http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-774997@51-723032,0.html
Front dégarni, cheveu bombé sur la tempe, regard impérial - un rien soucieux -, grain de beauté piquant le haut du menton et, bien sûr, col du même nom : le visage de Mao est une icône à ne pas glisser entre toutes les mains. Les employés de la maison d´enchères pékinoise Beijing Huachen Auctions ont beau avoir le gant blanc et le geste délicat, la photo les montrant empoignant le portrait peint du défunt timonier a choqué les patriotes chinois. Le cliché, signé Chine nouvelle (agence officielle), a été diffusé en avant-première d´une séance d´enchères prévue pour le 3 juin à Pékin. Ce jour-là, l´image sacrée, qui trôna dans les années 1950 et 1960 au faîte de la Porte de la paix céleste - l´entrée sud de la Cité interdite -, sera livrée à la convoitise des spéculateurs ou collectionneurs, en même temps que des bijoux et des porcelaines. Seule la loi du marché s´imposera : le futur acquéreur pourrait donc être... étranger.
Scandale ! Les forums de discussion Internet en Chine se sont enfiévrés devant pareille désacralisation du symbole. "Qui vous a donné le droit de mettre le portrait de Mao aux enchères ?, s´indigne un internaute sur le site sina.com. Le président Mao appartient au peuple chinois. Cette oeuvre est notre denrée spirituelle." " Une telle vente n´est pas seulement un sacrilège pour Mao, enchaîne un autre. C´est une profanation de l´esprit national." Certes, quelques voix s´efforcent de raison garder : "Mao est un grand homme mais on ne peut pas l´idolâtrer aveuglément", " Ce n´est qu´un portrait, arrêtez de fabriquer des dieux." Mais elles sont plutôt minoritaires dans le concert de clameurs indignées.
Touche pas à mon Mao ! Cette susceptibilité chatouilleuse autour de la figure du père de la Chine rouge exprime un "air du temps". L´année 2006 est scandée par une double commémoration : le 40e anniversaire du déclenchement de la Révolution culturelle (16 mai 1966) et le 30e anniversaire de la mort de Mao (9 septembre 1976). Dans ce contexte, Mao, c´est un peu tabou et totem. Tabou pour les autorités, qui ne savent toujours pas comment figer dans le marbre une momie qui grimace encore dans son mausolée, mauvaise conscience d´un parti idéologiquement modifié et qui eut à souffrir jadis de ses emballements de thaumaturge. L´assourdissant silence officiel autour de la Révolution culturelle donne une idée de l´embarras. On n´ouvre pas une boîte de Pandore où grouillent tant de mauvais génies.
Mais c´est aussi un totem devant lequel - grinçante surprise - se prosternent des bataillons de jeunes esprits ombrageux. Il ne faut point y flairer un retour de l´orthodoxie. Le Mao qui plaît aux jeunes, c´est le rebelle frugal, héritage à opposer ironiquement aux actuels dirigeants corrompus. Déjà, au printemps 1989, au coeur de l´agora démocratique de Tiananmen, on épinglait crânement Mao sur sa veste et quand trois étudiants s´avisèrent de souiller d´oeufs et d´encre le portrait géant ils essuyèrent le courroux de leurs camarades.
Au fil des années, la perception s´est modifiée. A l´heure de la montée du nationalisme, Mao incarne la patrie plus qu´une idéologie. Il est revendiqué comme une relique du patrimoine national à chérir, surtout face àl´ "arrogance" de l´Occident. Un événement, passé inaperçu, illustre cette nouvelle religion patriotique en train de se cristalliser autour de Mao. Le 17 mai, une cinquantaine d´étudiants chinois de l´université de Massey, en Nouvelle-Zélande, ont manifesté leur colère devant les locaux du journal de la faculté. Impertinent, le magazine avait consacré sa couverture à un photomontage féminisant Mao, moulé dans une robe sexy, collier autour du cou, élégante comme une midinette. Les jeunes Chinois de Nouvelle-Zélande ont vu là un sacrilège comparable aux "caricatures anti-Mahomet". "Le président Mao, c´est un Jésus pour nous", s´est étranglé d´émotion un manifestant, cité dans la presse néo-zélandaise. Des excuses ont été réclamées. Marché international de l´art, fanzines de campus : on ne badine pas avec Mao !
Etonnant a quel point Mao est toujours aussi populaire aupres des Chinois.
Syndrome de Stockholm.
Associé au syndrome de Débilité.
Certains Français regrettent Pétain, certains allemands vouent un culte à Hitler, .... ça ne fait pas de ces personnes des individus fréquentables.
"Ce jour-là, l´image sacrée sera livrée à la convoitise des spéculateurs ou collectionneurs, en même temps que des bijoux et des porcelaines"
Dommage que le tableau soit si grand. Je suis sûr que ça aurait été classe au chalet, dans le carnotzet, au dessus du jeu de fléchèttes^^
Ok => []
Ca montre qu la plupart des gens n´ont strictementbrien compris a ce que peut representer Mao pour les chinois.
en lituanie, il y´a un culte des soldats nazis.
ça prouve quoi?
Ca n´a rien a voir, strictement rien.
Pour nombres de chinois Mao est le liberateur de la Chine, un personnage legendaire qui rejoindra le pantheon des personnages celebres chinois. Et au cours des siecles on lui inventera d´autres exploits pour en faire un mythe.
pour les lituaniens, les nazis les ont libérés du joug soviétiques et ils les considèrent comme des héros.
