal maintien de l’ordre. Il y avait toujours une expédition à encadrer, un groupe de chercheurs à protéger en montagne, une délégation à escorter jusqu’à la capitale ou plus loin encore ; bref, même en l’absence de missions officielles pour le duché ou la couronne, Valek n’avait pas exactement le temps de s’ennuyer.
Le fait d’avoir à souvent travailler avec des savants, des érudits d’un niveau parfois nettement supérieur à celui des professeurs de l’Université, l’avait incité à développer ses propres connaissances. Si son savoir était loin d’égaler celui des chercheurs, il était pour lui tout à fait acceptable, et souvent bénéfique. Passée leur arrogance naturelle, les érudits étaient souvent ravis de pouvoir échanger leur point de vue et débattre avec quelqu’un qui n’appartenait pas à leur petit cercle intime.
Ainsi, si tout le monde, jusqu’au paysan de base, connaissait les éoliennes, pylônes d’acier agitant leurs hélices tous les cent quarante-huit mètres et ce sur plusieurs centaines de kilomètres du nord au sud, à ce qui était pour eux l’autre bout du monde, Valek pouvait peut-être se vanter d’en savoir un peu plus à leur sujet. Ce dont il n’avait pas – encore – fait part à Nikolaï. Celui-ci était occupé depuis plusieurs minutes à faire les cent pas au milieu de la venelle, retournant la neige sur leurs empreintes, transformant le sol sur la superficie de son va-et-vient en une flaque de boue. Puis il daigna enfin s’arrêter, et s’adossa au mur en face de son ami. Ils étaient tout proche l’un de l’autre, mais la ruelle était peu éclairée, et chacun ne distinguait les traits de l’autre que quand ce dernier tirait sur sa cigarette. Souvent, dans le cas de Nikolaï, dont la nervosité était palpable.
— Qu’est ce qui s’est passé, Nikolaï ? Quand vous êtes arrivés aux éoliennes, qu’est-ce qui s’est passé ?
— Oh ! Quand on est arrivé aux éoliennes, on s’est même pas arrêtés. Enfin, pas longtemps ; je te cache pas que les gars… que les gars et même moi, on voulait pas traverser la ligne. C’était hors de question. Mais le colonel étant un colonel… Enfin c’est lui et sa garde qui avaient la bouffe, et c’est le colonel ! On était obligés de traverser au moment où il l’a ordonné.
Il s’interrompit le temps de jeter sa cigarette et d’en allumer une autre.
— Alors on a franchi les éoliennes.
Dire que Valek retenait son souffle serait un euphémisme ; il venait littéralement d’arrêter de respirer.
— Enfin, pas tout le monde. On a eu deux déserteurs. Ils ont dit – comme si on le savait pas tous, bordel ! – que la ligne d’éoliennes était une barrière érigée par les dieux, que personne depuis va savoir combien de milliers d’années l’avait franchie, et qu’ils seraient pas les premiers à réveiller un courroux divin. J’étais à deux doigts de les suivre, Valek.
— Ecoute…
— Bref… On a franchi, mais on est pas allés loin ! (Valek trouva presque pitoyable la lueur qui anima le regard de son camarade ; une infime lueur d’espoir, du genre qu’on ne pouvait s’empêcher d’avoir sans vraiment y croire.) Quand le type, Vladislav, nous a fait nous arrêter pour sonder et creuser, on voyait encore les éoliennes derrière nous, et en grand. On a pas dû avancer plus de deux, trois kilomètres à l’est. Et toujours plein est, puisqu’au sud, on apercevait sans cesse le miroitement de l’air du désert. Tu sais, la chaleur…
» Enfin bref. Pour trouver le pétrole, on a juste eu à creuser. Le sol était mou comme du strik, alors ça a pas pris longtemps. C’était une espèce de petit lac souterrain, mais juste sous nos pieds, tu vois le genre ? Comme celui d’Halameët. Mais en plus vaste. Pas très profond, mais vaste. Ca nous a pris une journée pour pomper jusqu’à la dernière goutte, surtout parce que personne voulait s’attarder dans le coin, t’imagines.
Valek imaginait très bien. Il visualisait comme s’il y avait été le petit régiment creusant, pompant, filtrant et remplissant seaux et bassines d’eau nuit. Le tout sous la direction d’un érudit (car il ne voyait pas ce que ce Vladislav pouvait être d’autre), supervisant l’extraction, un sourire plein de fierté aux lèvres. Sourire qui avait dû méchamment contraster avec l’inquiétude que chaque soldat lisait sur le visage de son voisin ; après tout, non contents de fouler un territoire interdit par les dieux, voilà qu’ils en retournaient le sol et en pillaient les richesses. Valek imaginait donc très bien.
Il aurait tout donné pour avoir été là.
— Continue.
— On a creusé, on pris tout ce qu’il y avait. Deux cent cinquante litres. Et de la cristyte, dans les rochers autours. Enfin, "dans" les rochers… Merde, t’as jamais vu ça, Valek. Suffisait de faire sauter les morceaux avec la pointe d’un couteau ! Aussi simple que cueillir des cerises.
Une remarque innocente, comme quoi les cerises ne poussaient nulle part dans le pays, se profila à l’esprit de Valek ; il l’y laissa, jugeant finalement que ça ne réchaufferait sans doute pas l’atmosphère.
— Et puis voilà. On a tout mis dans les chariots, et on est repartis vers l’ouest. Il faisait déjà nuit, on était épuisés, mais personne voulait monter le camp là-bas. Même notre guide, je crois que l’idée le séduisait pas tant que ça. Alors on est juste repartis. Et puis au bout d’un moment, à mi-chemin entre les éoliennes et le pétrole je dirais, on a croisé quelqu’un.
