Assemblée générale. Un simulacre de démocratie bourgeoise que toutes les différentes organisations politiciennes essayent de controler.
Le 15 mars 2016 à 22:53:20 Thomas_Walk_4 a écrit :
Très bonne itw de JM Rouillan, je trouve ce mec vraiment lucide :
https://www.vice.com/fr/read/j-etais-dans-action-directe-v10n03
Oui il est génial ce gars.
Je te conseil ces deux interwiews si t'as le temps (moi en ce moment je suis arrêté donc j'ai pas le choix) du même gars :
Sur Le Ravi (celle qui à fait scandale pour des sois disant propos de Rouillan envers les islamistes qui ont été totalement déformés) : http://www.leravi.org/spip.php?article404 Elle dure 58 minutes ultra intéressantes.
Et sur les mouvements des annés 70 au pays basque/espagne/toulouse ! http://www.sonsenluttes.nes.net/?MIL-et-GARI-de-memoire
Si tous les coco étaient comme lui, ce serait ouf. Il à gardé la ligne "anti impérialiste" des annés 70 fortement influencé par le maoisme, quasiment sur la même ligne que la Gauche prolétarienne par exemple. J'adore ce type, et je trouve ces réflexions sur la classe ouvrière, le prolétariat et les quartiers populaires ultra pertinents.
Hippy: AG = Assemblée Générale, lieu de décision collective, de mobilisation, lors d'un mouvement de lutte, où des intervenants se succèdent librement et où les propositions sont votées à la fin, du moins en théorie.
Lors de mouvements revendicatifs, tout le monde se réunis dans un amphi et discute en gros.
Thomas n'aime pas beaucoup les AG car le Mili y est minoritaire il me semble ![]()
Assemblée Générale. Une forme de démocratie de base où chacun et chacune à le droit à la parole et où un groupe de toto veut saboter l'AG parce que les gens ne suivent pas leurs décisions.
Lorsque l'AG se passe bien pour les totos, ils en viennent, comme à Paris VIII à être à l'initiatives d'AG interfac. C'est un peu des girouettes.
Merci Thomas, CS et Jack.
Le 15 mars 2016 à 23:35:10 Thomas_Walk_4 a écrit :
Assemblée générale. Un simulacre de démocratie bourgeoise que toutes les différentes organisations politiciennes essayent de controler.
Toutes les lignes essayent de s'imposer et c'est normal. La question est comment l'imposer : par la persuasion, par la pratique et les faits ou par la violence et l'intimidation ?
Pour moi les AG sont le centre de toute forme de lutte et autant les "autonomes" souvent barrés dans des délires hors de la réalité (en tant qu'ouvrier et salarié je veux abolire le travail mais franchement la façon de porter la revendication c'est du sabotage pur et simple) qui massacrent l'auto organisation de masse en se prétendant avant garde, alors qu'elle est déconnectée.
Je m'explique.
Dans le monde capitaliste il y à une lutte de classes permanente, pour le contrôle par une classe. Par la violence répressive ou le compromis social quand les conditions le permettent. Aujourd'hui, en France, on sort de ce compromis qui est "on travail pour vous, vous accumulez de la richesse et nous en donnez beaucoup" à la fois parce qu'objectivement ben y'a la crise, la surproduction et tout, et subjectivement parce que les bourgeois voient bien qu'il n'y à plus de mouvement communiste (au sens large, donc libertaire, ML, conseilliste, etc... avec la pluralité des courants) et plus de mouvement anti impérialiste subversif à l'international (comme Cuba, le FLN etc...).
Bref la lutte de classe s'aiguise en France. Et il y à des "avant garde" de fait qui se forment, çad un "parti communiste" en gestation sous forme de groupes, tendances, etc, qui ont conscience qu'il faut renverser le capitalisme. (JM Rouillan est très bien sur ce qu'est "Le Parti" je trouve même si il le dit pas explicitement il à des bonnes pistes).
