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Test : Spider-Man 3
PC

Si chaque nouveau Spider-Man est attendu tel le messie sur grand écran par des millions de fans acharnés, les adaptations vidéoludiques ne bénéficient pas vraiment de cette aura de perfection. Bien que Spider-Man 2 ait plutôt rempli son contrat à bien des niveaux, Spider-Man 3 avait tout de même de quoi intriguer surtout après la débandade Superman Returns. Le résultat ? Eh bien, il suffit de lire les quelques lignes ci-dessous.

Spider-Man est une icône, un justicier des temps modernes : agile, gracieux, puissant mais aussi et surtout terriblement humain. Si les films de Sam Raimi ont su exploiter toutes les facettes du personnage pour nous offrir quelques-uns des plus beaux morceaux de bravoure héroïques jamais vus sur un écran de cinéma, les jeux vidéo tournant autour de Tête de toile n'ont jamais vraiment brillé par leur inspiration et leur implication. Certes, le Spider-Man 2 de Treyarch s'est montré convaincant mais on ne peut pas dire qu'il volait dans les hautes sphères de la qualité contemplative. Un Superman Returns plus tard, tout le monde s'accordait à dire que les super-héros, et a fortiori les grosses franchises, avaient le don pour être malmenées en écopant le plus souvent de jeux insipides et bâclés. Malheureusement, Spider-Man 3 est à ranger dans cette catégorie et malgré quelques sursauts d'intérêt et deux ou trois bonnes idées, reprises le plus souvent du précédent volet, on a bien du mal à prendre de la hauteur pour survoler les tours babyloniennes de la Big Apple.

La qualité graphique de la version PC est du niveau de celle Xbox 360.

En somme ce qui agace dans ce titre est l'impression de non-finition qui se dégage du produit d'ensemble. Que ce soit d'un point de vue graphique, d'un point de vue scénaristique ou en ce qui concerne le gameplay, rien ne semble avoir été peaufiné. Une fois de plus, on est en droit de se demander si c'est un manque de temps accordé aux développeurs qui est la cause de cette faiblesse générale mais le moins qu'on puisse dire est que le plaisir de bondir de gratte-ciel en gratte-ciel est extrêmement atténué par une réalisation chaotique. Pourtant, ce ne sont pas les idées qui manquent. Ainsi donc, on retrouve différents mouvements à débloquer à mesure qu'on avance afin de pouvoir utiliser les pouvoirs de notre tisseur. Bon, j'en conviens, c'est bien le minimum syndical. En parlant de ça, vous devrez souvent mettre à profit votre sens d'araignée afin de trouver des indices ou pour débusquer des ennemis invisibles à l'oeil nu. Une bonne chose même si ça n'empêche nullement la longueur inhérente à certaines missions.

La map permet de choisir une mission parmi plusieurs choix disponibles.

A propos du scénario et des missions rattachées, sachez que dix scenarii constituent le corps du mode solo mais on a bien du mal à entrer dans l'histoire sachant que le synopsis du film est malmené d'un bout à l'autre à cause de cinématiques d'une laideur sans nom, d'ellipses narratives et de scénarios supplémentaires venant hacher, destructurer le squelette scénaristique. Que dire également de quelques missions annexes vous demandant de transporter des tartes aux fruits d'un bout à l'autre de la ville afin de contenter une ménagère de plus de cinquante ans. Ok, Spidey est un super-héros mais en aucun cas un guignol de bas étage rompu aux tâches les plus anecdotiques. Oui, dans les premiers comics ou le premier film de Raimi, l'Araignée occupait bel et bien le job de livreur mais ceci était légitimé par son statut d'étudiant trop content de pouvoir mettre à profit ses pouvoirs afin de rendre un peu plus ludiques de petits boulots nécessaires au paiement de son loyer. Bref, les objectifs secondaires sont nombreux mais entre des occupations ridicules ou des échauffourées avec les gangs de la ville, rien de bien croustillant n'est à signaler.

Le système d'esquives est simple à prendre en main et permet de contre-attaquer rapidement.

Reste le scénario principal que vous pourrez décider de suivre en vous rendant aux endroits indiqués par des marqueurs. Ce sera alors l'occasion de vous balader en ville à grands renforts de toile, de sauts et de cris de joie. La sensation de liberté est bien rendue, on s'amusera même à ramper sur les murs ou à sauter au-dessus de buildings rien que pour le plaisir mais il est dommage que le tout soit bien moins fun que les folles escapades de The Incredible Hulk : Ultimate Destruction. En sus, il faut avouer que les combats manquent vraiment de pêche et ce malgré la panoplie de mouvements acrobatiques à débloquer. On a bien droit à quelques affrontements contre des boss plus originaux et requérant la plupart du temps des actions contextuelles mais ce n'est pas vraiment la panacée. Cependant, notons tout de même la possibilité d'utiliser le symbiote (ou costume noir) pour profiter d'une puissance accrue. Faites tout de même attention à ne pas le garder trop longtemps sur vous au risque de vous évanouir. En somme, l'astuce consistera à l'endosser lorsque vous serez encerclé ou contre un boss particulièrement fortiche puis à le retirer rapidement (en appuyant sur les touches adéquates apparaissant à l'écran). Ensuite, il conviendra d'attendre un certain temps avant de pouvoir l'enfiler à nouveau.