Il s’interrompit de nouveau, s’allumant une nouvelle cigarette. Dans les poches de son manteau, les mains de Valek s’étaient serrées en poings. C’était ça où les laisser trembler d’excitation.
— Tu sais, y’a plein de légendes sur ce qu’il y a au-delà des éoliennes, continua Nikolaï. Y’en a qui disent qu’il y a des monstres, d’autres que c’est là que vivent les dieux, d’autres que c’est tout simplement le bord du monde. Et plein d’autres histoires, tu sais ? Le genre de conneries qu’on entend dans les tavernes de la part d’un voyageur qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un dont le père avait un ami… tout ça, quoi.
— Hin-hin, opina Valek, qui en savait là-dessus plus que Nikolaï ne l’imaginait. Pour le moment.
— Bref… On a vu quelqu’un en repartant, Valek. Un… un garçon. Un jeune garçon, plus jeune qu’un louveteau. Et ce garçon, Valek… ce garçon, il avait… Il avait…
Il sembla à son ami que Nikolaï serait incapable d’achever sa phrase. Il avait les yeux rivés au sol, sa cigarette se consumait lentement entre ses phalanges et n’allait pas tarder à lui brûler les doigts, et sa pomme d’Adam coulissait dans sa gorge telle une guillotine. Alors, Valek acheva pour lui, d’une voix douce, avec le soupçon de regret de celui qui annonce une mauvaise nouvelle :
— Il avait quatre bras.
Nikolaï sursauta aussi violemment que s’il l’avait plaqué au mur, et sa cigarette vint s’éteindre dans la neige. Valek resta immobile, s’efforçant de paraître calme et maîtrisé, bouillant intérieurement. Il avait quantité de questions à poser à son camarade, et voilà qu’il allait d’abord devoir répondre aux siennes. Le plus amusant, songea-t-il sans parvenir à réprimer un sourire, c’était que, somme toute, il ne savait pas grand-chose, comparé à tout ce que Nikolaï voudrait savoir.
— C’est ça, Nikolaï ? Il avait quatre bras, pas vrai ? Deux normaux, deux autres plus bas, au niveau de la taille ? Plus longs ?
— Putain de Neige, comment tu sais ça, Valek ? T’es jamais allé plus loin qu’Ombre-lune ! (Après une seconde d’hésitation : ) Pas vrai ?
— C’est vrai. J’ai jamais dépassé Ombre-lune pour ce qui est de l’est, et non, je n’ai jamais franchi les éoliennes, de façon plus générale. Mais je sais qui vit derrière... Enfin, je sais un peu de choses sur eux. Mais vraiment peu…
— Et… Enfin merde, comment ? Comment tu peux savoir quoi que ce soit de… concret sur le bout du monde où personne ose mettre les pieds depuis je sais pas combien de putain de siècles, Valek ? Hein ?
Valek s’écarta de son mur en poussant un soupir appuyé. Ca pourrait être pire, songea-t-il. Nikolaï n’était pas véritablement furieux, ça il le savait, mais il n’avait pas non plus l’air aussi effrayé qu’avant, ce qui était tout de même une bonne chose. Enfin, pour le moment, se répéta Valek. Il désigna du menton l’outre qui pendait à la ceinture de son aîné, qu’ils avaient prise en partant du sabot.
— Il en reste ?
— Non, répondit Nikolaï sans y poser ni les yeux ni la main.
— D’accord. Je sais pas si t’es au courant, mais les expéditions scientifiques ont augmenté en nombre pendant que t’étais parti. Elles ont aussi augmenté en altitude, et on est de plus en plus obligé d’accompagner les chercheurs qui ont aucune expérience de la haute montagne. Ces derniers mois, j’ai souvent accompagné le même érudit, à de nombreuses reprises. T’as peut-être entendu parler de lui ; un type assez jeune pour un érudit, Stepan Egorov ? Enfin bref, je lui ai servi de guide et de garde du corps pour deux expéditions. A la deuxième, je l’ai empêché de se faire bouffer par un lion, ce qu’il a plutôt apprécié, et il m’a demandé si je voulais devenir son protecteur attitré.
— Il t’a demandé ?
— Ouais. Il disait qu’il aimait ma compagnie et ma conversation.
— T’as jamais eu de conversation.
Valek ne releva pas ; c’était loin d’être faux.
— J’ai accepté, et je l’ai accompagné pour une bonne vingtaine d’expéditions, après ça. C’était bizarre… Stepan est un type bizarre. Il déteste partir avec d’autres chercheurs. Il est du genre solitaire.
— Qui se ressemble s’assemble, commenta platement Nikolaï, un fin sourire aux lèvres.
— Sans doute, convint Valek. Stepan savait que j’avait été à l’Université à Keiyadonia, je sais pas comment. J’imagine qu’il s’est renseigné sur moi avant de me prendre comme nounou… Toujours est-il qu’on parlait souvent de ce qu’il trouvait. Il me demandait beaucoup mon opinion. Ca m’a surpris au début, et j’ai cru qu’il faisait ça pour meubler les blancs, mais il était vraiment intéressé par mon avis. On a beaucoup discuté, et il m’a appris pas mal de truc sur les Anciens et sur notre monde.
— Y compris les éoliennes.
— Y compris les éoliennes, oui… soupira Valek.
— Alors ? Tu vas me raconter ou merde ?
— Je sais pas énormément de choses dessus, mais oui, je vais te dire le peu que je sais, alors lâche un peu la pression, ok ?
— Ouais. Désolé, lâcha machinalement Nikolaï.
