Hobbit, tu es en retard !!
Saletés d'études, j'ai même plus le temps de lire mon modo préféré! Je m'y mets dès que j'ai une seconde, foi d'hibou!
Tu sais 'taph, à trop faire attendre ... on en perdra le fil de l'histoire et s'ensuivra la flemme de relire.
Et puis le doute se mêlera à ses posts, son topic coulera, faute de lecteur, il déprimera, comprendra la misère dans laquelle certains forumeurs se trouvent, ratera son année, devra recommencer, sera à nouveau de moins en moins disponible, deviendra moche et aigri,...
Et pendant tout ce temps, nous, on aura pas eu la suite. =/
Ouai ton raisonnement tiendrait la route s'il était pas déjà moche et aigrie^^
Sorry. Je poste ce soir, promis. Et Zech, je t'emmerde mon chou ![]()
Menteur je sais que t'aimes quand je dis les vérités que personne, si ce n'est moi, n'ose dire ![]()
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— Je t’en prie, dis-moi que c’est pas vrai…
Une prière stupide, songea Valek alors même qu’il la formulait. Bien sûr que c’était vrai. Il n’y avait qu’à voir l’expression de Nikolaï, il n’y avait qu’à entendre son ton bas, au bord de la rupture, il n’y avait qu’à sentir sa nervosité ; d’une façon ou d’une autre, il ne tarderait sans doute pas à exploser. Parce qu’il disait vrai. Parce qu’il (lui, vraiment ?) avait pénétré armé en terre interdite, avait découvert qu’y vivaient des êtres intelligents qui, s’ils n’étaient pas des dieux, avaient bien trop d’attributs humanoïdes pour ne pas être des hommes, et qu’en repartant, il en avait étalé un. Définitivement. A sa place, Valek aussi serait… eh bien, préoccupé, à tout le moins.
— Mais comment ? Pourquoi ?
Lui était sous le choc. Il attendait l’explication de son ami, implorant en silence tout le répertoire de déités qu’il connaissait pour que son récit soit une justification suffisante. Pourquoi on l’a tué ? Eh bien tu vois, il était armé jusqu’aux dents. Extrêmement menaçant. C’est lui qui nous a attaqué, d’ailleurs. J’ai dit "lui" ? Non attends, ils étaient au moins une trentaine… On a même eu de la chance de s’en tirer vivants... Rien de tout cela n’avait bien entendu la moindre chance de s’avérer exact. Pourquoi, sinon, Nikolaï aurait-il eu l’air si bouleversé ? Un soldat qui tue un homme, c’est somme toute assez banal. Un soldat qui outrepasse un interdit divin pour se retrouver face à face avec un individu du genre totalement inédit pour l’abattre sur place, c’est déjà moins fréquent. Et il fallait que ça tombe sur lui. Tout compte fait, Valek n’éprouvait guère plus que l’ombre d’un soupçon de jalousie. Il ne regrettait plus vraiment de ne pas avoir fait partie de l’expédition de son camarade.
— Nikolaï !
Il avait crié, et quelque part un oiseau s’envola dans un grand bruissement d’ailes. Nikolaï releva la tête et lança à Valek un regard noir, presque accusateur. Il s’exprima d’une voix claire – celle qu’il aurait devant une cour martiale, se dit Valek, frissonnant à cette pensée.
— Il est arrivé du nord, et on l’a pas vu avant qu’il soit à quelques pas de nous. On s’est tous arrêtés d’un coup. Le colonel, l’érudit, pareil. Et personne a moufté. Le quatre-bras – m’en veux pas si je l’appelle comme ça, c’est juste que c’est de cette façon qu’on l’a appelé les rares fois où on en a parlé –, il disait rien non plus. Il s’est arrêté un moment, et puis il a marché droit vers nous. Y’a quelques gars qui ont pointé leurs fusils sur lui, et je leur ai dit de rien faire, mais pas fort. J’avais du mal à parler fort, tu comprends ? (Valek hocha la tête.) Il portait juste un pantalon, fait dans une espèce de tissu léger, qui gonflait autour de ses jambes, mais qui faisait pas le moindre bruit de frottement… même quand il est arrivé à deux mètres de nous, il faisait pas le moindre bruit. Je me souviens que sa peau était foncée… tannée. Comme bronzée. Et qu’il avait des motifs peints sur le corps. Des spirales sur les bras, une barre blanche au travers du torse… D’autres trucs aussi. Il avait un couteau passé à la ceinture, et il avait des cheveux longs, avec des babioles dedans… Il était beau.
