"donc mettre tout le temps la faute sur l'ISF c'est un peu gros."
C'est certainement pas ce que je dis.
Ni moi, ni l'article de l'Express ne mettons les délocalisations sur le dos de l'ISF bien évidemment. Par contre, la fuite de certains entrepreneurs vers l'angleterre, la Belgique, la Suisse, est une réalité. C'est peut être faible, mais ça induit une perte en terme d'impôt (et pas que d'ISF), de création d'emploi, de consomation, etc. Tout cela fait que l'ISF est peu, voir pas rentable.
En plus de cela, il faut voir que le plafond de l'ISF n'augmente quasiment pas, ce qui fait que le nombre de personnes qui le payent augmente fortement. Mais cela n'augmente pas vraiment les recettes, puisque les personnes qui sont au premier échelon ne rapportent que 7% de la recette globale de l'ISF.
Donc, des classes moyennes supérieurs se retrouvent à payer l'ISF, pour rien, alors qu'elles ne l'auraient pas payé il y a 10 ans. Alors que des classes riches peuvent se soustraire à l'ISF avec des investissements particuliers.
Tout ça pour un impôt non légitime, car double emploi avec d'autres impôts (revenu, succession, foncier... par exemple)