Citation :
« Cet été, j´ai multiplié les métiers, un matin j´étais comptable, un après midi manoeuvre, un jour à m´occuper des ressources humaines, un autre à peindre des grillages et à découper des plaques métaliques. J´étais bouche-trou! Mes compétences en mathématique ne m´ont guère servies, et même si je suis plutot travailleurs, il faut bien avouer que mes qualifications élitistes en ont pris un coup. Lorsqu´il fallait peindre un grillage, j´étais un triple empoté, je dois bien l´avouer, du coup on me parlait comme on parle au cancre de service au collège. Avec mépris et exasperation.
Chaque année, lorsque j´ai un diplome de plus en poche, on me repete que je fais des études bien difficiles, que j´ai du courage, et même que je suis intelligent, il y a autour de ceux qui ont des competences mathématiques une aura bienfaisante, celle de l´elitisme, de l´inatteignable. Par contre ceux qui savent peindre des grillages n´ont droit qu´au mépris des secretaires, à l´indifference des comptables et aux hurlements des petits chefaillons.
Pourtant il m´a semblé plus difficile de peindre un grillage que de faire de la comptabilité. Alors pourquoi faire des études en math permet d´acceder à un statut auquel ceux qui peignent des grillages n´accèdent pas?
Vous me direz: "peindre un grillage, c´est juste un coup à prendre, un technique, une fois qu´on a compris, on saura faire..."
Je vous répondrez que posez une addition est aussi une technique, un coup à prendre. Et au final, d´ailleurs, tout le monde sait poser une addition. Les maths ne s´arretent pas la me direz vous. Je vous répondrez que l´on peut toujours complexifier la tache consistant à peindre un grillage, on peut imaginer des grillages aux formes particulieres, construit dans un métal qui ne permet pas l´adherence de la peinture. On peut même rendre cette tache infiniment complexe, tout comme on peut rendre la résolution d´un problème mathématique infiniment complexe.
Il ne me semble donc pas que la science mathématique soit intrinsequement plus difficile que la science consistant à peindre des grillages.
Mais la, nous sommes confrontés à notre premier paradoxe: Pourquoi personne la peinture de grillage est il releguée au enfants les plus médiocres scolairement parlant? Et pourquoi arriveront ils finalement à devenir peintre en grillages alors que la plupart des meilleurs élèves ne pourront devenir mathématicien?
Tout simplement parce que l´on juge inutile de complexifier les exercices de peintures de grillages, alors que nous jugeons (sans doute à raison) nécessaire de complexifier au fur et à mesure des années les exercices mathématiques.
Donc comme on l´a vu, la mathématique n´est pas plus difficile que la peinture en grillage , pourtant la premiere est réservée à l´élite, alors que la seconde est commis d´office aux "médiocres". Pourquoi?
La première réponse qui viendrait à un "passionné" serait de dire que, contrairement à la peinture en grillage, la mathematique apparait dans de nombreux domaines scientifiques et techniques, qu´elle est un outil indispensable à la stabilité de notre société actuelle, à la recherche qui nous sommes etc... Cependant, en plus de ces bonnes raisons, qui sont aussi propres à de nombreuses disciplines, la mathématique à l´avantage indiscutable de permettre l´évaluation objective. Contrairement à une copie de philo, même si les professeurs s´en défendent, il ne peut y avoir discussion sur une copie de math (au moins à un niveau élémentaire).
Donc il fut commode de choisir arbitrairement les maths comme matière reine de l´accession à l´élitisme. C´est une matière utile et objectivement évaluable.
Tout petit, on nous apprend à l´école à ne pas respecter la médiocrité, à la refuser. La maitresse, ou le maitre explique la condition necessaire et suffisante que represente la reussite scolaire à la reussite sociale. L´enseignant fait peur, il n´aime pas les médiocres, l´élève, suivant sa receptivité et sa maturité, suivant le processus plus ou moins évolué de transfert qu´il aura fait sur l´enseignant, apprendra à detester ce que deteste l´enseignant. L´élève peut tomber amoureux de l´enseignant, il peut aussi être pour lui la reincarnation de l´autorité parentale. La peur de decevoir ou de la punition est alors très forte et la nécessité de passer au niveau superieur s´amplifie d´année en année.
