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"J'suis trop vieux pour ces conneries" : Quand notre façon de jouer change

News débat et opinion
"J'suis trop vieux pour ces conneries" : Quand notre façon de jouer change
"J'suis trop vieux pour ces conneries" : Quand notre façon de jouer change
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Avez-vous déjà réfléchi à votre manière de jouer aujourd'hui, par rapport à vos premières expériences vidéoludiques ? Si faire son introspection n'est jamais une mauvaise idée, une chose est sûre : notre façon de jouer évolue et le passage à l'âge adulte a un impact fondamental sur notre sens du gaming. Pour le meilleur et pour le pire.

Ceci est une News Débat et Opinion
Cet article entrant dans la rubrique "Débat et opinion", il est par nature subjectif. L'avis de l'auteur est personnel et n'est pas représentatif de celui du reste de la rédaction de Jeuxvideo.com. Vous êtes d'ailleurs convié à donner votre avis sur le sujet dans les commentaires, MP ou même via Twitter à l'auteur (@Anagund)

La Découverte

On ne naît pas joueur. Sauf cas médical particulièrement rare, aucun de nous n'est arrivé au monde une manette dans les mains, fier de notre dernier frag infligé avec classe et brio. Pour nous tous, le jeu vidéo a été une découverte, un choc, puis un long, très long apprentissage. C'est en passant des heures et des heures sur tel boss, tel niveau, tel puzzle ou encore tel serveur qu'on finit par modeler notre identité, ce qui ne se fait que rarement sans un certain sens du sacrifice... de notre vie sociale. Si je devais moi-même décrire mes débuts dans le jeu vidéo, qui ont eu lieu vers l'âge de 3 ans, le premier mot qui me viendrait à l'esprit serait le suivant : naïveté.

"J'suis trop vieux pour ces conneries" : Quand notre façon de jouer change

C'est émerveillé, des étoiles pleins les yeux, qu'on a découvert ce monde fantastique et toutes les histoires qu'il a à nous raconter. Mes premiers balbutiements sur Game & Watch, mes premières crises de nerfs à en péter des joysticks d'Amstrad CPC 464 sur Commando, les premières soufflantes de ma mère parce que je jouais trop, mon premier jeu de foot avec Kick Off, La première fois que j'ai vu une console tourner avec Double Dragon sur Famicom, mon premier J-RPG avec Final Fantasy V en import japonais, la première fois que j'ai compris un J-RPG avec Secret of Mana... Je pourrais continuer des siècles à énumérer mes premières fois et vous pourriez d'ailleurs tous faire de même.

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I know Kung-Fu

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Toutefois, au fur et à mesure de notre expérience, notre façon d'appréhender le jeu vidéo évolue. Croyez-moi, on devient sans aucun doute un autre homme quand on a joué 500h à Super Mario Bros 3 alors qu'on a fini le jeu des dizaines et des dizaines de fois ! Notre naïveté s'évapore et laisse place à la maîtrise. De plus en plus, on ne joue plus aux jeux pour être seulement ébahi, mais aussi pour être meilleur. La difficulté nous effraie de moins en moins, et on recherche des challenges corsés. On peut voir ça comme un gain en maturité, même si mine de rien, cela a tendance à faire de nous des "vieux cons" : on a toujours l'impression que les jeux sont de plus en plus faciles alors qu'en vrai, la plupart du temps, on est juste devenu plus expert.

