Alors en réponse, et là je pourrais me faire incendier par un bon nombre de fans du J-RPG, se trouvait déjà en grande partie avec FFX.
Dans le DVD optionnel contenu avec je-ne-sais-plus quelle édition de FFX, les sieurs Kitase et Sakaguchi (pas encore "banni" de chez Square à l'époque), nous relataient implicitement la vision de cet opus: Raconter une histoire, au détriment de l'action. On retrouvait donc le schéma exploration minimale des villes- donjon maquillé (donc level-up)- boss. Et le tout, sans faire de spoil, justifié par le scénario.
Mais l'ultime partie de FFX se voyait plus libre et, même en zappant la carte du monde, permettait de booster ses persos à tel point que le boss de fin, déjà pas top, en devenait ridicule. Et surtout, cela donnait l'occasion aux joueurs en manque de challenge de se frotter à des boss optionnels plus ou moins puissants (et par là même, de se faire botter les fesses par ce diable de Der Richter!).
FFXIII poussait le paroxysme encore plus loin et ce, de manière abusive à mon sens. Mais les quêtes optionnelles restaient présents,mais bien amoindries. La logique de l'histoire primant sur la structure (donc imposant la linéarité) était respectée.
Or, oui je pense que l'on a affaire à plusieurs écoles de J-RPG, codifiées différemment. Ceci étant, les FFX et XIII assument pleinement leur linéarité. A l'inverse des (excellents, enfin pour ma part) Lost Odyssey et Shadow Hearts qui maquillent de manière brillante leur extrême structure basique ville-couloir-boss.
Le problème next-gen (toujours de mon point de vue) est qu'aucun éditeur n'a pleinement réussi à conjuguer liberté d'exploration et qualité d'écriture du scénario ( Resonance of Fate, Magna Carta 2, ToV... et même FF XII sur old-gen nous laissent tous une belle et profonde liberté pour nous laisser avec un scénar tout au mieux agréable à suivre, mais pas génial).
Mais il est clair que le RPG linéaire est une évolution (dans le bon sens ou pas) du J-RPG. Et les têtes pensantes que sont Kitase et Nomura s'en revendiquent. Ils divisent, c'est clair, mais trouvent également leur public. Et essaient toujours de contenter une partie des amoureux des rpg old-school par un challenge optionnel toujours présent (mais pas toujours intéressant il est vrai).