Il avait ajouté ça d’une voix rapide et basse, presque honteuse. Valek se mordit la lèvre pour ne pas lui hurler d’en venir au fait.
— Il avait une main derrière le dos, c’est pour ça que certains des gars – ceux qui étaient pas comme moi à regarder comme des bœufs ses trois autres mains – l’avaient braqué. D’une façon ou d’une autre, je crois qu’il a compris que le colonel et l’érudit étaient les chefs de notre petite troupe – sans doute parce qu’ils se tenaient un peu devant, à l’écart – et il les regardait dans les yeux, en souriant comme un gosse…
Il marqua une pause, et Valek imagina comme s’il l’entendait la pensée qui lui traversa l’esprit – c’était un gosse, sainte Neige.
— Et puis il a sorti sa main de derrière son dos, un soldat a paniqué, l’a descendu. C’était fini avant même d’avoir commencé. Personne a rien dit. Personne l’a ne serait-ce qu’engueulé. Vladislav a chuchoté un truc au colonel, il a hoché la tête, et il a dit "vous voudrez pas être là quand ses copains rappliqueront, alors magnez-vous le train et avancez jusqu’à la ligne, et plus vite que ça". Il est reparti avec l’érudit, et tu sais quoi, Valek ? La plupart des gars l’ont suivi sans un mot, sans un regard. Mais y’en a quelques uns – et ceux-là crois moi, je les respecterai à jamais rien que pour ça – qui ont lancé un regard assassin au connard qui a descendu le quatre-bras. Et moi, j’aurais voulu… Enfin, j’étais en train d’y penser Valek, je me voyais le faire, à ce moment où à un autre, mais je voulais, putain…
— Tu voulais le tuer ?
Nikolaï releva la tête, et ses yeux se posèrent sur ceux, tristes et fatigués, de Valek. La compréhension mutuelle qui passa via ce bref contact fut pratiquement absolue, et valait tous les dialogues passés et à venir. Ca, ou alors il était beaucoup trop sensible, ce soir.
— Ca m’a traversé l’esprit.
— Tu l’as fait ?
Le ton était curieux, tout au plus. Curieux et relativement indifférent ; si Nikolaï avait tué l’un de ses frères d’armes, s’exposant à la pendaison ou à l’exil, Valek l’aurait compris et accepté sans broncher.
— Non. C’est un louveteau. Mais je lui ai juré que s’il m’en donnait encore l’occasion, je la saisirai.
— Je comprends.
C’était vrai, bien entendu. Valek aurait très certainement eu la même réaction, s’il n’avait pas sorti son pistolet pour loger une balle dans la tête de l’enfoiré qui ne méritait cela dit plus même le terme de louveteau.
— Tu sais ce qu’il avait dans la main ? demanda Nikolaï, plongeant la sienne dans une poche.
— Non, quoi ?
Il en tira une sorte de long collier de perles sombres. Ca et là étaient passées de petites plumes rouges et blanches. Il le tendit à Valek, qui le prit presque cérémonieusement. C’était la première fois qu’il voyait quelque chose de fabrication Nadjik. Il l’examina à la faible leur des étoiles et de la rouge, égrenant les perles entre le pouce et l’index, puis le rendit à Nikolaï.
— Tu sais ce que c’est ? demanda de nouveau celui-ci. Ce n’était pas vraiment une question.
— Oui, dit Valek, qui pensait non.
Non, ne lui dis pas, ça n’apporterait rien.
