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Liste des sujets

[Fiction] Coca

purplecola
purplecola
Niveau 6
18 juillet 2012 à 17:40:54

Voila, je poste ma première fiction dérivée de Fallout, ce n'est évidemment que le prologue mais j'ai laissé mijoter le scénar depuis un moment, donc le reste va suivre! =)

Merci de me donner un avis objectif, tout conseil ou remarque est bon à prendre, et si quelqu'un connait un bon site pour les fic fallout je suis preneur!

L’odeur, encore.
Cette puanteur engageait chez Coca un réflexe, transmis par ceux qui connaissaient son origine, et les répercussions à la sentir dans un de ces dédales rocheux.
Il trouva un roc en surplomb de plusieurs mètres, et après une escalade précautionneuse mais rapide, se permit un instant de soulagement, rassuré par l’élévation, et son objectif cessa l’espace d’un moment de le tourmenter.

L’odeur toutefois, récurrente et lourde, le rappela à lui, et le faible soleil qui filtrait parmi les nappes de poussière lui permit de confirmer ses craintes.
Une silhouette venait de passer derrière un enchevêtrement d’épineux, à moins de 20 mètres de lui, et semblait s’être enfoncée dans le sol, sous les blocs de roche qui s’étendaient, comme partout à perte de vue, comme si ils avaient été placés la par dessein.

Cette pensée le glaça, car il savait que les feux de l’ancien monde étaient les seuls à pouvoir créer un tel paysage, pulvériser les montagnes et les réduire en débris, les noircir à jamais et les vitrifier de leur souffle.
Et c’est ce qui c’était passé.

Il ne craignait pas ces « brasiers de l’holocauste » comme il avait pu les entendre appelés, mais leur faculté à condamner irrémédiablement tous les lieux frappés par la malédiction de l’atome.
Et cette malédiction avait une odeur.
Malgré lui, il croyait en ces allégories de malédictions, de purgatoires, et d’apocalypse. Les bombes avaient, bien sur, été crées par l’homme, mais les paysages ravagés qui composaient maintenant la totalité des terres qu’il avait pu voir, ne pouvaient que lui faire penser que l’homme n’a été qu’un instrument de son malheur, l’outil du destin, son propre exécuteur.
Alors pourquoi ne pas avoir foi en toutes ces superstitions.

Le doute s’instaura alors profondément en lui.
L’odeur signifiait que la malédiction n’était pas levée, mais s’en assurer avec son compteur serait un signal que la silhouette qu’il avait aperçu ne manquerait pas.
Ni les autres.
Il avala un flacon au verre brun, la substance était acre, alcaline, et dégageait une forte odeur de plastique fondu. La sensation de l’anti-rads était inoubliable.
Avec ça, cependant, il ne craindrait plus d’avancer, ou en tout cas n’en aurait plus le droit.
Il se conforta en ôtant la sécurité de son Colt 6520, protection illusoire mais forte de sens quand à sa détermination.
Il le gardait comme symbole, notamment du fait qu’il fut jusque la inutilisé (par lui) pour autre chose que la chasse.

Il descendit de son observatoire, l’absence de mouvements le poussant à saisir l’instant, et avança collé contre les parois des couloirs rocheux qu’il parcourut sans bruit.
Arrivé en haut d’une ravine de terre ocre, cernée de blocs rocheux de plusieurs tonnes, il cessa sa course.
Face à lui, a une centaine de mètres, le fruit de son courage.
Un bâtiment de béton de deux étages, vision atypique face à la primitivité de tous les lieux alentours. Il avait été léché si ardemment par le feu maudit que toute l’armature métallique apparaissait au grand jour, après avoir fondu et fait éclater des pans entiers de murs.
La lourde porte métallique pourtant, se tenait encore dans son encadrement et semblait indifférente aux outrages du temps qui avait frappés la structure.
Un modèle classique, une porte de chez House&House, série heavy duty, utilisée couramment dans les administrations, rarissime ailleurs de par son coût prohibitif.
L’excitation provoquée à la vue de son objectif fut vite subjuguée par l’angoisse de l’ouverture de la porte. Il serait impossible d’agir discrètement et l’opération prendrait du temps.
A contrecoeur, il sortit alors de sa casquette un petit sachet plastique contenant une pâte verte, et se mit en quête d’une brèche dans le béton des murs périphérique, bien plus faciles à entamer qu’une porte en saturnite massive.
La ou un stalactite d’acier particulièrement imposant s’était formé, il trouva un impact de plusieurs centimètres dans la paroi et, après hésitation, tapissa le trou de la totalité du sachet puis planta une tige de métal de la taille d’une épingle à l’intérieur.
Quelques pas en arrière seraient suffisants, et après s’être revissé sa casquette sur la tête, il pressa avec détermination la touche APPEL d’un vieux téléphone portable. Le souffle fut étouffé, presque assourdi, et dès le gros de la poussière dissipée il pu s’engouffrer dans l’ouverture qu’il s’était ainsi créé.