Donc une partie se dit "si nous on à compris, alors tout le monde comprendra et ceux qui comprennent pas sont des saboteurs, des contre révolutionnaires, des bureaucrates etc etc". En gros on fonce en mode suicide, on s'éloigne de la réalité, on tombe dans l'abstraction de la théorie sans pratique de masse, dans le sectarisme, comme les appelistes. C'est la ligne ultra gauche.
Une autre se dit "nous on à compris, mais les autres sont trop cons donc on va juste demander des petits trucs". C'est du mépris envers les gens, c'est des conneries et ça nie et combat l'auto organisation. Ca donne les syndicats réformistes plus ou moins radicaux. C'est la ligne de droite.
Et la dernière ligne c'est celle qui se base sur le mouvement "spontané" pour fonder une pratique. Le but, c'est de renforcer la ligne de gauche, la ligne de la révolte légitime, en popularisant par tous les moyens les luttes des masses, si infimes soient elles. Le MILI va avoir une ligne de gauche sur certains trucs (manif sauvages, blocus, débordements, et popularise la révolte légitime des lycéens en généralisant les blocus etc, ce qui est très bien). De l'autre coté il à une ligne ultra gauche sur l'organisation en ne laissant pas aux gens la possibilité de réfléchir eux même, de forger dans la lutte la ligne de gauche ... En gros, casse, sabotage d'AG, affrontement prématuré etc.
En gros la ligne ultra gauche, c'est une ligne de substitution pour ceux qui n'arrivent à développer la ligne de gauche, qui bloquent dans leur avancée, qui ne savent plus trop quoi faire dans les mouvements. Ou alors pour les impatients. Mais c'est pas une bonne ligne.
Par exemple il y à énormément de choses à populariser, une ligne juste qui s'exprime dans les entreprises dans les luttes, c'est le blocage avec occupation, même si cette ligne est "infime" dans la population elle est spontanée dès qu'elle déborde. Donc il faut populariser cette ligne qui marche spontanément, l'organiser, la développer, etc, jusqu'à ce que spontanément se développent, à partir de ce travail, des formes de lutte encore plus évolués.
Ce qu'il faut en tant que révolutionnaires c'est populariser les luttes les plus dures et surtout les plus autonomes, développer la conscience dans ces luttes, développer l'idée qu'il faut un affrontement général, bref aider les prolétaires à se saisir de leurs luttes et à développer un processus révolutionnaire. Lier toutes ces luttes, les populariser, les rendre visible, etc, c'est non seulement possible mais nécessaire.
Moi je pense que ce qu'il faut c'est un nouveau Comité de Soutien aux Luttes du Peuple qui se donne les moyens de soutenir physiquement, moralement, financièrement, par des journaux, des locaux, des présences militantes, de la théorie politique, une présence sur internet, de soutenir toutes les luttes populaires de ceux et celles qui veulent reprendre leur vie en main.
Bordel, ce pavé, nono
. J'y jetterai un coup d’œil demain, bonne soirée.
Je me fais chier alors j'ai le temps ![]()
Bah tant mieux, moi, ça me fait de la lecture
.
Ce n'est pas le fait que le Mili soit minoritaire, c'est le fait que les AG ne sont fréquentées que par des gens ayant un minimum de culture politique et sachant parler et pas par les gens lambda. De ce fait on reproduit l'éternelle séparation entre les gens qui ont un grand capital culturel (la petite bourgeoisie intellectuelle et le haut prolétariat) et ceux qui n'ont pas ou peu de connaissances en politique (les jeunes prolétaires et sous prolétaires quoi).
J'étais à l'AG inter lycéenne de Paris hier soir. Résultat
aucun noir, très peu de reubeux. Que des petits blancs qui s'intéressent à la politique. Alors si vous croyez que les AG ouvertes ou avec des délégués sont autre chose que des simulacres de démocratie bourgeoise, c'est ton problème.
Les seules formes d'AG qui sont utiles se sont celles au niveau des lycées, où il y a souvent tout le monde, et les AG juste de discussion, où on peut parler ensemble.
