Hier on ma reproché mon parti pris dans les fait divers donc voilà je ne donnerrais plus mon opinion LEILA a vécu un calvaire. Cette lycéenne d´origine marocaine de 17 ans, domiciliée dans une cité des Mureaux, a été tabassée parce qu´elle n´a pas respecté les coutumes de son pays. Son frère cadet et un camarade l´ont rouée de coups dans un hall d´immeuble.
Ils l´ont corrigée dimanche soir car elle fumait et s´affichait avec des garçons et des filles. A la suite de cette punition, Leila a déposé plainte. Ses agresseurs, déférés mardi devant le parquet de Versailles, ont été mis en examen pour violences volontaires en réunion avant d´être remis en liberté.
Elle devait « rester dans le droit chemin » Les faits se sont produits vers 20 heures dans la cité Bizet. L´adolescente rentre chez elle. A peine a-t-elle franchi la porte de l´immeuble que Kamel, 16 ans, se jette sur elle. Le gaillard de 100 kg lui assène plusieurs coups de poing au visage. Assommée, Leila s´effondre. Un second individu arrive. C´est Khalid, 15 ans, le frère de la victime. Il prend part à l´agression. Au sol, elle reçoit des coups de pied, mais parvient à s´échapper. Elle se réfugie chez elle et alerte le commissariat. Lorsque les policiers frappent à la porte, son jeune frère, rentré lui aussi, indique que sa soeur n´est pas là. Toutefois, les fonctionnaires entendent des appels au secours. La présence des forces de l´ordre engendre un regroupement dans la cité. Ce n´est qu´au terme d´un dialogue de plus d´une heure que les policiers parviennent à emmener Leila à l´hôpital. En garde à vue, Kamel et Khalid ont expliqué que Leila avait « des mauvaises fréquentations ». Elle devait « rester dans le droit chemin ». La jeune femme sort fréquemment discuter avec des amis. Elle fume et plaisante sous les fenêtres de sa famille. Ce n´est pas du goût de ses proches « qui l´ont déjà recadrée. Elle avait été envoyée près de dix-huit mois au Maroc afin qu´elle apprenne à respecter les coutumes », rapporte une de ses connaissances. Malgré ce séjour, Leila n´a pas changé ses habitudes. Dimanche soir, ses agresseurs lui ont reproché « de côtoyer des garçons, de fumer et de sortir trop souvent le soir au lieu de rester dans l´appartement ». Après avoir reçu des soins pendant deux jours, Leila, qui a refusé de rejoindre un centre de placement pour sa sécurité, est rentrée chez elle.
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