"J'suis trop vieux pour ces conneries" : Quand notre façon de jouer change

Ce qui est sûr, c'est que vieillir dans le jeu vidéo a de superbes avantages. Qui, plus jeune, n'a pas acheté une daube infinie par manque de connaissance ? Les fameux "achats-jaquette"/"achats-magazine" (pour ma part, c'est Nintendo World Cup, soit dit en passant) sont une sorte de relique du passé qui nous ferait presque regarder l'ancien soi avec un regard rigolard et un poil condescendant. Mais c'est dans le gameplay que les joueurs peuvent noter une vraie évolution de leurs propres connaissances. A force de jouer, on reconnaît toutes les mécaniques, toutes les phases que peut offrir un jeu. Notre cerveau peut résoudre des énigmes et effacer les obstacles en mode automatique, sans même s'en rendre compte. A ce niveau, la saga Zelda est un très bon exemple. Si vous avez commencé à y jouer à l'époque 8-16 bits, rares sont les donjons des épisodes sortis dans les années 2000 à vous avoir posé des problèmes. Parce que vous avez gagné en logique "jeu vidéo", voire, en logique "Zelda". Un test simple peut nous aider à nous rendre compte à quel point notre cerveau est conditionné aux jeux vidéo : filez une manette à une personne complètement néophyte et vous vous verrez que des actions aussi simples que sauter, se mouvoir ou placer un cube dans une trou en forme de cube peut s'avérer diablement compliqué quand on est pas habitué au virtuel. Et pendant ce temps-là, nous, on comprend où se trouve le boss du Palais de L'Ombre rien qu'en voyant la forme des salles sur notre carte, pourtant grisée.

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Combattre le temps qui passe

"J'suis trop vieux pour ces conneries" : Quand notre façon de jouer change

Mais si vieillir a du bon, il y a aussi des inconvénients, bien plus présents qu'on ne l'imagine. D'une, l'émerveillement, ça marche les premières années, mais ça ne marche pas indéfiniment. Au bout d'un moment, on finit par connaître tous les genres, tous les puzzles, toutes les idées et il est difficile de lâcher un waoow d'étonnement devant des principes observés maintes et maintes fois. Là encore, le côté vieux con resurgît et tout ça, c'est "la faute des éditeurs qui font toujours la même chose", alors qu'on oublie juste qu'il est beaucoup plus difficile d'innover dans un secteur vieux de 40 ans que dans un secteur vieux de 10 ans. De plus, puisqu'on est meilleur de par notre expérience, les jeux nous challengent de moins en moins et on finit parfois par errer l'âme en peine dans des titres pourtant adulés par d'autres, parce qu'ils n'arrivent plus à nous surprendre. Une sorte de fatigue s'installe nous obligeant à nous tourner vers d'autres jeux : si les blockbusters, destinés à un public large, n'offrent souvent que peu de nouveautés aux vétérans, c'est dans les productions plus intimes, indés ou non, que les anciens peuvent trouver un peu de bonheur. Un Super Meat Boy, par exemple, s'adresse clairement à ceux qui ont poncé les Super Mario et autres jeux de plates-formes jusqu'à la moëlle.

"J'suis trop vieux pour ces conneries" : Quand notre façon de jouer change

Toutefois, il y a un autre élément, souvent oublié, qui peut drastiquement modifier notre approche du jeu vidéo lorsque l'on prend de l'âge : notre vie sociale. Reprenons mon exemple de Super Mario Bros 3, sur lequel j'ai sans doute passé bien plus que 500h. Oui, à l'époque, je connaissais bien moins le jeu vidéo qu'aujourd'hui. Mais si j'ai passé autant de temps dessus, c'est aussi pour deux raisons bien communes : le temps et l'argent. A l'époque de sa sortie en France, j'avais neuf ans. On ne peut pas dire que ma vie personnelle et sociale était à son apogée et traîner des heures et des heures par jour devant ma NES était pour moi tout à fait normal. En matière de ressources financières, j'étais comme vous vous en doutez plutôt limité, ne jouant qu'à ce que ma mère avait bien voulu consentir à m'acheter après l'avoir persécuté psychologiquement pendant des mois et des mois. Quand on a droit à un jeu toutes les Saint-Glinglin, on devient soudainement beaucoup plus enclin à devenir complétiste, voire immunisé contre la répétitivité.