La pièce dans laquelle il pénétra voyait s’empiler un stock conséquent de mobilier de bureau, et le chaos de chaises et de tables dans lequel il se trouvait lui permis de s’abriter dans un recoin d’où il se rendit invisible, sous un tas d’armoires en métal.
Il se défit alors de sa longue veste de cuir et s’assit dessus, pendant qu’il essuyait avec son écharpe son visage couvert de sueur et de poussière grise. Cela laissa apparaître une barbe aux reflets dorés et argentés sur un visage jeune, peut être vingt-cinq ans, mais à la peau tannée.
Une fois son lourd sac à dos de voyage retiré, il prit un inspiration qui remplit toute sa cage thoracique, libéré du rythme court et saccadé que lui imposait son fardeau. Ses cotes et ses épaules étaient encore endolories quand il se figea instantanément. Les yeux noirs de l’homme se fixèrent en un instant et il ne bougea ni ne respira plus, alors qu’il sentait son cœur battre à en exploser dans sa poitrine.
Deux fines et longues cornes couleur d’os pénétraient dans l’ouverture empruntée une minute avant par l’homme en casquette. Elles étaient quelques peu vrillées, et de l’épaisseur d’un bras d’homme. Des bras justement, vinrent à la suite, et leur morphologie si spécifique ne laissa plus de doute quand à la nature de leur porteur. Cinq longues griffes prolongeaient chaque membre, et les phalanges hideuses et tuméfiées qui les portaient étaient encore couvertes de sang coagulé.
Une abomination venait de franchir la cloison, prompte à relever les traces semées un instant auparavant.
Il avait appris à ne pas faire l’erreur de considérer un griffemort comme un ennemi, mais plutôt comme ce qu’il était de la manière la plus sure, un motif de deuil et de désolation.
De même que l’on ne combat pas les éléments déchaînés, ni le feu maudit, nul ne survivra si il n’est pas terré et reclus jusqu’à la fin du péril.
La bête était imposante, plus de 2 mètres malgré sa posture voûtée, et semblait faite uniquement d’os et de tissus musculeux. Son crâne profilé balançait de droite et de gauche, signe d’impatience dans sa traque, et sa mâchoire à demi-ouverte ne laissait présager que de funestes augures pour sa proie.
Alors qu’elle parcourait malhabilement les débris qui jonchaient la salle, et semblait décontenancée par l’absence de présence vivante, elle stoppa, et se mit à humer les alentours.
Coca se demanda si l’odeur de la malédiction, toujours omniprésente, pouvait être occultée par cette créature dégénérée qui en était issue.
Pendant que cette question cheminait dans son esprit, il avait extrait de son paquetage avec la toute la discrétion que son état de terreur lui permettait, une petite sacoche, qu’il s’employait maintenant à ouvrir.
Il en tira une seringue de plastique, qu’il emplit du contenu d’une petite ampoule jaunâtre, et remplit d’air le reste du piston.
Alors qu’il relevait la tête sans vouloir penser à évaluer ses chances de survie, il étouffa un cri.
Le griffemort avait disparu, et la salle semblait vide de tout cotés. Il patienta plusieurs minutes et au moment de quitter sa cachette, jeta un dernier regard, ou il n’occulta pas de regarder le plafond.
Les griffes profondément fixées dans le béton, la créature avait profitée de la pénombre pour s’y fixer, seul les reflets de ses jointures et cartilages brillants trahissant son camouflage.

