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Universités : privatisons!

WindobeTourista
WindobeTourista
Niveau 10
13 mai 2009 à 12:49:31

Le sabotage des universités souligne la dégénérescence de leur gestion étatisée. Privatisations indispensables !

Le ministère qui a eu l'heur de m'employer pendant 17 ans avait beaucoup de défauts, mais, aux standards administratifs, c'était un ministère sérieusement géré (normal, un ministère d'ingénieurs, énarques not welcome), qui tentait d'appliquer quelques préceptes managériaux de bon sens: embryon de rémunérations au mérite, et non-paiement strict de jours de grève. Ainsi, l'ex délégué FO que je fus au début de ma carrière, avant de réfléchir aux contradictions du discours syndical, a bien dû se faire retenir 4 ou 5 jours de paie pour autant de jours de grève entre 1990 et 1994. Le principe n'était absolument pas négociable et à ma connaissance, n'a jamais fait l'objet du moindre embryon de tentative d'inflexion: un jour de grève en plus, un jour de paie en moins.

Aussi suis-je tombé du volant ce matin en entendant sur ma radio préférée (je sais, un type qui écoute BFM par plaisir est un névrotique obsessionnel), Valérie Pécresse menacer les professeurs qui "s'obstinaient" à participer au mouvement de sabotage, euh, pardon, de grève, de, je cite, "appliquer des retenues sur salaire". Non, je n'avais pas été l'objet d'une hallucination. Visiblement, les professeurs qui participent aux blocus des facs, encouragent leurs élèves et des éléments incontrôlés à saccager leur outil de travail, et ce depuis des semaines, sont toujours payés plein pot. A ce prix là, faire grève devient un plaisir !

Et puis en recherchant dans mes vieux emails d'il y a quelques semaines, je suis tombé sur ce témoignage de professeur d'université de mes amis, dont je respecterai l'anonymat, à moins qu'il ne se dénonce lui même, ce suppôt de l'ultra libéralisme sauvage triomphant:
Les évènements qui se passent sur mon campus me paraissent très graves. Qu'en pensent les élus de la majorité ? Il faudrait les alerter sur la réalité du terrain alors que les médias locaux, outrageusement orientés et complices, ne donnent qu'une version tronquée des faits.

Aujourd'hui, l'administration m'oblige à faire grève alors que je suis venu à l'université pour faire mes cours !

Vendredi dernier, j'ai été insulté et menacé par des "jeunes des quartiers" venus prêter renfort aux bloqueurs. Ils sont entrés sans problème sur le campus sous le nez des services de sécurité privés, qui nous coûtent pourtant une fortune...

Le président a fait voter un décret (NdVB: voter un décret... on croit rêver) pour évacuer les fameux bloqueurs, aux vu des dégradations et des incidents qui se multiplient. Mais les bloqueurs sont toujours là...ils n'ont que faire des votes de l'administration.

Mardi dernier une consultation était organisée sur le campus. Il en ressort que la majorité se prononce pour une poursuite de la grève jusqu'à jeudi...mais le taux de participation des étudiants était de 14 %...

C'est pratiquement tout le second semestre qui est saboté. Enfin, ma boite aux lettres électroniques est polluée par des menaces anonymes...charmante méthode. Mais il est clair que nombreux sont les grèvistes qui ne supportent pas que d'autres pensent et agissent autrement qu'eux.

Quand le résultat des élections va dans leur sens, ils invoquent la démocratie ; mais quand le résultat ne va pas dans leur sens, ils crient "élection, piège à cons !".

J'ai honte pour l'université française.

Question naïve de votre serviteur: "mais si ils t'obligent à faire grève alors que tu n'es pas gréviste, tu perds du pognon contre ton gré ? "

Réponse :
Ah ! mais c'est là que réside toute l'escroquerie de la grève. Dans tous les cas, je suis payé. D'ailleurs, quand les directeurs de labo ont démissionné en masse (il y a quelques années), ils ont simplement "démissionné de leurs responsabilités", mais ils ont quand même encaissé salaires et primes.

