Mais qui c´est donc qui nous reviens... et en plus avec la suite de sa fic... et bin oui
c´est bien moi... à croire que j´ai choppé la maladie de SGT^^^
Au menu, moins de blabla que la dernière fois, un petite scène d´humour et le début d´un combat qui s´annonce hard pour Tanis... pourquoi juste le début du combat, bin... j´aime ménager le suspens et vous mettre dans une situation d´attente et de manque...
------------------------------Chapitre VII – Le guerrier------------------------------
En ce début de semaine, une bruine tombait sur la FIU, trempant et glaçant les étudiants jusqu’aux os. Temps d’autant plus étonnant que l’on était en plein milieu de l’été et qu’il était rare qu’il pleuve de cette façon sur Ivalice. Il fallait attendre en général le début de l’automne pour que les grandes moussons déversent leurs quantités d’eau. Avec cette pluie fine et froide, l’effervescence habituelle de l’université avait laissé place à une sorte de torpeur générale et chaque élève avait bien du mal à quitter le confort douillet que pouvaient offrir les chambres ou les différents foyers pour aller en cours. Or il était précisément temps pour Tanis d’aller rejoindre ses camarades pour la première leçon du professeur Auggie en plein air.
L’entraînement du jour se tiendrait dans le parc forestier, le « Terrain de chasse » des viéras. Tanis avait beau connaître les lieux, il était à chaque fois ébahit devant ces grands chênes à la couleur dorée et cette atmosphère si particulière qui donnait l’impression que la magie opérait en cet endroit. Quoi que, aujourd’hui, la forêt ne dégageait pas le même enchantement du fait que l’air était humide et que le sol était détrempé, ce qui était la cause de bien des glissades. Au programme de la matinée, Auggie avait prévu une capture de drapeau et Tanis se frottait machinalement l’épaule gauche tout en écoutant les instructions. Après la blessure infligée par Belaffont, les sorts de soins avaient fait leur office, ne lui laissant qu’une cicatrice et une petite douleur qui persisterait pendant une ou deux semaines encore.
Le principe de l’exercice était simple, il y aurait deux groupes, les rouges et les bleus, chacun disposant d’un ruban de la couleur de son équipe et toute personne serait hors jeu une fois que l’on lui aurait ravie son étoffe colorée. Une équipe serait déclarée vainqueur si tous les membres de l’équipe adverse étaient annoncés hors jeu ou s’ils arrivaient à prendre le drapeau et à le ramener dans leur camp. Les armes seraient interdites et les combats, s’il y’en avait, se feraient aux corps à corps. Cette dernière règle fit particulièrement sourire les vangaas qui étaient conscients de l’avantage de force dont ils disposaient sur les humains. Une fois les deux équipes constituées, le jeu commença.
Tanis se retrouva dans l’équipe des bleus et fut cantonné par son capitaine à la défense du drapeau. Pour la première fois de sa vie, il éprouva de la frustration car il avait à cœur de toujours prouver sa valeur au combat. Il avait bien essayé de protester mais il n’avait obtenu pour seul réponse qu’un rire collectif de la plupart des gros bras. Les sens en alerte il pouvait entendre les cris rageurs de combattants et lui, il était là, dans le froid à attendre que quelqu’un daigne apparaître. Il aurait voulu partir à la recherche de l’autre drapeau, le ramener et être traité en héros, il obtiendrait ainsi la reconnaissance de ses pairs. L’occasion de faire ses preuves se présenta sous la forme d’un ordre d’un de ses camarades qui l’invitait à partir en éclaireur pour voir ce qui se passait aux alentours.
Tanis ne discuta pas les ordres et partit sans tarder, bien trop content d’être libéré de la corvée de défense. D’un autre côté, il n’allait pas faire exactement ce qu’on lui avait demandé et puis de toute façon, si on lui demandait de rendre des comptes, il n’aurait qu’à dire qu’il s’était égaré. Ce qu’il ne tarda pas à faire peu de temps après. Il était étonnant de constaté à quel point le domaine était vaste, les arbres se ressemblant tous. Comment les viéras faisaient-elles pour s’y retrouver ? Il était au milieu de nul part et le vent s’était mis à souffler plus fort, l’empêchant d’entendre le moindre bruit distant qui aurait pu le guider. Il décida de grimper sur un arbre, histoire de prendre de la hauteur et de se repérer. Malheureusement la pluie avait rendue l’écorce glissante et quand il arriva à la première branche, il tomba dans un buisson en contrebas.
Pestant contre son sort, il s’immobilisa net quand il entendit le son d’une conversation venant dans sa direction. En foulée légère, un vangaa et un humain arrivaient, absorbés par leurs propos. L’arbuste était assez touffu pour qu’ils ne remarquent pas la présence de Tanis et ce dernier les observa s’éloigner. Il remarqua que tout deux portaient des rubans rouges et qu’il serait peut être utile de les suivre. Les rouges firent à peine vingt mètres après la cachette de Tanis quand le vangaa s’étala de tout son long dans une flaque de boue.
- Sssssssaleté ! Aide moi au lieu de te marrer !
- Huk… huk… huk…
L’humain se pencha et tendit sa main à son acolyte, tournant ainsi le dos à Tanis. Notre jeune ami s’extirpa du petit taillis d’arbre et se glissa jusqu’à eux avec toute l’habileté d’un serpent. Le vangaa écarquilla les yeux à la vue de ce personnage au ruban bleu.
