Belle victoire nantaise
Je vote pour Fae pour son superbe but
NANTES / MAURO CETTO :
« Ce serait honteux de descendre »
dimanche 11 mars 2007 - 08 h 50 - Loïc FOLLIOT
« Ce serait honteux de descendre »
PANORAMIC
Mauro Cetto enchaîne les prestations de haute volée au sein de la charnière centrale. Des performances qui arrivent à point nommé alors que Nantes est lancé dans le sprint final pour le maintien.
Mauro Cetto, quels arguments le FC Nantes peut-il faire valoir pour réussir dans son entreprise maintien ?
J’espère que le confiance s’installe. C’est un atout indispensable. L’exemple le plus clair, c’est Claudiu (ndlr : Keserü). Sur son but contre Sochaux le week-end dernier, il prend son temps avant d’ajuster Richert. Avant, il aurait peut-être choisi de frapper en force. Là, il a pris la bonne option, sans précipitation.
Le FC Nantes est toujours relégable. Le capitaine se sent-il investi d’une mission par rapport à la cohésion du groupe ?
Je porte le brassard mais on doit être trois ou quatre à amener le groupe à se responsabiliser. Je pense à Frédéric Da Rocha, Nicolas Savinaud ou Fabien Barthez. Le rôle de capitaine est sûrement plus important quand ça va mal. Il faut chercher les raisons de l’échec et faire en sorte que ça change. C’est ce qu’on réalise aujourd’hui. Avec Da Rocha, c’est nous qui parlons le plus à l’échauffement. On procède à de petits rappels, en essayant de motiver l’équipe avant le match, avec l’envie de partager quelque chose.
A titre individuel, vous restez sur des performances remarquées…
Quand ça se passe bien individuellement, cela procure de la confiance et on a davantage de crédibilité quand on s’exprime. Nous sommes à un cap où les plus expérimentés doivent être des leaders.
Votre association avec Jean-Jacques Pierre est également saluée par les observateurs…
Avec Jean-Jacques, on s’entend bien sur et en dehors du terrain. Il a joué en Uruguay et en match, il a la même façon de voir les choses. Il pense et il réfléchit comme Julio (ndlr : Rossi) et moi. Par moments, on se parle en espagnol. On connaît ses qualités. Avant, il fallait toujours être derrière lui pour qu’il ne lâche pas. Dans ce domaine, il progresse. On critique parfois sa relance mais quand on est défenseur, la qualité de la relance est aussi liée à la mobilité des partenaires et aux solutions qu’ils proposent. Quand tu as des joueurs comme Jean-Jacques ou Fabien à tes côtés, ça t’oblige à ne rien lâcher. Les autres le ressentent.
« La saison peut très bien finir avec un maintien et une Coupe de France »
Michel Der Zakarian et Japhet N’Doram ont-ils trouvé un onze type ?
Depuis plusieurs matchs, les mêmes joueurs sont alignés. Ça favorise les automatismes et la confiance. A Sedan, tout le monde a marqué son tir au but…
Les retours conjugués de Franck Signorino, Nicolas Savinaud et Eric Cubilier dans le groupe, de vrais latéraux, était-il attendu avec impatience ?
Vu la façon dont ça s’est passé dernièrement, ce ne serait pas correct de dire ça. Leur retour signifie que la concurrence est renforcée à tous les postes et que ça doit hausser le niveau de jeu de l’équipe. Cela doit se traduire par une motivation et pas par la pression. Ensuite, c’est l’entraîneur qui décide. On a obtenu de bons résultats avec Kevin (ndlr : Das Neves) et Loïc (Guillon), même si les autres connaissent mieux le poste.
Frédéric Da Rocha n’a pas hésité à évoquer un sentiment de honte en cas de rétrogradation en Ligue 2. Partagez-vous ce sentiment ?
Bien sûr. Ce serait une honte de descendre avec le FC Nantes, vu l’effectif et le potentiel de ce groupe. Partout, on dit que le FC Nantes est un monument du football français. On n’a pas le droit de descendre. Alors oui, faire partie du groupe qui amènerait le club en Ligue 2, ce serait la honte. Il y a un mois, j’ai dit que tout le monde n’était peut-être pas conscient de la situation. Aujourd’hui, c’est différent. Mais il ne reste plus beaucoup de temps. Pour obtenir le maintien, il nous faut encore une bonne quinzaine de points. Une descente, ce serait un échec personnel et collectif. Je ne suis pas venu à Nantes pour descendre en L2. Le fait de passer la totalité de la saison en position de relégable, ça me touche. La saison peut très bien finir avec un maintien et une victoire en Coupe de France. Mais elle peut aussi mal se terminer.
Comment envisagez-vous votre avenir la saison prochaine, sachant que la menace de relégation est réelle ?
Si on pense à la saison prochaine, ce n’est pas la peine d’insister. On est effectivement dans une période où les joueurs songent à leur avenir. Mais notre situation ne nous permet pas de nous projeter si loin. Chacun doit se concentrer sur le même objectif : gagner le prochain match.