Mais voilà ce qu'il faut savoir, et personne ne me croit quand je le raconte. En sciences, il y a tellement peu d'étudiants (ils sont moins nombreux que les profs) que, même en temps normal, les profs ne font pratiquement pas cours, mais ils sont quand même payés. Il ya deux ans, j'ai créé une filière dans laquelle je faisais intervenir des scientifiques (...). En fait, j'ai appris par mes étudiants qu'ils n'étaient pas venus faire cours. Mais ils étaient payés en heures sups. Le comble du comble est que je devais les payer en heures sups sur mes budgets alors qu'ils ne faisaient même pas leur service en fac de sciences !! Quand j'ai appris cela, j'ai refusé le paiement et les profs de sciences étaient choqués. Pour eux, j'étais la gestapo puisque je vérifiais, je contrôlais leur travail...

Dans un tel contexte, la menace de Valérie Pécresse risque de passer pour une "insoutenable provocation" !

Mais évidemment, tout ceci n'est rien devant la passivité des pouvoirs publics face à la répétition de passages à tabac et de menaces adressées aux non grévistes. Le bulletin périodique de l'excellent institut de formation politique nous apprend que plusieurs étudiants de l'UNI ont été molestés durement par des extrémistes, avec hospitalisation, et que dans le pire des cas, ce sont eux qui ont été entendus plusieurs heures (!!) au commissariat et gentiment incités à mettre en sourdine leurs actions anti-blocages, parce qu'ils "attisaient" la colère des gentils fascistes rouges, lesquels abreuvent leurs messageries téléphoniques de messages de menaces. L'état vous protège, l'état vous protège, l'état vous protège...

Vous trouverez un peu partout des témoignages de l'immense majorité des étudiants qui veulent seulement que la chienlit cesse, des vidéos de saccages. Les pouvoirs publics doivent faire cesser les blocages par l'emploi de la force la plus brute s'il le faut.

Après quoi, il n'y a qu'une seule solution pour remettre l'université française sur de bons rails: privatisation des facs, à but lucratif ou non, études payantes, enseignants sous contrat de droit privé, liberté de création de nouveaux établissements supérieurs, et solvabilisation des étudiants scolairement méritants mais peu fortunés par un système de bourses combinant initiatives privées et éventuellement soutien public, le tout géré au niveau local pour favoriser des solutions inventives au financement des cursus des étudiants d'origine modeste. Et qu'on ne me dise pas que ce système exclut les pauvres des études supérieures. Des universités telles que Harvard, la plus chère qui soit, ont réussi à mettre en place la gratuité des études pour les étudiants au cerveau brillant mais à la bourse vide. Et avant que nous ne disposions de facultés de ce niveau, il se passera bien quelques années...

Je n'ai pas le temps ce soir de détailler tous les effets vertueux que l'on peut attendre d'une telle réforme: fin de la sur-inscription dans des filières sans débouchés, professeurs obligés de faire leur métier sérieusement ou priés de chercher un autre métier, recherche par les facs d'un meilleur rapport durée des études / qualité des apports (très franchement, nombre de filières françaises pourraient être racourcies d'une année ou deux sans que la qualité des étudiants n'en souffre), possibilité pour les facs de mener à bien de véritables projets d'excellence, de s'offir des locaux enfin dignes de ce que l'on trouve dans la plupart des pays civilisés, des bibliothèques réellement efficientes, des laboratoires qui monnaient leur excellence au prix fort, etc... Ajoutons que des filières de formation professionnelle continue de haut niveau pourraient émerger comme alternatives tout à fait crédibles aux filières classiques, donnant un véritable second souffle à "l'ascenseur social".