L’hésitation domina un instant de trop dans l’esprit de l’homme, pas dans celui de la bête.
Elle se déploya et se détendit de tous ses muscles vers le lieu de sa stimulation sensorielle, griffes en avant. Sa course fut stoppée alors qu’une épine de métal s’insinuait profondément en elle, passant entre son omoplate et sa colonne vertébrale. Le liquide qui se déversa lui fit sentir la douleur. La douleur primale. Puis elle ne sentit plus rien.
Coca se redressa.
Un rat. Un rat venait de lui sauver la vie, en subissant l’assaut du monstre, accaparant assez son instinct pour lui permettre d’affronter le péril, de le vaincre, de tuer le fruit de la malédiction.
Il douta même un instant qu’un telle chose fut possible, mais le lourd cadavre immobile ne laissait pas place au doute.
Il savait qu’une dizaine d’hommes bien armés, comme les Caravaniers, pourraient en avoir raison, on du moins la repousser, mais un acte solitaire paraissait insensé.
Ling avait raison, la strychnine était le grand égalisateur des être vivants devant la mort, il arrivait donc encore à ce foutu fils de raider de voir juste pensa Coca.
Il bricola une alarme rudimentaire afin de ne pas s’exposer deux fois aux silhouettes, puis sectionna les deux mains de la bête, qu’il enfouit dans son sac. Un trophée de choix, et qui aurait de la valeur pour certaines de ses connaissances.
Après avoir chargé son fusil sans age de deux cartouches « big game », achetées il y a peu à un marchand convainquant, il s’enfonça dans le fond de la pièce et passa les deux portes battantes, qui lâchèrent un grincement strident, presque vivant.
Au sol gisaient de nombreux documents, moisis pour la plupart, qui comportaient tout l’en tête du gouvernement de l’ancien monde, son sceau, ainsi que la mention « U.S Army Hospital and Medical Engineering ».
Coca n’était plus qu’une silhouette au fond du couloir, avançant dans les nappes de poussière et l’odeur.

A suivre!

Hollywood-Gun
Hollywood-Gun
Niveau 10
18 juillet 2012 à 17:42:49

Comme je le dis et répète souvent :

J'ai pas encore lu mais je peux te dire un truc : Espaces plus tes textes ! :noel:

En fait tu vas souvent à la ligne mais c'ets pas très utile, pour que ce soit plus agréable à la lecture sautes 2 lignes de manière à ce qu'il y ai un espace entre tes paragraphes :ok: :pf:

purplecola
purplecola
Niveau 6
18 juillet 2012 à 18:57:46

Le texte est paginé pour word, mais j'ai fait ce que j'ai pu.

C'est plus un appréciation générale, mais sur ce forum les textes ont l'air d'êtres compressés, et sauter des lignes c'est bien mais ca peut créer une "scission" dans le récit, nuisible quand non nécessaire.

Enfin, merci de faire abstraction de ça quoi, ça me dérange autant que vous.
Sinon le texte en lui même?^^

Hollywood-Gun
Hollywood-Gun
Niveau 10
18 juillet 2012 à 21:20:21

Bah.. désolé j'ia pas encore lu :noel:

Mais bon, pour les scissions ça ne risque pas, tu sautes des lignes à chaque paragraphe, et quand deux actions/paragraphes sont chronologiquement éloigné ou que le contexte n'est pas le même, tu sautes 3/4 lignes pour bien marquer. :oui:

Bon je commence la lecture allez !

Hollywood-Gun
Hollywood-Gun
Niveau 10
18 juillet 2012 à 23:21:36

Bah écoutes, j'aime beaucoup ce texte ! :-)

Je trouve que tu as un style d'écriture assez singulier que j'apprécie d'autant plus !

C'est donc bien écrit, il ne me semble pas avoir repérer de faute grossière, juste une répétition d'un "la" mis à deux reprises mais bon, qu'est-ce donc sur un texte de cette ampleur ? :sarcastic: :noel:

Bref, j'attend la suite, ça me semble bien parti, même si je te le répète tu devrais sauter des lignes ! :p)

PS: je t'invite à lire quelques fics du forum telles que "Les Démons du Kansas" ; "Paix et Conspiration" ; "Un nouveau Départ" et les 3 miennes :noel: , enfin lis surtout celle que je viens de commencer "Existence Secondaire" ! :oui:

Sur ce, bonne continuation !

purplecola
purplecola
Niveau 6
18 juillet 2012 à 23:28:27

Merci pour ton suivi...suivi Hollywood, ca fait plaisir d'avoir des conseils de gens s'étant déja frottés à l'exercice.
En fait c'est vrai que j'avais pour le moment dévoré uniquement des "Fanfics" (Arrrrghhh désolé pour le terme)ecrites dans la langue de Shakespeare, je crois que ca se voit un peu dans mon style, je me trouve un peu trop verbeux.