L´élève qui reussie s´attire d´abord la jolousie des médiocres cela le confortera dans l´idée de les mépriser. Il aura appris avec platon à detester le bourbier materiel, l´intellectualisme recherchée le poussera à critiquer les divertissements populaires dans lesquelles s´exprime les plus basses couches. Il s´orientera tout naturellement vers les parcours les plus reputés, ce qui peut le conduire vers l´elitisme.
Une fois entouré de bons élèves, la concurrence se fera de plus en plus rude. Si il est parmis les meilleurs, il bénéficiera pour la premiere fois de sa vie de la sensation d´exister. C´est cette sensation qui le poussera à continuer de manière frenetique, il se passionnera pour son domaine, pour des raisons existentielle, il sera pour lui agréable de faire quelque chose que personne n´arrive à faire. Ce sera pour lui la preuve qu´il est arrivé à la béatitude la plus complète pour quelqu´un de son espece, ne plus faire partis des médiocres, définitivement! Pour les autres, ce sera une autre affaire. La peur de retomber parmis les médiocres les poussera à maltraiter les plus mauvais élèves de leurs classes, il seront considérés comme des moins que rien, les féneants seront évités, personne ne leur parlera. Cette maltraitance caracterisé est une sorte de rite naturel visant à chasser le mauvais oeil qui pourrait entouré les mauvais, on s´en éloigne pour dire qu´on est differents d´eux.
Une fois atteint la certitude d´être entré dans le cercle très restreint des élites, le processus ne s´arrete pas. Une idée géniale dans le milieu élitiste devient soudainement un lieu commun lorsqu´elle est diffusée au peuple. Les meilleurs apprennent aux meilleurs. Les plus mauvais au plus mauvais. On se méfie de ceux dont les parents sont médiocres. On les refuse parfois par precautions, en tout cas on ne leurs donne pas plus alors qu´il leur en faudrait.
Parce qu´il maitrise une science, un homme se pose comme élite, il se donne le droit, par définition, de s´elever au dessus des autres hommes.
Pourtant ne doit on pas rappeler, qu´il a été arbitrairement décidé, par les élites, qui devait être les élites?
Lorsque toute une classe, construite sur le mépris de la majorité, et se croyant au dessus de la majorité arrive au pouvoir, ne peut on pas parler d´état fasciste? »
Réponse :
En effet c´est une réalité évidente. Le rapprochement du fascisme et de l´élitisme est pertinent. D´ailleurs vous pourrez remarqué que tout état Fasciste s´appuis aussi sur les élites. Mussolini par exemple, s´appuyer sur des "élites".
Quand au fait qu´il soit véhiculé par l’enseignement, oui mais là je dirais en partie seulement. Tu prends un exemple d´élitisme qui est de s´exclure des "loisirs populaires" ou des "émissions populaires", je crois que là il y a une lacune d´interprétation car, du moins dans mon observation, c´est un rejet réciproque. Une émission populaire se vante de faire du "populaire" et sacralise la maîtrise de données culturelles comme de l’ennui.
Il ne faut d´ailleurs pas négliger cet aspect. Puisqu´il s´y rajoute ce corporatisme que tu as si bien décrit, l´élite choisis l´élite, et ce qui est considéré comme l´élite.
La réalité est je pense ce jeu de rejet mutuel. Même dans les "arts populaires" on remarque ce rejet. La musique par exemple, on dira souvent que l´élite écoute certaines choses qu´elle recherche par elle même et que le populaire bouffe ce qu´on lui donne à entendre.