"J'suis trop vieux pour ces conneries" : Quand notre façon de jouer change

Et ce sont justement ces raisons, le temps et l'argent, qui changent la donne quant à notre façon de jouer. Parce que là est le grand paradoxe lorsque l'on vieillit : on a de plus en plus de jeux, mais de moins en moins de temps pour les faire. Ca s'appelle avoir un travail, et potentiellement une vie sociale. Bizarrement, quand on rentre du travail à 21h, avec du boulot sous le bras, accueilli par sa moitié et potentiellement un ou deux rejetons, les 150h de jeu pour arriver au dernier boss du dernier RPG à la mode semblent soudainement devenir une épreuve insurmontable. Du coup, au fur et à mesure, de nombreux joueurs s'orientent vers des expériences plus courtes et plus directes, laissant sans aucun doute passer des pléthores d'opportunités. Des jeux comme Towerfall Ascension, les Mario Kart ou encore les puzzle-game ne demandent pas un investissement intense pour rentrer dans une partie, contrairement à un Skyrim par exemple. Des expériences qui ont au moins un avantage : elles sont souvent moins longues et moins chères, tout en laissant des souvenirs parfois tout aussi intenses (n'est-ce pas Limbo ?).

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Soyons bien d'accord, je ne dis pas que tout le monde est à loger à la même enseigne. Peut-être parmi vous existent quelques âmes d'enfant, qui malgré quelques décennies d'expériences arrivent encore à être constamment éveillés par de nouveaux jeux et à y jouer cinq heures par jour. Toutefois, je ne pense pas être le seul dans mon cas et je pense qu'il n'est pas mauvais de donner un bel exemple aux plus jeunes de ce qui peut les attendre par la suite. Quoi qu'il en soit, l'important, c'est de trouver l'expérience qui nous convient, aussi changeante soit-elle, pour que jamais ne s'éteigne la flamme.

Profil de Anagund,  Jeuxvideo.com
Par Anagund, Journaliste jeuxvideo.com
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COMMENTAIRES

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yann1977
yann1977
MP
le 07 sept. 2017 à 15:24

J'ai 40 ans et j'ai commencé à jouer sur sinclair (un équivalent du spectrum) vers l'âge de 6 ans... donc je suis un peu tombé dedans quand j'étais petit...
Je travaille dans l'informatique mais pas du tout dans l'industrie du jeu vidéo.
Et je n'ai toujours pas décroché, malgré une femme, 2 enfants et une vie pro bien rempli de consultant indépendant et 2 livres pro écrit..
Alors oui il y a eu des hauts et des bas sur mon temps de jeu car c'est une activité annexe, mais j'aime joué et les jeux ont évolué et on apporter des expériences très différentes au fil du temps.
Et je trouve que le jeu apporte aussi une dimension "sociale" ce qui n'est pas cité dans l'article à mon sens.
dans les années 90 le jeu entre potes autour d'une console et des LAN (bomberman, duke nukem 3d)
dans les années 2000 le jeu en multi sur le net mais peu de dimension sociale (mais émergente avec WOW et CS par exemple)
dans les années 2010 la monté du jeu en multi avec de la coopération/affrontement massif (MMO, FPS, etc..)
Et pour moi cette évolution au delà de l'aspect graphique à renouveler le jeu.
Je me suis surpris ces 2 dernières années à être accrocher sur un The Division où j'ai fait 800h de jeu, juste pour l'aspect Build/loot, la coopération et le challenge coop, alors que mon max de temps passer sur un jeu avant est 200h et il y a du y avoir 5 ou 6 jeux sur lesquels j'ai passé entre 100h et 200h.. J'ai acheté d'autres jeux depuis mais aucun m'a fait décrocher...

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Commentaire édité 07 sept. 2017, 15:25 par yann1977
saveking
saveking
MP
le 06 sept. 2017 à 20:49

Comme il est dit plus bas par plusieurs personnes,avec l'age on s’ennuie (cf°Caenum50 ,Frag132...vous avez tout résumé) de plus, on a plus la meme notion de temps,quand on est jeune ,le temps passe lentement et plus on vieilli,plus il passe vite...consacré X heures sur un jeu c'est...bref
au final,quand je joue, bas...je lance Mame et un bon jeu d'arcade des années 80/90 :),ça ne dure pas longtemps,et je m'eclate toujours autant...

