Merci pour vos mess d´encouragements, ça m´a motivé tout de suite alors ke j´en avai prévu autrement...
Voilà la suite:
Chapitre 5
L’aube se leva.
Granodorf n’avait pas dormi de la nuit, perturbé qu’il était par toutes les révélations de la veille. Il se trouvait en ce moment en plein milieu du Ranch, tenant compagnie aux chevaux qui s’éveillaient et couraient un peu partout.
Il partira. Il s’était décidé dans la nuit. Il allait partir à la recherche de la Canne de Navaria, il allait libérer les Titans et tuer Majask. Il allait partir aujourd’hui même pour Hylia. Laisserait-il Zelda seule ici ? Comment allait-il faire croire à sa mort à Majask ?
Ses pensées furent perturbés par un homme qui cria subitement très fort, comme un signal d’alarme.
Granodorf se leva.
Tout le Ranch s’éveillait alors. Que se passait-il ? Quelqu’un arrivait ? Granodorf pensa aux haches-viandes ! L’un d’entre eux avait dû réussir à s’échapper et avait rejoint Majask sans oublier bien sûr de tout lui raconter. Sa trahison, son massacre... Mais il était prêt à se battre contre son ancien Maître, il voulait venger son père et faire souffrir cet être répugnant qui l’a assassiné. « Tu n’es pas prêt » lui fit une voix. C’est vrai, il n’était pas prêt à se battre contre Majask. Il se ferait vaincre. Pourquoi ne pas essayer ? Parce que si tu meurs maintenant, il n’y aura plus personne pour venger ton père. Il se décida rapidemment.
Il fonça vers la chambre de Zelda et se heurta à elle lorsqu’elle ouvrit violemment la porte et courut dans le couloir.
Zelda : Grano !
Granodorf : Zelda, nous devons partir. Majask approche, il va nous tuer. Moi seul peut le vaincre, mais pas encore, je dois attendre d’avoir reveiller les deux Titans et de l’avoir affaibli. Nous devons fuir Zelda, c’est la dernière chance de survie pour Hyrule !
Zelda : Calme-toi Grano ! Majask n’est pas en train d’arriver. Ce signal, c’est pour prévenir d’une approche, mas pas ennemi.
Granodorf : Quoi ?! Mais alors, qui est-ce qui approche ?
Zelda : J’allais m’en rendre compte avant que tu ne viennes me déranger !
Ils sortirent alors tous les deux. Tout le Ranch était en ébulition. Tout le monde bougeait dans tous les sens avec un air d’étonnement et de bonne humeur.
Zelda : Qu’est-ce qui se passe ici ?
Un homme : Nos chevaux, nos trois chevaux sont de retour.
Zelda : Quoi ?! Ils sont revenus. Je n’y crois pas !
Zelda courut vers l’entrée où l’atmosphère était devenue soudain lugubre. Elle vit pourquoi et s’effondra.
Trois chevaux étaient là : Padil, le magnifique cheval noir, un des meilleur cheval que le Ranch ait compté. Gasilar, le plus beau cheval du monde, et Epona. Ils entraient dans le Ranch au pas, avec sur chacun de leur dos, une personne.
Zelda : LINK !! !
Zelda éclata en sanglots. Sur le dos d’Epona se trouvait le corps de Link, son cousin, sa main tenant un épée qui lui transperçait le corps.
Un homme : ARGH !
Zelda leva la tête. Sur le dos de Padil se trouvait un homme dont la tête avait été arrachée, et sur celui de Gasilar, une magnifique femme se tenait, immobile, glacée à tout jamais par la mort.
Granodorf : C’est Link ? Mon cousin ?
Il s’approcha d’Epona et regarda le descendant du Heros du Temps. Quelque chose l’étonna. Il avait déjà vu beaucoup de cadavre, mais celui-ci était différent. Une expression sur son visage, ou quelque chose comme ça. Il s’approcha alors et découvrit ce qui le troublait tant : Il y avait au coin de ses lèvres le spectre d’un sourire. Il était mort en souriant. Il prit l’épée qu’il tenait dans se bras et qui l’avait transperçé. Elle était magnifique, il reconnur le style des épées Gorons, mais jamais il n’en avait vu une aussi belle. Lourde, longue, un fil tranchant à toute épreuve, une pointe perçante, un équilibre parfait. Elle était faite pour lui. Il la rangea dans son fourreau et se tourna vers le cheval noir. La tête de la victime qui avait été arraché se trouvait dans les bras du mort. Il ne savait pas comment elle était arrivé là, mais là encore, quelque chose le dérangea dans l’expression du visage : Il l’identifia attentivement et reconnu une expression de rage et de détermination. Incompréhensif, il se tourna vers le dernier cheval, Gasilar, qui portait une jeune femme sur son dos. Si jeune, et morte. Et pour la troisième fois de sa vie, il vit une expression incompréhensible sur le visage d’un mort. Ce n’était pas un sourire, ce n’était ni du courage, ni de la détermination. Il n’arriva pas à l’identifier. Zelda se leva, les yeux embuées de larmes. Elle regarda la jeune Femme et se tourna vers Granodorf.
Zelda : Elle était amoureuse.
La nuit était maintenant tombée. Dans le Cimetière du Ranch, trois tombe vinrent grossir les rangs des victimes du Mal.
Link, Fils de Link dit « Le Chef », descendant du Héros du Temps.
Kiloria, Fille de Nolostane, Princesse d’Hyrule.
Lyam, de parents inconnus, Ancien chef de la Guilde des Pourris.
Les corps avaient rapidement été identifés.
Granodorf fut sous le choc en apprenant qu’il avait sous les yeux la fille de celui qu’il avait tué lors de la Bataille de la Forteresse Goron.
Une fine pluie commença de tombé et un homme lisait des prières aux déesses pour qu’elles acueille ses âmes en leurs seins et les gardes auprès d’elles pour l’éternité.
Lorsqu’il eut fini cette phrase, un curieux phénomène se passa : Un sorte de détonation se déclencha dans les trois tombes, une grande lumière blanche en sortit, et une mince fumée grise s’échappa de la terre.
Tout le monde fut sous le choc pendant un instant, puis, le prêtre qui avait sursauté à la détonation clama :
Le prêtre : Ma prière a été entendue, Din, Farore et Nayru ont pris les corps de nos trois héros.
Granodorf (à Zelda) : Cela arrive souvent ?
Zelda : C’est la première fois que ça arrive, je n’avais vu ce phénomène, mais peut-être que le prêtre a raison. Peut-être que notre prière à été entendue.
Granodorf devina une larme à travers le voile noir qui cachait son visage.
Granodorf : Tu était proche avec ton cousin ?
Zelda : Jusqu’à l’aube de ses 16 ans, nous étions toujours ensemble. J’étais la première à le chercher lors de sa fugue, j’étais la première à pleurer lorsque je l’ai cru mort à la guerre. Mais le voir maintenant et savoir qu’il était encore vivant il y a deux jours, c’est comme s’il était mort une seconde fois.
Granodorf ne dit rien. La cérémonie prit fin et tout le monde commença à se disperser.
Granodorf se rapprocha alors de Zelda et lui demanda à l’oreille :
Granodorf : Demain, je pars pour Hylia ! M’accompagneras-tu ?
Zelda jeta un regard vers la tombe de Link.
Zelda : Je le vengerai !