« la manif a capoté », résume une lycéenne, « dégoûtée ». Dès 14 heures, place de la République, des groupes sont venus « terroriser » les lycéens. Capuche sur le visage, col camionneur zippé très haut. Un millier, selon la police, venue bien plus nombreuse qu´habituellement. Des bouteilles de verre explosent sur des boucliers. Reculade. Un lycéen saigne. Un autre pleure. Des bandes fondent sur des lycéens, les plaquent contre un mur et les dépouillent. Ou se glissent à l´intérieur du cortège et tabassent. Un agent des renseignements généraux voit tout : « C´est trop compliqué d´intervenir. » Un policier en civil arrive en courant à la rescousse d´un jeune et hurle : « Montre-moi qui t´a fait ça ! » Le lycéen, pétrifié, n´ose pas dénoncer. Une copine le pousse à détaler : « Les casseurs ont vu que j´avais appelé les flics. Ils vont nous lyncher ! »
Un jeune homme racontait son agression. " Ils m´ont demandé mon portable, mais je n´en ai pas. Alors ils m´ont arraché ma carte de transport et mon paquet de clopes." Une lycéenne en larmes pleurait dans les bras d´un ami après s´être fait voler son téléphone et coincer dans l´escalier d´un parking. Des lycéens déploraient la passivité des CRS et des policiers en civil. " Les racailles étaient cinquante sur une femme, explique Thomas d´un lycée de l´Essonne.Les CRS n´ont pas bougé. Quand on a été les voir, ils nous ont dit que ce n´était pas leur boulot." Au moment de la dispersion, les consignes étaient claires : " Rentrez chez vous, prenez le métro, partez."
Mohand, d´origine tunisienne, expliquait : " Si vous avez une tête de bon Français, vous constituez une cible. Et encore plus si vous avez le look surfeur avec des cheveux longs." Dès la place de la Bastille, des dizaines de lycéens choisissaient de déserter le cortège. " C´est pas une vraie manif, pleurait une jeune fille. Je veux partir." Un jeune homme qui était venu défiler avant son cours de musique serrait son violon contre lui de peur qu´on ne lui arrache. " Les violences viennent principalement des Noirs, c´est vraiment la honte pour moi", déplorait Jennifer, d´origine guadeloupéenne.
Le même scénario s´est reproduit à de très nombreuses reprises. Cagoule rabattue sur la tête, un groupe de casseurs repérait un manifestant, se précipitait sur lui, le faisait tomber et le rouait de coups avant de lui voler son téléphone mobile ou son sac. Se déplaçant très rapidement, créant parfois des mouvements de foule, les bandes ont ainsi agressé des lycéens tout au long du parcours. Les organisateurs, qui avaient renforcé leur service d´ordre, ne pouvaient que multiplier les consignes de prudence. " Restez dans le cortège, ne téléphonez pas, c´est la seule façon d´être en sécurité ! ", hurlait un des organisateurs.
Deux vitrines ont été brisées et huit personnes ont été interpellées, parfois dans des conditions difficiles, par les forces de l´ordre, a indiqué la préfecture de police de Paris, mardi soir. Les pompiers seraient intervenus à quatorze reprises. Des centaines de jeunes, venus pour l´essentiel de la banlieue parisienne, ont multiplié les agressions contre les manifestants, ce qui avait déjà été le cas lors de la manifestation du 15 février.
Les violences contre les forces de l´ordre sont, en revanche, restées assez limitées alors que, le 15 février, la préfecture de police avait fait état de trente policiers blessés dont quatre avaient été hospitalisés. Contrairement à cette précédente manifestation, où les casseurs étaient restés groupés en tête du défilé, les bandes ont circulé, souvent en courant, d´un bout à l´autre du cortège.
Gâchis et consternation. Les lycéens, qui étaient partis dans une ambiance festive de la place de la République, à Paris, ont déchanté rapidement en raison de multiples agressions et vols qui se sont produits au sein du cortège. Les organisateurs ont décidé de disperser la manifestation avant son terme à cause des troubles. " Nous préférons faire le choix d´une attitude responsable", a estimé l´UNL, le principal syndicat lycéen.
Métro Bastille, un policier interpelle un jeune : « T´es venu pour quoi ? » Le jeune répond : « La réforme Fillon. » Le policier : « Et c´est quoi, cette réforme ? » Silence. Un jeune calme ses camarades qui s´en prennent à un cameraman : « C´est qu´une poignée qui fout la merde. Faut voir ce qui s´est passé hier à la Goutte-d´Or. » Plus loin, un autre groupe : « Ça part en couille. » Ils ont peur qu´on ne retienne que ça. A terre, un jeune se fait tabasser par un groupe de dix. Un policier indique les bouches RATP : « Allez, on rentre, on prend le métro, on va voir les Feux de l´amour. Si vous y allez tranquillement, il n´y aura pas de problème. » Un autre résume à son portable : « C´était une manif à la con. Les banlieusards sont venus piquer, on pouvait pas interpeller. » Quai de la Rapée, le métro est bloqué, inaccessible, bloqué par les CRS. Des jeunes sont alignés contre des barrières, d´autres assis, tête baissée. C´est l´heure des interpellations. Des policiers expliquent que des vols ont encore lieu dans les rames. Un lycéen remonte du métro, choqué : « En bas, les CRS frappent sans distinction. »
Plusieurs centaines de jeunes sont restés devant la gare d´Austerlitz après la dispersion. La ligne 5 du métro a dû être interrompue pendant une heure à cause de l´intrusion sur les voies de casseurs poursuivis par des policiers.