L'état aiderait également grandement les jeunes à entrer dans la vie active en réduisant, voire en supprimant, deux bons tiers des conditions de diplôme totalement aberrantes aujourd'hui réglementairement indispensables pour exercer nombre de métiers. Pour ne prendre qu'un seul exemple, dans les années 60, les bacheliers possédaient le niveau qui leur permettait de pouvoir devenir rapidement enseignants dans le primaire, et le taux d'analphabétisme en sortie du primaire était peu élevé. Aujourd'hui, des diplômés d'IUFM recrutés au niveau licence (Bac+3), ah pardon, mastère (Bac+5) depuis cette année, puis formés deux ans aux méthodes pédagogiques de pointe en vigueur à l'EN, pondent de l'illettré et du dyslexique à la chaîne, au bonheur des orthophonistes !

L'on me répondra que de telles réformes mettraient l'université à feu et à sang: mais c'est déjà le cas ! Et ce, pour une petite réformette absolument pas à la hauteur des enjeux qui se posent à l'enseignement supérieur français. Alors tant qu'à se lancer dans une épreuve de force contre les affidés de Besancenot et autres fistules purulentes du communisme, autant que cela en vaille la peine. Tant que ni les directions des universités, ni les professeurs, ni les étudiants, ne verront leurs choix soumis à l'étalonnage d'un véritable système de prix, donner de "l'autonomie" aux présidents de fac ne fera guère plus que donner un peu d'oxygène à un directeur de kolkhoze dans l'agriculture soviétique*.

Les seules réformes de l'enseignement qui ont fonctionné dans le monde, quel que soit le niveau considéré (primaire, secondaire, supérieur) ont toutes obéi à ce principe de base essentiel: "money must follow students". L'argent reçu par les facultés doit résulter du nombre d'inscriptions effectives, pas de décisions bureaucratiques. Seul le risque de disparaitre faute d'étudiants souhaitant payer obligera les facultés à se maintenir à un niveau digne de leur fonction sociale.

http://www.objectifliberte.fr/2009/05/blocage-universites.html

mazz_le_retour
mazz_le_retour
Niveau 10
13 mai 2009 à 14:20:36

c'est justement pour eviter toute formes de privatisation qu'ils font la greve...

[Sanksi0n]
[Sanksi0n]
Niveau 5
13 mai 2009 à 14:23:32

C'est pourquoi ce serait une bonne raison de vraiment privatiser, comme ça ils auraient une raison de faire chier le monde.

Libeartarian
Libeartarian
Niveau 10
13 mai 2009 à 14:27:36
  1. mazz_le_retour Voir le profil de mazz_le_retour
  2. Posté le 13 mai 2009 à 14:20:36 Avertir un modérateur
  3. c'est justement pour eviter toute formes de privatisation qu'ils font la greve...

:d) sauf que la pseudo réforme met d'avantage l'univ sous la coupe de l'état.

WindobeTourista
WindobeTourista
Niveau 10
13 mai 2009 à 14:33:20

:d) sauf que la pseudo réforme met d'avantage l'univ sous la coupe de l'état.

Tu peux m'avoir des liens qui expliquent ca stp?? :(

valcmwa
valcmwa
Niveau 10
13 mai 2009 à 14:43:14

Les arguments sont valables...

Libeartarian
Libeartarian
Niveau 10
13 mai 2009 à 14:46:39

ti extrait:

""""""Il y a quand même un point qui me chiffonne dans la réforme, c'est l'évaluation de la recherche. C'est un énorme pipo, et si on commence à noter les enseignants-chercheurs en fonction de ça, il va y avoir un transfert d'énergie très important de la recherche et de l'enseignement vers l'optimisation de la notation, notamment par les publications croisées abusives (je te met coauteur tu me met coauteur), la recherche de la quantité plutôt que la qualité ; et surtout, les conférences et revues spécialistes d'un domaine particulier, qui seules ont un comité de lecture capable de juger les publications en pointe de ce domaine, seront désertées au profit des grandes généralistes qui risquent de n'avoir d'autre choix que se se reposer sur la notoriété existante pour accepter ou refuser un papier. Soyons clair hein : je vais pas aller manifester avec les bolchos, mais franchement la réforme Sarkozy ça reste du socialisme de droite.""""""

http://www.liberaux.org/index.php?showtopic=40060

Te laisse lire par toi même et surtout faire tes propres recherches :-)))

WindobeTourista
WindobeTourista
Niveau 10
13 mai 2009 à 14:51:27

Thanx! :ok:

mazz_le_retour
mazz_le_retour
Niveau 10
13 mai 2009 à 14:52:39

Libertarian tu es un marrant toi.