C´est un problème de considération, de norme et de valeur. On en reviens presque à la fameuse notion de sous culture, puisque l´élite en est une mais qui l´a imposé en la définissant comme culture générale. Finalement le populaire se retrouve dans la notion de sous culture, alors que sa "culture" est dominante. C´est ici qu´on en reviens à l´école qui nous fait apprendre que la culture générale ou culture noble (oui on utilise ça) c´est la littérature, la musique classique, les arts. Actuellement on définit aussi les élites par l´éclectisme et la variété de leur entité culturelle.
Cette notion de sous culture est gênant car sous entend un rapport de domination. Ca voudrait aussi qu´on considère qu´il y a une culture fixe incapable de bouger et qui considère d´autres influences comme inférieur.
La notion la plus gênante reste celle de culture "noble" une vraie aberration, comme si la valeur d´une chose était fixée. D´ailleurs cette notion est une notion théorisée par les "élites".
La réalité et donc bien le fait que l´école, les médias construisent une culture d´élite, ou de populaire (peinture de grillage ici). Et que tous deux entretiennent un rejet et un corporatisme. Ce qui complique le problème soit justement que l´élite dirige, car en effet ce rejet au final peut s´assimiler purement et simplement à du fascisme. Mais j´aurais préféré utiliser corporatisme dur.
Ps:Merci à Stéphane d´avoir si bien analyser. Je me permets de lancer ce débat ici car il me parait tout à fait intéressant et permet aussi de comprendre beaucoup de phénoménes politiques ou même sociologiques.
Houla...Je n´arrive pas a voir où tu veux en venir^^
La fascisme nécessite un parti unique qui subordonne à lui toutes les institutions d´un pays et qui applique des mesures totalitaires.
Nous sommes donc loin de pouvoir le comparer à l´élitisme.
Si même le régime de Vichy n´est pas considéré comme fasciste par des historiens émerites tels Serge Berstein ou Pierre Milza, ta comparaison n´a aucune pertinence.
Autrement dit, tu te gargarises de grands mots dont tu ignores le sens, mieux vaut te laisser croupir dans ta crasse intellectuelle.
Tu as une bonne mémoire.
PS : Il n´ya pas de culture supérieure, mais seulement une catégorie de gens.
lekhan, est bien jeune.
Les communistes, au Cambodge avaient le m^me discours:2 millons de morts,
La jalousie, le texte proposé par lekhan illustre ce terrible défaut :la jalousie.
Le problème est que les gens donnent le terme "fascisme" à tout ce qui ne leur plaît pas. A l´extrême, un parent qui interdit à son enfant de fumer ou de se droguer serait fasciste en un sens. Aucune crédibilité à ceux qui affublent de "fascisme" toute autre chose que le régime mussolinien ou assimilé.
C´es comme le mot raciste :si tu te déclare contre l´islam t´es raciste,
Or l´islam est une idéologie.
Le fascisme est une idéologie pas forcement représentative d´un parti.
Par ailleurs les coco avait comme discour de détruire les élites, là je dis juste que leur choix comme il est fait est un problême car il n´est pas représentatif d´une quelconque élite.
De plus actuellement ce choix impose un complexe de supériorité et un rapport conflictuel, alors qu´au contraire l´élite devrait tendre à enseigner, à diffuser les valeurs qui la fond.
Accessoirement j´ai écrit la réponse ou je dis que j´aurais préféré utiliser corporatisme dur.
Une preuve que vous avez lu jusqu´au bout, ou peut être pas du tout remarque. Vu la réponse de mara(bien que je sois content de revoir ce pseudo).
onanisme pseudo-intellectuel.
Si tu veux mon pauvre petit, on sait que tu as l´obligation de l´utilisé perpétuellement, aussi perpétuellement que les Danaïdes.
Mais pitié si c´est pour dire ça tais toi.
complètement débile ce texte, à l´image de notre modéro.
