Gone Home entre dans la catégorie des Simulateur de Marche narratif.
Un label qui s'accole souvent les titres peu glorieux d'ennuie, de vide et/ou de paresseux.
Il est vrai que dans une certaine dictature du fun dans laquelle trône uniquement le genre action/aventure poussant rarement le joueur a se poser, ce genre de jeux a tendance à passer pour un OVNI, antinomique avec l'idée même de jeu.
Pourtant des titres comme Firewatch, The Vanishing of Ethan Carter ou The Talos Principle ont prouvé que le genre avait bien une place dans le microcosme de l'univers vidéoludique.
En effet, tous ces jeux ont a cœur de raconter des histoires en somme fondamentalement humaines, dépourvue du grandiose qui entoure les héros de AAA, beaucoup moins bruyant donc, mais d'une simplicité non moins touchante.
Nous mettant dans la peau ou le quotidien de personnage qui nous ressemble bien plus et c'est peut-être ça qui fait la différence.
Gone Home raconte une histoire simple, celle d'une jeune femme qui revient dans la maison de ses parents un soir de pluie pour y retrouver une maison complètement vide. Le silence de ce foyer a peine troubler par l'orage et quelques bruit des portes qui grince ou d'une télé resté allumé contraste avec la vie que l'on comprend très vite comme loin du naturel plus vivace de celle-ci, permettant d'instauré d’ambler un sentiment d’inconfort.
Pourquoi ? Comment ? Le reste c'est au joueur de le comprendre en tentant de relier les tranches de vie de cette famille, de leur quotidien avec leur moment de joie et de peine dans lequel la maison prend la place d'un narrateur silencieux que l'on peut ou non interrogé au travers des moments de vie qu'elle conserve.
Gone Home au même titre que les jeux pré-cité est une expérience qui demandera une certaine abnégation ainsi qu'un certain état esprit afin d'être apprécier, pour ce qu'il veut offrir.
Un plat simple servit sans artifices, ni champagne afin de ne délivré que l'Essence de son être.
Etianos.
(15 déc. 2020 à 15:55)