Suite à ton conseil je me suis mis sur les démons du kansas, mais j'appréçirait grandement que tu me link les tiennes!

Et promis je vais me mettre à la barre espace et à la touche ENTER!

Hollywood-Gun
Hollywood-Gun
Niveau 10
18 juillet 2012 à 23:37:40

De rien de rien, moi ça fait plaisir de voir un bon écrivain comme toi :)

"un peu trop verbeux" mais non.. c'ets ton style quoi... moi je trouve que ça rend bien comme je te l'ai dit :oui:

Au fait, tu pourras donc lire Les démons du kansas qui est très bien écrite mais ce sera un peu long :noel:
sinon du même forumeur son dernier truc c'est "La Faim" une histoire de zombie :ok:

DOnc pour ma part :

ma toute première fic (pas très bonne...) : https://www.jeuxvideo.com/forums/1-20895-270875-1-0-1-0-fic-un-destin-infernal.htm
ma seconde fic (déjà mieux que j'ai abandonné il y a peu) : https://www.jeuxvideo.com/forums/1-20895-300158-1-0-1-0-fic-le-reveil-du-tigre-legionnaire.htm

Ma fic actuelle (j'en suis plutôt content pour l'instant, je n'ai fait que 2 chap' en plus donc t'as pas trop de retard si tu veux lire) : https://www.jeuxvideo.com/forums/1-20895-333881-1-0-1-0-fic-histoire-existence-secondaire.htm :-)

Voilà voilà et donc les deux autres fics sont bien aussi, "Paix et Conspiration" très bien écrit également avec une histoire sympa et "Un nouveau départ" pas mal également mais le problème c'est que l'auteur eest en vacances là donc pas de suite avant août ...

Voili voilou !

_dexter75_
_dexter75_
Niveau 10
19 juillet 2012 à 00:16:31

heureux de voir que tu me fais gagner un lecteur holly, merci :coeur:
concernant ma fic les démons du kansas, j’émets tout de meme une reserve car le niveau d'écriture était je trouve un peu bancal dans les premiers chapitres ( pour de pas dire la première moitié de l'histoire) :noel:

purplecola, n'hésite pas à me dire ce que tu en pense si tu l'as commencé, mais je te conseillerai plutôt "La Faim" dont le style est clairement plus affirmé :oui:

je lirai surement ton histoire demain, après mes chap en retard sur la fic d'holly et sur paix et conspiration :-)

-tek
-tek
Niveau 10
19 juillet 2012 à 00:49:35

Salut !

Je suis pas un tres gros lecteur de fanfic française, mais j'adore ton style.

Les termes sont maitrisés, on a des details, j'aime beaucoup et je suivrais de pres la suite :)

Si je devais trouver un defaut, je dirais que tu decris pas assez l'etat du heros, on dirait qu'il reagit un peu comme un robot quand il se rend compte qu'un griffemort le suit.

En tout cas bon travail, continue :ok:

purplecola
purplecola
Niveau 6
19 juillet 2012 à 03:10:49

Tek, merci pour la remarque, en fait je voulais traduire le fait qu'il l’appréhendait plutôt comme une fatalité que comme une peur ou quelque chose à combattre.
Je prendrais soin de bien faire ressortir ses émotions, mais ça nécessite aussi l'avancement du récit pour bien rattacher ses actes présents à son vécu et à son passé.
Ma seule défense sera donc...en attendant la suite :noel:

purplecola
purplecola
Niveau 6
19 juillet 2012 à 13:52:53

Comme promis...

Les plaquettes anti-incendie comportant le plan du bâtiment avaient éveillées sa curiosité, et il les déchiffrait maintenant bien à l’abri, dans un ancien local de stockage de Protectrons.
Il ne manqua pas de remarquer que l’immeuble était pourvu en série de portes hydrauliques, fait incompatible avec un simple hôpital.
De plus, il se releva d’un sursaut quand il pu lire la superficie totale du lieu.

