Mr Muller: tu dis que :
" Près d´un tiers des jeunes jouant aux jeux vidéos violents plus de 3 heures par jour ont commis un acte violent entre 16 et 22 ans.
Le pourcentage tombe à 22% lorsque la consommation tombe entre 1 à 3 heures par jour et dégringole à 5,3% lorsqu´elle n´exède pas 1 heure par jour.
Ce que l´étude révèle c´est que les jeux vidéos violents engendrent la violence à long terme. "
Est-on bien sûr de ne pas confondre cause et effet? Et si en fait il se trouvait qu´une forte proportion de jeunes violents ( qui commettent des actes violents, donc) aiment aussi les jeux vidéos violents ? Ca paraît assez naturel et plausible, non ? C´est bien plus une conséquence de leur tempérament violent ( dont les causes peuvent être multiples et complexes)qu´une cause.
Je ne suis plus tout jeune, j´ai 57 ans. J´aime beaucoup les jeux d´action, alors que je suis on ne peut plus pacifique dans la vie! Et surtout, je me souviens de toutes les bêtises qu´on a pu me dire quand j´étais gosse : je lisais des illustrés ( et j´ai maintenant une énorme collection de Bandes Dessinées...) mais " ce n´était pas bien! J´allais me gâter l´esprit, je n´apprendrais jamais à lire correctement, c´était des bêtises ( je suis ingénieur, bac + 6), et en plus, certaines étaient violentes, et je deviendrais un gangster..." Pas qu´à moi qu´on disait ça, toute une armée de vieux cons répétait ce refrain. Un illustré découvert dans un cartable, ça valait des punitions terribles !
Je ne crois pas que ma génération ait été particulièrement endommagée par tout ça ( à moins que l´on ne considère que Mai 68, c´était parce qu´on avait lu trop d´illustrés... Le FBI a peut-être fait une étude là-dessus aussi ? Comme pour les armes de destruction massive, toujours très fiable ?
)
Pour revenir aux jeux vidéos: ils n´ont aucune réalité, leur virtualité et leur irréalité sont évidentes, sauf pour des esprits déjà désaxés au départ, c´est bien possible. C´est prendre les joueurs pour de parfaits imbéciles que de croire qu´ils transposent dans la réalité les expériences qu´ils vivent avec des petits pixels.