Ca n'a peut-être pas grand intérêt, mais c'est génialement agréable. ![]()
Ben non j'ai rien à dire de constructif, j'adore déjà ce texte et tous ses personnages.
Et j'suis pas foncièrement doué pour les éloges (ça rentrerait pas dans la définition de "connard de base", ça?
), donc j'en ferai pas une tartine complète.
Envoie la suite, donc.
Et le plus vite possible. ![]()
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)
La suiiiite!
Merci d'avoir lu vous deux. La suite arrivera assez rapidement.
"Eh là-haut, quand t’auras fini de rêvasser, "
Eh là haut c'est une interjection, enfin une apostrophe, donc faut mettre un point d'exclamation après pour bien marquer le rythme.
Après un truc qui n'engage que moi. Mais l'interjection Eh, s'écrit aussi Hé.
Et personnellement je préfère la deuxième écriture, l'accent aigu mettant en avant le son dans mon esprit. Le eh ressemblant plus dans ma tête à un è.
"luisant de sueur, luttant pour maintenir droites les deux brouettes qu’il tractait derrière lui, en sueur et voûté. "
premièrement on a compris qu'il était en sueur^^
Deuxièment je trouve que ca va pas, c'est de trop placé comme ç'est, le "derrière lui, en sueur et vouté"
"les mains sur les vertèbres. " je trouve le terme vertèbre trop médicale, scientifique, vu qu'on parle de fermier.
"Elle suivit son père et sa brouette les mains sur les poignées de la sienne"
Bizarre comme phrase.
"quatre chevaux l’accueillirent en remuant tranquillement la queue."
Dit comme ça, on dirait qu'il remue la queue pour lui faire la fête, comme des chiens feraient.
Un cheval si ca remue la queue, c'est pour envoyer les mouches qui lui tourne autour, mais un cheval content, qui voit son maitre arrivé ne remue pas la queue. Et on a l'impression dans cette phrase qu'ils remuent la queue pour l'accueillir.^^
BOn je m'arrête pour l'isntant à la fin du 1, je continuerai plus tard.
Mais c'est décevant c'est très lourd, beaucoup de participe présent qui alourdissent considérablement l'écriture, les descriptions manquent d'intensité, on a l'impression que tu rabâches tout le temps la même chose que ca n'avance pas.
dans CM, y'avait un esclave qui s'appellait Moïshe, et qui entend la voix de Dieu lui dire d'ordonner au Prince de laisser son peuple partir?
dans le désert
![]()
J'ai oublié de préciser, j'ai lu. Faudra pourtant que je me plonge dans l'histoire plus profondément avant de juger sérieusement.
Jusqu'à maintenant, j'apprécie.^^
Espèce de sale spoileur Zech! Je vais te niquer la fin d'Itinéraire
Content que tu sois toujours là, Yohan^^
Et la suite demain soir.
Je poste deux parties d'un coup, parce que la partie suivante est un peu plus longue et que je préfère couper à ce niveau-là.
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- 3 -
Valek et Nikolaï étaient assis dans un coin du Sabot, de part et d’autre d’une table en bois si petite et encombrée qu’ils n’avaient pas la place d’y poser leurs dernières chopes. Nikolaï s’était coupé court ses cheveux blonds, et avait rasé sa barbe. On aurait cru qu’il n’avait pas quitté la civilisation depuis des mois, au contraire de Valek, qui ne s’était pas rasé depuis plusieurs jours et dont les cheveux mi-longs peinaient à se remettre des assauts du vent. Silencieux depuis plusieurs minutes, les deux soldats laissaient leur regard errer sur la salle, naturellement bondée et bruyante pour une veille de sillage. Demain, il y aurait trois fois plus de monde, ce qui semblait difficile à envisager vu le nombre de buveurs au coude à coude partout dans la grande salle. Les serveuses, débordées, se frayaient tant bien que mal un chemin parmi la marée humaine, qui les interpellait sans discontinuer, proférant cris, commandes, insultes, et surtout beaucoup de propos inintelligibles. De temps à autre, une main se perdait sur le bas du dos d’une serveuse, et le claquement d’une main énervée sur une joue trop téméraire venait un instant couvrir le brouhaha ; s’en suivaient des rires gras, puis la taverne regagnait l’ambiance de fête dont elle ne semblait pouvoir se départir très longtemps.
