Chapitre 4
Un être venait d’aparaître, mais ni Zelda, ni Granodorf ne pouvait l’identifier. Tout ce qu’ils voyaient, c’était une forte lumière qui s’échappait d’un corps à la silhouette incertaine.
Granodorf : Qui êtes-vous ?
L’être : Je ne puis vous répondre à cette question. Mais sache que tu ne peux vaincre l’armée de Majask qui le protège tout seul, ou même avec cette armée. Ce dont tu as besoin, c’est de renforts. De deux renforts pour être exact.
Granodorf : Et qui vous a dit que je souhaitais tuer Majask ?
L’être : Même si tu ne me crois pas, sache que je suis dans l’incapacité de mentir. Il a tué ton père.
Granodorf : Ha ! C’est la meilleur ! Majask, tuer mon père ? Ben voyons, il ne se serait jamais laissé faire. Mon père était fort et puissant et...
L’être : Sous le contrôle de Majask. Retire ton gant !
Avant que Granodorf ne puisse faire le moindre geste, un souffle de vent souffla et emporta le gant de la main droite de son porteur.
L’être : Vois-tu ce signe ? C’est ce que Majask recherche. C’est la Triforce.
Et l’être lui raconta alors toute l’histoire, de la naissance de la Triforce à l’aparition du Masque de Majora, son retour sur terre, La Triforce du Mal, La Triforce de Ganondorf et comment Majask contrôlait son père, et enfin, comment il la tué avant de s’emparer de la Triforce en entière et plonger le monde dans le noir et le chaos.
Granodorf ne l’accepta pas. Il ne suffisait pas d’être un être de lumière et de lui débiter toutes ces conneries pour que Granodorf puisse le croire.
Mais la Triforce ? Ainsi donc, ce Link était lui aussi son cousin ? Une grande partie de sa famille lui fut dévoilé ! Il y réfléchit longuement.
L’être : Je ne peux mentir !
Et il le crut. Il ne sut pas exactement pourquoi. Mais après avoir subi tant de changements dans sa vie, il ne voyait pas d’autres possibilité. Soit il acceptait tout en bloc, soit il refusait tout, et dans ce dernier cas, il devrait retourner vers Majask avec les mains droites de toutes les personnes en face de lui tout en ayant dans l’esprit le doute que ce que recherche son maître se trouve sur sa main droite à lui.
La nuit était tombé. Au loin, un loup hurla vers la lune. Majask se demandait ce qui se passait. La lune était pleine. Etait-ce celle-ci qui faillit tomber sur un autre monde par la faute de Majask ? Il ne lui fallut que trois jours ? Et c’était l’un de ses ancêtres qui l’en avait empêché. Le même que celui qui avait emprisonner son père. Son père était mauvais, il l’accepta aussi, mais il ne pouvait s’empêcher de l’aimer et il voulait se venger. Il voulait tuer Majask.
Granodorf : Très bien, très bien. Je vois. Ce n’était que des conneries tout ça. Il s’est bien foutu de ma gueule pendant tout ce temps. En fait, c’était lui le méchant. Okay, ca va, je peux l’accepter. Mais bon sang, pourquoi ne pourrais-je pas alors venger mon père et aller le tuer une bonne fois pour toute ?
L’être : Ecoute-moi bien, je ne peux plus rester très longtemps. Tu ne peux vaincre Majask et son armée tout seul. Il te faut plusieurs éléments. Tout d’abord, tu dois lui ôter au moins une partie de la Triforce. Ainsi, il sera nettement affaibli. Puis, Tu dois trouver deux renforts. Tu iras a la mer Hylia. Là, sous l’eau, tu trouveras une porte. C’est le passage vers un lieu perdu depuis des années. Tu trouveras la canne de Navaria. Puis, tu devra aller en Huydens et libérer les deux derniers Titans. Ensuite, tu te débrouilleras pour voler l’épée de Légende à Majask, car seule cette arme peut le tuer.
La lumière qui entourait l’être commença à se dissipper. Il disparaissait.
L’être : Tu dois faire croire que tu es mort. Fais le croire aussi longtemps que possible. Nous veillerons sur toi. Nous t’a...
Il disparut.