PARIS, 27 sept (AFP) - Le conseil d´administration de la Ligue de football professionnel (LFP) a, comme prévu, adopté vendredi le nouveau système de répartition des droits TV, à l´unanimité moins une voix, celle de Charles Talar (PSG), alors que Christophe Bouchet, président de Marseille, a exprimé devant le CA le point de vue de son club.
Au total, pour cette saison et la suivante et après déduction des avances accordées par les diffuseurs (TPS, Canal +), la L1 se partagera 200 millions d´euros.
Comme annoncé auparavant, la part fixe accordée à chacun des 20 clubs se monte à 8,3 millions d´euros, soit en tout 83 % des 200 millions d´euros.
Le reste sera réparti comme suit: 60 % selon le classement à l´issue de la saison (environ 21 M EUR), et 40 % selon un indice de performance, établi selon le palmarès des clubs sur les cinq saisons précédentes (environ 14 M euros).
La part correspondant à la performance ne s´applique qu´aux huit premiers clubs du classement ainsi défini (Lyon, Bordeaux, Lens, PSG, Monaco, Nantes, Marseille, Auxerre), qui en recevront respectivement 21, 19, 15, 13, 11, 9, 7 et 5 %.
Le bureau du CA avait déjà adopté ce système le 13 septembre, et les principes en avaient été fixés par la charte du football signée en janvier dernier.
Au final, l´écart entre les sommes perçues par le club qui touchera le moins et celui qui touchera le plus est de 1 pour 1,62.
"Hypocrisie"
"Il a fallu trouver un compromis entre deux exigences contradictoires: faire en sorte que nos grosses cylindrées puissent rivaliser avec leurs concurrents européens, et faire en sorte que notre Championnat fonctionne, a déclaré le président de la LFP, Frédéric Thiriez. La performance sur cinq ans nous est apparue le meilleur indice utilisable".
Un avis que ne partage toujours pas Christophe Bouchet, qui ne siège pas au CA mais avait été invité à exposer son point de vue, et réclamait notamment, en vain, que la fréquence des diffusions télévisées pour chaque club soit prise en compte dans la répartition.
"J´ai exprimé devant le CA ma position, qui n´a pas varié d´un iota", a-t-il déclaré, évoquant une "large hypocrisie" dans le système, étant donné que "l´OM dispose d´un facteur d´attractivité supérieur à d´autres clubs".
"L´OM comme le PSG défendent leur intérêts, cela se comprend", a indiqué Frédéric Thiriez, ajoutant que le passage de la L1 à 20 clubs avait réduit la dotation globale à partager entre eux.
Par ailleurs, M. Thiriez a déclaré qu´il restait encore "quelques points à finaliser" dans l´élaboration de l´appel d´offres pour la renégociation des droits TV après 2004, se refusant à préciser à quelle date cet appel sera lancé. Il devrait néanmoins intervenir dans le courant de l´automne.