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ScorpionoiRqc
ScorpionoiRqc
MP
le 18 août 2017 à 13:59

J'ai pas mal la même vision de ma propre évolution de gamer. J'en ai vu beaucoup dans ma vie, gamer depuis aussi longtemps que je me souvienne et l'émerveillement est beaucoup plus difficile à atteindre qu'autrefois en terme de gameplay et aussi de graphisme. Je ne suis pas du genre à dire que les jeux étaient meilleurs autrefois, mais différent. Et oui j'en ai mit des heures sur certains jeux par faute d'argent et de vie sociale. Encore aujourd'hui alors que je travail, j'ai développer un esprit complétiste, un gars qui en veut pour son argent, qui veut connaitre ses jeux de A à Z grâce à mon background de joueur.

Et je vois à l'opposé un ami, 15 ans plus vieux que moi, mais qui n'a jamais joué étant jeune et qui a connu les jeux vidéo avec la PS3. Il est devenu vite accro et achète les nouveautés dès sa sortie à toute les semaines. Il met par année facilemen 3 fois plus d'argent que moi dans les jeux, mais sa façon de jouer est totalement à l'opposé de la mienne : il fini un jeu sur 5 et ne cherche pas à compléter ses jeux plus que ça. Ce qui l'intéresse c de voir du beau, de vivre un bon moment, mais ne cherche pas à se challenger. Il est par contre beaucoup plus facilement émerveillé que moi.

Je pense que d'avoir connu les jeux à des époques différentes et à un age différent forge le caractère du joueur.

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swacquiez
swacquiez
MP
le 08 août 2017 à 12:02

Mon évolution est légèrement différente, je suis un vieux de la vieille du JV (j'ai commencé sur Apple II en 1982). Ma vie sociale et mon boulot (je bosse de chez moi) me permettraient facilement de trouver au moins une fois par semaine une plage de 4 ou 5 heures intensives de Skyrim, de Civilization comme par le passé. Les rares fois ou je le fais je passe un moment génial, et j'aime toujours autant les jeux. Le problème dans mon cas, c'est d'avoir l'expérience du temps que ça va prendre, fut il agréable. A douze ans je lançais un jeu sans y penser, et j'y passais 4 heures de suite ou plus sans avoir prévu. Maintenant je sais d'avance à quoi m'attendre, et sauf coup de cœur irrépressible (les Arkham m'avaient complètement hypnotisé, et surtout RDR qui est le dernier jeu que j'ai fini, en y passant le plus de temps possible) je rechigne à démarrer la session. J'achète encore des jeux, mais pour prendre un exemple GTA V je l'ai regardé, j'ai du faire quelques missions, mais en gros en général quand je le lance je pique une bagnole trois ou quatre cinq fois pour faire une cavalcade sans objectif et j'arrête là.

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Vinmole
Vinmole
MP
le 11 juil. 2017 à 12:26

Je crois que je n'ai rien de particulier à ajouter ni à l'article ni aux nombreux commentaires mais j'ai quand même envie de partager mon expérience.
C'est un peu tard, l'article est vieux (en temps Internet du moins) mais tant pis. Ce sera comme jeter une bouteille à la mer.

Je suis né en 1989 (j'ai donc 28 ans aujourd'hui) et je me retourne souvent sur ma vie de joueur. Beaucoup de choses ont changé. Je joue moins, je joue différemment. Quand j'étais jeune mes parents avaient mis un code sur mon ordinateur pour éviter que je ne passe ma journée devant l'écran. J'étais limité à deux heures par jour. C'était une bonne idée. J'ai eu du temps pour d'autres choses, la lecture notamment. Bon, pendant les vacances je filait chez un ami et on passait des après-midi entières sur ses consoles. C'était formidable. J'ai ainsi pu découvrir le meilleurs des deux mondes : je connais un peu tous les classiques console (depuis la N64 jusqu'à la génération Xbox/Play2) et j'ai pu toucher à une bonne partie des grands jeux PC également.

