TATATATATAAAAAAAAAAAAA !
TATATA... TinTIN !
Jamila...
is...
LA PORSHE HUMAINE !
(tintintin, tinTIN !)
Jane...
is...
LA FEMME INVISIBLE !
(tintin tintin tiyin !)
Jean-Luc...
is...
LA CHOSE !
(totôntintintôôôôô)
Jean...
is...
MISTER FANTASMIC !
(tintin, tintin, milooooooouuuuu !)
DANS...
LES 4 FANTASMICS !
- Je trouve ça franchement vache. Enfin quoi, mon pouvoir est déjà suffisamment pénible comme ça, et toi tu en as rajouté une louche !
- Fallait pas me faire le coup du bureau ! rétorqua Jane. Eh puis de toute façon, ça t´a coûté quoi ? Jamila a vu ton pouvoir, ça lui a fait juste une petite bosse, voilà ! Pas de quoi en faire un drame !
- Ah ouais ? Et les conducteurs, sur l´autoroute ! Un piton rocheux surmonté d´un gland géant, le tout dépassant du toit troué d´une porshe zigzagante, hein ! Ils en pensaient quoi, à ton avis, les automobilistes ? s´énerva Jean.
- Eh bien peut-être qu´ils pensaient voir une campagne publicitaire pour le nouveau film de Rocco Siffredi !
- En tout cas je suis sûr que c´est à cause de ça - et donc, de toi - que y a eu cet accident quand on traversait le pont en hauteur au-dessus de la petite vallée !
- Hého ! Tous les accidents de la route n´arrivent pas à cause d´un sexe géant, Jean !
- L´automobiliste avait foncé droit dans la barrière du pont, qu´il a d´ailleurs défoncée avant sa chute de 900 mètres ! Tu vois une autre explication possible ?
- Bah... abus de Jak X !
- Qu´est-ce qu´il vient faire dans cette histoire, lui ?
- NON ! Je parle de...
- Bon, c´est quand qu´on l´attaque ? demanda subitement Jean-Luc.
Les quatre héros se trouvaient dans un petit bosquet, pas très loin de la plage où leur cible et ses amis avaient décidé de faire un pique-nique.
- Il n´est pas tout seul, faut qu´on attende.
- N´empêche qu´on se les pèle ! rappela inutilement Jean.
- T´as de quoi l´éliminer, Jamila ?
- Ouais. Un poison très lent. Faudrait en mettre dans sa boisson. Il boit quoi au fait ?
- Je sais pas, un liquide jaune, dis Jean-Luc en regardant dans ses jumelles.
- Bon alors écoute, Jane, commença Jamila. Il faut que tu utilises ton pouvoir d´invisibilité, et que tu te faufiles jusqu´à son groupe de potes, pour verser ensuite ce poison dans sa boisson. On attend l´effet du poison, on se barre, et le tour est joué !
- Hého ! Y a un problème : moi je serais invisible, mais la fiole, non ! Ils verront une fiole flotter dans les airs et s´ils voient qu´un liquide en est tombé dans le verre de LePen, lui ne va sûrement pas le boire !
- Mais si ! Il faut juste que tu gardes la fiole au creux de ta main, et tu laisses juste échapper de quoi laisser couler discrètement le liquide !
- Et... euh... C´est bien mais... euh... mon pouvoir n´agit pas sur mes... vêtements...
Gros silence, durant lequel Jamila en profita pour se masser sa bosse encore douloureuse, avant d´ajouter :
- Eh bah tant pis, il faut passer par là ! Y a pas d´autre solution ! Tu vas sûrement être glacée, mais tu nous a montré tout à l´heure que tu étais une fille plutôt chaude, pas vrai ?
- Okay, bosse, ironisa Jane.
Elle ferma les yeux quelques secondes, puis son corps disparut, ne laissant voir que des habits qu´un vide sexy semblait à présent gonfler.
Et, tandis que, invisible, elle retirait ses habits en frissonnant, Jean et Jean-Luc se demandèrent tous deux si ça valait la peine de mater ça.
- J´y vais, murmura Jane d´une voix tremblotante, en prenant la fiole.
Ils entendirent le bruit de ses pas sur le sable, et puis plus rien.
- J´espère vraiment qu´elle va réussir ! s´écria Jean-Luc.
- Dites, au fait... je me demandais si c´était bien de... de faire ça. Enfin, pas de supprimer LePen de l´échiquier politique ! Mais... de le tuer... c´est pas un peu trop radical, ça ?
Un silence lourd (surtout pour une fic humoristique !) suivit cette déclaration.
- Ecoute... commença Jamila. Je sais ce que tu ressens. Moi aussi j´ai hésité, des fois, à tuer des gens. Les agents secrets chargés par leur Etat de meurtres ont eux aussi cette hésitation. Mais pense que, de toute façon, il va bientôt crever, de vieillesse !
