Demain, j'entame une biographie Charles de Gaulle (Eric Roussel). Sur le général, je possède aussi celle de Jackson que je lirais peut être un jour pour comparer. Et cela me fait penser à lire ses mémoires aussi.
"Les Chroniques du Chevalier errant" aux éditions J'ai Lu. 
Je lis ce que je veux quoi qu'on die !
Complètement bloqué sur la lecture avec le taf et le stress en ce moment, c'est la merde, mais j'ai péniblement fini Cox ou la course du temps, un roman autrichien unpeuhistoriquemaispastrop conseillé par un collègue.
Une équipe de maîtres horlogers anglais est expédiée en Chine, vers la fin du XVIIIe, pour répondre à des commandes de l'empereur qui va les tester sur plusieurs mécaniques impossibles, comme dans un conte, avant de révéler la nature du projet réel qu'il aspire de ses vœux.
C'est du watch porn à grand renfort de descriptions minutieuses et infinies, que ce soit sur les mécanismes en eux-mêmes ou sur la nature et les pavillons traversés par nos héros, sur le papier c'est exactement le genre de livres vains et poseurs que je devrais adorer avec mes intérêts spécifiques.
Et effectivement, le roman est souvent beau, mélancolique dans sa précision d'orfèvre et d'un maniérisme que je peux apprécier.
Le problème c'est que j'ai besoin d'un peu de viande derrière, ce que j'aime c'est quand cette méticulosité sert de cocon de soie pour emballer un cadeau savoureux qu'on ne veut pas montrer trop frontalement et là ce n'est pas le cas, le roman est complètement vide. Le personnage principal, faute de mieux, a comme unique souci de digérer le deuil d'un enfant et l'approche de sa tristesse compensatoire est si imprimée de réflexions contemporaines sur la psychologie qu'on ne parvient pas à croire une seule seconde que le roman puisse réellement se dérouler à l'époque dont il se réclame.
Ca m'a complètement tué le projet. Christoph Ransmayr a l'air d'être un mec intéressant avec une écriture parfois léchée, mais sur ce bouquin j'ai trouvé qu'il n'avait rien à dire.
Il me fait penser en France à des Lemaître, des Jenni, des Ferrari si on veut, en ciné à des mecs comme la trinité que je déteste Villeneuve Chazelle Gray. Des techniciens qui savent faire de la montre, sans mauvais jeu de mot, mais qui n'ont pas grand chose derrière et qui fatalement m'ennuient beaucoup.
J'ai commencé Les Forestiers de Thomas Hardy, dont j'avais lu et apprécié Jude l'Obscur.
Je viens de terminer Racines, le roman très connu d'Alex Haley sur la vie son ancêtre esclave Kunta Kinte et de ses descendants. Une écriture simple, une histoire simple (mais pas facile) qui m'a énormément touché avec ses personnages attachants. J'aurais aimé qu'ils soient davantage développés d'ailleurs, ça va trop vite sur la fin, c'est dommage.
Je vais embrayer sur une lecture plus légère, 2 ou 3 Bob Morane et ça repart.
Perso, je suis en train de lire "Ce qui disent les morts", de Philip K. Dick.
Synopsis: Cryogénisé à sa mort, le très puissant et richissime Louis Sarapis n'a pu être ranimé ; pourtant, il continue à diriger son entreprise et à intervenir dans la vie politique américaine ! Impossible de téléphoner, d'écouter la radio ; de lire le journal ou d'allumer le téléviseur sans entendre ses paroles venues de l'espace...s de l'espace...
Une relecture de mon côté : Terry Pratchett, Equal Rites (Discworld Tome 3). Toujours aussi bon.
Fini Attaquer la terre et le soleil, un roman de 2022 dont le titre est aussi poétique que le contenu n'est décevant.
C'est un récit à deux voix, celle d'une femme de colon et celle d'un soldat, deux Français d'en bas qui participent à la colonisation de l'Algérie à la fin du XIXe, alléchés par la promesse d'améliorer leur existence.
Dans les chapitres consacrés à la meuf, tout le monde crève du palu' et du choléra. Dans les chapitres consacrés au mec, il passe son temps à couper les mains et les têtes d'arabes et à violer leurs femmes.
Il ne se passe rien d'autre, ça prend cent grosses pages et c'est écrit sans aucun relief. Il y a à peine une tentative de superposer des paragraphes courts sans réellement ponctuer mais on est ni dans la déconstruction du langage ni même réellement dans du flux de conscience malgré le caractère très horizontal et successif de la parole, sans prise de relief ou alternance de profondeur et de rythme.
L'Algérie française c'est une thématique tout de même souvent travaillée et ce bouquin n'a rien à y apporter. Terriblement quelconque.