Le 15 mars 2016 à 21:35:58 16-Novembre a écrit :
C'est pas du mépris social, c'est du bon sens. Les prolétaires ne pouvaient pas être de vrais révolutionnaires spontanément. Sans compter les dangers d'infiltration d'une organisation basée sur les "masses". Quand un ouvrier sympathisant savait lire ou était compétent dans un domaine, le parti l'employait alors directement et l'ouvrier arrêtait d'être ouvrier et travaillait pour le parti, aux frais du parti.
Sauf que c'est totalement anti materialiste. Ca nie la dialectique masse-parti-masse etc, ensuite ça pose clairement les bases de la restauration du capitalisme en niant un des enseignement les plus important de Marx : la division du travail est la mère de la domination bourgeoise.
Les Brigades rouges ont balayé cette thèse réactionnaire de Lénine en portant l'analyse sociale à un niveau bien supérieur avec une direction issue de la base ouvrière et une organisation ultra majoritairement ouvrière (OS, Ouvrier techniques et techniciens). Et un niveau de conflictualité très élevé, alors qu'aucune condition objective comme une guerre (ce qui à permis aux bolcheviks de faire la révolution, sinon ça n'aurait pas marché , j'en suis quasi certain) ou des famines, ou même une crise économique ne le permettait. Bien sûr il à manqué beaucoup de choses, un vrai parti, un mouvement qui dépasse la guerilla, une guerre de position révolutionnaire sur la durée... mais les BR ont juste massacré cette conception de Lénine par la pratique, alors même qu'elles étaient ML voir MLM.
C'est bien ces fameux "MLM", c'est à dire juste "M", certainement pas marxistes et encore moins léninistes. La conception de Lénine du parti n'a pas de dialectique masse-parti-masse, ça c'est un truc inventé par mao.
C'est justement ce que tu dis qui est une conception anti-matérialiste. Alors t'es rigolo avec tes brigades rouges, ça a donné quoi au fait ? C'est toujours marrant de voir les merveilleux exemples super géniaux "bien supérieurs", je demande juste à chaque fois : concrètement, elle en est où leur révolution ? Ils ont perdu ou gagné ? C'est comme ça qu'on juge ce qui marche et ce qui ne marche pas, point.
Ensuite je n'ai jamais dit que la conception léniniste du parti était parfaite, supérieure ou je sais pas quoi, j'ai juste fait des constats sur l'origine de classe des communistes russes. Mais apparemment c'est une question très sensible pour les populistes qui ont du mal à assumer leur origine de classe, toi compris visiblement. Ce qui est sur c'est que quelqu'un qui travaille toute la journée n'a pas le temps de se former au marxisme et d'être sérieusement révolutionnaire. C'est ce qu'a compris Lénine. Les populistes au contraire faisaient de "l'entrisme" dans la classe ouvrière en se faisant passer pour des prolos. Ils n'assumaient pas leur origine de classe. La raison est qu'ils voulaient la révolution mais constataient bien que spontanément la classe censée faire la révolution était tout sauf révolutionnaire (même s'ils se sont acharnés à démontrer le contraire, sans succès). Alors il y a eu ce complexe de classe, ils ont décrété qu'il ne fallait faire qu'un avec le peuple et c'est là qu'ont commencé tous les délires des fils à papa qui vont à l'usine, pour habiller leur discours d'une légitimité prolétarienne. C'est exactement la même chose que je constate aujourd'hui dans le milieu gauchiste.
Mais tout ça n'est pas sérieux, et concrètement dans 100% des cas ça ne donne rien, strictement rien. Tout le temps perdu à faire ça, c'est autant de militants qui auraient pu produire les armes intellectuelles, qui manquent si cruellement, encore aujourd'hui. Tout ça termine dans l'économisme et l'agitation stérile de classes objectivement réactionnaires, et les populistes s'imaginent qu'ils vont au devant de la lutte des classes et proposent des choses en avant, mais ce qu'ils appellent des pas en avant, ce sont en fait des pas en arrière.