— Bon. D’abord, les éoliennes ont été construites par les Anciens, et n’ont pas le moindre rapport avec les dieux. C’est une histoire, un mythe qui se transmet de pays en pays au fil des générations, mais les éoliennes et ce qu’il y a au-delà n’ont rien à voir avec les dieux. Enfin, pas plus que le reste du monde, bien sûr. D’après Stepan – et c’est une théorie partagée par beaucoup d’érudits, pas seulement ici – les éoliennes sont… étaient soit une source d’énergie alternative, soit une expérience visant à maîtriser les vents. Personne n’en sait rien avec certitude.
— Ca a aucun sens, objecta Nikolaï d’un ton peu convaincu. Tout ce que les Anciens ont jamais laissé derrière eux, c’est de la poussière, des ruines et des objets à moitié morts enterrés sous le sol ou dans la montagne. Juste des vestiges, des débris… Alors pourquoi les éoliennes sont intactes, comme si elles avaient été forgées hier ? Et il en manque pas une, d’après ce que j’ai entendu dire ; du sud au nord, il en manque pas une, toutes séparées par la même distance.
— C’est vrai. C’est vrai qu’il en manque pas une, et qu’elles sont intactes. Me demande pas pourquoi, je n’en ai pas la plus petite idée. Stepan non plus. Il y a moult théories à ce sujet, mais pas une plus convaincante que l’autre. Mais ce dont tout le monde est à peu près certain, c’est qu’elles n’ont pas été érigées par les dieux. Protégées par eux, peut-être.
— Pourquoi ?
— Je sais pas.
— Qu’est-ce qu’il y a derrière ? C’est vraiment le bout du monde ? Est-ce que ça va loin ? Y’a autant de pétrole et de cailloux qu’on en a trouvés ?
— Je sais pas, Nikolaï. Sérieusement, je suis juste un étudiant qui est tombé sur le bon bouquin. Le truc, c’est que personne ne sait avec certitude ce qu’il y a au-delà de la marque foehn.
— La marque foehn ?
Valek eut une moue gênée.
— C’est comme ça que l’appellent ceux qui en savent un peu plus que la moyenne… Sur une carte, c’est une marque comme une autre, parallèle à la marque Duti.
— Non, rétorqua Nikolaï, sur une carte normale, c’est le bout du monde. Sur une carte normale, y’a un double trait noir à l’est, et derrière, y’a écrit en grosses lettres noires rayées "NH". Rien.
— Je sais. Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? J’ai appris ça le mois dernier !
Nikolaï détacha l’outre de sa ceinture et y but goulûment. Lorsqu’il la baissa de son visage, ce fut pour voir les sourcils arqués de Valek.
— Désolé, fit-il en la lui tendant. Tu sais quoi d’autre ? Comment tu savais que le gosse qu’on a vu avait quatre bras ? Non attends… Tout le monde est comme ça, là-bas ?
— Oui, répondit Valek après avoir bu. D’après Stepan. Il y est allé il y a une douzaine d’années.
— Sainte Neige… Comment c’est ? Il t’a raconté ?
— Pas dans les détails, non. Mais il m’a dit que les Nadjiks étaient un peuple doté d’un incroyable sens de l’accueil. Ils sont moins avancés que nous – techniquement parlant. Ils ont une langue à eux mais parlent la notre, ont une écriture mais savent lire et écrire la notre. Ce sont de bons artisans, mais meilleurs charpentiers et menuisiers que forgerons ou maréchaux-ferrants. Ce sont aussi de très bons héliciers.
— Héliciers ?
— Les hélices des éoliennes étaient en bois ?
— Certaines. D’autres étaient entièrement en acier.
— Ils les remplacent progressivement par des hélices en bois. Stepan croit que c’est une tradition religieuse, bien qu’il n’ait pas réussi à tirer grand-chose d’eux, d’un point de vue purement théologique ou philosophique…
Nikolaï partit d’un bref rire sec.
— Quoi ?
— Tu parles comme un érudit, capitaine ! "d’un point de vue purement théologique"… hum, pardon. Continue.
— C’est à peu près tout... Ils ne se sont jamais aventurés derrière les éoliennes… leur derrière. Ils savent que des hommes habitent sur le continent, et ne souhaitent pas se mêler à eux. Ils ne sont pas racistes pour autant, mais "préfèrent vivre en paix" – je cite Stepan.
— Alors, commença Nikolaï d’un ton hésitant, rien à voir avec les dieux ? Vraiment ?
— Pas plus qu’autre chose, non. Certains érudits – la majorité, en fait – pensent que cette croyance populaire est une bonne chose, en fait. En gros, ça nous empêche d’aller les emmerder. D’autres croient qu’on devrait aller une bonne fois pour toutes derrière les éoliennes, évaluer le potentiel d’attractivité de la terre des Nadjiks. Stepan les trouvent dangereux, ces érudits-là.
— Qu’est ce qui les empêche d’y aller tous seuls ? Si ils tiennent vraiment à évaluer un truc, ils le font, non ? C’est pas comme ça que marche un érudit ? Comme un rapace ?
— Certains, si, c’est clair et net. Mais le Roi a édicté une loi : le peuple ne doit rien savoir, et personne ne doit rien tenter derrière la marque foehn. Y’a pas un érudit qui connaît pas cette loi comme un mantra.
Nikolaï ne répondit pas tout de suite. Il réfléchissait, tentait d’assimiler ce que venait de lui révéler son ami, l’appliquant à sa propre expérience. Il aurait dû être soulagé : il n’avait fâché aucun dieu, n’avait jeté ni sort ni malédiction sur lui ou son régiment. Tout au plus avait-il violé un édit royal dont il n’avait même pas connaissance, et en suivant les ordres d’un érudit. Erudit qui, au final, était le seul fautif de l’affaire. Pourtant, même à la faible leur des étoiles et de la rouge, Valek ne pouvait se méprendre sur l’air maussade de son compagnon. Maussade et… effrayé, encore ?