— C’est un cadeau.
— C’est aussi ce que je me suis dit, affirma Nikolaï.
— Qui c’est ? Celui qui a tué le Nadjik.
— Kasi, quatrième compagnie d’infanterie. Un jeune con. Tu le connais ?
Valek secoua la tête. Il préférait ça, d’ailleurs. Un silence pesant s’abattit sur la ruelle, et les deux hommes gardèrent une bonne minute les yeux baissés. A un quelconque moment de leur conversation, il s’était remis à neiger, et le sol regagnait lentement sa pureté immaculée. Valek savait que c’était à lui de prendre la parole, en disant quelque chose de rassurant et réconfortant, mais à part quelques clichés bien sentis, il ne voyait pas vraiment quels mots prononcer. Il se lança quand même.
— Ecoute, c’est moins grave que ce que je pensais…
— Tu te fous de moi ?
— Non attends, laisse moi finir. Je dis pas que ce qui s’est passé est sans importance, mais… Vous avez tué qu’un seul Nadjik, et c’est pas ton doigt qui était sur la gâchette. Et le colonel et l’érudit ont rien dit ni rien fait, et ils continueront comme ça. Comme je t’ai dit, peu de monde sait ce qu’il y a derrière les éoliennes, et ceux-là s’en foutent. Mais ce qu’ils savent aussi, c’est que le Roi en a interdit le passage. Si quelqu’un parle, que ça arrive à Egolia, il y a de fortes chances pour que le Roi en chie de la cristyte. Et après, ça retombera sur le Duc, et puis sur l’érudit, et éventuellement sur le colonel. Toi, t’étais qu’un soldat parmi d’autres. Dans tous les cas, vous avez sans doute rapporté assez de pétrole pour qu’on juge assez malvenu de sanctionner toute l’expédition. T’as rien à te reprocher, Nikolaï.
Ca sonnait creux, mais c’était pourtant la vérité. Nikolaï ne pouvait pas ne pas y avoir pensé, et le fait que Valek abonde en ce sens sembla le rassurer légèrement. Très légèrement.
— Et puis, il y a ta promotion.
Il se détesta aussitôt qu’il eut dit ça. D’accord, c’était aussi la vérité, et Nikolaï était suffisamment intelligent pour s’en être plus ou moins rendu compte, mais de là à le lui dire franchement…
— Ma promotion, répéta Nikolaï, un sourire narquois aux lèvres. Tu penses que c’est une promotion de circonstances. Tu penses que c’est pas une médaille qu’on m’a donnée, mais un bâillon. Et tu penses qu’au moment de me l’accrocher à la poitrine, le regard du colonel me disait "ferme ta grande gueule de sentimental". C’est ce que tu penses, pas vrai, Valek ?
La question était purement rhétorique, ce qui dispensa Valek de répondre que c’était exactement ce qu’il pensait. Difficile de faire autrement.
— Mais c’est peut-être une bonne chose, dit-il. Ca montre que l’état-major, ou qui que ce soit qui t’ait accordé cette promotion, ne te juge coupable de rien…
— Tu penses quand même que je ne la mérite pas.
— Ne sois pas stupide. Tu la mérites depuis longtemps, et de toute façon, t’aurais pas tardé à l’avoir. Les circonstances sont justes différentes…
S’ensuivit un nouveau silence, plus bref que le précédent, brisé par Nikolaï.
— Et puis, j’aurais pu être sanctionné comme Kasi.
— Pendaison ?
— Transfert. Il fait maintenant partie de la sécurité du chantier du grand château du prince Robert. Qu’il crève là-bas.
— Y’a des chances… T’as déjà vu une boule de neige au milieu du désert, toi ?
La plaisanterie arracha difficilement un sourire à Nikolaï. Valek s’avança et luis posa une main sur l’épaule.
— Tu devrais rentrer chez toi.
— Ouais, sans doute.