Leur table était située dans le coin le plus éloigné de la porte, serrée entre le mur de gauche et une des deux cheminées. La seconde se trouvait à une quinzaine de mètres, de l’autre côté du comptoir, qui offrait un axe de symétrie parfait. D’ordinaire, des tables occupaient la fosse centrale – qui n’avait d’une fosse que le nom, le sol étant au même niveau que partout ailleurs – mais elles avaient été remisées pour laisser entrer plus de monde. Seules les tables sur les côtés et à l’étage étaient restées. Valek essaya tant bien que mal de localiser leur serveuse – Erylia, ou quelque chose du genre – et crut la repérer à l’étage, sous la tête empaillée d’un lézard énorme qu’Arbal, le tenancier, attribuait sans en démordre à un dragon. C’était bien elle, qui descendait agilement l’escalier de bois, un plateau dans chaque main. Il la suivit du regard jusqu’au comptoir, où elle se débarrassa des plats, puis jusqu’à la porte en fer marquant la frontière entre la salle et la cuisine, derrière laquelle elle disparut. De l’autre côté du comptoir, sur trois étagères qui couraient tout le long du mur, s’alignaient quantités de bouteilles, flacons, flasques, gourdes, outres, bols et verres de toutes formes et de toutes tailles, remplis de liquides incolores, bleu pâle, rouge sang, jaune or et noir pétrole. Valek aurait été bien en peine d’identifier la moitié des boissons et n’en avait sûrement pas encore goûté le quart. Quoi qu’il en soit, leur vision suffit à ranimer sa soif – il prendrait bien un autre verre. Il amorçait un mouvement de l’épaule pour lever un bras vers une serveuse, geste soudain beaucoup plus difficile à réaliser qu’il l’aurait cru, quand Nikolaï reprit la parole.
— Je t’ai pas tout dit, tu sais.
Il y avait quelque chose dans le comportement du soldat qui convint Valek de remettre à plus tard sa commande. Peut-être était-ce sa façon nerveuse de tripoter une cigarette éteinte, sa voix basse et soudain lointaine, ou son regard fuyant qui sautait d’un point à l’autre. Plus probablement l’addition de tous ces éléments. Nikolaï avait l’air franchement déprimé, ce qui jurait trop avec son allégresse des heures précédentes pour ne pas être inquiétant. Tout d’un coup, Valek se sentait dégrisé.
— Tout quoi ? demanda-t-il, jugeant préférable de poser sa chope à moitié vide par terre.
— A propos de notre expédition, répondit Nikolaï, semblant chercher dans un fond de rhum comment poursuivre. Je t’ai juste donné les grandes lignes, la gentille histoire qu’on en fera après… Tu vois ce que je veux dire ?
— Oui.
Non, il ne voyait pas du tout ce qu’il voulait dire, mais une subite intuition lui laissa entendre qu’il n’allait pas tarder à le comprendre, bien qu’il ne préférerait sans doute pas.
— Non, tu ne vois pas, confirma Nikolaï.
— Explique-moi, alors.
— Je suis pas sûr que tu veuilles entendre ça, mon ami.
— Laisse-moi en juger par moi-même… mon ami.
Il avait insisté sur les deux derniers mots, et Nikolaï releva ses yeux bleus de son verre pour les plonger dans ceux, sombres et calmes, de Valek. Ils étaient parfaitement lucides et éveillés ; il est moins ivre que moi, se dit Valek.
— Soit. Pourquoi pas, après tout…
Il vida son verre d’un trait, le lâcha dans une chope vide, se redressa sur sa chaise et reprit, le regard un peu plus assuré et la voix moins tremblante :
— Tu te souviens, je t’ai dit qu’on s’était arrêtés dans la forêt d’Emeraude ?