Je suis plutôt un amateur de jeux solo. Ce que j'aime, ce n'est pas la compétition, c'est l'histoire, l'immersion, l'aventure... (en fait jouer c'est comme lire ou regarder un film pour moi...mais en mieux...si le jeu est bon) et ça n'a pas changé avec le temps (j'ai simplement réussi à mettre des mots dessus). Ce qui a changé en revanche, c'est ma manière de jouer. Elle a évolué avec mon caractère. C'est amusant à remarquer. C'est un peu comme une forme de psychanalyse par le prisme du jeu vidéo. Durant mon adolescence je n'avais pas confiance en moi et ça se reflétait bien dans ma façon de jouer, extrêmement prudent, sauvegarde tous les deux pas, difficulté facile... Drôle d'époque. Aujourd'hui, je me sens bien plus libre.

Ce qui est différent aussi, c'est que j'ai une femme et deux enfants. Autant dire que je n'ai plus guère de temps. J'ai même pensé à arrêter de jouer. Pas très longtemps. Je pourrai sans doute, mais j'aurai le sentiment de perdre une partie de moi et ça, je n'en ai pas envie. Alors je continue de jouer quand je le peux. Tard le soir, le weekend aussi. Mais je sélectionne davantage mes jeux. J'hésite avant de me lancer dans une grande aventure, je reviens facilement sur d'anciens jeux (je les connais, je m'y replonge facilement et ça m'autorise à y jouer distraitement).

Et puis j'essaie de jouer mieux. De profiter davantage de mes jeux. Souvent j'écris un journal de jeux, ça me permet de garder une trace d'une aventure virtuelle. Je me dis que comme ça au lieu de rejouer au jeu dans cinq ans, je n'aurai qu'à relire mon journal (ce qui va quand même bien plus vite !) et je passerai à un autre jeu.

Voilà. Je continue de jouer. Je ne crois pas que ça s'arrêtera et c'est tant mieux ! Mais c'est une autre approche, d'autres exigences aussi. Je n'ai pas envie de perdre du temps sur un mauvais jeux, je veux de bonne histoire, je veux une bonne direction artistique et/ou un bon gameplay. Est-ce que j'en demande plus qu'autrefois ? Dur à dire. Je me suis toujours beaucoup renseigné avant d'acheter mes jeux. Même quand j'étais jeune. Du coup je ne dois pas avoir beaucoup de jeux qui soient objectivement mauvais dans ma ludothèque. Il faut dire que mon père était (il vit encore mais ne joue plus) joueur lui aussi. J'ai donc généralement joué aux même jeux que lui, profitant de son expérience pour les sélectionner. Si j'ai pu éviter les plus mauvais jeux durant mon enfance c'est en grande partie grâce à lui. Aujourd'hui c'est parce que je suis devenu capable de déterminer moi-même ce que je recherche et ce qui me plaira en fonction de mon humeur. Le résultat est le même mais pas la façon d'y parvenir.

J'ai un peu divagué mais tant pis !

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OBeer
OBeer
MP
le 02 juil. 2017 à 21:27

Perso' au plus je vieillis et au plus je reviens aux fondamentaux, comme les vieux FF par exemple.
Quand je joue aux jeux d'aujourd'hui, la plupart du temps j'ai une amrtume qui m'insupporte...

- GTA 5 et son solo sous exploité.
- LoL, son équilibrage inexistant, ses MAJ incompréhensibles, sa communauté.
- WoT, pareil pour l'équilibrage, le côté aléatoire du matchmaking.
- Les Fifa, qui se suivent et se répètent.... C'était pas spécialement mieux avant, mais au moins c'était fun, maintenant le moindre jeu multi devient un jeu full compétition, et ça me fatigue....
- Hearthstone injouable si on a pas les dernières cartes.
- Alan Wake tellement répétitif...

Je crois que ma dernière bonne surprise c'était Red Dead Redemption, et c'est le dernier jeu Rockstar que j'ai apprécié, je suis trop déçu de GTA 5 pour continuer d'acheter leur licence.

Je suis sans doute trop vieux (27 ans), mais pour moi, la nouvelle génération c'est finit, retour aux vieux jeux....

