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[Fic] histoire courte

Vinmole
Vinmole
Niveau 10
18 février 2008 à 18:34:26

Voilà le fruit de mon ennui…Euuh, je dois vous avertir qu’il n’y a pas d’action là dedans donc ne lisez que si vous êtes insomniaque…ou alors que vous ne cherchez pas une histoire de brute épaisse quoi…

Je cours, je cours à en perdre haleine. Je saute sur une le capot d'une voiture accidentée, bondis sur son toit puis regagne le sol. Je manque mon atterrissage et tombe. Ils se rapprochent, j'entends le bruit de leurs pas trainants et leur respiration sifflante. Ils arrivent.
Je me redresse péniblement et, sans me retourner, je reprends ma course folle au travers de la ville dévastée. Je plonge dans une petite ruelle sombre et continue ma course. Un cul de sac. Un grillage d'au moins deux mètres m'empêche de fuir. Les grognements se rapprochent.
Sans réfléchir davantage, je m'élance et commence à escalader frénétiquement le grillage. Je bascule de l'autre côté et tombe lourdement au sol. Une terre meuble amortie ma chute mais j'ai le souffle coupé. Pendant quelques instants, je n'arrive plus à inspirer. La panique me gagne, je gesticule vainement. Mon souffle finit par me revenir mais j'ai les poumons en feu. Un râle me fait lever mon visage plein de terre. Collée au grillage, l'une de ces choses me regarde fixement. C'est un homme, ou plutôt c'en était un. Ses habits ne sont plus que des haillons et par les multiples déchirures de ses vêtements, je peux apercevoir une chaire noire, pourrie depuis des jours. Des lambeaux de chaire pendent lamentablement, certains manquent. Ses mains sont pleines d'un sang noir depuis longtemps et dont la provenance restait indéfinissable.
Le pire restait son visage, caricature humaine. Les traits tordus dans un rictus de haine, une joue déchiré dont les restes sanguinolents pendaient le long de d'une mâchoire brisée. Son coup portait des traces de morsures profondes et des croûtes noirâtres s'étaient formées en se mêlant à la crasse pour refermer les plaies encore suintante de pus. Son regard vide me fixe et il se met à hurler en tentant d'arracher le grillage qui nous sépare. Dans sa frénésie, il s'entaille les mains et bientôt, des morceaux de peau puis de chaire s'arrachent de ses mains flétries. Cela ne semble pas l'affecter et il continue de secouer le grillage, hurlant de plus en plus fort. D'autres de ces créatures s'amassent et sous leurs efforts conjugués, le grillage commence à céder. Je reste quelques instants encore, pétrifié par l'horreur, puis, reprenant mes esprits, je me remets à courir. Je traverse un terrain vague avant de m'engouffrer dans un petit pavillon en passant par la porte de derrière. Je rentre et ferme précipitamment la porte derrière moi avant de m'affaler au sol pour reprendre mon souffle. Je n'en peux plus.
Et si ces créatures sont également présentes ici ?
Aucune importance, qu'elles viennent, je n'ai ni la force ni même l'envie de fuir encore.
Néanmoins, après plusieurs minutes de repos, je trouve la force de jeter un œil à ce qui m'entoure. Une cuisine. Les murs sont d'un blanc sale, la vaisselle n'est pas faite... Je me redresse et me met lentement en marche. Je pousse une porte et me retrouve dans le salon. Trois cadavres y sont alignés.
Ca pue. Je m'approche. Il s'agit d'un homme, d'une femme et d'une fillette. Tout les trois ont une balle dans le crâne, les murs et la moquette sont tapissés de sang, de cervelle et de morceaux d'os... Encore une bande de désespérés me dis-je. Je me penche pour récupérer le flingue des mains de l'homme.