— Oui.
— Ben déjà, c’est un nom complètement débile. L’émeraude c’est vert foncé, vert sombre, un vert vraiment intense. Alors que la forêt de Yax Mutal, toutes ses feuilles sont vert clair, un vert carrément plus lumineux, plus… léger, plus aérien. Mais bref, tu t’en fous de ça, je sais. Bon.
Il marqua une nouvelle pause, chercha un verre plein, n’en trouva pas et alluma sa cigarette en frottant une allumette contre le mur.
— Bref bref bref, continua-t-il dans un nuage de fumée, les Sylvains nous avaient prêté une maison vide pour dormir, et le colonel et son pote magicien/scientifique étaient dans une autre, près de celle d’un genre de chef de tribu ou de grand mage, un truc du genre. Moi j’arrivais pas à dormir, alors je suis sorti marcher un peu. C’est magnifique la nuit, Valek. Comme dans les chansons et les poèmes : l’herbe douce, le vent tiède, les étoiles qui brillent… Même si elles brillent pas autant qu’ici, c’est différent, parce que eux, ils ont pas de machines qui vomissent de la fumée. Pas une seule machine. Merde, ils ont même pas un fusil ou un flingue ! Bref... Je marchais, donc, et je me suis retrouvé à côté de la maison où étaient le colonel et l’autre… (il claqua des doigts) Vladislav ! Ouais voilà, il s’appelle Vladislav. Tu sais qu’il était même pas au débrief’ ce matin ? Alors que c’est lui qui nous a guidé tout ce temps, il daigne même pas venir. A peine s’il s’est pointé hier, en coup de vent. Je peux pas dire qu’il m’ait manqué, cela dit. Enfin bon…
Il s’interrompit le temps pour Erylia d’empiler leurs verres dans une bassine et de lancer un clin d’œil appuyé à Valek, que celui-ci s’empressa de ne pas remarquer. Ils commandèrent deux nouveaux verres, plus pour ne pas être mis dehors qu’autre chose ; aucun d’eux n’avait plus vraiment soif à présent.
— J’étais devant là où le colonel et Vladislav passaient la nuit… A savoir que leurs maisons, c’est plus des cabanes qu’autre chose, et qu’à moins de murmurer, tout ce que tu y dis peut facilement être entendu de l’extérieur. J’avais aucune envie d’espionner ou quoi que ce soit ; j’ai pas écouté, j’ai juste entendu. Ils étaient en plein conciliabule avec le chef du village, et c’est lui qui leur a dit qu’il savait où il y avait une source. Je voyais pas ce qui se passait dans la cabane, mais à sa façon de parler, j’avais l’impression que les deux autres le forçaient d’une façon où d’une autre à parler… Ils lui ont demandé où il y avait une source, et il a eu l’air surpris qu’ils lui demandent. Tu sais ? Comme quand tu sais qu’un gamin a volé un truc, et que tu lui demandes où il l’a planqué. Il est surpris parce que d’après lui, personne peut savoir qu’il a piqué le truc. Eh ben c’était un peu pareil là. Comme si le chef du village, il connaissait un secret, et qu’il découvrait que c’était pas tant un secret que ça. Je crois qu’il avait les jetons.
Il se tut un instant. Leva son verre, l’approcha de ses lèvres, le reposa sur la table.
— Il a dit que les sources c’est pas ce qui manque derrière les éoliennes.
— Sainte Neige !
Valek croyait commencer à entrevoir toute la mesure du problème ; c’était un peu comme si Nikolaï avait lentement tiré le fil de son récit de l’ombre à la lumière. Sauf qu’en pleine lumière, le fil devenait une toile dense et inextricable, dans laquelle son ami avait de fortes chances d’être empêtré. Il avait aussi de fortes chances d’être dans une belle merde.