— Tu sais, le quatre-bras qu’on a croisé. En repartant.
— Oui.
— On l’a tué.
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C'est un petit peu long, désolé, mais couper cette partie en deux aurait été plus inutile qu'autre chose^^
"on comprenait sans peine pourquoi on préférait prendre la mère pour s’y rendre"
"On a creusé, on pris tout ce qu’il y avait. "
"même à la faible leur des étoiles et de la rouge"
Assez intéressant comme chapitre, une intrigue se profile bien. Par contre, je trouve que le dialogue passe trop facilement d'un niveau de langue à un autre. Enfin, c'est mon avis.
Bon déjà la mise en page est merdique, c’est quoi cette idée à la con de mettre 15 titres à la suite avant d’arriver au texte et… Ah, ouais, c’est juste, c’est ce que je fais aussi. Ta gueule.
Comme d’hab, je vais dire un nombre incalculable de conneries et ce sera à toi de te démerder pour récupérer les cinq trucs intéressants au milieu.
Dans la catégorie McM et Zech vous suxxez mais quelque chose de terrible \o/, j’appelle :
- « deux jambes qui y étaient étendus »
- « témoigner de son attention de poursuivre cette conversation »
- « l’éternité n’auras épargné »
- « Comme si tous ceux qu’il y a pu avoir avant elle ne sont rien. »
- « là bas »
Ensuite :
« Malgré les rideaux tirés devant le balcon, une forte lumière, à peine tamisée, se déversait dans la pièce circulaire, rebondissant sur un mur recouvert de miroirs pour se répandre partout. »
C’est la première et sans doute la dernière fois de ma vie que je fais chier quelqu’un pour des virgules qui ne sont pas fausses, mais la 1ère phrase d’un texte est censée nous entraîner dedans. Le rythme un peu haché que tu lui as donné lui fait perdre cet attribut.
« alors que la lumière s’était arrêtée juste au-dessus de sa lèvre supérieure »
J’comprends pas trop pourquoi tu la fais passer au passif alors qu’elle avait le grand rôle jusqu’à maintenant.
« approcha son visage du sien / ses lèvres à lui »
J’aime pas. Par contre si tu veux changer démerde-toi pour trouver mieux^^
« membre susmentionné. »
J’ai lu surdimensionné >< même remarque que Zech.
« Tu devrais vraiment calmer tes ardeurs. Sinon, tu sais combien il y a de personnes ici qui seraient prêtes à les calmer pour toi. »
Le sinon donne l’impression de « sans quoi » ici, alors que j’ai plutôt l’impression que tu voulais dire un truc genre « ou alors » ou « au pire »…
« Barakh »
« Li [pour] Liva’na »
le ‘ indique une accentuation dans toutes les langues où il est employé, que ce soit sur la syllabe suivante ou sur la precédénte, ou même entre les deux (genre une aspiration qui serait pas marquée par l’orthographe). Enfin bref dans tous les cas, le Li n’est pas la partie importante du nom à cause de ce signe, donc ça me paraît bizarre qu’on l’abrège par cette partie.
Then Again, nobody else gives a fuck, I know.
« n’entendit pas la réponse que lui fit sa sœur. »
Un peu long pour si peu d’info au final…
« elle pouvait sans doute se le permettre, il fallait bien l’avouer. »
sans doute + fallait bien ça fait beaucoup de précautions^^
« le vent froid qui plaquait les cheveux d’Advo contre son visage. / se contentant d’aplatir avec un succès tout relatif ses cheveux sur son crâne. »
Y a pas contradiction là ?
« a priori »
ça doit être la première fois que je lis ce mot orthographié juste. Mais ça me faisait chier de rien dire, donc je parle quand même.
« Qu’il ne restera plus avec toi que quelques autres ? »
Je comprends pas trop le « avant », mais peut-être que c’est normal.
« Personne n’atteint le bord de l’échiquier. »
Tout le passage qui se clôt ici roxxe à un point terrifiant.
Je ferai un commentaire sur le contenu quand j'en aurai plus lu, déjà parce que je suis un sale suisse et que j'ai la flemme, et aussi parce que je dois me casser à 14h28 et que je veux lire la suite avant ^.^
En ‘bq primitif, = le smiley qui sourit.
.
« De la fumée s’élevait de certaines cheminées, indiquant qui était réveillé et qui ne l’était pas. »
D’un point de vue pratique, je pense pas que tu fasses pas de feu avant de dormir, d’autant que tu dois crever de froid. Bon ok ils se sont peut-être consumés pendant la nuit…
« il était vêtu d’une veste sombre, à laquelle scintillait un flocon d’argent »
May the ouais bof be with this.
« me dis pas que t’as rien fait ou rien vu digne d’intérêt ! »
Il manque quelque chose pour introduire le complément là.
« perçait les nuages. »
Sauf erreur t’as employé deux fois l’expression ou un truc semblable…
« vous avez su ou aller? »
Où.
« on allait ou le type disait au colonel d’aller. »
Où.
« tel ou tel indicateur »
Où.
(non, je déconne.)
« des Sylvain »
Des créatures bien singulière, semble-t-il.
« au moins toujours cent, cent cinquante kilomètres. »
Le toujours fait un peu tache mais bon, c’est de l’oral…
« Tu visionnes ? »
Le verbe précis est visualiser.
« — Mon capitaine ! »
Pourquoi « mon » ? Il me semble que ça tombe un peu mal…
« Deux-trois dragons, soi-disant entr’aperçu »
Entraperçu non ? en tout cas il y a un « s ».
« ta vie d’aventurier / la vie »
Un peu rapide la répétition.
J'ai lu. Je te promets qu'à mon prochain week-end, je me serre un bourbon (ou trois^^) et je critique.^^
« luisant de sueur […] en sueur »
Hé, mais tu l’as déjà dit.
