Je joue à FIFA depuis FIFA 2000, époque où les joueurs avaient les épaules carrées et où Trezeguet courait comme un Playmobil. Et malgré les avancées technologiques, j’ai l’étrange sensation que chaque nouvel opus est juste un vieux fichier renommé, avec une pincée d’arcade en plus pour nous faire croire que c’est "innovant".
Les seuls points positifs (si, y en a quand même...)
Graphismes : Beau et propre. Les supporters dans les tribunes vivent leur meilleure vie comme si on y était pendant que moi je transpire face à un joueur qui me colle un 9-4 avec le Luxembourg.
Le deuxième et dernier point positif concerne les licences, si on veut du réalisme à ce niveau là on est servit, il y a un max de licences et c'est vraiment plaisant à voir.
Le reste ? Eh bah…
Le mode carrière : Toujours aussi vide qu’une boîte de lasagnes sans viande. C’est FIFA 10 avec une perruque. Allez faire un tour sur NBA 2K : là-bas, ton joueur peut acheter des pompes, s’entraîner, parler à sa daronne, avoir un appart, bref... une vie. Ici ? Tu signes, tu joues, tu gagnes, tu re-signes. Passionnant.
Gameplay : Le ballon a autant d’inertie qu’un ballon de plage. Tu veux construire une action ? Trop tard, l’adversaire vient de faire une roulette-tir-poteau-but en 3 secondes chrono. Un pote à moi a compté : 31 tirs dans un match, 5 poteaux, 6 retournés acrobatiques, et une bicyclette du gardien. J’exagère ? À peine.
Matchs en ligne : FC 26 a visiblement fusionné avec Olive & Tom. Des scores comme 8-5, 7-6, avec des défenseurs qui défendent comme s’ils avaient oublié leurs lentilles. Le réalisme ? Il est allé chercher du pain et n’est jamais revenu.
Conclusion
Chaque année, on sait qu’on va souffrir, mais on y revient. Comme une ex toxique, FIFA revient, te fait croire que cette fois "il a changé", et une semaine après t’as déjà envie de le désinstaller.
Alors un conseil :
Économisez vos 70 balles, attendez les promos de décembre, et en attendant, allez jouer à un vrai jeu de foot… comme PES 6 ou FIFA 01 sur émulateur. Au moins là, y’avait du fun et des frappes qui faisaient mal.