- 4 -
Elora et son père jouèrent une petite dizaine de minutes avant d’aller dîner. La partie n’avança guère, chacun se contentant de déplacements hésitants et ayant pour but principal de laisser l’autre faire un premier mouvement décisif. Les deux adversaires avançaient alors lentement leurs pions, puis faisaient sortir de leur armée cavaliers et fous pour venir renforcer la ligne d’attaque. Ou de défense, selon qui ferait le premier pas. La partie n’en était donc encore qu’à son début lorsqu’il passèrent à table et, comme si un estomac rempli enhardissait finalement les joueurs – à moins que ce ne fut la fatigue et l’envie d’aller se coucher – Elora et Fermaël décidèrent finalement d’accélérer un peu les choses. Ce fut le père qui initia la tendance, capturant une tour de sa fille, qui s’était avancée trop près d’un cavalier. Elle riposta en terrassant ce cavalier par un fou jailli de l’autre côté de l’échiquier et, le temps qu’il amorce un mouvement de repli avec son cavalier survivant, Elora avait fait barrage entre ce dernier et le roi blanc en interposant son fou.
— Echec, jubila-t-elle.
Son fou fut capturé par un simple pion.
— Le vent tourne, fit remarquer son père.
Il se renfonça dans son fauteuil le temps pour Elora de se pencher sur l’échiquier, un pli de réflexion lui barrant le front.
— Tu peux pas prendre mon fou avec juste un pion ! protesta-t-elle, plus déçue que véritablement outrée.
— Et pourquoi non ? Il était à la bonne place.
— Oui mais… c’est un pion quoi, c’est pas juste !
— C’est peut-être un pion, mais il était au bon endroit au bon moment. Ce jeu serait beaucoup plus simple si la hiérarchie était vraiment prise en compte, tu ne crois pas ?
— Ou plus difficile. Je pourrais pas faire ça.
Elle déplaça un pion sur le côté de l’échiquier, l’amenant sur une case occupée par une tour. Assez loin du véritable conflit à présent, mais ainsi son père ne pourrait-il pas ramener du renfort.
— Ok, bien joué. Attends un peu…
Fermaël commençait à s’inquiéter quant à l’issue de la partie. Certes, Elora n’était qu’une gamine, mais une gamine qui n’avait pas une ferme à gérer tous les jours. Ce qui lui laissait beaucoup trop de temps pour jouer aux échecs avec ce vieux fou d’Arck. Il faudrait qu’il remédie à ça ; sa fille avait besoin de plus de corvées, sans quoi il risquait de ne pas la battre très souvent.
La partie venait d’atteindre ce stade – le plus intéressant, selon lui – où chaque mouvement devenait risqué, chaque pièce déplacée d’une seule case déterminant le sort du reste de l’armée. Bien sûr, d’aucuns auraient objecté que c’était le cas dès le commencement d’une partie, que chaque manœuvre devait faire l’objet de nombreux calculs et projections dans le futur. Ce n’était pas faux, bien sûr ; mais, invariablement, arrivait toujours un moment où chaque joueur risquait à tout moment de se retrouver instantanément en fâcheuse posture. L’échiquier était de plus en plus parsemé, le gros des combats au centre du plateau – centre dont aucun des deux n’avait réussi à assurer la domination. Et il devait reconnaître qu’Elora s’en tirait remarquablement bien. Il ne lui restait plus qu’un fou et une tour en plus de quelques pions, et si son dernier cavalier n’était pas encore menacé, ses seuls déplacements possibles revenaient tous à l’envoyer rejoindre le petit tas de pièces noires posée à gauche de l’échiquier. Cependant, elle avait gardé son roi et sa reine à distance raisonnable d’un danger immédiat, encerclés pour la forme d’une garde royale composée du dernier fou et de quatre pions. Alors qu’il les regardait, la victoire commença à apparaître de façon très précise à l’esprit de Fermaël. Même si, bien entendu, il savait depuis le début de la partie qu’il laisserait gagner sa fille. Néanmoins, tous deux seraient bien plus fiers si elle gagnait d’elle-même.