Randien Posté le 24 mai 2006 à 10:27:32
pour les lituaniens, les nazis les ont libérés du joug soviétiques et ils les considèrent comme des héros.
Source ?
un article que j´avais lu il y´a quelques mois, ça devait être dans courrier international.
mais c´est d´ailleurs un phénomène commun à l´ensemble des pays baltes.
Des lituaniens, ce n´est pas une majorité de gens, parsque pour avoir aimé les exactions des nazis, faut etre un peut fou, surtout qu´ils ne sont même pas baltes.
Et quand bien même, ça n´a aucun rapport avec Mao.
alors qu´aimer les génocides de mao, c´est normal.
Mais évidemment les chinois ne sont pas au courant des exactions du timonier, la propagande fait un travail efficace.
Les chinois considerent que c´est leur histoire, que c´est une reflexion et une problematique completement interne qui ne regarde que les chinois, Mao n´a pas envahi de pays voisin a ma conaissance.
Les nazis ont envahi les etats baltes pour les piller et en faire leur espace vital avec en projet d´exterminer tout les habitants pour y mettre des Allemands, si des baltes sont assez cons pour les regretter et bien c´est qu´ils sont vraiment cons.
Quand tu aura saisi la difference entre les 2 tu reviendra.
Qu´un criminel tue un français, un lituanien ou un chinois, ça revient au même. Un meutre reste un meurtre.
Et Mao a envahi le Tibet en 1949 avec l´armée populaire de Libération. La RPC a participé indirectement aux guerre de corée,d´indochine et du vietnam.
La façon dont Kaji tente de minimiser l´importance des crimes de Mao est plutôt suspecte.
Quant aux nazis, ils sont vus par le baltes comme les américains pour nous: des libérateurs.
De 1949 au Tibet moderne, thèses chinoises
Ce paragraphe présente les thèses chinoises. Voici l´Histoire modérée, mais avec l´interprétation pro-unification, telle que la présenterait une majorité des ressortissants de la RPC.
Dans l´Histoire, le Tibet et l´empire chinois ont toujours eu des liens forts, par exemple la fonction de premier Grand Lama (futur Dalaï Lama) a été instauré par l´empereur de Chine mongole Kubilai Khan.
Avant 1959, le Tibet était une théocratie féodale, dirigée par les grands propriétaires terriens et les prêtres. La majorité de la population rurale avait un statut de serfs ou de paysans, avec une minorité d´esclaves. Une justice sommaire et partiale était rendue par le seigneur ou le Lama, comprenant torture et mutilations. L´occident préfère nier ce vieux Tibet, et croire à une société harmonieuse, tournée vers le boudhisme.
De 1840 à 1949, les guerres avec les pays colonisateurs et la guerre civile ont détruit la Chine entière. Les provinces contrôlées par l´étranger se faisaient la guerre, et le Tibet a cédé aux colons britanniques. Mao et le PCC ont libéré le pays des étrangers. Le Dalaï Lama actuel est le symbole de cette aristocratie qui a cédé face à l´envahisseur, cette honte nationale.
A partir de 1966 et jusqu´à sa mort, Mao a lancé dans toute la Chine la Révolution culturelle. Dans toute la Chine, tout le culturel (édifices religieux, livres, ...) a été détruit, notamment des temples boudhistes au Tibet.
Tout ceci n´excuse en rien les exactions qu´ont pu commettre l´APL et le PCC. Si les paysans tibétains veulent le retour du Dalaï Lama, aucun ne souhaite le retour de l´ancien ordre des classes d´avant 1959.
De 1949 au Tibet moderne, vu d´occident
Ce paragraphe présente la vision occidentale. Ceci permet de séparer ce qui est communément admis en occident, des théses des ressortissants de la RPC.
En 1949, l´Armée Populaire de Libération occupa le Tibet, juste après la chute du gouvernement nationaliste. Le Tibet redevient une province de la Chine, officiellement gouvernée par le Dalaï-lama et le Panchen-lama. Le pouvoir central chinois s´occupe de la défense, des affaires étrangères, des finances et de l´éducation.
Suite à un durcissement de la politique de la Chine à l´égard du Tibet en 1958, année où des autonomistes tibétains s´opposent au pouvoir central, le Dalaï-lama se réfugie en Inde avec 100 000 fidèles et forme un gouvernement en exil en 1959. Des résistants — les Khampas, originaires de la région du Kham — réfugiés dans les montagnes népalaises et soutenus par l´Inde et les États-Unis (dans une stratégie d´endiguement du communisme), mènent une lutte armée contre les Chinois. Au Tibet, le Panchen-lama dirige le gouvernement, avant d´être destitué en 1965.
Les Chinois engagent en 1961 la collectivisation de l´économie tibétaine. En 1966, la Révolution culturelle se traduit par un durcissement de la répression anti-bouddhiste et de nombreux vestiges du passé et de l´influence religieuse sur les tibétains sont détruits par les Gardes Rouges. On estime à un million de morts tibétains, (soit un sixiéme de la population) le bilan de la répression maoiste.
Le 9 mars 1961, le Dalaï Lama lance un appel aux Nations unies en faveur d´une restauration de l´indépendance du Tibet.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Tibet
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1/6 des tibétains exterminés, des milliers de vestiges religieux bouddhistes, vive le communisme.
et voici pour conclure un extrait sur le cannibalisme sous la révolution culturelle, je vous préviens c´est VIOLENT ET INSOUTENABLE.
http://www.cefc.com.hk/fr/pc/articles/art_ligne.php?num_art_ligne=5710
Je ne comprends pas comment Kaji peut excuser les crimes de Mao.