CHAPITRE III : Abandon.
En cours de route, sous la lueur de la lune, je vis un homme allongé près d´une pierre. Il fut sans doute sauvagement attaqué par des animaux. Pris de pitié, je stoppais mon cheval et alla vers lui. Du sang coulait partout sur son corps et son visage. Sa respiration était lente.
- Que s´est-il passé?
- ...
- Répondez !
- Je.... C´est... un piège !
Je tressaillis quand une voix trouble le silence.
- Un vampire !
Aussitôt que cette voix fut entendu, des bandits apparurent de derrière les arbres et ouvrirent des caisses contenant des lutins, des loups et un gobelin. Une fois ces bêtes lâchées, les bandits accoururent sur moi.
- Crève, buveur de sang !
J´étais pris au dépourvu. Heureusement que je venais de m´équiper. Je dégaina mon épée et trancha un loup qui s´enfuya. Un lutin m´attrapa la tête par derrière en criant, un autre me lança un sort de foudre, un bandit me fit un croche-patte, un loup me mordit le ventre. Il n´y avait pas d´illusions à se faire, je devais fuir, je n´étais pas de taille. Je me rendit invisible et me faufila sous un lutin. Mes ennemis ne voyant plus personne, ils se jetèrent sur l´homme en sang, immobile. Un lutin allait lui donnait un sort de foudre, ce qui l´acheverais, mais je lui arracha les ailes, il tomba à terre et je lui plantais ma dague dans le front. Les autres étaient trop occuper à tabasser le pauvre homme. je prit le corps du lutin et le lança sur un bandit qui s´écroula sur un loup. Mais ils étaient encore nombreux, l´homme ne donnait pratiquement plus de signes de vie.
Je me précipita vers lui et le prit par ses pieds. Etant invisible, les bandits restèrent de marbre en voyant les pieds de l´homme voler. Les lutins et les loups s´en fichaient, ils l´attaquaient encore. Mon sort d´invisibilité se dissipa.
Nos adversaires changèrent donc de victime. une flèche de feu sortit de la cime d´un arbre pour se planter dans mon épaule. Je lâchais la jambe de l´homme mais je la reprit vite et le monta sur mon cheval malgré ma souffrance. Puis, j´enfourcha à mon tour le cheval et nous partîmes au trot, laissant le groupe derrière nous.
Au bout d´une heure de course, je décida d´arrêter mon cheval près d´un lac. Il était bientôt 3 heures du matin.
Je descendit me rafraîchir puis apporta l´homme au bord de l´eau afin de laver ses blessures. J´arracha une partie de ses vêtements pour mon servir compresse pour protéger les plus grosses plaies puis je le posa dans l´herbe.
Quant à moi, je n´avais même pas encore remarquer que la flèche plantée dans mon épaule y était encore. Je l´arracha, mais la souffrance était tel que la flèche ne pouvait être qu´enchantée. Et qui me l´as jeté? il était caché derrière les arbres. Et pourquoi on m´en voudrait? Cela ne pouvait pas être un simple vol de routine de quelques brigands. Non, c´était un véritable coup montée. D´ordinaire, les brigands ne comptent que sur eux-mêmes, ils n´utilisent jamais des animaux.
L´homme se réveilla.
Il ouvrit les yeux et voulut se mettre en position assise, mais il avait trop mal. Il se laissat doucement retombé. Je m´approcha de lui.
- Ca va mieux? vous avez failli mourir.
- Quoi? Que s´est-il passé?
- Je ne sais pas, on a dû se servir de vous pour me piéger.
-...
- Vous saignez encore.
- Qui êtes-vous?
- Je m´appelle Elveari Baldur, mais appelez-moi Elvieabal.
-....
- Et vous?
- Igouraf Imaziguenne.
- Igouraf, que s´est-il passé lorsque vous vous êtes fait attaqué?
- J´étais en chemin pour Morrowind, mais un homme est apparu devant moi. J´étais au galop, donc je n´eut pas le temps de l´examiner, mais il était vêtu de noir de la tête au pied. Une capuche laissait de l´ombre sur son visage.
- La Confrérie noire?
- Non, dans le passé j´ai travaillé pour la Confrérie Noire et j´étais fidèle, je connaissais beaucoup de monde, mais quand cet homme m´as dit son nom, je ne le pensais pas venir de la Confrérie Noire. De plus, cette guilde ne frappe jamais en groupe.
- Il vous à dit son nom?
- Oui, mais pas de la façon dont j´aurais voulu. Quand mon cheval galopa à la hauteur de cet homme en noir, il sortit une énorme épée en feu, seule lumière dans cette nuit noir, et il frappa d´une force herculéenne le corps de mon cheval qui se renversa à terre et glissa jusqu´à un tronc. Il était évidemment mort. Moi je fut projeter en l´air jusqu´à tomber à terre un peu plus loin. C´est à ce moment-là que l´homme en noir me parla.
- Que vous as-t-il dit?
- Il m´as dit qu´il avait besoin de moi pour piéger quelqu´un, que si son plan fonctionnait, il me tuerait pour pas que les gardes m´attrapent et puissent me conduire à lui. Il m´as aussi dit que la personne qu´il voulait tuer ne devrait pas tarder à arriver sur une route sur laquelle il m´emmena.
- J´ai était suivi?
- Sans doute.
- Continuez, quelle était son nom?
- Arrivés là-bas, il me figea et m´attaqua jusqu´à la presque mort et me tira près de la route en me disant : " Mon nom est Frejerus Genesis et tu vas mourir " .
- C’est donc lui mon rival ?
- Ne vous y trompez pas, il à tué mon cheval sans difficultés et il aurait très bien pu me tuer moi s’il l’aurais voulu. Il est très puissant et le vaincre relèverait de la folie !
- Ah bon, vous êtes sûr ?
- Certain, mes souffrances en témoignent.
Cet homme, si c’en était un, était-il si fort que ça ? Moi qui ne me suis jamais battu, mon but devint tout à cas très loin.
- Et vous ? Pourquoi avoir emprunter cette route ? Elle ne mène nul part, pratiquement personne ne l’utilise.
- Parce que j’habitais là-bas.
- Que vous est-il arrivé ?
Je lui expliquais toute mon histoire. Il m’écoutais attentivement et on voyait qu’il cherchait de m’aider. A mon plus grand bonheur, il ne broncha même pas quand je lui dit que j’étais un vampire. La majorité des gens de Cyrodiil n’aiment pas et fuient les vampires, mais ils oublient que ceux-ci ont étaient rarement contaminés volontairement.
- Je suis désolé. A ma connaissance, il n’y a pas de remède contre le vampirisme.
- *soupir* . Il est tard, nous ferions bien de nous coucher.
- Que comptez-vous faire demain ?
- Je crois que vous avez raison. Mes parents ont peut-être étés assassinés, mais je ne pense pas que me tuer arrangera les choses. Demain, je prendrais mes dernières affaires dans le cabanon de mes parents et je rentrerais travailler à la Cité Impérial. Il faut que j’oublie toute cette histoire...
Mon cœur s’emplie de tristesse de ne pas pouvoir venger mes parents, mais d’un autre côté je m’efforçais à être heureux d’avoir l’occasion de rester en vie.