« l’expression désuète des plus vieux habitants du village »
Je sais pas si c’est moi mais il me semble que ça fait un peu redondant ici… Pour modifier ça dépend de l’info que tu veux garder, si c’est plutôt qu’il emploie des vieilles expressions « cette expression désuète » suffit, si c’est plutôt qu’ils sont dans un village « une expression des plus vieux habitants du village » suffit aussi… Enfin c’est pas faux à proprement parler.
« C’est quoi d’abord ce… miasme? »
Franchement avec le voc et les tournures que la ptite lumière emploie, je la vois mal connaître la signification d’un tel terme^^
« Elle suivit son père et sa brouette les mains sur les poignées de la sienne »
Pareil que Zech, la phrase me convient pas vraiment, faut s’arrêter pour la comprendre (j’attendais un verbe après le « et », précisément.) D’autant que vu ce qu’ils ont dit avant c’est assez évident qu’ils prennent les brouettes donc y a moyen de reformuler plus simplement…
« le long mur de gauche / le long du mur du fond. »
Même si c’est pas effectivement la même construction, ça se ressemble trop pour ne pas être moche :/
Sinon ça engage que moi mais je pense qu’à quinze ans on sait pousser des brouettes et vaguement donner des coups de pelles dans les fermes, même si on est une fille…
« La fraîcheur de la maison fut une bénédiction pour Elora, qui y entrait alors que le soleil n’était plus qu’un demi-cercle à l’ouest »
J’aime pas trop le passage passé simple – imparfait – passé simple, d’autant moins que « entrer » c’est pas forcément une action qui implique un long développement justifiant de l’imparfait. Cela dit 3 passés simples n’iraient pas non plus sans modifications. Je pensais peut-être à faire deux phrases, avec quelque chose comme « quand elle y rentra, » au début de la seconde, mais je sais pas si ça colle avec ton rythme…
« la longue table en bois »
ça fait quand même beaucoup de choses qui sont longues et en bois, dans ta ferme
Deux autres choses que tu fais souvent et que du coup je sais pas où quoter précisément, c’est les constructions en « elle [verbe (+ compl.)] * , et * [verbe + suite] », et celles en « [j’ai une activité super intéressante], [que je définis plus avant par un participe présent] ». Au moment où je fais la remarque c’est pas encore assez répété pour être gênant mais je préfère t’y rendre attentif pendant que j’y pense^^
« un hochement d’épaules »
C’est pas un haussement ?
« — Oh. Fuis, Elora ! »
Franchement, ‘ai pas compris ^^°
« Elle les chassa d’un « pfffff ! » appuyé »
Ah non ça je crois pas, à moins que ses cheveux aient peur des soupirs tu ferais mieux de pas introduire le complément par de la cause ^^’
« Ils se rebellèrent instantanément, retombant aussi bien sur ses épaules que sur ses yeux / indifférente aux mèches rebelles qui lui retombait approximativement partout autour du visage. »
Bien sexy comme reformulation, mais ça reste la même information répétée deux fois xP
« au plus au point. »
Ahah, noob !
« Son père l’appela d’en bas, pour savoir si elle était rentrée. »
Mais il l’a croisée en bas donc il le sait non ? Oô
« les odeurs printanières portée par un vent doux né des collines voisines. »
Voilà qui est bien singulier, là encore. (ça doit être la quarante-deuxième fois que je fais cette vanne, je suis fier de cette vanne, cette vanne roxxe, je roxxe, c’est clair ?
)
« [tous pleins de sujets différents] se mélangeait »
Je t’épargne la 43ème fois, je la garde pour plus tard^^
« — Tu peux pas vraiment gagner non plus ! »
Elora Daniels ?^^
Comme dans le prologue, tout le passage échiquéen est excellent.
« ciselée à l’argent noir »
Il me semble pas qu’on peut être ciselé « à » un métal…
« Une autre expression totalement désuète. »
Vu que ça se finit par cette affirmation-ci, dans ce cas je verrais plutôt la partie village être gardée dans le début du 1er chapitre.
HS : Putain, c’est long ! xD
« s’était coupé court ses cheveux blonds »
S’ + ses fait un peu oral, j’aurais plutôt mis un avait pour pas garder la répétition.
« On aurait cru qu’il n’avait pas quitté la civilisation depuis des mois »
J’arrive pas à visualiser ce qui me gêne ici, mais j’aurais plutôt mis « on n’aurait pas cru qu’il avait […] ». Cela dit, comme j’arrive pas, je ferais mieux de fermer ma gueule et de pas faire le vieux chieur. Je pense que ça doit être au niveau du rapport irréalité – réalité ou un truc du genre. Enfin t’en fais ce que tu veux quoi^^
« pour une veille de sillage. »
Pas de faute, c’est juste que je sais pas ce que c’est, tu peux m’expliquer en deux mots ?^^
« une main […] le claquement d’une main énervée »
La répétition gêne d’autant plus que c’est pas la même main…
« sous la tête empaillée d’un lézard énorme qu’Arbal, le tenancier, attribuait sans en démordre à un dragon. »
Avec cette construction on dirait que c’est le lézard qui est attribué à un dragon, et pas la tête.
« Il amorçait un mouvement de l’épaule pour lever un bras vers une serveuse »
Bah je croyais qu’ils avaient une serveuse attitrée nan ?
« qui convint Valek »
Convint c’est convenir. Toi tu veux convainquit^^
« — Non, tu ne vois pas, confirma Nikolaï. »
Je vois pas en quoi c’est une confirmation
« Nikolaï releva ses yeux bleus de son verre pour les plonger dans ceux, sombres et calmes, de Valek. Ils étaient parfaitement lucides et éveillés ; il est moins ivre que moi, se dit Valek. »
ça m’étonnerait que ce soit Valek qui se dise ça, je vois plutôt Nikolaï. Et si c’est bien Nikolaï, comme il était sujet de la dernière phrase, un simple « il » suffit.