Son corps est froid et j'ai du mal à lui faire lâcher l'arme à cause de la rigidité cadavérique qui s'est emparée de lui. C'est un petit Smith & Wesson chromé, tout ce qu'il y a de plus ordinaire. J'ouvre le barillet, trois douilles sautent hors des chambres et vont rouler sur le lino plein de sang coagulé.
C'est un six coups, il reste donc trois balles dans le barillet. Je passe rapidement à l'étage car je n'ai pas envie de m'attarder davantage en la compagnie de ces trois cadavres putréfiés et de l'odeur de mort qu'ils dégagent. Je pénètre dans une chambre et, sans plus attendre, je m'allonge sur le lit et m'endors comme une masse.
Il est midi, voilà deux heures que je suis levé. J'ai trouvé de quoi manger dans le réfrigérateur de la cuisine et une petite boîte de balles dans un tiroir d'une commode. Je m'apprête à sortir. Pourquoi faire ? Pour aller où ? Je n'en sais rien, mais je n'ai aucune raison de m'attarder ici davantage.
Je m’aventure dans la rue déserte. Il fait beau. Nous sommes au milieu de l’automne et les arbres arborent de magnifiques couleurs allant du jaune au rouge en passant par le brun et l’orange. Je suis dans un quartier pavillonnaire comme il y en a beaucoup dans la partie sud de la ville. Le quartier autrefois tranquille est dans un triste état. Clôtures défoncées, voitures accidentées, route trouées, habitations dévastées… Et sur ce chaos règne un silence absolu rendant la scène irréelle. Je m’avance lentement dans la rue sans trop prêter attention à mon environnement. Après tout chaos et dévastation ne sont-ils pas mes compagnons depuis plus de deux semaines maintenant ?
Trois semaines sans revoir âme qui vive…c’est plutôt déprimant mais bon…je n’ai jamais eu de vrais amis alors cela n’a, finalement, pas vraiment d’importance.
Je continu ma route en marchant tranquillement entre les voitures qui encombrent la chaussée, silencieuses. Les vitrines sont brisées et le verre craque sous mes pas.
Je n’ai pas vraiment de but, où aller de toute façon ? Partir ? Pour où ? Et pour quoi faire ?
Le soir commence déjà à tomber et je me mets à chercher un abri pour la nuit. Je rentre dans un bel immeuble. Un hôtel quatre étoiles. J’adore aller passer du temps dans les quartiers riches et les beaux hôtels. Après tout, plus rien n’a de prix désormais n’est ce pas !?
Tout est silencieux dans le hall, je me dirige vers la réception et inscrit mon nom sur le registre avant de prendre la clé de la suite nuptiale. La grande classe en somme. Je monte tranquillement les escaliers jusqu’au cinquième étage et rentre dans la chambre. Beau lit…dommage que j’y sois seul. Bah, c’est sans importance.
Je m’allonge en travers du grand matelas, ni trop dur ni trop mou. Cette journée était vraiment tranquille, je n’ai pas croisé l’ombre d’un chat. Au bout de quelques minutes, mes yeux se ferment et je m’endors.
J’ai faim… Je viens de me réveiller et j’ai faim, très faim. Il doit bien y avoir de la nourriture dans le coin ! Lentement je me mets en marche, titubant. Les effets de l’inanition…
Me voilà dans les couloirs. Au hasard je rentre dans une chambre.
Là ! De la nourriture ! Celle-ci est étalée par terre, abandonnée. J’ai tellement faim…je ne vais pas faire le difficile ! Je me penche avec difficulté. Je ressens un petit tiraillement dans ma cuisse droite. Elle saigne !? Sans importance, je dois d’abord manger !
Je me retourne vers ma nourriture.
Ca y est, me voilà arrachant à pleine dents les intestins du cadavre étendu devant moi !
Quel délice !