Ils se mirent en marche, évoluant en silence dans le dédale de venelles et passages de la ville basse, et s’arrêtèrent en débouchant sur une grande rue vivement éclairée par deux rangées de lampadaires.
— La conscience est quand même une belle saloperie, commenta Nikolaï d’un ton amer.
— Tu trouves ? Je suis heureux d’avoir toujours la mienne, moi…
Nikolaï se tourna vers Valek, et le scruta du regard. Bien que désireux de se dérober à ses yeux inquisiteurs, celui-ci n’en fit rien.
— La tienne, reprit Nikolaï, hésitant… Elle est en paix, finalement ? Enfin je veux dire…
Il haussa les épaules.
— C’est une paix toute relative, mais oui, je crois bien.
Encore un mensonge pour terminer la soirée ?
— Ecoute Nikolaï, je sais que c’est pas évident, mais avec le temps, tu finiras par ne plus y penser, et…
— Non, arrête. S’il te plaît, je crois que j’ai pas besoin d’histoires de culpabilité de héros survivant, et tes exploits de Salainaatos, je les connais par cœur. (Valek se renfrogna, et Nikolaï se força à sourire.) Mais merci, mon frère. Je me sens mieux. Vraiment.
Valek n’était pas convaincu, mais n’en agrippa pas moins le poignet que lui tendait son camarade.
— Tant mieux, alors.
Ils échangèrent encore quelques paroles insignifiantes, et se séparèrent. Ils marchèrent quelques mètres dans des directions opposées, puis Nikolaï se retourna et lança :
— Konstancja m’a demandé si tu venais demain pour le sillage. Je lui ai dit oui. Ne me fais pas mentir à ma sœur. A demain, betterave.
Valek agita la main, et continua son chemin.
"à la faible leur des étoiles"
C'est fini oui?
"Valek s’avança et luis posa une main sur l’épaule. "
Y'a aussi un où qui devrait être un ou un peu plus haut.
Globalement, j'ai pas grand chose à redire, même si ça me paraît relativement mou. Sinon, y'a pas à dire: tes noms sont à coucher dehors :p
J'attends la suite et j'espère que ça s'améliorera un peu.
Moui...forcément, après aussi longtemps sans la suite, j'ai été un peu perdu. Rien d'utile à dire, du coup.
Hopefully tu vas éviter de reproduire ça pour le prochain chapitre. ![]()
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)
C'pas déjà fini quand même ? Oo
Euh... Y'a des chances en fait. J'ai pas vraiment réussi à faire ce que je voulais, alors je crois que je vais garder les bonnes idées pas encore exploitées pou mon "vrai" projet de fantasy. Cold Messiah c'était un entraînement. La bonne nouvelle c'est que le prochain (Wings) devrait venir largement plus facilement, et surtout plus rapidement.
Donc ce "Tome 1" est en fait tout ce qu'on saura de "Cold Messiah"?
Bon, ben ton prochain truc, je lirai quand t'auras au moins 100.000 caractères, histoire d'avoir une probabilité non nulle de voir la suite. :/ (parce qu'en plus, toi t'es pas comme moi, t'en as fini des fictions...)
De toute façon c'est pas pour tout de suite. Mon prochain gros truc c'est Entropia, et celui là il a quand même une probabilité de 102% d'être fini un jour.
(et puis j'en ai fini, mais pas des masses non plus^^)
C'est pas pour tout de suite et Cold Messiah est arrêté...donc pas de texte du 'taph avant genre six mois? ![]()
(certes, mais c'est toujours une infinité de fois plus que zéro
)
Quand même pas, d'ici là devrait y avoir des trucs de moindre importance, et forcément un texte d'une centaine de pages d'ici le début de l'été, qui celui là est sûr d'arriver. Don't worry ![]()
Okay, okay. ![]()
D'ailleurs, en parlant de "moindre importance", y'était pas censé venir un "Untitled #3"? ![]()
Il en est aux 3/4^^
Ca c'est d'la bonne nouvelle. ![]()
Au noter qu'il en était au 5/8 y a trois mois ![]()