J'ai terminé Nuit d'Edgar Hilsenrath, La Vie devant soi et Pseudode Gary et 1Q84, I, de Murakami ces dernières semaines.
Je vais essayer d'enchaîner sur la deuxième partie de 1Q84, même si je suis moyennement convaincu par ce que j'ai lu ![]()
Murakami ne s'améliore jamais. Il rajoute des couches.
C'est un peintre. Mais plus sur mur que sur toile (j'en connais des très biens mais ils ne prétendent pas à l'art)
Terminado La femme des sables de Kobo Abe
C'est un peu le livre que j'espérais que Le désert des Tartares soit. Le roman de Buzatti raconte une vie terriblement ennuyeuse d'une manière banale alors que je m'attendais à un récit extrême et absurde. C'est bien ce qu'on a dans ce roman japonais très intéressant avec un style et un personnage principal assez ironiques
Le 17 octobre 2024 à 18:12:35 :
Terminado La femme des sables de Kobo Abe
C'est un peu le livre que j'espérais que Le désert des Tartares soit. Le roman de Buzatti raconte une vie terriblement ennuyeuse d'une manière banale alors que je m'attendais à un récit extrême et absurde. C'est bien ce qu'on a dans ce roman japonais très intéressant avec un style et un personnage principal assez ironiques
L'adaptation par Teshigahara est absolument géniale. Meilleur film de la Nouvelle Vague Japonaise à mon sens.
(J'ai trouvé que le roman était mal traduit. Des tournures vieillottes. Mais oui c'est quand même très bon)
Le 17 octobre 2024 à 21:30:27 :
Le 17 octobre 2024 à 18:12:35 :
Terminado La femme des sables de Kobo Abe
C'est un peu le livre que j'espérais que Le désert des Tartares soit. Le roman de Buzatti raconte une vie terriblement ennuyeuse d'une manière banale alors que je m'attendais à un récit extrême et absurde. C'est bien ce qu'on a dans ce roman japonais très intéressant avec un style et un personnage principal assez ironiquesL'adaptation par Teshigahara est absolument géniale. Meilleur film de la Nouvelle Vague Japonaise à mon sens.
(J'ai trouvé que le roman était mal traduit. Des tournures vieillottes. Mais oui c'est quand même très bon)
Ah oui le film semble très intéressant en effet
Bon comme beaucoup de vieux films japonais, introuvable sur internet de manière légale ![]()
Le 18 octobre 2024 à 23:38:56 :
Le 17 octobre 2024 à 21:30:27 :
Le 17 octobre 2024 à 18:12:35 :
Terminado La femme des sables de Kobo Abe
C'est un peu le livre que j'espérais que Le désert des Tartares soit. Le roman de Buzatti raconte une vie terriblement ennuyeuse d'une manière banale alors que je m'attendais à un récit extrême et absurde. C'est bien ce qu'on a dans ce roman japonais très intéressant avec un style et un personnage principal assez ironiquesL'adaptation par Teshigahara est absolument géniale. Meilleur film de la Nouvelle Vague Japonaise à mon sens.
(J'ai trouvé que le roman était mal traduit. Des tournures vieillottes. Mais oui c'est quand même très bon)
Ah oui le film semble très intéressant en effet
Bon comme beaucoup de vieux films japonais, introuvable sur internet de manière légale
Eh oui, il n'y a plus qu'à attendre une rétrospective Teshigahara ou... je sais pas comment font les gens depuis l'internet à haut débit, mais je suis sûr qu'il doit y avoir un truc.
Une saga cosy crime Agatha Raisain : Bientôt au tome 12.
Ensuite j’ai à lire : Un livre d’Haloween (jsp le titre), les voyages de Belgique (livre touristique on s’en doutait je pense), la servante Écarlate et la promesse des magiciens (livre engagé sur l’écologie).
Actuellement, Leviatemps de Maxime Chattam.
Auparavant j’avais lu zoo station de David Downing, celle d’un journaliste anglais au service d’allemand pour espionner les soviétiques pendant la période de l’avant deuxième guerre mondiale, mais l’histoire est rébarbative et n’apporte rien, même au bout de plus de 200 pages.
S’ensuivit ensuite La Chasse de Bernard Minier, mais l’enquête était plus ou moins intéressante, malgré une fin plutôt prévisible
En train de tester le classique "La Guerre du Feu" de JH Rosny. Ben l'adaptation de Jean Jacques Annaud est pas hyper fidèle.
J'ai lu L'étranger et Germinal, très chouettes et accessibles.
Le rouge et le noir, accessible mais pas très passionnant.
La recherche du temps perdu faut s'accrocher, c'est des phrases compliquées.