Encore un qui c'est arrêté a la lecture des articles sur l'indépendance de l'université et refuse de voir depuis ECTS 358 que l'université souvre a de gros partenariat avec des entreprises.

Depuis quand les cafet de l univ sont sponso par coca cola?
Depuis quand de grande entreprise privée pharma et genetique on des droit de parole en amphi pour leurs propagande?

Non je ne vais pas faire le travail que tu es censé avoir deja fait: lire les moultes reformes de l université depuis ECTS (c un minimum pour comprendre ce qui se passe)

L'univ a jamais été aussi désengagé de l'état français au profit d investisseur privée... Pensée l inverse est de la paranoia idéologique.

On insulte les grevistes, ont les traitent de faignasses (prof/chercheurs, etudiants >>> les acteurs et victimes de la reforme) mais on c meme pas pourquoi ils luttent (juste pour faire chier diront beaucoup...)

mazz_le_retour
mazz_le_retour
Niveau 10
13 mai 2009 à 14:58:36

Non non libertarian ca marche pas comme ca!

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000824315&dateTexte=

deja a lire et etudier ECTS je trouve plus le texte sur le net... Il est a la maison mais bon.

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9forme_LMD
http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_europ%C3%A9en_de_transfert_et_d%27accumulation_de_cr%C3%A9dits

[Sanksi0n]
[Sanksi0n]
Niveau 5
13 mai 2009 à 15:00:39

Qu'est-ce que tu t'en fous qu'il y ait des partenariats avec des entreprises ? Tu veux pas plus d'argent pour une université, tu ne veux pas plus de professionnels pour rencontrer les étudiants ?
s'il y avait de la propagande politique d'un bord ou d'un autre de la part des entreprises qui font des partenariats avec des établissements de formation, on le saurait. C'est au pire, ils en profitent pour améliorer leur notoriété. C'est pas super dommageable, c'est comme de la pub à la télé sauf que c'est intrinsèquement utile.

En quoi si l'Etat finance quelque chose, c'est bien. Mais si ça vient de gens volontaires pour le faire, sans aucune coercition, c'est le mal. Il faut vite aller bloquer les cours et espérer ainsi passer ses diplômes. Pendant que la majorité des étudiants sont baisés par les blocages. ça leur gâche du temps actuellement, et ça compromet leur avenir. Bah oui, dans tes cours de solidarité sociale, t'as jamais appris la tolérance ? Tolérer que des gens soient dans des universités pour suivre une formation ? Pas pour jouer au révolté en se disant qu'"ils" vont vous donner le diplome car il n'y a pas eu cours à cause du gouvernement. Et pendant ce temps, les profs qui sont payés pareil à rien foutre. :hum: ça ne va pas améliorer l'image de leur université, ni même de leur profession.

WindobeTourista
WindobeTourista
Niveau 10
13 mai 2009 à 15:02:11

Je suis moi même en université (Médecine) et je te pouffe au nez Mazz...

[Sanksi0n]
[Sanksi0n]
Niveau 5
13 mai 2009 à 15:05:18

Je vois pas le hic avec les ECTS, c'est juste un outil pour standardiser les formations, permettre des échanges d'étudiants, des partenariats entre les universités.... Si Bruxelles ne l'avait pas fait, ça se serait fait tout seul. Le monde est petit, et plat.

mazz_le_retour
mazz_le_retour
Niveau 10
13 mai 2009 à 15:09:21

Heu pas d'accord pour pleins de raisons que je refuse de debatre ici (dans le genre sterile ca se tient la quoi)

- La premiere grosse critique de la reforme precresse etait justement la soumission des chercheurs aux financements privé.
Les etudiants chercheurs se sont insurgés en arguant que c'etait un pas de plus vers l'utilitarisme scientifique contre la science universel jugé par les instances gouvernementale comme pas solvable.
Bref pour les etudiants chercheurs depuis ECTS LMD etc une des grosse critiques (au dela de l unification europeene par ex) est que la reforme detruit encors plus l'idée d une université de Culture et Science pour en faire une succursale des entreprises.
Avec les reformes l université perd de son interet dans la recherche a but universel.

ex > Université de bio sponso par une entreprise de genie genetique qui fait l'apologie du clonage humain et de l'immortalité... (véridique mais je ne trouve plus les sources)

Sanksion La science n'est pas compatible avec le marketing.

