Kyle Drugson
Je devais partir le lendemain, et j´étais sous haute surveillance. Il me fallait absolument savoir ce qui se cachait deux niveaux souterrains au-dessous de moi, où je n´avais apparemment pas accès. Nahquahda... planètes... porte... j´en avais entendu chuchoter dans toute la base mais je ne savais rien. Les appareil semblaient en bon était, mais les données étaient légèrement faussées de quelques chiffres après la virgule, sans savoir pourquoi. Peut-être ce métal, le "Naquahda", dont personne ne voulait me parler. Et puis quelques chiffres après la virgule peuvent, à une échelle mondiale, devenir catastrophique. J´étais dans ma chambre, mon pistolet m´avait été retiré et je regardais mes notes. Chaque installation était plus ou moins perturbée, mais les plus proches de l´étage interdit l´étaient avec une plus grande fréquence. On voulait absolument me cacher quelque chose. À Chicago, dans les gangs, chaque info était importante, et pouvait se retourner contre un gang adverse. Alors à l´échelle nationale, internationale, mondiale... ou voire plus, ce pouvait changer le cours de l´histoire.
Mais je divaguais. Je me tapai sur la tête pour faire sortir ces idées stupides et attendis de voir l´ombre du garde en faction s´éloigner de la porte. Il faisait des pas de long en large dans le couloir toute les dix minutes. Et moi j´attendais qu´il quitte son poste près de la porte. Puis, au bout d´une minute, un rai de lumière apparut dans l´embrasure de la porte, le garde allait faire un tour dans les couloirs. Je fonçai sur la porte et finis de trafiquer la serrure, opération qui prenait du temps. Le garde faisait une ronde rapide entre les couloirs, et il fallait se dépêcher de forcer au mieux la serrure, avec une fourchette et une épingle. La prison, ça apprend de bons trucs!
Clac! La serrure émit un petit clic et s´ouvrit. Je sortis rapidement et refermai la porte avec soin. Peu de caméras à cette étage, et j´avais appris à les repérer à la CIA. Je partis dans la même direction que le garde, l´étage était constitué comme un carré, si je partais dans l´autre sens je risquais de le croiser. Je marchai avec légèreté sur le sol, en chaussettes pour ne pas faire de bruit (mes chassures étaient accrochées à ma ceinture!), et jetai un coup d´oeil à l´angle d´un couloir. Personne, et un angle mort au-dessous d´une caméra, je m´y faufilai rapidement. J´allais vers les ascenceurs, mais pensai soudain que cette idée était tout de plus stupide... si la base était si bien gardée, on ne laisserait pas entrer un inspecteur dans un étage ultra sécurisé. Je tournai la tête et mon regard se porta vers une porte: "Matériel".
Je sentais que j´étais dans l´ascenceur, mais ma position déasgréable ne me permettait que peu de bouger. Même si mon corps avait largement de place dans l´endroit sombre balloté par les cahots de la cage d´ascenseur, bouger aurait pu me faire repérer. J´étais coincé dans une malle, qui devait normalement contenir du matériel de campement, et qui, d´après l´étiquette, devait servir le soir même. J´étais donc resté deux heures dans la malle avant qu´on vienne me chercher. Il n´y avait pas d´armes dans la salle, mais j´avais sur moi quelques outils comme un couteau Suisse, quelques boîtes de conserve et de l´eau, ou encore un briquet. Je pensais que rester un jour ou plus dans un malle n´était pas ce qu´il y avait de plus réjouissant, mais avec ces quelques outils dignes de McGyver, je ne risquais rien.
BOM!
On venait de me poser à terre. Autour de moi, j´entendais le pas vif et rapide de soldats et une sorte d´alarme qui ne finissait pas de sonner. Il faisait froid dans la salle, un froid vraiment désagréable.
-Ouvrez la porte!
Colson? Colson venait de parler dans un micro, une porte, mais quelle...?
WAOOOOF!
J´étais quelque peu craintif soudain. Un bruit digne d´une chute d´eau, mais éphémère, venait de secouer la table, et une lumière bleue avait envahi les fentes de la caisse. Soudain la malle bascula, et je me sentais comme poussé par un charriot automatique vers la lumière bleue de plus en plus dense tendis que j´entendais des soldats marcher à côté de moi. Puis, tout s´arrêta.
Il me sembla que je plongeai tout entier depuis une hauteur de dix mètres, mon visage s´écrasa contre un fluide et mon corps parut être entrainé vers les profondeurs. Je ne savais toujours pas ce qui se passait et tentai d´ouvrir la caisse, c´était inutile, elle était fermée! Et puis ça vallait mieux pour moi, mais cela je ne l´appris que plus tard. Mon corps parut être enveloppé des eaux du Titanic, l´iceberg semblait ébranler la caisse. J´essayai d´allumer la flamme du briquet mais elle s´éteingnit aussi sec. Et puis, je sentis un souffle d´air chaud m´envahir, le bruit de suscion avait disparu, et je sentis en me touchant le visage que j´étais empli de givre.
-Alors les gars, ça fait quoi d´être à trois mille années lumières de sa femme?
Trois mille ann...
Ma tête sembla tourner et mon corps tomba dans l´inconscience. Quand de l´eau glacée m´envahit le visage et que je vis la tête du soldat appeuré, je me demanai que penser!
Inventez une chouette truc pour la suite, mais pas que je rentre direct à la base, on est bon pour trouver des compromis, hu Ripple?^^