Outre les incidents parisiens, une bataille rangée a opposé, à Lyon, des casseurs qui s´étaient mêlés au cortège et des supporteurs du club de football du Werder de Brême ; la dispersion du cortège toulousain s´est accompagnée de quelques débordements et de plusieurs interpellations ; idem à Rouen, où plusieurs centaines de casseurs ont jeté des pierres sur des voitures ; dans l´Eure, au Val-de-Reuil, quelques centaines de jeunes qui voulaient prendre le train sans billet pour aller manifester à Paris ont envahi les voies et perturbé la circulation des trains entre la capitale et Rouen.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-400923,0.html
http://www.liberation.fr/page.php ? Article=281077
Scène ordinaire de l´intifada à la française...
C´est quoi, ça, les débuts de l´Apocalypse?
" Scène ordinaire de l´intifada à la française..."
Guardian_Keeper, où comment saborder un topic sérieux en une seule phrase... ![]()
Il faut exterminer tous ces délinquants.
Ah non j´oubliais qu´ils sont les chances de la France.. ![]()
autre témoignage..
http://sixelasco.free.fr/phpBB2-general/viewtopic.php?t=224&postdays=0&postorder=asc&start=15
Ils croient que c´est un coup monté orchestré par le Gouvernement, si j´ai bien compris... Ca va chercher loin quand même... :/
c´est horrible tout ça,on dirait beyrouth pendant la guerre civile
Tout ca confirme qu´une guerre civile est loin d´être impossible en France.
http://permanent.nouvelobs.com/cgi/edition/aff_photo?cle=20050308.OBS0700&offset=3
le gouvernement est responsable de cela , ils n´aveitn qu´a envoyer des CRS ou fournir un service d´ordre a la manifestation.
Mais ça les arrangeait de ne rien faire.
" le gouvernement est responsable de cela "
Quelle analyse profonde ![]()
les CRS n´auraient pas fait la différence entre les manifestants...super le carnage après ça ( enfin comme d´hab. pour les flics, ils bougent ils ont torts, ils ne bougent pas ils ont torts). Et fournir un service d´ordre à la manif´ c´est n´importe quoi, chaque manif´ est sensé assurer un minimum d´ordre de son coté pour éviter les débordement.
Il paraît effectivement que les CRS sont restés les mains dans les poches... Quelle bande de feignants... A croire qu´ils chient dans leurs benz devant les racailles... ![]()
Faire la difference entre des groupes de casseurs qui entourent une manif et la manif elle même est surement tres difficile.
Les CRS ne demande qu´a casser de la racaille, c´est leur job , qu´on les laisses faire.
jinrohmaster Posté le 10 mars 2005 à 11:55:01
Il paraît effectivement que les CRS sont restés les mains dans les poches... Quelle bande de feignants... A croire qu´ils chient dans leurs benz devant les racailles...
Si ils étaient intervenus, tu peux être sur qu´ils auraient eu SOS racisme et le mrap sur le dos.
En effet ça sent le coup monté, des casseurs aussi organisé qui ne pillent pas les boutiques.
Kaji_Ryoji Posté le 10 mars 2005 à 12:19:58
En effet ça sent le coup monté, des casseurs aussi organisé qui ne pillent pas les boutiques.
-> d´un coté c´est discutable, si ils avaient péter des magasins les crs seraient intervenus, en aggressant des manifestants il y avait bcp moins de chances qu´ils interviennent. J´suis asser parano pour voir des complots partout, mais j´essaye quand même de voir si y a pas de la logique derrière^^
Les jeunes se palaignent que les CRS les empehcer de sortir du cortège et de partir dans les rues. Je pense que c´est logique. Si tout les lycéens couraient partouyt, les casseurs les suivraient et donc le bordel sétendrais a bien plus qu´un boulevard.
Croire a un complot du gouvernement.. ahaahaha n´importe quoi, Elvis il est vivant et l´homme n´a jamais marché sur la lune.
Mouais, j´ai quelques photos, et avec le blouson en cuir et les barre de fer, il ressemble pas a des racailles.
Kaji_Ryoji -> pour ce qui est de la photo en lien de se topic, parait que c´est un service d´ordre d´après les manifestants... sinon file nous le lien pour tes photos, on crèvera moins cons^^ enfin quoiqu´il en soit la majoritée des témoignage ne vont pas dans le sens de ta phrase. Perso j´sais pas j´y était pas...
Ben, si tu veux je chercherais, mais ca me parait bien louche qu´il y´ai autant de casseurs et aussi bien organisés.