10 000 mètres carrés.

Autrement dit, impossible de caser tout ça dans les deux étages qu’il avait aperçus depuis l’extérieur. Il enclencha le verrouillage manuel de la porte et s’affala au sol. Il avait besoin de temps, pour réfléchir, pour appréhender.

Cette aubaine semblait trop belle pour être encore la, et malgré son relatif éloignement des routes de commerce il était incompréhensible de trouver ce lieu inviolé plus de cent années après le feu.

Gunnar…il n’avait pas menti, Coca devrait lui dire, sa méthode de récupération fonctionnait.
Peut-être les géniteurs de Gunnar lui prévoyaient-ils une apparence physique plus en rapport avec la majesté de son nom, mais les faits étaient la, ce nain difforme savait parler la langue des machines de l’ancien monde, et sans accent.

Adapter un radar d’aviation pour détecter les sources importantes de métal ne lui avait posé aucun problème, et une fois couplé à un des vieux scanners d’abri, la carte numérique s’était couverte de spots.
Rien d’inconnu jusque la, New Reno et Carson city au sud, Salt lake à l’est, sans compter les camps de raiders et les relais de caravaniers qui couvraient la route.

Mais plus au sud, à mi chemin d’Austin, se dégageait un écho puissant, qui les avait d’abord
laissés perplexes, puis rêveurs.
De tout les rôdeurs désespérés des terres désolées présents à Elko, nul ne fit mention d’une quelconque ville à cet endroit, même le chemin de fer ne passait pas la bas.

Voila.

Voila pourquoi Coca était la.
A des centaines de kilomètres de son lieu de départ, sans aucune idée de son but exact, emportant avec lui une balise sensée signaler une fois activée, à ceux restés en ville, une perspective de récupération alléchante.

Envisageant la possibilité d’un réseau souterrain étendu, il chargea dans son masque une cartouche NRBC, ne négligeant pas les risques de contamination chimique, et se le plaqua sur le visage.

Il se dirigea ensuite vers le hall d’entrée du bâtiment, et récupéra les contacteurs de la porte qui lui avait fait barrage lors de son arrivée.
Ce simple geste venait de lui rembourser ses frais de déplacement, la journée aurait pu commencer plus mal…ou finir plus tôt, repensant dans un frisson glacé à sa rencontre encore toute proche avec le fléau de griffes.
Son exploration des étages supérieurs, uniquement administratifs, n’avait fait que confirmer ses déductions; le reste était sous ses pieds.

Les escaliers menant au premier niveau inférieur débouchaient sur un poste de garde circulaire, un sas de portes en verre à sens unique de chaque coté.
Coca poussa la porte et s’engouffra dans la guérite où trônait l’inscription « Security Checkpoint ». Des cartes à puces et des badges s’entassaient sur le comptoir.
Alors qu’il posait la main sur le panneau de vidéo surveillance pour tenter de l’activer, il pu entendre un pivot mécanique se mettre en marche, puis se verrouiller.

Trois détonations assourdissantes vinrent rompre le silence et soulever une volute d’éclats, de poussières et de béton haché.
Les impacts avaient traversés la cloison du poste de garde de part en part, arrachant les blindages d’acier qui muraient les parois. Le panneau de surveillance avait fait jaillir une gerbe d’étincelles avant d’imploser, entraînant également l’extinction des veilleuses des sorties de secours.

Un des projectiles avait atteint son paquetage, ce qui l’avait pulvérisé, l’impact du choc envoyant voler Coca à l’autre bout du poste et s’étaler lourdement sur le sol.
Immobilisé par l’impact soudain, il eut le soulagement de constater toute absence de bruit et donc de mouvement mécanique. Il était hors champ.

Une tourelle, Mk I. ou II , maximum. Les modèles ultérieurs ayant remplacés les projectiles balistiques par le Laser.
C’était une bonne nouvelle.
Les gyroscopes des Mark II. étaient à repérage et à désignation thermique, contrairement aux suivants qui agissaient grâce à la différence de pression d’air crée par le déplacement.
Les uns pouvaient être dupés, pas les autres.