Donc tout ça n'a rien de sérieux. Un parti de "masse" c'est encore une fois un délire populiste totalement inutile. Et pour moi les "mao" d'aujourd'hui n'ont rien de marxiste-léniniste, ce sont des mencheviques, pour reprendre les termes de l'époque. Mais malheureusement l'époque est bien plus grave aujourd'hui et je redoute de voir jusqu'où va mener cet aveuglement de toute l'extrême gauche. Au mieux à rien, au pire...
Alors ça peut faire mal à entendre, mais il est encore temps de se réveiller.
C'est pour ça que le but, c'est bel et bien de casser le monopole politique en faisait venir un maximum de personnes, pour qu'elles puissent également s'exprimer. Sinon, d'une ça ne se fera pas tout seul et de deux, c'(est une position confortable de toujours dire "Oui mais les vilaines organisations". Si on ose lutter, on ose vaincre.
aucun noir, très peu de reubeux. Que des petits blancs qui s'intéressent à la politique. Alors si vous croyez que les AG ouvertes ou avec des délégués sont autre chose que des simulacres de démocratie bourgeoise, c'est ton problème.
Les seules formes d'AG qui sont utiles se sont celles au niveau des lycées, où il y a souvent tout le monde, et les AG juste de discussion, où on peut parler ensemble.
C'est pas totalement faux mais pour généraliser les AG il faut massifier le mouvement avant tout, le faire sortir des facs, et aussi dénoncer les agissement de la bureaucratie basé sur des faits réels, en connaissant réellement les envies des gens et la contradiction avec les prises de décisions.
C'est bien ces fameux "MLM", c'est à dire juste "M", certainement pas marxistes et encore moins léninistes. La conception de Lénine du parti n'a pas de dialectique masse-parti-masse, ça c'est un truc inventé par mao.
En attendant ce concept "totalement faux" à mené la plus grande révolution de l'histoire de l'humanité, les expériences les plus probantes en Europe et mène la révolution et libère des zones qui représentent une part non négligeable de l'humanite, et accessoirement que le mouvement ML pur ne représente plus rien dans le monde.
Je ne suis pas d'accord avec reptinshell dans l'idée d'élevé la masse pour ensuite faire la révolution. Je suis aussi contre la démarche inverse qui consiste à ce que les communistes se rabaissent, pour se travestir en ouvrier et les manipulés mais encore heureux que ça ne marche pas
.
Menchevique
![]()
Bordel, de la part d'un marxiste de chambre c'est presque un compliment.
C'est bien ces fameux "MLM", c'est à dire juste "M", certainement pas marxistes et encore moins léninistes. La conception de Lénine du parti n'a pas de dialectique masse-parti-masse, ça c'est un truc inventé par mao.
Ce qui en soit, est faux. Lénine est conscient (Comme les MLM) que le Parti est le noyau, un noyau dur de militants et de cadres qui réussissent une unité idéologique qui leur permet de jeter les bases du Parti. On pourrait opposer à ça la vision "par e bas", qui vise à accumuler des forces et à attendre que le Parti s'érige de cette façon. Lénine (comme Staline, comme Mao et j'en passe), sont entièrement d'accord pour admettre que le travail de masse est indéniable, sinon le Parti est rongé par l'opportunisme ou par le bureaucratisme. Ensuite, Lénine ne dit pas que tout se résume à de la théorie, que pour s'élever à la conscience révolutionnaire il faut de la pratique... Que de nombreux cadres bolcheviks (comme le SPD à l'époque ceci dit), soient finalement totalement sortie de leur condition ouvrière pour devenir des membres permanents du Parti, des "révolutionnaires professionnels" est une chose. Que l'implantation de ces derniers dans les masses ouvrières en est clairement une autre, car sans ça il n'y a pas d'organisateur, pas d'agitateur et le Parti Bolchevik n'aurait jamais acquis une telle audience en 1917. Donc les Maoistes, pas ML ? Regardons ce que raconte le Camarade Staline, à propos des masses, du parti :
Il faut que le Parti soit avant tout, le détachement d'avant-garde de la classe ouvrière. Il faut que le Parti
absorbe tous les meilleurs éléments de la classe ouvrière, leur expérience, leur esprit révolutionnaire, leur dévouement infini à la cause du prolétariat. Mais pour être vraiment un détachement d'avant-garde, il faut que le Parti soit armé de la théorie révolutionnaire, de la connaissance des lois du mouvement, de la connaissance des lois de la révolution. Sinon, il n'est pas en mesure de diriger la lutte du prolétariat, de l'entraîner à sa suite. Le Parti ne peut être un parti véritable, s'il se borne à enregistrer ce qu'éprouve et pense la masse de la classe ouvrière; s'il se traîne à la remorque du mouvement spontané; s'il ne sait pas surmonter la routine et l'indifférence politique du mouvement spontané; s'il ne sait pas s'élever au-dessus des intérêts momentanés du prolétariat; s'il ne sait pas élever les masses au niveau de la compréhension des intérêts de classe du prolétariat. Il faut que le Parti se trouve en tête de la classe ouvrière; il faut qu'il voie plus loin que la classe ouvrière; il doit conduire le prolétariat, et non pas se traîner à la remorque du mouvement spontané.