Je trouve pas très intéressant de lire des gens qui font des repas, qui discutent de jardinage, qui trouvent que leurs voisins sont bien élevés,...
même si j'ai compris que c'est une histoire de nostalgie tout ça
Dans Germinal y a un drame, et on veut savoir comment les mineurs vont s'en sortir. Je préfère ça ![]()
Je viens de terminer les frères karamazov, globalement j'ai beaucoup aimé, même si y'a des passages qui je trouve ne ce sont ici que pour faire avancer le scénario, par exemple quand on arrête pas de suivre aliocha qui se fait balader d'un point A à un point B puis un point C, ces passages là c'est ceux qui j'ai aimé sans plus, d'autant plus que je trouve certaines scènes, certains dialogues qui me font penser que c'est un peu grotesque, par exemple avec grouchenka et sa discussion avec katerina dans le salon de la dernière, ou grouchenka fait semblant de paraitre aimable puis nous dit "ahahah j'ai fait exprès de faire tout ça" en faisant un speech bien trop long pour que ça ne parraise pas ridicule.
Bien sur ça nous montre sa psychologie mais ça manque dès fois je trouve d'un peu de retenue, ou alors c'est le style russe du 19eme que je trouve peut être dans ces moments là un peu vieillot.
Mais par contre certains chapitres comme évidemment le grand inquisiteur ou bien le rêve d'ivan, ou alors les chapitres sur la vie du père zosimma, et les chapitres au tribunal m'ont mit des claques terrible.
Le comique de certain moment comme la réunion de famille au monastère ou le pathétique ridicule mais en même temps magnifique du père de l'enfant d'illioucha m'ont aussi marqué.
Globalement je suis heureux d'avoir vécu cette lecture malgré quelques passages que je trouve à vide.
Maintenant j'attends ma commande en librairie du livre " le baron wenckheim est de retour" de laslow krasznahorkai. J'adore cet auteur d'après les quelques romans que j'ai lu de lui jusqu'à présent.
Finito Le Club des tueurs de lettres, une espèce de roman slash recueil de nouvelles polak des années 20, emprunt d'esthétique excentrique, de littérature à concept en somme.
Le narrateur rejoint un club d'écrivains blasés qui refusent de coucher leurs idées sur papier, face à la menace que constitue la saturation des livres, et ils décident à défaut de se conter tour à tour leurs projets modernistes dans une espèce de Décaméron alambiqué qui va brasser du théâtre, de la SF, du fantastique pouvant faire penser à du Pavic et autres.
Chaque histoire racontée par les personnages mettra toujours en forme, sous différentes modalités, une espèce d'effacement de l'être mais surtout de son intellect, effacement parfois violent, par le rôle qu'il devait incarner sur les planches, par une obsession pour le silence comme secret mystique, par une techonologie étrange destinée à supprimer la volonté de l'esprit sur les corps ou autre.
C'est une lecture intéressante pour la manière qu'elle a de décliner le même motif (le texte, c'est-à-dire la traduction matérielle de l'imagination et de la pensée, se voit supprimé) à travers des genres très opposés mais c'est également d'une écriture alambiquée parfois à la limite d'être pénible - on est loin de Borges ou de Casares question fluidité du récit et du langage -, et dont l'histoire cadre hors des récits enchâssés ne sert presqu'à rien.
Sympa mais pas prioritaire dans le genre.
Et à propos du genre, justement, je lis à côté l'essai de Francis Berthelot, la Bibliothèque de l'entre-mondes, et je ne sais pas si le bouquin de Krzyzanowski figure dedans mais il pourrait tout à fait. On est en plein dans ce que Berthelot appelle des trans-fictions, c'est-à-dire des bouquins qui viennent pour des critères formels précis contester ou perturber la frontière qui est usuellement tracée entre la littérature générale (la littérature blanche, la littérature bourgeoise, la littérature légitime) et les littératures de l'imaginaire (ou de genre).
Il ne se contente pas de dire que la frontière est inopérante, il la constate à partir d'une observation factuelle qui me paraît assez juste et il essaie de présenter des ouvrages qui viennent déranger cette partition mais en le justifiant avec des critères formels, morphologiques, intéressants même si discutables parfois. Il ne se contente pas en gros de lister la SF et la fantasy qu'il aime en disant que ça ressemble à de la vraie littérature parce que c'est le haut du panier de leurs genres respectifs.
C'est une typologie plus qu'un essai à proprement parler mais je conseille à tous de prendre le bouquin en poche pour qui s'intéresse à ces corpus, à défaut d'adhérer à toutes les étiquettes, c'est une formidable liste de lectures qui ne s'arrête pas à quelques exemples canoniques - genre Borges cité plus haut.