Non mais plein gré t'as compris l'idée. Malgré une situation donnée, de là à nier tout libre arbitre...
(J'ai parcouru en diagonale vite fait votre discussion, je n'ai pas fait attention)
En gros, mon idée, c'est que des choix t'apparaissent possibles et d'autres impossibles, et certains choix sont impensables.
Je vais te donner un exemple simple, typique sur le volontarisme: l'école. T'es fils d'immigrés; tes vieux te poussent aux études pour que tu t'en sortes, tu fais S t'obtiens ton bac mais t'es relativement isolé, parce que t'es le seul de tes potes qui taff en général. Une fois le bac en poche mention Bien, tu te rends compte qu'il va falloir choisir une voie. On te conseille un DUT/IUT parce que ça permet d'intégrer rapidement le milieu professionnel et avec un salaire assez confortable.
Le libre-arbitre apparaît, le mec a décidé de faire le choix de poursuivre ses études, motiver aussi par ses vieux, il a fait un bac S parce qu'on lui a dit que c'était le meilleur, il avait le choix; mais là hic il fait pas de prépa, pourquoi? Simplement parce qu'il ignorait l'existence des CPGE. Y'a-t-il libre arbitre quand méconnaissance des règles du jeu? Personnellement je pense qu'on peut rendre ce cas dans toutes les situations.
En gros, ton libre-arbitre s'applique effectivement, mais dans un contexte délimité. Et ce contexte est principalement le fruit de ta socialisation, de tes connaissances autant sociales qu'au niveau savoir, dépendant du milieu dans lequel tu évolues, souhaites évoluer, auquel tu as accès.
Moui, je comprends ce que tu veux dire, mais je ne suis pas totalement d'accord.
Il est tard, je te répondrai demain ![]()
Okay, ça rulz. Bonne nuit à toi, vais pieuter aussi.
On peut voir en effet le libre arbitre comme possible dans un cadre délimité uniquement. N'en reste t il pas pour autant un vrai libre arbitre ?
Il serait selon moi peu crédible d'affirmer qu'on peut tout connaitre, tout savoir. D'où ce cadre délimité comme tu le dis. Hormis cas particulier, un vrai libre arbitre est possible. Oui, on ne connait pas tout. Cela empêche t il pour autant de choisir avec raison ce qui va le plus nous plaire, nous correspondre, que sais je encore ? Je ne pense pas justement. Car justement nous disposons de la Raison. Elle ne sera pas la même pour chacun. Tu me diras sans doute que les différences de socialisation, de contexte ( le vocabulaire n'est peut être pas adapté, je te prie de passer outre ^^ ) de chaque individu. Il n'en reste à mon sens pas moins de caractères propres à cet individu, qui vont influer ses choix. Ce n'est pas pour autant qu'il n'est pas libre de ces choix.
On peut ne pas avoir les cartes de toutes les possibilités en main. Mais si on poussait le raisonnement que tu tiens à l'extrême, on pourrait je trouve en arriver à la conclusion suivante : l'homme n'est pas omniscient, donc il n'est que la victime du monde qui l'entoure, ce dernier agissant à son gré sur l'homme. Et je ne peux pas être d'accord avec ça. Car ce n'est, encore une fois à mon modeste avis, que trop réducteur, malgré l'importance du milieu, de la socialisation...
Tu prenais l'exemple de la filière du lycée. Je vais prendre mon cas personnel. Mon prof principal de seconde me voyait en ES. Ma mère me voyait aussi en ES. J'ai réfléchi, j'ai pondéré, et comme je le voulais en première intention, j'ai choisi S, et cela s'est très bien passé. Peut-on pour autant nier le libre arbitre ? Je ne pense pas.
Oui, dans certaines situations, le libre arbitre peut être clairement altéré voire verrouillé ( toujours dans l'exemple de la scolarité, des parents qui auraient décidé par exemple sans consulter leur enfant "Tu iras ici, et tu feras X Y et Z dans ton cursus".
Ce n'est pas pour autant que le libre arbitre ne peut être présent. J'ai tendance à considérer au contraire que les influences qui peuvent nous toucher, enrichissent ce libre arbitre. Car elles apportent du contenu supplémentaire à notre Raison. D'un point de vue sociologique, j'ai donc cru comprendre que vous tendiez à considérer cela comme extérieur et ne dépendant pas ou peu de l'individu. A mon sens, c'est un élément à part entière de cet individu, qui va éclairer les choix et participer à étayer le jeu de carte qu'il a en main dont nous parlions au début. Ce sont justement des cartes supplémentaires, qui peuvent faire défaut, qui vont permettre une meilleure application de notre libre arbitre.
[Plutonium]; merci c'est très intéressant comme post. L'action de l'individu en sociologie représente tout un courant (on l'appelle l'individualisme méthodologique et Raymond Boudon en est la figure tutélaire, si ça t'intéresse) en sociologie de l'éducation par ex.