Dans deux coups, sa fille pourrait le mettre mat avec un pion. Pion qu’il prendrait sans aucune difficulté, mais en offrant une belle diagonale dégagée entre le fou noir et sa reine blanche. D’un autre côté, s’il ne s’occupait pas du pion, et si Elora décidait d’alléger du cavalier la garde rapprochée de sa dame, son dernier cavalier à lui ne serait bientôt plus qu’un souvenir vivace. A moins que…
— La loterie des dieux, commenta-t-il en évacuant sa dame vers un coin.
— Hein ? fit Elora, perplexe à la fois par ce mouvement qui n’avait aucun sens que par la phrase de son père qui n’en avait guère davantage.
— La loterie des dieux, répéta-t-il. Maintenant on a tous les deux autant de chances de gagner et autant de chances de perdre. Aux dieux de voir.
Elle ne répondit pas, se penchant de nouveau sur l’échiquier.
— Tu sais, l’aida son père, en ayant plus de perspective, tu peux décider de mouvements plus adaptée.
La jeune fille se redressa, mais avec un moulinet distrait de la main qui, en bien des circonstances – et surtout en celle-ci – pouvait signifier "laisse-moi me débrouiller". Fermaël n’ajouta donc rien, se contentant d’assister à l’avancée d’un pion. Il déplaça sa dame de deux cases vers Elora. Elle vint coller la sienne juste sous le pion qu’elle venait d’avancer. Il fit reculer son cavalier, en une tentante invitation à l’attaque – un guet-apens, en d’autres mots. Guet-apens dans lequel elle allait se précipiter, avançant une main au-dessus de son pion. Si elle faisait ça, elle n’avait que de faibles chances de remporter la partie, aussi la prévint-il :
— Tu devrais pas bouger ce pion.
— Mais ! Quoi encore ?
— Je dis ça comme ça, se défendit Fermaël en écartant les bras. Mais si tu déplaces ce pion, il va se faire prendre, et ta dame sera sans défense.
Elle réfléchit un long moment, silencieuse, scrutant attentivement l’échiquier.
— Donc, continua son père, tu devrais laisser ton pion pour protéger ta dame.
— Tu dis ça pour que je perde, dit-elle sans aucune conviction.
— Tu crois ?
— Nan…
Elle ignora pion et dame, et les contourna de son cavalier survivant. Fermaël ramena sa propre dame dans le cœur de la partie, et regarda avec une surprise non dissimulée sa fille avancer son pion. Il pouvait se faire prendre par le roi, la reine, le cavalier et un fou. La dame noire, qui plus est, n’était absolument plus protégée et, une fois qu’elle serait partie, plus rien ne se dresserait entre les pièces blanches et le roi noir.
Fermaël décida alors de gagner. D’une part, il était difficile de faire autrement à la suite du mouvement audacieux (du mouvement idiot) d’Elora ; d’autre part, une leçon était toujours bonne à prendre. Il allait d’abord s’occuper du pion avec son cavalier, puis la reine – qui ne pouvait qu’avancer – se retrouverait à la merci soit dudit cavalier, soit du fou, soit de sa némésis. Ensuite, il ne lui faudrait pas plus de trois tours pour mettre le roi à sa merci. Il commença donc, prenant le pion noir. Il sourit en voyant Elora dégager sa reine d’une case en arrière, en diagonale, et avança sa propre reine.
— Echec , déclara-t-il.
Elora sourit et, d’un ton professoral qui ne lui allait qu’à moitié, dit :
— Tu sais… des fois, un sacrifice est essentiel pour gagner. Echec et mat.
Sans tout à fait comprendre comment il avait pu ne pas anticiper ça, il regarda sa fille déplacer la reine noire sur la case – brièvement – occupée par la dame blanche. Une case la séparait du roi noir, qui ne pouvait ni bouger latéralement, ni avancer, ni reculer. Il vérifia les diagonales ; un fou d’un côté, un cavalier de l’autre, et une tour pour faire bonne mesure. Mat. Il avait perdu.
— Oh, commenta-t-il sobrement. Mat. Effectivement.
Elora resta silencieuse, braquant sur son père un regard aussi sérieux qu’un prêtre, avant de jaillir du fauteuil, de courir vers la porte et de l’ouvrir à la volée.
