Voila, comme promis, dernier épisode avant une période prolongée d'abstinence (mini deux semaines).
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« Tout les systèmes sont opérants et actifs, procédure de production minimale toujours en cours… potentiel d’alimentation restant aux standards de consommation actuels…5451 Ans… Réévaluer la consommation : Y/N ? »
La carte maîtresse.
L’atout ultime des fils de l’anarchie venait de prendre corps devant ses yeux, la concrétisation de leur libération pourrait enfin être achevée par l’acquisition de ce pouvoir irrésistible.
Il n’avait pas activé la balise en vain.
Coca se sentait maintenant submergé par la force ancienne qu’il venait d’éveiller, par les répercussions qu’elle aurait inévitablement sur lui et sur son peuple, qu’elle les mène à leur perte ou à leur apogée.
Mais cette force était encore brute, indomptée, et restait dans son esprit l’égale d’une puissance mystique, à l’image des éléments déchaînés.
L’odeur encore… elle était cette fois pure, comme palpable, pénétrante de par son intensité et son omniprésence, scrutant, jaugeant celui qui avait osé lui faire face en son antre.
Après avoir pressé avec fermeté la touche N, tout un pan de la console de contrôle retomba dans la pénombre, chacune des ses diodes retournant à leur silence séculaire.
Les énormes écrans grésillèrent un instant, tandis que d’autre plus petits se couvrirent d’images de vidéo surveillance. Alors que le même rayon qui avait jailli du Protectron scannait sa silhouette, l’ordinateur reprit :
« Fermeture de l’interface de gestion énergétique, accès auxiliaire au poste de commande de l’unité de recherche 115 autorisé. Remise en route de l’alimentation des systèmes de sécurité primaires »
L’homme ouvrit la bouche, et voulut parler, mais sa langue asséchée et trop longtemps utilisée ne produit qu’un bafouillage inaudible.
Il sortit une outre de peau et avala rapidement quelques gorgées, puis se racla la gorge en un profond gargarisme et prononça d’une voix ferme mais éraillée des mots dont le son même le surprit, éclatant à ses oreilles comme une preuve irréfutable de son humanité.
- Affiche moi les plans du bâtiment, et ajoute les spécifications techniques de toutes les infrastructures sur l’Holodisque que je vais insérer dans la console.
- Commande erronée
- … Accès plans unité 115
- Commande erronée
- Accès liste des commandes !!!
- Affichage de l’interface graphique activé.
Le poste de commande administrait la totalité du complexe, et les dossiers de chaque étage étaient maintenant libres d’être consultés par le pillard.
Il commença, comme il l’avait réclamé à l’interface de dialogue, par évaluer de tout ce que renfermait la structure de technologies.
Au-delà des reliquats des étages supérieurs et de l’effroi qui résidait au -1, il s’informa de la réelle fonction du reste de la partie souterraine.
Le secteur -5 était destiné à la maintenance, principalement celle du réacteur d’après l’inventaire de son contenu. Il était apparemment demeuré scellé depuis l’évacuation du bâtiment, et les sondes affichaient des niveaux élevés de contamination radioactive, seul les robots de manutention parcourant encore les lieux, impassibles.
Les étages -2 et -3 ne comportaient aucune information, ce qui le rendit anxieux à l’idée de devoir se risquer à une autre exploration à l’aveugle, avec l’intime conviction ne pas y trouver autre chose que la terreur semée par la Limit 115.
De plus, la vidéosurveillance semblait y être inopérante, si il y avait jamais été installée, et aucune commande du panneau dédié ne semblait pouvoir y remédier.
Le palier 4 était répertorié comme abritant les quartiers du personnel, et ses fichiers étaient les seuls à permettre d’accéder au plan de son agencement.
Des pièces d’habitation, principalement, remplies de lits à étages et d’alignements symétriques de sanitaires, de cuisines et de salles de repos.
Seule une section restait hors d’atteinte du réseau de caméras, celle qui apparaissait comme étant le siège du poste de commande principal, lui rappelant qu’il n’opérait ici qu’a partir d’un poste auxiliaire.
Ce serait sa seule incertitude.
Avant de quitter l’étouffante proximité du réacteur, qui se consumait toujours impassiblement du feu maudit, il y jeta un dernier regard, et se sentit comme toisé par l’ampleur de sa puissance.
Un sentiment égal au respect, mêlé d’une crainte intense, s’empara de lui, et il quitta les lieux sans tourner le dos à la malédiction incarnée qui lui faisait face.
Comme il l’avait préjugé, une tourelle du même type et au même emplacement que celle qu’il avait précédemment rencontré remplissait son funeste devoir au poste de sécurité -4.
Cependant, celle-ci se figea immédiatement en direction du sas où observait Coca, malgré qu’il fût hors champ, puis retourna tout aussi prestement à sa position de repos après un « clic » de validation en sa direction.
Encore une fois, il remercia la providence des fils de l’Anarchie pour avoir lui avoir fait se munir des badges d’identification trouvés dans les laboratoires.
Les capteurs RFID du sas d’entrée avaient repérés sa signature magnétique avant les désignateurs thermiques de la tourelle, et sa vie avait été froidement évaluée, puis électroniquement épargnée.
Il n’eut pas autant de pitié que les machines, et arracha le câblage extérieur de la sentinelle d’acier avec rage avant de la délester de ses munitions.
Coca savait maintenant ou se diriger et ne s’égara pas parmi les différents quartiers d’habitations, se rapprochant rapidement de ce qui serait peut-être pour lui un répit, voire une fin, à cette exploration solitaire.
Il marchait, d’un pas sûr, inexorable.
Arme en main.
A des centaines de kilomètres au Nord un antique écran venait de sortir de sa veille, et projetait sa lueur en éclairant deux visages qui le regardaient sans mot dire, incrédules et stupéfaits par la suite de caractères qui s’affichaient un à un face à eux.
+39° 43' 20.39", -116° 45' 49.30"
Alors? =)
Merci à tous pour votre soutien et à bientôt!