WindobeTourista
WindobeTourista
Niveau 10
13 mai 2009 à 15:13:02

ex > Université de bio sponso par une entreprise de genie genetique qui fait l'apologie du clonage humain et de l'immortalité... (véridique mais je ne trouve plus les sources)

Et?? Je vois pas où est le problème c'est même formidable ca.

En tant que futur médecin je promeus moi même l'avortement, l'euthanasie, l'arrêt de la prohibition des drogues.

[Sanksi0n]
[Sanksi0n]
Niveau 5
13 mai 2009 à 15:13:30

Le marketing, c'est à dire délivrer ce que les consommateurs veulent. C'est à dire adapter les cours aux besoins des étudiants ? En quoi c'est mal ?

mazz_le_retour
mazz_le_retour
Niveau 10
13 mai 2009 à 15:16:29

"Je suis moi même en université (Médecine) et je te pouffe au nez Mazz... " Heureux de voir une futur elite de la nation aussi bete et puéril. met le doigt sur un autre problème assez contradictoire:

L'éducation recu aujourd'hui est suffisamment bonne pour créer des médecins effectifs mais aussi suffisamment mauvaise pour créer une élite complètement crétine.

Marrant de voir des futurs diplômes user de terme pueril pour tenter de deconstruire un avis

sanksion oui ECTS n'est pas la pire des reformes je dirait meme au contraire etant donné que j'admire l unification des université européenne.

LMD, 358, et precresse par contre jai de grosses critique.

WindobeTourista
WindobeTourista
Niveau 10
13 mai 2009 à 15:20:29

L'éducation recu aujourd'hui est suffisamment bonne pour créer des médecins effectifs mais aussi suffisamment mauvaise pour créer une élite complètement crétine.

En même temps je n'allais pas répondre de manière trop élaborée vu la teneur de tes assertions.

Libeartarian
Libeartarian
Niveau 10
13 mai 2009 à 15:21:00

Oui franchement tu imagine des mecs investissant dans des formations ? Et pourquoi pas permettre a EDF de sponsorisé puis de recruter des futurs ingénieurs actuellement en FAC pendant que nous y sommes :rire2:

mazz_le_retour
mazz_le_retour
Niveau 10
13 mai 2009 à 15:24:16

"Le marketing, c'est à dire délivrer ce que les consommateurs veulent. C'est à dire adapter les cours aux besoins des étudiants ? En quoi c'est mal ? "

La ou je ne suis pas d'accord c'est en temps que chercheur.

L'université est un lieu de Sciences a visée universel. Les recherches universitaire ont apporté beaucoups et dans tout les domaine depuis le XIIe siecle. L'apport de cette structure qui est genial (oui je suis largement pro université :p ) est tres important dans la recherche et dans sa Methode.

Bref "adapter les cours aux besoins des étudiants" est je pense mauvais car
1 - L'université ce n'est pas que les etudiants. Sa structure ne se resume pas a des cours.
2 - C'est une université libre (comme elle la "toujours été" ) qui doit pouvoir avoir LES MOYENS necessaires pour orienter les etudiants vers les recherches decidé par l univ. Et pas deciedés par un sponso CAR
3 - La recherche université a un but universel et non d'utilitarisme scientifique.

Je pense sincerement qu'il aurait fallu reformer l univ, cest une evidance mais ils auraient pas dut detruire l indépendance de la recherche universitaire. On avance vers un monde anti scientifique pour des raisons d'economie de marché. Ca ne me plait pas.

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