[...]
Mais le Parti ne serait plus le Parti, si cette distinction devait tourner en rupture, si le Parti se repliait sur lui-même et se détachait des masses sans-parti. Il ne peut diriger la classe, s'il n'est pas lié avec les masses. de sans-parti, s'il n'y a pas contact entre lui et les masses sans-parti; si celles-ci n'acceptent pas sa direction, si le Parti ne jouit pas dans les masses d'un crédit moral et politique.
Des principes du léninisme, Staline
Je pense que c'est assez explicite, non ? Lénine, Staline et Mao ont toujours mis en avant le fait qu'être un parti d'avant-garde, ce n'est pas seulement faire de l'intellectualisme, ce n'est pas voir le Parti comme un "diamant pur", mais c'est aussi être à la tête des masses, donc être capable de donner le cap, être capable d'avoir un travail de masse. Lénine à la fin de sa vie, voyait comme possibilité pour bouter la bureaucratie d'élargir encore davantage la base de masse, de faire rentrer les éléments les plus avancés de ce qui restait du prolétariat, voir élargir le Comité Central, renforcer l'Inspection Ouvrière & Paysanne, etc etc. Si ce n'est pas une dialectique masse-parti-masse, j'sais pas ce que c'est ! Et je ne me trompe pas : Dans la construction du Parti, comme dans ses actions d'avant-garde, il est toujours lié aux masses. Sauf si bien sûr, Lénine et Staline ne sont pas marxistes. Abcd sera content !
Donc tout ça n'a rien de sérieux. Un parti de "masse" c'est encore une fois un délire populiste totalement inutile
Le PCUS, le PCC et les autres principaux partis communistes ont toujours été des partis de masses, c'est même là dessus qu'ils se sont toujours reposé. Je ne vois pas ce qu'il y a de menchévique là dedans... Est membre du Parti, celui qui est sous sa direction, à sa carte, paye une cotisation et effectue le travail d'agitation, de propagande et politique. La conception menchévique, c'est que tout le monde il est du Parti à partir du moment où il veut bien être sous son autorité... Or, les principes MLM et dvpé par Mao, sont loin de cette conception. Le Parti Communiste est un Parti de masse, car ce sont les masses qui font l'histoire. L'avant-garde que constitue le Parti, est là (en lien avec les masses) pour donner les mots d'ordres, clarifier les questions politiques, faire de l'idéologie, etc etc.
Bref, si c'est pour lire de la gerbe pro-albanaise, c'est pas la peine.
C'est pas totalement faux mais pour généraliser les AG il faut massifier le mouvement avant tout, le faire sortir des facs, et aussi dénoncer les agissement de la bureaucratie basé sur des faits réels, en connaissant réellement les envies des gens et la contradiction avec les prises de décisions.