- Justement ! Et je ne suis pas aussi obéissant à l´Etat qu´un agent secret ! On pourrait pas... je sais pas moi... l´exiler sur une île déserte, style le trou du cul du monde ?
- Non, Jean. On ne peut pas. La M.E.R.D.E. nous a chargés d´une mission et on doit l´accomplir, mec ! Faut assumer !
- C´est dûr de devoir être un assassin, même si la cible, c´est un type comme LePen... soupira Jean.
- Et encore, c´est mieux à plusieurs ! T´as du bol !
Pendant ce temps-là, sur la plage, Jane approchait du groupe de pique-niqueurs, dont elle pouvait à présent entendre la conversation.
- Tiens, goûte, Jean-Marie, dit un jeune homme habillé en rouge. C´est bon, c´est à la paprika !
- C´est des chips ?
- Ouais. Pourquoi ?
- Des chips français ?
- Non, je crois pas, c´est des chips Lays...
- Alors j´en bouffe pas !
- Oh nooonn ! Tu vas pas recommencer, J-M !
- Papa, s´il-te-plaît, mange ! dit une troisième personne.
- J´ai dit NAN ! En plus la paprika c´est pas étranger ?
- Euh, ouais... C´est roumain, non ? demanda l´homme.
- Nan, c´est hongrois, corrigea la femme.
- On s´en fout, c´est étranger ! rétorqua Jean-Marie. Conclusion : c´est sûr et certain, j´en bouffe pas !
Jane était à présent toute proche. Frissonnante sous le vent glacial, elle s´approchait, s´approchait, en faisant le moins de bruit possible.
- Passez-moi plutôt ce jus, là ! ça au moins c´est "origine France" !
Jane avait devant ces pieds le verre en plastique, posé sur la couverture de pique-nique autour de laquelle étaient assis les trois personnes. Elle vit alors sous ses yeux LePen verser dans le verre un liquide jaunâtre qui provenait d´une brique en carton : "JOKAIRE 100% pur jus de pommes goldens".
Jane fit alors comme Jamila lui avait indiqué. Elle versa ainsi le poison dans le verre tandis que le futur buveur disait :
- Eh, dites... "Golden", c´est anglais comme mot, ça !
Elle avait entièrement versé le contenu de la fiole, bien silencieusement et discrètement, lorsque tout d´un coup, une violente lumière blanche émergea des nuages opaques (gris, quoi !) .
Cela fit pousser un cri énorme à Jane.
Les trois pique-niqueurs, déjà sur le cul avec cette soudaine illumination, se barrèrent en entendant la femme invisible, persuadés qu´ils avaient ingurgité un truc hallucinatoire présent dans la bouffe, ou quelque chose comme ça.
- J´ai pas eu d´hallucination dans ce style depuis que j´ai arrêté de me droguer ! dit le le jeune homme.
- QUOI ?? ??? MONSIEUR, JE VOUS INTERDIS DE CONTINUER A ME FREQUENTER, C´EST COMPRIS ? s´égosilla "J-M".
- Bon d´un côté, si ça existait cette lumière blanche, ça serait super pour le bronzage !
- QUOI ?? ??? MA FILLE, JE T´INTERDIS D´ÊTRE BRONZEE, C´EST COMPRIS ? EN FRANCE, ON A DEJA ASSEZ...
Et tandis qu´il continuait ses explications tonitruantes (gueulardes, quoi !) , les trois équipiers de Jane sortirent du bosquet et arrivèrent vers elle, avant qu´elle s´exclama, d´une voix qui semblait émaner de nulle part :
- Et merde ! J´avais réussi à verser tout le poison sans qu´ils me remarquent !! !
- Putain, pas de bol ! J´t´ai amené tes affaires, déclara Jamila en posant les fringues sur le sable.
- C´est quoi cette lumière blanche ?? demanda Jean.
- On ne va pas tarder à le savoir, si vous voulez mon avis, déclara Jean-Luc d´une voix monocorde.
En effet, huit secondes plus tard (quel suspense pour l´adaptation ciné !) trois formes verdâtres descendèrent de la source de lumière, et se posèrent sur le sable. C´était en fait des extra-terrestres. Ils étaient verts, avaient des crânes en forme de culs (et inversement) et des vêtements rouge sang.
- Waho ! Euh... Nous, amis. Qui vous être ? articula Jean-Luc.
- Faites tout le temps des fautes de syntaxe et de conjugaison comme ça ? demanda l´un des ET. Nous venons d´une lointaine galaxie.
Sur quoi les humains s´exclamèrent :
- Des visiteurs !
- Venus d´ailleurs !
- Oooooooooooooooooooooh !
L´explication du plus grand des susdits visiteurs coupa court à ces phrases nominales.