"De plus actuellement ce choix impose un complexe de supériorité et un rapport conflictuel, alors qu´au contraire l´élite devrait tendre à enseigner, à diffuser les valeurs qui la fond. "
C´est ce que je fait, et plus d´une fois on m´a demander ce que je foutais sur un forum de jeuvidéo.
Alors les mecs j´ai un bac +10 qui dit mieux?
le rapport?^^
tu vois m^me pas le lien de causalité.
pas grave
ceci pour dire que le fait de "ramener ma science" dans une discussion ne convaint par forcément mes interlocuteurs, au contraire, même si j´ai les diplômes et l´experience.
L´un des maux de notre sociéte, c´est l´égocentrisme, la royauté du Moi qui lui fait dire qu´il a déja tout compris et que ces ainés ne sont que des vieux cons.
Ton texte lekhan est une apologie de l´adolescence,période ou l´Ego se construit sur la médiocrité parce qu´il est trop orgueilleux pour dépasser les apparences.
C´est vrai que lekhan je ne te suis gurere ( jai lu vite fais )
Ok le scientifique se pose en elite , avec tout ce que ca implique de parcour scolaire .
Mais l´exemple est justement choisi lorsqu´il n´arrive pas a peindre . C´est lui le cancre .
Ou est le probleme donc ?
je vois trés bien le liens, mais pas l´utilité de le placer ici.
A vrai dire je trouve ça déplacé.
Quand à ton jugement je le trouve assez ridicule, mais bon tu as bac+10 donc tu as le savoir et l´expérience.
Et la censure?
Libertarien Posté le 21 août 2006 à 11:21:02 onanisme pseudo-intellectuel.
TU PEUX PARLER!!!!!!
La mathématique féconde beaucoup d´autres domaines et technique, elle se répercute sur la médecine, la physique, l´ensemble des technologies, bref, elle est ce qui engendre une conception, une innovation pratique.
La peinture de grillage est une application. En ce sens l´éxecutant, le manuel, prend naturellement une place inférieure à celle du concepteur.
On pourrait discuter longtemps de cette hiérarchisation mais ca n´est pas l´interet de sujet. QU´il soit seulement dit, pour ma part, que je considère qu´il n´y a pas de sots métier, et que les BAC + x sont en fait également des éxecutants... Disposer des acquis, c´est autre chose que de les avoir inventer, on apprend, en tant qu´ingénieur, à manipuler des outils, tout comme le peintre manie son pinceau.
Mais c´est toujours cette notion de repercution sur d´autres tâches qui place l´ingénieur au-dessus: par son travail, il en engendre des dizaines d´autres...
Revenons à l´élitisme. Toute la critique se fait sur fond de communisme: elle veut nous faire croire qu´il n´y a pas de hiérarchie qui vaille, pour se justifier, elle agite bien entendu la menace fasciste, c´est commode, et c´est le seul argument des communistes: HITLER !! !
Je vais faire une distinction sémantique qui n´a pas été perçue jusqu´ici. L´élitisme en effet est condamnable en ce qu´il méprise les autres. Mais ce dont il est question jusqu´ici c´est en fait de l´aristocratisme, qui consiste à reconnaître la supériorité d´une classe de la population.
L´aristocratisme veut mettre chacun à sa place, et il entre en confrontation avec la démocratie. Si le démocrate considère que tous les jugements sont égaux et se valent (référence au trop fréquent: "chacun son point de vue !" ), l´aristocrate considère que des individus sont mieux placés que d´autres sur certaines questions, et il structure ainsi la société en en tenant compte.
Mais rassurez-vous, nous sommes tous aristocrates, puisque nous allons tous chez le meilleur médecin, et que nous choisissons tous la meilleure companie d´avion, le matériel de meilleur qualité, le lycée de meilleure renommée, etc...
Vous imaginez un peu si on construisait nos ponts et nos avions de manière démocratique ! En faisant des sondages pour choisir les plans de fabrication !! "SI la majorité choisit ce plan, c´est que c´est le bon !"