Standard: Ronny Rosenthal, l´ancien... ( 14/02/2003)
L´attaquant israélien a alimenté les marquoirs de Bruges et du Standard
LONDRES Ronny Rosenthal n´a jamais quitté le monde du football. Après un passage très remarqué dans le championnat anglais, l´ancien attaquant du Club Brugeois et du Standard s´est associé avec Jacques Lichtenstein dans la carrière d´agent de joueurs. «Je suis, en effet, à la base des transferts de Tomasz Radzinski à Everton, de Davy Oyen à Nottingham ou encore de Joos Valgaeren au Celtic», confirme l´Israélien. «Je vis à Londres avec mon épouse et mes deux enfants mais dès que les congés scolaires nous le permettent nous mettons le cap sur Knokke où nous possédons un petit appartement en bord de Mer.»
L´ancien attaquant est viscéralement attaché à notre pays puisque c´est à Liège qu´il a rencontré son épouse. «Mes souvenirs sont toujours très présents dans mon esprit», avoue-t-il. «A Bruges, j´ai sans doute vécu la plus belle campagne européenne du Club sous la houlette de Henk Houwaart. A l´époque, nous avions notamment éliminé Dortmund 5-0 à l´Olympiapark alors que nous devions résorber le cinglant 3 buts à zéro que les Allemands nous avaient infligé lors de la première manche. Nous avions d´ailleurs récidivé face au Panathinaikos avant d´être éliminé contre l´Espanyol Barcelone. En 1986, l´année de mon arrivée dans la Venise du Nord, nous avions terminé à la 3e place. La saison suivante, nous remportions le titre de champion avec Marc De Grijse, Franky Van der Elst et Mamadou notamment.»
L´attaquant israélien quitta alors le champion en titre pour rallier le Standard dans le cadre d´un échange avec Dimitri Mbuyu. Les Liégeois ne se doutaient sans doute pas qu´ils venaient de réaliser l´une des opérations les plus juteuses de leur histoire. «J´ai, effectivement, été l´objet d´un échange avec Dimitri Mbuyu», confirme Ronny Rosenthal. «Cet échange était assorti d´une somme d´argent ( Ndlr: 15 millions de FB). J´ai réussi mon intégration au Standard. Dès ma première saison sous le maillot rouche, j´ai inscrit quatorze buts en championnat et quatre en Coupe de Belgique. Je me souviens que nous avions rencontré Aubel en Coupe et qu´un de nos adversaires jouait avec ses lunettes! Je n´avais jamais vu cela. J´ai précieusement conservé la photo. Nous avons fini le championnat à la 6 e place. J´étais devenu le meilleur buteur du club. J´aurais d´ailleurs dû jouer à Udinese l´année suivante mais l´opération capota car les Italiens se trouvaient dans l´incapacité financière de respecter l´accord qu´ils avaient pris avec le Standard car ils s´étaient entre-temps contractuellement liés avec Balbo. Le staff médical du club transalpin me trouva alors une blessure imaginaire lors de la visite médicale car une clause du contrat stipulait qu´en cas de blessure, la transaction devenait nulle. Je suis donc rentré au Standard où Georg Kessler avait pris la succession d´Urbain Braems. L´entraîneur allemand ne voulait pas de moi. J´ai tout de même joué 14 matches au Standard cette saison-là.»
C´est en mars 1990 que Ronny Rosenthal signa à Liverpool pour plus de 35 millions de nos anciens francs, soit plus du double du montant qu´il avait déjà... rapporté au Standard lors de l´échange avec Dimitri Mbuyu. «Je me suis lié aux Reds le jour de clôture du marché des transferts», se souvient-il. «Dès mon premier match sous le maillot de Liverpool, j´ai réalisé un hat-trick. Nous avons même remporté le championnat d´Angleterre. Il s´agit d´ailleurs encore actuellement du dernier titre en date de Liverpool. Certains supporters des Reds me le rappellent. Après quatre saisons à Anfield Road, j´ai joué trois ans et demi à Tottenham. J´ai terminé ma carrière à Watford. Elton John en était son mécène. Le club a alors célébré deux montées successives pour se retrouver en Premier League. J´ai alors pris la décision d´arrêter. Mon corps meurtri de trop nombreuses blessures me l´obligeait...»
Personne n´a oublié les dons de buteur de Ronny Rosenthal.