« — Ben déjà, c’est un nom complètement débile. L’émeraude c’est vert foncé, vert sombre, un vert vraiment intense. Alors que la forêt de Yax Mutal, toutes ses feuilles sont vert clair, un vert carrément plus lumineux, plus… léger, plus aérien. Mais bref, tu t’en fous de ça, je sais. Bon. »
J’adore ce genre de passages^^ Très anti-fantasy.
« aucun d’eux n’avait plus vraiment soif à présent. »
y a une double négation, si aucun d’eux n’a plus vraiment soif, alors chacun d’eux a vraiment soif, si je me trompe pas.
« à sa façon de parler […] d’une façon où d’une autre à parler »
On peut mettre ça sur le compte de l’alcool mais ça reste pas très beau^^
« La partie n’avança guère, chacun se contentant de déplacements hésitants et ayant pour but principal de laisser l’autre faire un premier mouvement décisif. »
Ce qui est une stratégie complètement débile. Mais bon, ils ont le droit d’être cons xD
« si son dernier cavalier n’était pas encore menacé, ses seuls déplacements possibles revenaient tous à l’envoyer rejoindre le petit tas de pièces noires posée à gauche de l’échiquier. »
Déjà, posées, ensuite c’est très lourd. La terminologie échiquéenne pour ce genre de situations, c’est simplement que le cavalier n’a pas de case de fuite.
« Même si, bien entendu, il savait depuis le début de la partie qu’il laisserait gagner sa fille. Néanmoins, tous deux seraient bien plus fiers si elle gagnait d’elle-même. »
Même si virgule, néanmoins virgule… ça fait un peu statique tout ça.
« sa fille pourrait le mettre mat avec un pion. Pion qu’il prendrait sans aucune difficulté »
Dans ce cas c’est pas un mat, mais un échec. Et si tu voulais dire qu’il peut le prendre avant de se faire mater, alors « pouvait prendre » et pas « prendrait ».
« perplexe à la fois par »
Rendue perplexe par quelque chose, mais perplexe seul je suis pas sûr que ça se complémente avec « par ». Je suis pas sûr que ça se complémente tout court, par ailleurs.
« mouvements plus adaptée. »
T’as reformulé la phrase et oublié d’accorder.
« à la merci / à sa merci. »
En deux phrases
« il regarda sa fille déplacer la reine noire sur la case – brièvement – occupée par la dame blanche. Une case la séparait du roi noir, qui ne pouvait ni bouger latéralement, ni avancer, ni reculer. Il vérifia les diagonales ; un fou d’un côté, un cavalier de l’autre, et une tour pour faire bonne mesure. Mat. Il avait perdu. »
Sauf que ce que tu as décrit là, c’est la dame noire matant le roi noir. Suicidaire ? xD
« un regard aussi sérieux qu’un prêtre »
A la limite je veux bien accepter mais c’est une comparaison un peu boiteuse, je pense que tu voulais le regard du prêtre plutôt que le prêtre lui-même et là c’est le prêtre lui-même qui est convoqué par ta métaphore.
Le reste plus tard, sinon j’aurai pas le temps d’écrire. Je commente à la fin mais j’ai l’impression que tu as été un peu moins inspiré dans le premier passage d’Elora que dans le reste, il me semble un peu en dessous au niveau des choix de fabrication. Autrement ça reste très bon et intriguant (dans le sens anti-fantasyque du terme), je pense finir assez rapidement ce qui est déjà disponible. Très intéressant aussi tout ce qui concerne les discours échiquéen, même si la partie reste un peu confuse au final…
"Très intéressant aussi tout ce qui concerne les discours échiquéen"
Voilà qui est bien singulier. Désolé, j'ai pas pu m'en empêcher^^
Sinon, merci beaucoup de ta lecture. Je confirme, tu roxxes pour le coup. Pas grand-chose à contester de tes commentaires, à part deux petits points de détail. Sinon effectivement, j'étais pas du tout inspiré par le 1er passage avec Elora, et y'a pas mal de trucs à réécrire et de fautes d'inattention à corriger.
Et sinon, ravi que ça te plaise ![]()
"« pour une veille de sillage. »
Pas de faute, c’est juste que je sais pas ce que c’est, tu peux m’expliquer en deux mots ?^^ "
J'ai oublié de dire que c'était juste normal, pour l'instant^^
"En tant de paix"
==>Et t'as un bêta-lecteur...?
Sinon, ça roxxe, on a plus de détails sur le monde (post-apocalyptique? Ca roxxe, ça aussi
) et décidément, j'aime beaucoup tes personnages, enfin Vladek, Nicolaï étant pour l'instant une simple marionnette.
Enfin bref, à part l'énorme coquille relevée au-dessus j'ai rien à dire, donc je me contente d'attendre la suite, en espérant que ladite attente sera pas trop longue.
T'as encore des dizaines de pages à poster, na? ![]()
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)
Nan j'ai pas de bêta-lecteur, et j'arrive décidément pas à me relire sur écran^^
Content que ça t'ait plu en tout cas. La suite devrait pas tarder, avant la fin de la semaine.
Bon allez je lis le petit deux!
"qui y entrait " Putain le double hiatus avec pour commencer deux fois la même voyelle.
Sinon pour la première phrase je la trouve fade, elle manque de peps, c'est passif tout ça. Peut être trop longue, enfin je sais pas trop, mais fade!
"de dos dans" trois monosyllabes avec un son "d" ca précipite, hache la lecture, et c'est pas beau.