Elle était fixée au plafond du couloir et dirigée vers le lieu de son dernier tir, émettant des « clics » de manière cyclique, probablement venus du module d’acquisition de cible.

Coca calcula soigneusement ce qu’il savait potentiellement être ses derniers instants, malgré la sensation de l’adrénaline brûlante, qu’il sentait continuer de se consumer dans tout son corps.
Ce fut alors son instinct qui lui dicta d’enclencher le faible projecteur de son masque pour se sortir des ténèbres, puis, comme renforcé par cette lueur, il saisit un fragment de métal avant de l’entourer de son écharpe et d’en allumer l’extrémité.
Il jeta le tout par l’ouverture béante qu’avait créé ce soudain déferlement de balles venu d’un autre temps, et sûrement destiné à d’autres hommes.
Il attendit jusqu’au verrouillage mécanique du pignon sur sa trajectoire de tir, puis s’en remis aux « Big Game ».

Les deux percuteurs de son Winchester frappèrent simultanément, coordonnés dans la destruction.
La trappe d’alimentation jaillit de son renfoncement, laissant visible le tableau électrique de la machine implacable, qui laissait pleuvoir une gerbe de feu sur le leurre de tissu.
Une balle de 10mm s’extirpa du canon de l’antique 6520 de Coca, arrachant avec elle les tripes d’acier, laissées sans protection, de cette sentinelle véhémente.
L’implosion de l’engin dégagea un souffle brutal, mêlé de shrapnels incandescents, qui criblèrent la pièce et le couloir attenant.

Le silence était maintenant retombé et rien ne semblait plus pouvoir le troubler.

Face à la carcasse roussie et encore brûlante, Coca envisageait les perspectives qui s’offraient à lui.
Il lui en avait coûté, pour triompher, de mettre le feu à cette écharpe, dernier lien physique avec un souvenir qui ne le tourmentait que trop ; il espéra dans un rictus que cette partie de sa mémoire se fusse consumée en même temps que l’objet.
Il constata toutefois avec désagrément que ses tripes se serrèrent à la simple réminiscence de ce fragment de vie… il s’y résigna, sachant qu’il pouvait toujours continuer à le fuir, et que telle risquait d’être sa conduite pendant encore longtemps.

Pendant un instant il avait quitté son corps, focalisé sur ce halo de passé qui lui avait jaillit au visage, mais il rattrapait maintenant son retard et s’employait à déterminer les composants de la tourelle dont il pourrait tirer profit.

A l’aide d’une tenaille, il pu extraire les calculateurs d’acquisition de cible ainsi que le rack de chargement, qui semblait encore bien garni.
A l’intérieur, une soixantaine de balles de BMG .50, suffisamment pour pouvoir prétendre semer une apocalypse mesurée. Il se demanda un instant si le Griffemort rencontré la haut rentrait dans la mesure de cette apocalypse, et s’en voulu presque de n’avoir pu le vérifier…

Plus troublant, la preuve d’une rémanence de puissance électrique dans le bâtiment, pourtant isolé et laissé à l’abandon, ne pouvait plus être discutée.
Alimenter pendant plus de 150 ans une tourelle, qu’il ne pouvait imaginer être la seule, un panneau de contrôle, et toute les veilleuses du centre, sans compter les installations qui lui étaient restés encore inconnues… ne pouvait se faire qu’en ayant recours a un seul type d’énergie…

Le sol de plastique était encore jonché du contenu du paquetage, emporté comme un fétu de paille face à la bourrasque de feu, mais les pensées de Coca n’étaient déjà plus la.

Seul dans le poste de sécurité il contemplait ce qu’il savait être son rêve, mais aussi sa frayeur.

Les feux de l’ancien monde, les feux maudits, brûlaient toujours.

