Football : Briand - Gignac : une belle rencontre au pied du Château
L1. Rennes - Lorient, samedi (20h45). Les deux joueurs ont accepté d´échanger avant le derby.
Ils ont presque autant de points communs que de différences. L´un est plutôt grand, l´autre dans la moyenne. L´un est puissant mais pas véloce. L´autre est puissant mais aussi très rapide. L´un vient du midi, l´autre d´Ille-de-France L´un supportait l´OM, l´autre le PSG. L´un a un parcours un peu décousu, l´autre est passé par la filière royale de l´INF Clairefontaine. L´un évolue à Lorient, l´autre à Rennes. L´un s´appelle André-Pierre Gignac, l´autre Jimmy Briand.
Ils ont le même âge, 22 ans. Ils sont tous deux les fers de lance de leur équipe. Ils réalisent leur première vraie saison en Ligue 1. Et jusqu´ici, ils ont tous deux inscrit 9 buts. Jusqu´à lundi dernier, ils ne se connaissaient pas. Enfin pas « en vrai ». De nom oui, et de réputation aussi. Car les deux attaquants, « Bretons d´adoption » sont aussi deux des révélations du championnat de France. Ils auraient pu se croiser en équipe de France espoir, où Briand était titulaire et Gignac présélectionné. Mais l´élimination prématurée des Bleuets a empêché cette occasion.
Du coup, avant le derby de samedi, Ouest-France a souhaité les faire se rencontrer. C´était à Josselin, dans le Morbihan, au pied du Château de Rohan. À mi-chemin des deux villes. Le temps que les glaçons fondent dans le Perrier menthe, et les premières vannes ont fusé. Jimmy, pourtant du genre timide, a chambré le premier. « Dédé » le méridional a rigolé de suite et a répliqué. Une complicité s´est vite nouée entre ces deux jeunes joueurs sympathiques. La discussion a duré deux heures. Tout y est passé, des premières armes dans le club de leur enfance aux premiers pas en pros, les premières galères, les premiers doutes, les premiers espoirs. Expériences échangées, mots croisés, avec attention et respect de l´autre. Ces deux-là ont une belle carte à jouer dans le football professionnel, et leurs chemins se croiseront à nouveau. Qui sait, d´ailleurs, peut-être sous le même maillot ?