- Nous sommes venus à cause d´une prophétie. Il était écrit que, lorsque quatre personnes avec le prénom qui commencerait par J affronteraient une personne avec aussi un J au début, alors notre devoir religieux nous efforcerait d´aider ces personnes à atteindre leur but.
Les quatre coéquipiers étaient sidérés. Effectivement : Jean... Jane... Jean-Luc... Jamila... et Jean-Marie...
- C´est pourquoi nous avons traversé tout l´univers pour vous aider, avec un peu de retard, certes, puisque vous vous êtes unis tous les quatre depuis ce matin, mais tout de même présents pour assumer notre destin divin, dans la plénitude, le devoir, la sérénité, l´éternité et l´extase suprême et pure. Zsbrfl.
- Bande de couillons ! Vous avez tout fait foirer ! s´écria Jean. Et comment on s´y prend, maintenant que la cible a pris ses jambes à son cou ?
- Et que le poison coule sur le sable... soupira Jane, rhabillée et visible, en regardant par terre.
- Ne vous inquiétez pas, dit le second extra-terrestre. Nous allons le transporter dans une dimension où il ne pourra nuire encore.
Et le troisième, qui n´avait pas encore parlé, claqua des doigts, des doigts qui ressemblait aux frites de McDo, sauf qu´ils étaient verts et plus appétissants.
LePen apparut alors rapidement, recroquevillé dans une bulle bleue, avant de disparaître complètement.
- Voilà. Je l´ai mis dans la dimension ZX87, totalement désertique, sous un soleil.
- Il va pouvoir bronzer ! ricana Jamila.
- Et sans qu´on l´ait zigouillé ! fit remarquer Jean. Bon ben voilà, vous repartez messieurs les E.T. ?
Mais les E.T. en question n´avait pas l´air de vouloir se remuer le cul (en forme de crâne, soit dit en passant).
Ils attendaient.
- Sacrilège ! cria le second. Après l´accomplissement de cette mission, il devait apparaître le Trou Divin que notre peuple vénère et espère depuis la nuit des temps !
- Le trou du culte, quoi !
- Ta gueule, Jean-Luc, je crois pas que ce soit le bon moment pour plaisanter ! dit Jean avec la bouche en coin.
- OOOOOOOOoooooooh ! cria Jane tandis que les visiteurs commençaient à s´énerver. ça y est ! J´ai compris pourquoi ! Jane n´est pas mon vrai nom, c´est celui qu´on m´a donné ! C´est Clara mon vrai prénom, ma soeur me l´a dit quand je l´ai rencontrée !
- Outrage ! Vous nous avez trompés, et vous devez faire un sacrifice ! L´un de vous doit mourir pour laver cet affront, et ce sera vous, jeune femme, vous qui nous avez caché votre vrai prénom ! déclara le chef en sortant des griffes énormes et violettes.
- NON !
C´était Jean qui avait poussé ce cri. Jane - ou Clara, enfin bref - l´avait poursuivi avec un bazooka, ridiculisé dans une porshe en jouant avec sa misère sexuelle, et pourtant il la kiffait. Il la kiffait de chacune des entrailles de son corps, et jamais, au grand jamais il ne laisserait des extra-terrestres aux tronches de cakes - ou de culs, enfin bref - la tuer.
- L´UN DE VOUS QUATRE DOIT CREVER !! ! s´écria le troisième E.T. Nous avons mis un champ de force autour de vous, alors n´essayez pas de partir ! Nous vous avons rendu service en pensant accéder à la gloire éternelle, et vous devez PAYER LA NOTE maintenant !
- Alors... alors tuez-moi... lâcha Jean.
- D´accord ! s´écria le chef qui planta très rapidement ses griffes dans le bras du pauvre humain, avant de se volatiliser (se téléporter, quoi !) avec ses potes en robes rouges.
Jean, empoisonné, tomba sur le sable avec un bruit sourd. Jean-Luc et Jamila étaient paralysés, tandis que Jane s´était précipitée pour s´agenouiller et relever vers elle le visage de Jean.
- Jean... Jean, j´n´en valais pas la peine ! Jean... qu´est-ce que tu as fait... ?
- Le con... murmura-t-il en souriant. Mais c´est ce qu´on fait toujours quand on est amoureux, pas vrai ?
- Quand on est... répéta Jane en ouvrant doucement ses magnifiques yeux.
Il y eut un silence qui ne s´arrêta que lorsque Jean dit soudain en toussotant :
- Ah... je sens... je sens que c´est la fin...
- NON ! JEAN, NE...
- Non... la fin du chapitre...
- Quoi ? Non ! Il va pas faire ça ! Ce con d´auteur va quand même pas te laisser agoniser jusqu´au prochain épisode ! Il va pas le faire, hein ? Il va pas le faire ! IL VA PAS LE FAIRE !
- Aa... aaaaarg...
A SUIVRE...
- Ah le salaud ! Il l´a fait !