Oh cruelle image qui ne m'évoque qu'un énorme blanc... En même temps, le jeu ne m'évoque pas grand chose de plus.

Spider-Man 3 a donc de quoi surprendre mais dans le mauvais sens du terme. Mou et pétri de défauts techniques parmi lesquels les bugs graphiques et autres approximations de gameplay se partagent la vedette, le titre de Treyarch ne décolle jamais vraiment malgré la possibilité de bondir d'immeuble en immeuble. On aura beau y injecter un peu d'humour, notamment grâce au tutorial décalé présenté par Bruce "Evil Dead" Campbell himself (qui du coup passe moins bien en Europe, doublage oblige), on souffre et on souffle à mesure qu'on enchaîne les courses-poursuites citadines, les affrontements soporifiques tout en devant ingurgiter un scénario mal fagoté et parsemé de missions anecdotiques. Le plus embêtant est qu'on sent bien que le jeu a un vrai potentiel mais à défaut d'avoir pris (eu ?) plus de temps pour penser leur soft, les développeurs se sont contentés d'aligner des objectifs similaires à grands renforts de rixes et de deux ou trois mini-jeux (lancer de bombes, désamorçage de bombe...). Le Monte en l'air aurait mérité mieux, bien mieux même, surtout si on compare la version de pixels à son homologue filmique qui synthétise à lui seul tous les espoirs des Marvelophiles.

Les notes
  • Graphique 10 /20

    Une modélisation de bas étage et bien qu'il soit possible de se balader dans tout New York, on peut affirmer que la taille ne fait pas toujours la différence. Peu d'effets spéciaux, plusieurs bugs graphiques, des cinématiques à la ramasse et l'impression d'assister à une version bêta nous font même oublier les acrobaties spectaculaires de notre tisseur adoré.

  • Jouabilté 11 /20

    Dommage que les combats soient mous et que les actions contextuelles n'apportent pas énormément à l'ensemble. Les survols aériens de la ville sont très plaisants mais manquent un peu de précision. Quant aux mini-jeux ou la possibilité de prendre des monstres en photo résonne comme un aspect non finalisé et un peu gadget. Notons également pas mal de problèmes de caméra nous obligeant à jouer constamment avec l'objectif. Enfin, bannissez tout de suite le clavier pour partir d'entrée de jeu sur un gamepad.

  • Duree 11 /20

    Si vous tracez en ligne droite, l'aventure est assez courte à finir, surtout en mode Normal. Cependant, rien ne vous empêche d'accepter plusieurs objectifs secondaires malgré leur aspect ridicule ou redondant pour la plupart. Enfin, notez que vous pourrez débloquer des courses histoire de vous amuser en bondissant tel un cabri au-dessus des buildings de NY.

  • Son 12 /20

    Les doubleurs officiels du film rempilent pour le jeu et si ils ne sont pas des plus convaincants, la version française n'est pas trop mauvaise. Par contre, les bruitages manquent de punch tout comme les musiques, exceptées quelques belles compositions tribales, et les voix sont généralement étouffées.

  • Scénario 9 /20

    Le scénario du film s'étire sur tout le jeu mais il est regrettable que les scénaristes aient cru bon d'y inclure des intrigues parallèles, soporifiques dans le meilleur des cas. De plus, le synopsis use et abuse (volontairement ?) d'ellipses narratives et n'offre au final qu'un imbroglio scénaristique dont la construction en chapitres/missions hache la structure narrative.

A film exceptionnel, jeu anodin, serait-on en droit de se dire à la vue de ce Spider-Man 3. Bien qu'il soit toujours plaisant de slalomer entre les tours new-yorkaises, on soupire en constatant le faible degré technique du titre ainsi que ses missions sans grand intérêt. La volonté de diversifier un peu l'aventure se fait ressentir via les mini-jeux, l'utilisation d'actions contextuelles ou la possibilité de photographier des bad-guys mais malheureusement, ceci ne suffit pas à faire de Spider-Man 3 un jeu à conseiller. Autant aller voir ou revoir au cinéma le plus proche la déclaration d'amour de Sam Raimi à un des plus grands super-héros de tous les temps.

Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
07 mai 2007 à 18:00:00
11/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (53)
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13/ 20
Mis à jour le 07/05/2007 Voir l'historique
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