— Maman ! J’ai gagné-é ! MAMAN ! J’ai gagné, j’ai fait échec et mat ! J’ai gagné, j’ai gagné, j-ai-ga-gné !
La voix de sa femme, invariablement calme et posée, parvint aux oreilles de Fermaël.
— Je vous signale, général, que vous avez oublié de descendre les cerises du toit.
Un peu longue la description de la taverne, mais néanmoins très bien faite. Ceci dit, c'est ce qui suit qui est beaucoup plus intéressant...
Et j'aime toujours autant cette ch'tite famille de fermiers, même si je me doute que ça ne restera pas longtemps aussi calme...
En tout cas, vivement la suite et mon prochain commentaire useless. \o/
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)
pouah ! est ma seule réaction
j'adore lire, j'adore écrire, et encore plus lire les oeuvres d'autres tiers.
mais là...
je vois sous mes yeux un gigantesque pavé qui me donne mal au crâne de par ses interminables descriptions et ses actions longues et monotone...
une énième oeuvre de fantasy fade, sans surprise... qui semble de plus s'enfoncer dans le triste tunnel de l'infini et qui finira sans doute dans le néant de la littérature forumesque.
Pour moi, et sans vouloir passer pour un être prétentieux, c'est une oeuvre d'écrivain raté, rédigé avec néanmoins beaucoup d'audace par un suppôt de Tolkien.
Si tu souhaites un conseil, ne te prend pas trop au sérieux. Rédige des oeuvres sobres simple et décomplexé. Tu es loin d'être bon, malgré tout ses hypocrites qui se moquent et te donne l'envie de continuer ce vulgaire torchon sans aucune valeur.
Je ne veux pas te dévourager, mais tu es loin du but, le mal que tu te donnes est totalement inutile si tu n'arrives pas à comprendre que ce genre littéraire n'est pas fait pour toi. je vais rechercher d'autre de tes oeuvres pour un avis un peu plus global.
Bonne chance à toi, frère ![]()
Elora et son père jouèrent une petite dizaine de minutes avant d’aller dîner. La partie n’avança guère, chacun se contentant de déplacements hésitants et ayant pour but principal de laisser l’autre faire un premier mouvement décisif. Les deux adversaires avançaient alors lentement leurs pions, puis faisaient sortir de leur armée cavaliers et fous pour venir renforcer la ligne d’attaque. Ou de défense, selon qui ferait le premier pas. La partie n’en était donc encore qu’à son début lorsqu’il passèrent à table et, comme si un estomac rempli enhardissait finalement les joueurs – à moins que ce ne fut la fatigue et l’envie d’aller se coucher – Elora et Fermaël décidèrent finalement d’accélérer un peu les choses. Ce fut le père qui initia la tendance, capturant une tour de sa fille, qui s’était avancée trop près d’un cavalier. Elle riposta en terrassant ce cavalier par un fou jailli de l’autre côté de l’échiquier et, le temps qu’il amorce un mouvement de repli avec son cavalier survivant, Elora avait fait barrage entre ce dernier et le roi blanc en interposant son fou.
— Echec, jubila-t-elle.
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hum... c'est quoi ça ? arrête le LSD mec
Oulà, marrant le joël. ![]()
les commentaires sont comment dire... amicaux ![]()
ça ça s'appelle une vengeance pour Cellulaire, ou je m'y connais pas en boulets^^
bien vu j'y avait pas pensé...
Joel était presque crédible. Enfin, jusqu'à "Joel".
Merci à Az d'avoir lu, sinon.
qu'est-ce qui n'était pas crédible dans mon commentaire Epitaph ?
tu n'es toujours pas décidé à te remettre en question ?
Apparement tu as mal pris quelque chose qui n'est pas fait pour te blesser mais pour te faire prendre conscience de certaine chose que tu sembles ignorer ?
vrai ?
C'est toujours plus facile de se remettre en question quand le commentateur dit quelque chose.
Ça sent presque le monsieurfic. ![]()