Vinmole
Vinmole
Niveau 10
18 février 2008 à 18:34:58

j'aime les bugs :pacd:

[JohnRAMBO]
[JohnRAMBO]
Niveau 6
18 février 2008 à 20:54:31

Salut Vin'.

Cool, très cool même.

(C'est Wang alias Beef alias LEVI, au fait. :pacd: )

Marikimaru
Marikimaru
Niveau 7
18 février 2008 à 21:46:41

trop cool ton récit Vin :bravo: c'est génial, bien écrit ! !

simpa les buggs en plus :lol:

berserken1
berserken1
Niveau 10
18 février 2008 à 22:04:23

Pas de flaterries avec vin' sinon il réagit méchament :pacg:

[JohnRAMBO]
[JohnRAMBO]
Niveau 6
18 février 2008 à 22:34:37

Si Superhumar se pointe pas maintenant pour qu'on le casse avec Max, j'installe le Logiciel "Bondueltarasm" sur le forum. C'est compris ? (S)

Vinmole
Vinmole
Niveau 10
21 février 2008 à 17:34:04

Lol

Sinon merci des commentaires...Surtout que vu la "déco" du texte :peur:

'fin bon, j'ai quand même baclé la fin :pacg:

Macro_killer
Macro_killer
Niveau 11
21 février 2008 à 17:38:05

j'aime bien ton style très agréable à lire.
le récit tout aussi exellent !
bonne continuation vinmou :pacg:

Vinmole
Vinmole
Niveau 10
23 février 2008 à 15:57:57

Merci marco :pacd:

Moi ces bugs m'arrachent les yeux :fou:

Pour la continuation bah je sais pas...faudrait commencer autre chose mais bon..

daminushkovax
daminushkovax
Niveau 10
23 février 2008 à 22:25:19

ne nous laisse pas en plan :lol:

Vinmole
Vinmole
Niveau 10
23 février 2008 à 22:32:28

lol bah le principe c'est justement de pas faire des longueur !

daminushkovax
daminushkovax
Niveau 10
24 février 2008 à 12:04:07

disons que ça laisse en haleine comme histoire :lol:

Vinmole
Vinmole
Niveau 10
24 février 2008 à 12:32:37

Mouais je ne sais pas, on va voir.

Macro_killer
Macro_killer
Niveau 11
24 février 2008 à 12:35:55

fonce :noel:

-LRT-
-LRT-
Niveau 10
24 février 2008 à 12:40:35

Un style unique, on croirait un littéraire. Continue comme ça, ça passionne du début à la fin (c'est pas une plaisanterie). :)

Vinmole
Vinmole
Niveau 10
24 février 2008 à 13:29:40

J'ai été pris par surprise par l'inspiration :pacd:

Toujours pas d'action.

Une détonation sourde retentie dans mon dos suivie par un cliquetis métallique.
Je sens une étrange sensation dans le bas de mon dos. Comme si quelques chose avait pénétré ma chair...pourtant je ne ressens rien. C'est étrange, cela me rappelle l'année de mes onze ans, lorsque je m'étais fait arracher une dent. L'anésthésie local...je sentais la dent sortir de la gencives, arrachée de sa place par la pince de fer...sans douleur.
Je relève la tête de mon festin et me retourne lentement.
Un homme se tient sur le pas de la porte. Grand, brun, treillis déchiré et pistolet encore fumant à la main.
Il me regarde avec un mélange de dégoût et de mépris puis se met à parler.
"Ce n'est pas parce qu'elle est morte que tu peux la bouffer ordure"
Elle ? Je me tourne vers le cadavre à demi-putréfié...ah oui, c'était celui d'une femme. Je m'en rends compte maitnenant...Elle pue la mort. Mon regard se porte lentement vers l'homme. Lui a l'air bien meilleur, bien plus frais. Je me relève péniblement. Quelque chose ne va pas avec mon dos. Tant bien que mal je me redresse. Je chancelle, et parvient péniblement a reprendre mon équilibre. L'homme n'a toujours pas bougé, il me regarde. Je m'avance vers lui dans l'espoir de l'agripper.
PLus que deux mètres...
Plus qu'un !
Bang !
Je recule en vacillant. Ma belle chemise et toute rouge ! Un trou ? Oui, un trou, il y a un trou dans mon corps. C'est grave ? Je ne sais pas, je n'ai pas mal. Pourtant je devrai non ? Peut importe finalement, je n'ai jamais aimé avoir mal alors c'est tant mieux. Je relève mon visage maculé du sang de la femme vers l'homme et reprends ma marche tant bien que mal.
Celui-ci me jette un regard emplit de pitié puis lève une fois encore son arme. Le canon semble être pointé sur mon visage. Je n'ai plus mal !
Bang !
Plus rien...
Décidément me dis-je, ces créatures sont diablement résistantes ! Bah, il suffit de comprendre que la tête est le point sensible. je jette un dernier regard sur le corps maintenant sans vie.
Sa tête ne ressemble plus à rien maintenant...
Je me détourne et sors de la pièce en boitillant. Oui je boite, il y a quelques heures je me suis blessé en tombant et ma jambe est salement amochée. Enfin, au moins je n'ai rien de cassé. Et puis je finirai bien par trouver de quoi me soigner. Je continu de progresser dans l'hotel.
Au bout d'une petite heure j'ai fini d'inspecter toutes les chambres. Je n'ai trouvé que deux choses dignes d'intérêts. Un petit smith & wesson avec une petite boîte de balles et...une autre de ces créatures.
Me voilà dehors. La mi-journée approche et je commence à avoir faim. Si j'étais capable de manger n'importe quoi comme ces choses ça ne poserait pas vraiment de problème...peut être devrai-je songer à devenir l'un d'entre eux... Sombres pensées.
Je pousse la porte d'un fast-food et me dirige tranquillement vers la resèrve. Pratique ces systèmes de self service, même avec des centaines de zombies en ville on arrête pas le progrès !
13 heures 30. Je me retrouve dans la rue à la recherche d'une pharmacie. Je suis passé devant un hopital tout à l'heure mais je ne suis pas sûr qu'y pénétrer soit très prudent.
Trois rue plus loin, mon oeil est attiré par une enseigne dont les néons clignotent encore faiblement. Enfin ! Je m'approche de la porte. Elle ne s'ouvre pas. Encore une de ces portes automatiques...je jette un regard au alentours. Ah, le bistro d'en face. Je m'y rends et récupère une chaise. Une alarme ce met en route alors que la vitrine de la pharmacie vole en éclats. Bah tiens, pour une fois que je serai heureux de voir arriver un service de sécurité...
Voyons voir, il ne s'agirait pas d'utiliser n'importe quoi...je ne voudrai pas devenir camé aux médocs moi ! Bon voilà un désinfectant de base et un petit paquet de bangage. Je retrousse mon