Puis la répétition de "dans" avec "les mains dans une bassine"
Déjà je fais une pause pour dire, pour ce début raccourcir tes phrase arrêtés trop de subordonnées appositions, qui rallongent toujours plus, et ennuie. Surtout que c'est pour des choses assez prosaiques.
Double "et" "et la longue table en bois, et s’arrêta"
"Lysal tourna la tête, les mains toujours dans la bassine."
Autant la rpemière prhase j'uarai plutôt mis l'action en premier puis la description lyrique entrainante après.
Autant là, la description est pas très lyrique, "les maisn toujours dans la bassines" donc ca coupe. Ca fait un moment fort, puis un moment chiant. L'inverse est mieux, c'est calme puis on accélère niveau action. COmme par exemple souvent avec les verbes, un état d'imparfait, puis un passé simple pour dynamiser le truc.
Donc "Les mains toujours dans la bassine, Lysal tourna la tête".
Et autant tu fais des phrase à rallnge, autant t'es pas non plus obligé comme tu le fais là de couper des phrases quand c'est un enchainement d'action.
Et pour la deuxième action justement jauger de la tête au pied. Examiner je ne sais quel auter verbe me gênerait moins.
"Elle eut une moue insatisfaite, ce qui consistait "
Pas besoin de "ce", "insatisfaite, qui consistait..." Suffira très bien, ce sera bien mieux même.
"et les plaqua sur son crâne" POur savoir qui est les, faut reveir trois lignes auparavant, tu nous as parlé d'uatre chose entre temps de sa moue donc bon, faut revoir ça.
Deuxième pause, faut vraiment que tu fasses attention aux phrases elles sont soient trop longue, soient tu les coupes alors qu'elles semblent vraiment accordés l'une à l'autre.
"Elle les chassa d’un « pfffff ! » appuyé," C'est légèrement ridicule le pffff malgré tout. Je ne sais pas, faut trouver autre chose, d'un souffle dépité ou je ne sais quoi mais bon^^
JE vois pas en quoi se tordre le buste permet d'avoir une vision assez large du résultat, une queue de cheval c'est sur la tête, si tu tourne la tête ou le buste ou peu importe ça suit le mouvement de ta tête. Qu'ellese mette de profil j'imagine, qu'elle se mette de dos pour voir son dos et se torde pour voir ce que ca donne au miroir certe, mais si de dos elle tourne la tête vers le miroir et se tort, ses yeux vont être face au miroir et ses cheveux de l'autre coté. Elle me semble un peu conne, gesticuler pour rien celle ci^^
"attirant chaque jour vers elle un peu plus d’attention masculine"
PAs belle la phrase, et puis attirer des attentions c'est bizarres, déjà ce serait l'attention masculine, mais je te conseillerai de la refaire, en plus simple.
"qu’une question de minutes avant la nuit maintenant"
C' pas beau..
"les odeurs printanières portée" Portées
Bon voilà fini.
Que dire, rien de spécial, je t'aime ![]()
Sinon oui j'ia fais un comme court, mais c'est parce que y avait trop e truc à dire, j'ia synthétisé par des remarques générales.
Et puis aussi y avait tropd e trucs àc hanger pour que je propose des petites solutions^^
Oui, cette partie-là est assez ratée, j'en ai conscience^^
Merci de continuer à lire en tout cas ![]()
juste je viens de lire le commentaire d'xbq, et quelques toutes petites remarques:
"Sinon ça engage que moi mais je pense qu’à quinze ans on sait pousser des brouettes et vaguement donner des coups de pelles dans les fermes, même si on est une fille…"
Ah putain, t'imagines pas comme c'est balèze le travail de palefrenier, enfin ca ressemble à ça.
Perso je l'ai fais, j'ai trop galéré, bon la brouette ok, mais les coups de belles, ca demande le coup de main, l'habitude, mais aussi de la force. Enfin franchement, moi j'ai souffert à faire un mois le palefrenier!^^
"« — Oh. Fuis, Elora ! »
Franchement, ‘ai pas compris ^^° "
Au début aussi, ca m'a fait bizarre, et j'ai pas compris j'ai relu trois fois avant de saisir, et fallait que je remonte avant le dialogue^^
Ah non ça je crois pas, à moins que ses cheveux aient peur des soupirs tu ferais mieux de pas introduire le complément par de la cause ^^’
là c'est jack que j'ai aps compris, ca me semble très bien moi à party le coup du pfff, mais le verbe je vois pas ce qui cloche^^
"« Son père l’appela d’en bas, pour savoir si elle était rentrée. »
Mais il l’a croisée en bas donc il le sait non ? Oô "
Pareil j'avais rien compris à la situation, mais je me suis dis que j'avais du zapper quelques lignes, et j'avais la flemme de reprendre pour savoir si c'était moi qui avait mal lu, ou si c'était pas incohréent.
VLa car j'ai pas encore lu la suite^^
"« Son père l’appela d’en bas, pour savoir si elle était rentrée. »"
Là c'est bien moi qui ai merdé. Ca m'apprendra à écrire un même passage en plusieurs fois sans relire avant^^
J'ai lu, et je lirais.
Je poursuivrais mon comalacon plus tard mais là j'ai pas le temps. A quand la suite ?
Bien qu'ayant fait cette correction sous word, j'ai commencé par ouvrir un onglet ici dans le seul but de faire exploser le formulaire. Par conséquent, je suis content.
.
« sur sa vie en générale »
Non.
« l’un découlant de toute façon de l’autre. »
C’est donc la condition de soldat qui découle de sa vie ? Comme la phrase s’enchaîne on attendrait plutôt l’inverse mais bon…
« en tant de guerre »
Au cas où tu avais pas fait gaffe et corrigé que le « en tant de paix » d’Az^^
« il était comme tous ses camarades une probabilité de décès. »
Bien sûr on comprend mais je pense pas que tu puisses décemment l’exprimer comme ceci… Probabilité me semble pas le terme adéquat pour parler d’un seul pion.