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]nicobar[
]nicobar[
MP
le 01 juil. 2017 à 09:59

Après des jeux tels qu' Alan wake, Deus ex, the witcher 3 et bien d'autres du meme genre (profonds et bien scenarisés), impossible pour ma part de me dire que je suis trop vieux. On peut se projeter et s'attirer des choses que l'on aime à tous niveaux dans la vie. Question de technologie et de maturité pour le monde du JV..

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Commentaire édité 01 juil. 2017, 09:59 par ]nicobar[
Ultragreatsword
Ultragreatsword
MP
le 26 juin 2017 à 17:49

Perso ce n'est pas tant l'âge qui me fait moins jouer aux jeux vidéo mais la qualité en régression de ces derniers. Les éditeurs nous prennent de plus en plus pour des cons chaque année. Cette année, la palme revient à Nintendo avec sa switch, les dlc de zelda...etc ( Je m'arrête là car un réquisitoire envers nintendo prendrait autant de pages qu'un intégral de game of thrones )

Quand on se heurte aux méthodes commerciales toxiques des éditeurs, même si le jeu n'est pas mauvais intrinsèquement, ça ne donne pas envie d'acheter. (Encore une fois je pense à nintendo et les prix de leurs consoles-jeux qui ne baissent jamais, les accessoires hors de prix...bref )

Après on a Sony qui nous sort une pro, ou comment faire pour que le consommateur avec une ps4 vanille se sente lésé. ( La mode a débuté avec nintendo, DS, dsXL, Dsxxxxxxxxxl )

Bref...

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Caenum50
Caenum50
MP
le 26 juin 2017 à 14:15

Super article. Je n'arrête pas d'y penser en ce moment. J'ai 29 ans je suis lassé du gaming. On arrive tous à ce stade, à moins d'en faire une passion et un travail comme ceux qui lancent un site ou une chaîne youtube par exemple.. Au bout d'un moment, on vit sa vraie vie. Je crois que le jeu est comme une porte sur le monde. On joue pour se divertir et mais on apprend aussi des choses, on voyage, on explore... Et puis on finit par désirer autre chose que le virtuel. On prend aussi conscience que le jeu émane d'autre chose, d'une culture, d'une histoire qui appartiennent au réel qui y sont tout aussi fascinant. On grandit, et on découvre l'envers du décors. On veut construire du concret dans sa vie, bâtir de vrais projets, seul ou avec un compagne pour ceux qui ont une famille (vous avez de la chance ! c'est super une famille !!!)...

L'expérience de jeu finit par s'étioler avec le temps. On préfère conserver tout les bons souvenirs de Gaming pour les partager avec des vétéran comme nous. Notre cerveau arrive à saturation et les nouveaux objets nous lassent. J'essaie de jouer au dernier mass effect... Et bien je m'ennuie à mourir. J'ai quasiment aucun plaisir, aucune satisfaction. C'est laborieux, trop vaste, trop répétitif... Tout cela vient de mon rapport au jeu (et aussi un peu du jeu, disons-le) J'avais pourtant énormément apprécié le premier épisode de la trilogie... Je ne pourrais pas renouveler les plaisirs passés de mes sessions gaming. Car je n'aime plus perdre mon temps dans une position de passivité.

J'ai 29 ans. Et j'aspire à autres choses. Je suis artiste et je veux me consacrer à la création, au sport que je pratique beaucoup plus qu'avant, à voyager aussi par exemple.

Une part de moi-même ne veut pas tourner la page, mais en fait, c'est inévitable. Nous n'avons qu'une vie. Il faut savoir se renouveler.

Je dois avouer que cela me frustre d'avoir perdu ce plaisir de jeu. On a du mal à raccrocher. Je me dis que je pourrais m'éclater mais j'ai bien mieux à faire !

Mais pourquoi insister, j'ai vraiment des choses plus importantes à faire...

La vie, c'est la changement les amis !