- Attenssssion, derrière toi !
Trop tard, Tanis fondit sur sa proie au dos courbé les mains en avant, telles des serres, près à attraper le ruban. Ca y’était, il avait le morceau de tissu dans sa main droite et de la gauche il poussa sa victime dans les bras de son camarade. L’embrassade un peu forcée des rouges lui permit de s’emparer du deuxième ruban, victoire peu glorieuse en soit mais victoire quand même. Il contempla avec un large sourire le spectacle de ces êtres se débattant pour sortir de cette flaque visqueuse et quand ils réussirent dans leur entreprise, il leurs dit :
- Merci beaucoup messieurs !
- Esssspèce de petit…
- Grrmblm
- Allons… gardons notre calme. J’aimerais vous demander un autre petit service… Où se trouve votre camp ?
Les deux catcheur boueux échangèrent un regard et affichèrent tout deux un sourire narquois. L’humain tendit son bras dans une direction.
- C’est par là. Tu y seras dans cinq minutes maxi !
- Qu’avez vous à sourire ? Ce n’est pas la bonne direction ?
- Hin… hin… hin… Bien sssssur que ssssi, mais ne te fais pas d’illusion, tu ne prendras jamais ce drapeau !
- C’est ce que nous verrons !
A ces mots, Tanis attacha les deux rubans autour de son bras comme un décompte des personnes dont-il aurait pu venir à bout. Il les salua et pris la direction indiquée. En chemin, il croisa un autre défenseur rouge qui se prit pour un oiseau, à ceci près que les oiseaux ont des ailes les empêchant de s’écraser au sol comme le malheureux avait pu le faire. L’idée était plutôt astucieuse, se jeter d’un arbre pour assommer sa proie et ainsi lui ravir son ruban, mais ce plan impliquait forcément la nécessité de bien juger les distances. En enjambant l’étourdi, Tanis en profita pour prendre un troisième trophée. Un court instant plus tard, il arriva au camp des rouges.
Tanis ne se précipita pas sur le drapeau, tout d’abord parce qu’il était encore à environ une centaine de mètres de son objectif et deuxièmement parce que l’épisode précèdent lui avait montré qu’il n’était pas à l’abri d’une embuscade. Après étude des lieux, il semblait que le camp des rouges soit idéalement placé. Le drapeau était planté au centre d’une clairière minuscule bordée par de nombreux arbres et d’une végétation luxuriante en majorité constituée de ronces, ce qui rendait la progression difficile. L’unique chemin d’accès était une allée sûrement construite par la main de l’homme à en voir l’alignement rectiligne des chênes. De plus, il avait beau scruté les environs, il ne voyait personne. La situation avait l’air étrange mais après tout, les rouges étaient peut être tous partis à la conquête du drapeau bleu.
Tanis s’engagea dans l’allée, faisant face au vent qui charriait un lot important de gouttes de pluie, lui fouettant le visage par la même occasion. Au bout de quelques pas, il ressentit une drôle d’impression, sa vision semblait se réduire et le drapeau s’éloigner. Il se demandait quel pouvait être ce sortilège déformant sa vue quand il l’aperçut. Tout d’abord adossé à un arbre, il vint se placer au milieu de l’allée face à Tanis. Notre héros ne se démonta pas et continua sa route pour finalement arriver à sa hauteur. L’unique défenseur était brun, pas très grand, les yeux à demi fermés mais il semblait très sur de lui. Son accoutrement était des plus exubérant, en effet sous son ciré, il portait une tunique jaune, ce qui n’était pas très discret selon Tanis.
- Je m’appelle Fang et toi ?
- Je me nomme Tanis.
- Enchanté… et bien Tanis, devrions nous commencer ?
L’invitation au combat venait d’être lancée, seul un idiot ne s’en serait pas aperçut et Tanis le comprit tout de suite. La situation était la suivante, d’après la corpulence, ils devaient être de force équivalente, mais son adversaire faisait preuve d’une grande confiance en soi. Pour prendre l’avantage, Tanis devait attaquer en premier. Il s’élança en avant, fit une feinte du gauche et partit sur un crochet du droit. Il brassa l’air de son poing et offrit son flanc droit aux représailles de Fang qui s’était penché pour éviter le coup de poing. La réplique fut un enchaînement de deux directs dans les côtes de Tanis qui sentit ses jambes se dérober sous son poids. Deux secondes plus tard, il rouvrit les yeux alors qu’il avait le visage dans la boue, il roula aussitôt sur le côté, évitant de justesse l’attaque aérienne de son opposant.
Fang atterrit violemment sur le sol et Tanis en profita pour exécuter un mouvement de ciseau avec ses jambes, lui permettant de le faucher et de se remettre en position verticale. Son côté droit était un incendie de douleur, son bras droit engourdit, il était dans l’incapacité d’attaquer et l’autre était déjà debout. Fang exécuta un ballet avec une suite de coups de pieds circulaires et atteignit la pointe du menton de Tanis qui tomba à la renverse. Il était en position assise, voyant trente six chandelles quand Fang l’attaqua avec le croissant du pieds en plein visage. Tanis sentit son arcade sourcilière rompre sous le choc et il resta à terre quelques minutes. Il évaluait de nouveau la situation et il apparaissait qu’ils n’étaient pas, mais vraiment pas de force équivalente.
Voili voilou... vous trouverez la partie précedente de mon histoire page 187 et la suite sera sûrement pour la semaine prochaine... 