Il est évident qu'elle (l'action) influe sur les prises de décisions (ce qu'on appelle "libre-arbitre"), mais je la relativise car elle baigne dans de nombreux éléments. L'école apparaît outre son discours autoproclamé "méritocratique", comme une structure hierarchisé qui te socialise, qui t'apprivoise, en cela elle t'apprend l'Ordre (cul vissé sur une chaise pendant des heures), le respect de la bureaucratie répressive (inscription/sanction/viré voire même mise en place de fillières dites "relais" avec encadrement judiciaire et psychologique pour les plus réfractaires). Elle moule l'individu, le structure aussi (pour ça qu'on parle dans mon courant de structure structuré et structurante). L'action de l'individu serait ici de participer à cette structuration de l'école, tout en subissant/bénéficiant (tout dépend de si tu réussis, ou si tu échoues) aussi le pouvoir de l'institution (sélection aux examens par ex). Sur le plan auquel je me situe qui est moins individuel, le libre-arbitre n'aurait pas sa place, ou dans un seul choix finalement : soutenir cette structure qu'est l'école par exemple, en décidant de travailler dur et de réussir. De jouer le jeu en gros. C'est ici ce qu'on peut appeler une méthode de conservation (obtention d'acquis -diplômes, devenir prof etc..-) ou de subversion (ici se faire virer, prôner un autre académisme, mise en place par ex d'université populaires..). Les deux choses correspondent à des choix auquel pourrait correspondre le libre-arbitre, mais en étudiant les trajectoires sociales des individus faisant telle ou telle choix, on retrouve toujours des contextes familiaux récurrents (par ex rares sont les enfants de médecins qui décident de mettre en place des tutorats dans des facultés de médecine pour favoriser les chances aux concours).
A tort, on pense souvent que la socio considère l'acteur social comme un chew-gum passif, modelé par sa famille, alors que pas du tout. Il peut très bien prendre un chemin autre, ou à contre-courant. Mais il ne peut se détacher de ses influences quand même (je prends pas exemple le cas d'une personne que j'ai eu en entretien qui pensait me chambouler et invalider la science que je représentais à ses yeux en me disant que lui, fils de prolo, était aujourd'hui à science-po et donc que son milieu familial n'avait pas du tout influencé. Cette même personne avait passé ses études secondaires dans un internat de collèges et lycée privé..).
Pour reprendre ton exemple; tu connaissais les bacs généraux avant d'y aller. Moi quand j'étais en ES (après une année de S catastrophique), chu arrivé le jour du bac, je connaissais à peine les classes prépa, me destinais obligatoirement vers un BTS ou fac. Les "grandes écoles" me paraissaient réservés aux élites et gens ayant les moyens (ce qui est tout compte fait, encore pas mal le cas). C'est ce genre de violence mentale qui nuit au libre arbitre, qui peut faire des ravages. Après, c'est le taff des conseillers d'orientation (qui ne servent strictement à rien) que de t'informer correctement de façon neutre et tout (ce qui aussi est très dur!).
bonsoir,
je me présente:
je suis strasbourgeois et j'ai vingt ans.
j'ai des origines danoises et américaines. je suis de gauche et je suis en faculté des lettres.
je suis evidement de gauche et laïc.
j'espère être le bien venue parmi la profusin d'extrémiste.
Le FoPo ne contient pas beaucoup d'extrémiste
Mais peut-être pourrais-tu préciser tes idées politiques ![]()
Oui par exemple moi je suis social libéral car de gauche excuses moi on est une majorité à penser ca cela ne veut rien dire précises un peu plus ton idéologie, tes opinions
ah oui désolé
bien je suis pour Monsieur Chevènement. En gros les lignes principales sont :
- une "union européenne plus concentrée" sur l'alliance Franco-allemande,
- un partenariat de développement avec le magrheb
- la taxation de système bancaire mondiale
- restructurer le systèeme de formation des élites
- sortir de l'onu
- refonder le système scolaire et la formation scolaire.
voilà les grandes lignes directrices; suis-je le seul dans cette "pensée" ?
et la formation professionnelle* je voulais écrire
(mais jamais on ne gagnera...)
"- la taxation de système bancaire mondiale"
=> je trouve ça très surprenant pour un mec qui se dit souverainiste.
c'est-à-dire Anken ?
Sortir de l'ONU ???
A-priori les souverainistes considèrent qu'aucune instance internationale n'a à imposer une quelconque règle aux pays souverains. Or une taxe mondiale irait contre ça.
c juste ^^
Anken, du tout.
je me suis mal exprimé. Oui pour une taxation financière régionale si l'on revenir dans la sphère du nous et du réel... mais cela doit s'étendre aux autres continents vu la globalisation si l'on une cohérence totale.
coco,
oui sortir de l'onu si l'on veux retrouver une autonomie dans les affaires internationales et une défense nationale et une europe europe... pas une europe mi americaine (pour faire simple)
ah ok t'es souverainiste en clair
je soutiens Chevènement pour l'instant et 80 pourcents de ses idées, et c'est déjà pas mal
mais je pose un problème
?