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frag132bis
frag132bis
MP
le 25 juin 2017 à 05:47

Salut,
Effectivement la lassitude d'un jeu avec "l'âge" est de plus en plus présente. J'ai "que" 26 ans et cela fait déjà plusieurs années que je peine a rester plus d'une heure sur un jeu avant de vouloir quitter et faire autre chose (desfois rien...). C'est de plus en plus dur de trouver un jeu ou l'on est "mort de rire" avec ses potes, et ou l'on ne vois plus le temps passer.
Il suffit juste de trouver un jeu "niche" avec une communauté stable.
Dans mon cas, le jeu auquel je me suis accroché est arma 3, grâce à son super multijoueur. J'ai trouvé une petite communauté sympa, on l'on ne joue pas pour gagner, et ou l'on ne s’énerve (presque) jamais. Plein de modes multis, une base solide même si mal optimisée sur les bords... enfin bref très bon jeu en coop. Je pense particulierement a king of the hill et sa tour 4.
A coté je me trouve des petits jeux éphémères que je joue en coop avec un collègue et cela me va très bien. La sélection est certes très rude pour entreprendre de le finir sans en avoir marre avant la fin. Certains jours c'est vraiment dur de jouer plus d'une heure, d'autant plus qu'entre la fin de mes études, mon travail chronophage de développeur je peine a trouver la forme et la volonté de commencer une partie, regarder une série c'est plus facile surtout qu'on est dans l'âge d'or de ces dernières.
Bref, au jour d'aujourd'hui je laisse beaucoup de gros titres me filer entre les mains, mais finallement c'est pas plus mal, j'y jouerai peut-être si j'en ai envie dans une réédition/remake/jeuQuiYRessemble dans 5-10 ans, en mieux je me dis car la ça ne me dis pas du tout.
Peut-être même que star citizen remplacera mon petit arma 3 quand il sortira...
En tous cas les jeux a scenario complexe m'aident grandement à les finir car au dela du gameplay deja vu, une histoire peu commune peu déclencher ce petit truc qui nous fait accrocher...

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Commentaire édité 25 juin 2017, 05:51 par frag132bis
Top commentaires
colombophile92
colombophile92
MP
le 06 juin 2017 à 11:11

j ai passé l âge de me faire insulté en russe sur csgo

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bmomo72
bmomo72
MP
le 06 juin 2017 à 11:37

J'ai aujourd'hui 38ans et je suis un peu dans ce constat la. Mes jeux préférés d hier (rpg/ aventure) sont devenus limite intouchable pour moi, entre ma femme et les 2filles je n'arrive pas a accumuler assez de temps pour me laisser emporter par l'histoire. Hormis the witcher 3 et Zelda botw je n'en fais plus.
Je rajouterai qu aujourd'hui avec un peu plus d'argent on peut aussi profiter d'autres passions qui forcément prennent du temps sur les.jeux videos. La sensation réelle et personnelle de ne pas.avoir suffisamment de nouveauté ou de bons jeux, car malgre tout certains arrivent.Encore a m émerveiller tel que les deux cités plus haut.
Malgre c'est aussi aujourd'hui le fait parfois de trouver ca insupportable de ma part de passer trop d heures devant la console alors qu'il y a d'autres choses à faire.
Malgre tout je suis un gamer, j'ai ça en moi et ca me restera toujours.
Autres choses qui a fait évoluer notre regard et notre façon de jouer et que tu ne prends pas.en.compte, c'est le multi par le.biais d'Internet. A notre epoque de jeunes joueurs, un fifa c'était une après midi entre pote, un mario kart idem, même un rpg on pouvait le faire a plusieurs et sans parler d'un bon street fighter 2....
Il y avait dans le jeu video un véritable aspect sociale qui faisait qu a plusieurs on passait une aprem.de jeu. Aujourd'hui le jeu c'est en réseau, avec des fps ou tu te fais insulter par des joueurs toute la.journée, des jeux de courses ou les mecs te defoncent pour peu que tu joues mieux qu'eux, et sous couvert d'avoir ouvert le.jeu et le.joueur au monde entier a tué l'aspect social que les.jeux videos offraient jusqu a la.ps2...

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