pantalon et entreprends de nettoyer la plaie avant de la panser. Ca brûle. Bah, dans quelques jours il n'y paraîtra plus !
Je sors.
Et maintenant ? Ma foi, foutre le camp me semble être un bon plan !
Trouver une voiture en état de marche ne devrai pas poser de problèmes. Effectivement, deux minutes plus tard voilà que je trouve un magnifique 4x4 au milieu de la route, clés sur le contact. Bon évidemment le moteur a tourné depuis que son occupant c'est enfui...tourné jusqu'à vider complètement le réservoir.
je rentre dans le drugstore d'à côté et m'empare d'un extincteur. A l'aide de mon couteau je récupère le tuyau puis m'empare d'un seau. Et voilà, je suis équipée pour siphonner tout les
réservoir de la ville ! Je me dirige vers une voiture en stationnement, défonce la plaque m'interdisant l'accès au réservoir, introduit mon tuyau, aspire un bon coup et hop voilà que l'essence coule directement dans mon seau. Bien sûr ce n'est qu'un petit seau d'un litre et demi, il faudra que je répète l'opération plusieurs fois et peut être sur plusieurs véhicules. Sans importance, depuis quelques jours, la ville est étrangement calme, je ne sais pas où on disparut toutes les créatures...bof, ça ne m'intéresse pas vraiment, tant qu'elles ne sont pas sur mon chemin.
Une heure plus tard j'ai fais le plein...non sans remarquer le jerricane plein attaché à l'arrière de mon nouveau 4x4... Bah, ce n'est pas grave, il me servira peut être pour la suite.
Je m'installe, tourne la clé dans la serrure...le moteur vrombit. Je grimpe sur le trottoire pour sortir du bouchon et prends la direction du périphérique. Tout ce passe bien, cette voiture passe partout et est très confortable...Waouh, même des lunettes de soleil dans la boîte à gants ! Quelle classe. Un peu de musique en prime et tout est parfait. Bientôt les grands bulding font
place aux quartiers résidentiels. La sortie est toute proche maintenant. J'accélère encore un peu
plus. Wouhou à moi la liberté !
Soudain une femme (où une de ces créatures je ne sais pas) se redresse sur la route. Je braque.
Maudits réflexes, j'aurai du lui passer dessus.
Le 4x4 fait une violente embardée et sors de la route.
Merde ! Le poteau électrique !!
Un bruit de métal broyer et de verre éclaté...
Mal...
Plus rien.

Macro_killer
Macro_killer
Niveau 11
24 février 2008 à 13:40:01

trop bon, vraiment encore une fois tu as toute mes félicitations :noel:

Vinmole
Vinmole
Niveau 10
24 février 2008 à 15:52:01

mouarf merci à vous :-d

Tu fais bien de préciser tes pseudos Rambo(des bacs à sable) :pacd:

Macro_killer
Macro_killer
Niveau 11
24 février 2008 à 15:56:00

facile celle ci :nah:

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