Massifier le mouvement ce n'est pas en AG que ça se fait, c'est en faisant de l'agit-prop avant tout.
Ce que je voulais pointer comme problème c'est que beaucoup de jeunes (qui n'ont pas forcement de conscience politique) fuient les AG, les laissant aux petits blancs politisés, et préfère les actions directes et autres action spontanée.
D'ailleurs bonne nouvelle : les travailleurs en lutte à la RATP à Paris ont apporté leur soutien au Mili dans la lutte contre les syndicats et les partis dans les AG.
AG à Clermont-Ferrand: peut-être 80 personnes, divers motions ont été voté pour justement attirer des gens à l'AG, une motion-branlette intellectuelle a été adopté sur une prétendue "coordination nationale des syndicats étudiants", titre ronflant ne voulant rien dire, prise de parole des JC s'alignant sur la CGT et réclamant 32 heures et un salaire étudiant...
J'ai réfléchi à cette notion de 32 heures, portée aujourd'hui par la CGT. Barricade parlait même il y a peu de semaine de 30 heures, avant de subir la censure des chaînes régionales. ![]()
En réalité, je doute que proposer un nombre d'heures fixes soit une bonne chose. Je m'explique: les 35 heures furent une manœuvre "par en haut" de la part d'Aubry et de ses consorts, et si elles se traduisirent effectivement par une baisse effective du temps de travail, elle accrut aussi la flexibilité des salariés, tout en restant inefficace devant le problème qu'elle était censé résoudre, à savoir celui du chômage. En définitive, ce fut une nouvelle attaque contre les travailleurs, et cela passa d'ailleurs mal dans les boîtes, la CFDT Michelin ou Dunlop étant là pour s'en souvenir.
Il faut savoir également que aujourd'hui un salarié ne bosse pas 35 heures par semaines, mais 38 heures en moyenne. Des études datant de plusieurs décennies ont tout à fait prouvé que, dans le cadre d'une réorganisation du travail sous un système moins dégueulasse, planifié, humain, en un mot, socialiste, on pourrait très bien travailler quelques heures, non par jour, mais par semaines -n'étant pas un spécialiste de cette question, je ne vais pas m'avancer, mais ce chiffre serait inférieure à la dizaine d'heures travaillées hebdomadaires. Il suffirait -entre autre évidement- d'embaucher tout les chômeurs, réduisant ainsi la charge et le temps de travail de tous -sans toucher aux salaires- tout en interdisant parallèlement les licenciements -une idée portée par LO dans les années 95, reprise massivement aujourd'hui- avec une machinisation encouragée.
Ce n'est pas une solution s'appliquant à la multitude de cas particuliers pouvant subvenir bien sûr, mais il s'agit toutefois d'une solution générale, qu'il faut mettre en avant: contre le chômage et la précarité aux travail, interdiction des licenciements et embauche des chômeurs. Je pense que tout le monde est en mesure de suivre ce raisonnement, mais c'est là que les choses deviennent peut-être plus délicate: plutôt que de proposer des semaines de 32 heures, mêmes de 30 heures, ou encore de 20 heures, idées pouvant être reprises par des avatars de la bourgeoisie jouant contre les intérêts des travailleurs, les communistes se doivent de mettre en avant le fait qu'il est tout à fait possible non seulement d'éradiquer le chômage, mais en plus de bosser moins, à salaire identique voir augmenté, mais sans fixer un nombre d'heures précise. Il est évident que si un slogan en particulier, par exemple pour les 32 heures, devait se populariser au sein des masses, les communistes doivent suivre et soutenir le mouvement , mais sans toutefois eux-mêmes proposer un nombre d'heures définies.
Qu'en pensez-vous ?