« il n’en aurait connaîtrait pas moins la crainte »
Ouais, moi aussi j’aurais peur avec un accord de temps pareil Oô
« territoire reculé fait de montagnes, de hautes montagnes et de très hautes montagnes »
Même si pour la construction je comprends l’emploi du verbe faire, ça reste pas très beau, et pas très approprié pour des montagnes… Cela dit j’ai rien de mieux à te dire, bien sûr.
« Il y faisait froid toute l’année, le climat y était rude »
Ce qui me gêne c’est que tu emploies deux fois la même construction avec y dans deux propositions qui au final veulent dire la même chose. Donc à la lecture on a pas l’impression d’avancer ici… D’ailleurs de manière générale tout le paragraphe dont est tiré cet extrait avance plutôt lentement et sans grande fluidité :/
« n’importe quelle situation conflictuelle et de la remporter, par la force ou, le cas échéant, par la négociation. »
Déjà t’as pas employé le terme conflit alors hein, situation conflictuelle^^ mais bon pas très grave. Par contre j’aime pas trop l’emploi de remporter ici, j’aurais plutôt employé triompher. Par contre, en ce qui concerne la raison pour laquelle remporter me semble un choix de terme vraiment peu inspiré, eh bien elle est très précise et je ne la connais pas.
« le monde connu et l’inconnu. »
Ici ça serait pas mal qu’un des deux mondes ait un nom propre, pour pas se limiter à un bête connu / inconnu…
« on comprenait sans peine pourquoi on préférait prendre la mère pour s’y rendre. »
Sans compter la mère signalée par mcm, j’aime pas trop les *on* ici parce qu’ils se réfèrent à deux sujets différents.
« C’était tout à fait faux. »
Osef un peu mais pour mieux marquer l’écart de construction avec les vrais d’avant, là j’aurais mis un par contre ou quelque chose de ce style.
« quand ils avaient quitté le monde, l’avait fait au départ de Vlastoïa. »
Comme tu viens de parler de quitter le monde est tout ça, on a l’impression que le « au départ » se réfère au départ des anciens, alors que si j’ai bien compris c’est plutôt une simple indication de temps. Ça crée donc une ambiguïté facile à atténuer. En outre, tes anciens sont bien singuliers, mais ça hein xD
« qui s’escrimaient jour après jour à tirer quelque chose de la technologie des Anciens arrachée à la montagne et a priori morte. »
Cette proposition arrivant après une construction assez longue, ça fait beaucoup à la fois. C’eût été mon texte j’aurais omis de préciser qu’elle était arrachée à la montagne parce que a) on peut l’imaginer b) on s’en fout
« – les avalanches étant fréquentes en haute montagne. »
Non ! le *–* signifie, normalement, que le texte fait une réflexion après coup, c’est comme un retour pour ajouter de nouvelles infos. Deux morceaux de phrases séparés par un *–* fonctionnent donc beaucoup mieux s’ils ont une certaine indépendance grammaticale. Aussi je te dirais soit de garder le étant et de mettre une virgule, soit de garder le *–* et de mettre « étaient ».
« la balbutiante industrialisation qui étendait ses tentacules d’acier »
balbutiante = image faible // acier = image forte. Difficile de concilier les deux…
« sur plusieurs centaines de kilomètres du nord au sud, à ce qui était pour eux l’autre bout du monde »
pas *à*, vu que tu n’as pas emmené de l’autre côté dans ta phrase, tu as simplement parlé de la distance. « Jusqu’à » t’emmènerait à moindres frais jusqu’à – duh ! – l’endroit voulu.
« Dire que Valek retenait son souffle serait un euphémisme ; il venait littéralement d’arrêter de respirer. »
En même temps c’est un peu la définition de retenir son souffle ça…
« Ca nous a pris une journée pour pomper jusqu’à la dernière goutte, surtout parce que personne voulait s’attarder dans le coin, t’imagines. »
Peut-être que c’est moi qui suis con mais je m’attendais à ce qu’une journée soit un temps long, pas court, en lisant la phrase. Tu peux soit m’ignorer soit mettre « qu’une journée » histoire que la question se pose pas.
« les mains de Valek s’étaient serrées en poings. »
Qu’un poing par main normalement.
« j’ai souvent accompagné le même érudit, à de nombreuses reprises. »
Oui on a compris pas la peine de le dire deux fois^^
« savait que j’avait été »
Non.
« me prendre comme nounou… »
Voilà une formule que je vois pas du tout un soldat prononcer pour qualifier son travail. Et comme tu leur as quand même donné un langage propre jusque là, ça fait un peu tache
« il m’a appris pas mal de truc »
Tain il devait s’expliquer longuement pour qu’il n’y en ait qu’un
« Personne n’en sait rien avec certitude. »
Personne ne le sait, vu qu’il n’y a qu’un seul questionnement et pas un vaste sujet dont on pourrait ne savoir rien.
« des objets à moitié morts »
Par opposition aux objets à moitié vivants ?
« parlent la notre / savent lire et écrire la notre »
La nôtre.
« la majorité, en fait – pensent que cette croyance populaire est une bonne chose, en fait. »
Répétition.
Et la suite ça vient sinon ?^^
Merci pour ta lecture/correction
Pas grand-chose à redire, comme d'hab ; va falloir que je sois plus attentif. Sinon la suite, j'avais relativement oublié, j'essaie de la relire et poster d'ici ce soir.
Je laisse le centième à celui qui gueulera sur le hobbit pour son retard. ![]()