Dans un premier temps parlons de ce qui a fait tant parler de ce jeu, la difficulté. Cuphead est dur certes, mais juste, et largement surmontable en mode normal ; dans ce mode, il suffit de mémoriser les patterns et le niveau sera plutôt aisément surmontable. Si l’on veut du vrai challenge, il faut se tourner vers le mode expert, là, seront exigés la mémorisation des patterns, bien sûr, mais aussi des skills, et c’est évidemment dans ce mode de difficulté-là que le jeu est le plus jouissif. Toutefois, le jeu reste très fun à faire en normal et si la difficulté nous intimide, on peut toujours faire d’abord le jeu en normal et voir après si on a envie de le faire en expert (c’est d’ailleurs ce que j’ai fait). Mais ce jeu n’est pas qu’un jeu difficile, et il ne faudrait pas occulter ses autres qualités.
Le gameplay est très bon et en plus des combats de boss qui seront le cœur du jeu (et qui peuvent être à la fois sur terre ou à bord d’un avion), quelques niveaux run n’ gun ou en mausolée (centrés sur la parade) pourront diversifier un peu ledit gameplay.
Quant à l’aspect musical et visuel, mamma, c’est fantastique. Après, faut dire que je suis un peu biaisé, j’adore le jazz et la bande-son de ce jeu ne pouvait donc que m’enchanter (en particulier les thèmes de Samovar (Elder Kettle) et de l’enfer que j’aime particulièrement bien). Et ce style cartoon des années 30, quel délice. Les dessins sont beaux, les animations sont jolies et les fonds sont charmants. Le seul reproche que je pourrais faire à ce sujet est que le jeu est très dynamique et qu’on n’a donc pas le temps de profiter de ces visuels, mais bon.
En conclusion, j’adore ce jeu, j’étais un peu réticent au début, ayant peur que ce soit trop dur pour moi (qui suis plutôt un joueur casual) mais ça m’a vraiment plu. Je voulais me faire un challenge, et quel beau challenge ce fut. En fait, j’aimerais bien nuancer avec des défauts mais honnêtement j’en trouve pas, Cuphead à réussi tout ce qu’il a entrepris, c’est avec des jeux comme ça qu’on se dit qu’on a de la chance que le jeu vidéo indépendant existe.