Sinon, pour ceux que ça intéresse, LO? à travers le Cercle Léon Trotsky, a sorti une brochure il y a quelques mois intitulé "Salaire, temps de travail et lutte de classe" il me semble, très complète et instructive.
https://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/cercle-leon-trotsky/article/temps-de-travail-salaires-et-lutte
Le 16 mars 2016 à 16:39:16 ClassStruggle_4 a écrit :
AG à Clermont-Ferrand: peut-être 80 personnes, divers motions ont été voté pour justement attirer des gens à l'AG, une motion-branlette intellectuelle a été adopté sur une prétendue "coordination nationale des syndicats étudiants", titre ronflant ne voulant rien dire, prise de parole des JC s'alignant sur la CGT et réclamant 32 heures et un salaire étudiant...J'ai réfléchi à cette notion de 32 heures, portée aujourd'hui par la CGT. Barricade parlait même il y a peu de semaine de 30 heures, avant de subir la censure des chaînes régionales.
En réalité, je doute que proposer un nombre d'heures fixes soit une bonne chose. Je m'explique: les 35 heures furent une manœuvre "par en haut" de la part d'Aubry et de ses consorts, et si elles se traduisirent effectivement par une baisse effective du temps de travail, elle accrut aussi la flexibilité des salariés, tout en restant inefficace devant le problème qu'elle était censé résoudre, à savoir celui du chômage. En définitive, ce fut une nouvelle attaque contre les travailleurs, et cela passa d'ailleurs mal dans les boîtes, la CFDT Michelin ou Dunlop étant là pour s'en souvenir.
Il faut savoir également que aujourd'hui un salarié ne bosse pas 35 heures par semaines, mais 38 heures en moyenne. Des études datant de plusieurs décennies ont tout à fait prouvé que, dans le cadre d'une réorganisation du travail sous un système moins dégueulasse, planifié, humain, en un mot, socialiste, on pourrait très bien travailler quelques heures, non par jour, mais par semaines -n'étant pas un spécialiste de cette question, je ne vais pas m'avancer, mais ce chiffre serait inférieure à la dizaine d'heures travaillées hebdomadaires. Il suffirait -entre autre évidement- d'embaucher tout les chômeurs, réduisant ainsi la charge et le temps de travail de tous -sans toucher aux salaires- tout en interdisant parallèlement les licenciements -une idée portée par LO dans les années 95, reprise massivement aujourd'hui- avec une machinisation encouragée.
Ce n'est pas une solution s'appliquant à la multitude de cas particuliers pouvant subvenir bien sûr, mais il s'agit toutefois d'une solution générale, qu'il faut mettre en avant: contre le chômage et la précarité aux travail, interdiction des licenciements et embauche des chômeurs. Je pense que tout le monde est en mesure de suivre ce raisonnement, mais c'est là que les choses deviennent peut-être plus délicate: plutôt que de proposer des semaines de 32 heures, mêmes de 30 heures, ou encore de 20 heures, idées pouvant être reprises par des avatars de la bourgeoisie jouant contre les intérêts des travailleurs, les communistes se doivent de mettre en avant le fait qu'il est tout à fait possible non seulement d'éradiquer le chômage, mais en plus de bosser moins, à salaire identique voir augmenté, mais sans fixer un nombre d'heures précise. Il est évident que si un slogan en particulier, par exemple pour les 32 heures, devait se populariser au sein des masses, les communistes doivent suivre et soutenir le mouvement , mais sans toutefois eux-mêmes proposer un nombre d'heures définies.
Qu'en pensez-vous ?
Que tu as raison pour les 35h. ![]()
En fait c'est un secret de polichinelle, le passage au 35h a boosté la productivité des travailleurs.
Par contre, pour ton idée qui s'ensuit, si tu fais bosser juste quelques heures par semaine un travailleur, socialement et politiquement c'est très bien car il aura plus de temps pour ses loisirs, ses amis, s'intéresser et participer à la politique ( et je te rejoins très sincèrement sur cette vision des choses ), mais bon, tu crées aussi les conditions d'une famine globale car non seulement ça suppose une planification économique ( et ça ne fonctionne pas sur un territoire dense et une population importante à cause des lenteurs et de la rigidité de la bureaucratie ) mais aussi et surtout, car tu parles de salaire donc tu supposes le maintien d'un système monétaire, le pouvoir d'achat individuel s'effondre.