Le soleil pénètre dans mon salon, la lumière paraît belle et reflète. sans cet appel, je serais rentré ce soir
pour un autre repas de famille, un autre simple jour sans histoire. pétrifié, paralysé, abandonné, blessé. Indescriptible sentiment dont rien que le vide est assez, l´enfer pour mes anges dans un stupide accident, je perd mon fils, ma fille et la mère de mes enfants. Dites moi que ca n´est pas vrai. Un cauchemard , je vais m´éveiller, elle sera là allongée à mes côtés. les cris des gosses qui jouent, les éclats de bruit le matin.
je n´ai jamais songé que le silence est assassin, mais il me tue. Doucement, je crois que j´en perd la raison.
Comment puis-je encore vivre dans la maison. Les murs sont tristes, ils ont terrassés, les sourires, les souvenirs, à chaques objets je les respires. c´est mon empire qui expire, toute ma vie qui vassille, un pas vers la fenêtre, le soleil brille, les voitures passent. Les gens sont gai, certains font du sport. Comment peut il y avoir encore de la vie dehors ? ce matin j´ai quitté la maison un peu fâché, petite dispute de rien du tout, maintenant je suis sans voix. Tu ne m´entend pas douleur noir, dire que nous nous sommes quittés pour toujours sans nous dire au revoir. On dit qu´il est possible de reconstruire ce qui n´est plus, mes forces m´abandonnent, je n´en ai plus. mon dieu veille sur eux, qu´ils ne pleurent pas trop, car il est bien possible que l´on se revoit très bientôt, c´est sans issue...
J´étais sûre de tout avoir réussi, d´être sorti vainqueur de tous les combats entrepris.
pourtant à présent je ne sais plus que penser, et la question reste en suspens : où me suis-je trompé ?
je redoublais d´efforts, pour décrocher tout ce qu´il y avait de décrochable, j´avais des valises chargées.
et à la FAC je ne m´amusais pas j´était premier à tous les cours, car second, ca ne paie pas ! au prix de combien d´amitiés baffouées, le brûleur de coeur que je suis ! A accédé aux hauteurs. Ca n´était pas suffisant ca ne l´est jamais, alors quelques têtes de plus à piétiner pour m´élever, j´ai acquis un par un tous les signes exterieurs de richesses, ma soif d´argent , jamais n´avait de cesse. j´ai construit une famille et une maison, ma femme était un ange, qui m´à donnée de beaux garcons, qu´en fait je n´ai même pas vu vu grandir, trop occupé, fou, que j´était à réussir. Ma vie ressemble à un dessin d´architecture, pas un truc qui dépasse, pas de fautes, pas de ratures. mon épouse à pris un amant, ca ne m´à même pas blessé, je me demande si un jour je l´ai aimée. si j´ai eu tout ce qu´il était possible d´avoir, dans ma vie. Pourquoi je me sent si mal aujourd´hui, je réalise qu´en fait je n´ai rien. Que tout ceci n´est qu´illusion dans un rêve de satin. Je craque au sommet de ma tour, je ne lutte même plus c´est sans issue...