Tirs entre manifestants et forces de l'ordre, voitures et commerces incendiés : de violents incidents ont éclaté dans la nuit de vendredi 16 à samedi 17 juillet, à Grenoble, après la mort d'un braqueur de casino, la nuit précédente, lors d'un échange de tirs avec la police.
C'est après une prière au mort récitée dans la soirée par un imam, écoutée en silence par une cinquantaine de jeunes rassemblés dans un parc du quartier de la Villeneuve, d'où était originaire le braqueur tué, que la situation a dégénéré. De petits groupes de casseurs s'en sont pris à coups de battes à des abribus et un tramway, et des gaz lacrymogènes ont été tirés.
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Les faits Le braqueur d'un casino abattu par la police
VOITURES BRÛLÉES
Selon la police, un homme a sorti une arme de poing vers 2 h 30 et tiré en direction des forces de l'ordre, qui ont alors ouvert le feu afin de disperser la foule et d'"assurer sa sécurité".
Une trentaine de voitures ont été brûlées et un jeune a été arrêté dans la nuit, selon un bilan provisoire, samedi matin, des forces de l'ordre. "Un magasin d'automobiles a [en outre] été pillé et incendié", a déclaré la directrice départementale de la sécurité publique de l'Isère, Brigitte Jullien.
Karim Boudouda, 27 ans, déjà condamné trois fois aux assises pour vol à main armée, est mort dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'une course-poursuite après sa fuite du casino d'Uriage-les-Bains, près de Grenoble. Avec son complice, toujours recherché, il s'était fait remettre, sous la menace d'armes lourdes, le contenu de la caisse.
"SEUIL DE RUPTURE"
La course-poursuite avait pris fin à la Villeneuve. "Les malfaiteurs ont arrêté leur véhicule. Ils ont ouvert le feu à au moins trois reprises vers les policiers", avait déclaré dans l'après-midi le procureur de la République de Grenoble, Jean Philippe. "Les policiers de la BAC ont alors riposté", touchant Karim Boudada à la tête. Le procureur évoque la "légitime défense", une version contestée par les jeunes de la Villeneuve, qui crient vengeance et haine de la police. Sur place, les policiers ont retrouvé "une partie", voire "la totalité du butin", entre 20 000 et 40 000 euros, dans un sac à l'arrière du véhicule des malfaiteurs.
Face à une recrudescence de violences dans la région depuis plusieurs mois, le secrétaire départemental du syndicat SGP-FO, Daniel Chomette a réclamé des "effectifs supplémentaires" pour sécuriser l'agglomération grenobloise, touchée par une récente vague de violences, assurant que la police avait "atteint un seuil de rupture".
Chaud on a plus le droit de braquer des casinos et de tirer sur les flics tranquillement? Dans quel monde vit-on?