A suivre... mais d'ici la à vos avis! =)

Hollywood-Gun
Hollywood-Gun
Niveau 10
19 juillet 2012 à 17:17:30

COmme avant, j'aime beaucoup, ton style d'écriture me plaît toujours autant (encore heureux en 2 textes ! :noel: )

C'est bien écrit, je ne me souviens pas avoir vu de fautes là non plus, juste 1 ou 2 phrases que je trouvais étrangement formulée, mais rien de très conséquent. J'attend la suite avec impatience :p)

PS: De rien dexter, c'ets normal vu le niveau de ta fic ! :cute: :pf:

Hollywood-Gun
Hollywood-Gun
Niveau 10
19 juillet 2012 à 17:18:27

Ah ! pardon, j'ia oublié : C'est bien tu as mieux espacé tes textes ! :bravo: :noel:

_dexter75_
_dexter75_
Niveau 10
19 juillet 2012 à 17:34:10

je n'ai lu que le premier chap et franchement bravo. une belle narration et une très bonne description, je trouve que tu insinues bien un petit coté poétique et philosophique dans ton texte, et ce n'est pas pour me déplaire :oui:

ton style est, comme dis par holly, vraiment bon et très différent du miens, donc je suis content de t'avoir lu ( et je lirai la suite) car ça pourra m'aidé dans ma recherche de style, même si je ne compte pas utilisé le tien.

je lirai la suite prochainement :)

purplecola
purplecola
Niveau 6
19 juillet 2012 à 18:47:48

Hey merci pour le soutien Hollywood, je vais essayer de garder le rythme d'un "chapitre" par jour, je verrais si je peux le tenir sans me forcer.

Sinon je pense voir de quelles phrases tu parle, mais c'est aussi du au fait que j'ai moi même l'esprit à l'envers donc c'en est juste le reflet :fou: , et puis un petit effet de style freko dingo ca fait jamais de mal!

A demain!

purplecola
purplecola
Niveau 6
19 juillet 2012 à 19:07:36

Dexter j'avais pas vu ton comment man!

Merci beaucoup pour les compliments, je me demandais justement si le coté "philosophique" était bien insinué et pas omniprésent non plus, vraiment content que cet aspect t'ai plu.

J'essaye de me retenir dans les allégories, mon "relecteur" (-trice en fait, ceci explique peut être cela \o/ )ayant l'air un peu paumé parfois!

Pour ce qui est de ton style, désolé de ne pas avoir encore posté à ce sujet, je veux vraiment finir de le lire avant car (détrompe-moi peut-être) je trouve qu'il évolue au fil des chapitres et de tes réflexions, que j'ai en partie aperçues sur le forum.

Quoi qu'il en soit, du début de ton récit jusqu'à maintenant ( Fin du chapitre 6) je n'ai pas pu décrocher.
Je n'ai pas relevé quoi que ce soit dérangeant ou de perturbant, au contraire, d'autant que tu semble vraiment affiner la forme que tu veux donner à ton style, ta Dexter touch quoi!

Je t'en dirais plus une fois terminé en tout cas!

-tek
-tek
Niveau 10
19 juillet 2012 à 19:12:42

YO c'est moi !

Un tres bon chapitre 2, comme l'a dit Hollywood, ton style est vraiment plaisant a lire :)

Bon, j'ai l'impression qeu t'a toujours ce petit defaut sur les emotions, ou alors sa vient de moi, mais je vois ton personnage comm un blasé insensible a la mort et je trouve sa bizarre, alors j'attend de voir comment il reagir face a son "passé" :ok:

Continue comme sa!

-tek
-tek
Niveau 10
19 juillet 2012 à 19:13:27

que*
comme*
il va*

Je fatigue un peu :hap:

purplecola
purplecola
Niveau 6
19 juillet 2012 à 20:28:57

Ouaip je partage ton avis, c'est vrai que la manière dont j'ai organisé le truc met du temps à dérouler la pelote, et je suis tout à fait d'accord pour dire qu'il peut paraitre badass...mais, à suivre comme on dit...

Merci pour ton analyse, sois sur que je vais l’intégrer!

purplecola
purplecola
Niveau 6
19 juillet 2012 à 23:52:17

Une petite précision tant que j'y pense:
Tout les lieux et personnages cités ( hormis les conaissances de Coca vivant à Elko) sont fidèles à l'histoire et au background de Fallout.

De plus j'ai tenté de respecter un maximum la cohérence chronologique de l'univers, pour que ce récit puisse être perçu dans sa globalité et dans son contexte.

Donc, si vous vous trouvez face à une référence qui vous laisse perplexe ou que vous voulez simplement approfondir votre connaissance de l'univers de Fallout, je vous invite à visiter http://fallout.wikia.com d'une précision exemplaire, mais malheureusement non traduit

A demain!

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