Plein de bonnes idées mal éxécutées, beaucoup de maladresses mais on y revient toujours avec plaisir.
Le jeu propose un gameplay de combat très basique, dans lequel il faut oublier les réflexes que l'on peut avoir pour des jeux comme la série des Souls. La faute à un système de combat régulièrement parasité par des défauts de priorités de coups et d'animations, sans que l'on ne comprenne réellement ce qui coince.
Certains coups passent, d'autres non, et sont parfois cancellés par des coups des ennemis qui ne semblent pas, dans l'esprit du joueur, avoir la moindre priorité.
Il faut s'y faire mais les premières heures peuvent être frustrantes... car certains combats passent tout seul, tandis que d'autres nous proposent un ratatinement en règle du personnage, alors qu'on a tout fait dans les règles... Bon...
Egalement, le sound design est à la traine et ne donne aucune sensation de puissance.
Lorsque l'on frappe avec une arme très lourde et gigantesque (exemple: Bloodhound), on obtient le son d'une clef à molette frappant une gouttière. Ca manque de punch, de patate et d'agressivité sonore.
Il y a quelques musiques d'ambiance, mais c'est tout.
Le scénario est d'une grande banalité mais il a le mérite d'être là, les personnages secondaires sont totalement ininteressants et les side quests sont soporifiques.
Les boss sont peu nombreux mais proposent un challenge différent suivant que l'on veut obtenir leur arme ou non en reward.
Le level design peut être monotone, mais toute l'action est contenue dans une sorte de grand centre de recherche, donc on enchaine la progression dans des couloirs d'un... centre de recherche.
Là aussi, au début, c'est monotone, mais on finit par s'y faire.
Il y a une progression par "raccourcis" à trouver, et l'on finit toujours par revenir à la base d'opération (l'équivalent des feux dans dark souls) où l'on peut souffler un moment.
N'espérez pas y voir quelquechose dans le noir, les lampes des exo squelettes n'ont pas de stabilisateur et bougent en même temps que les épaules de Warren (le héros et personnage principal du jeu), ce qui fait qu'à part éclairer les pieds de gauche à droite puis de droite à gauche, ça ne fait pas grand chose...
La caméra est parfois totalement aux fraises, mais c'est normal dans ce genre de jeu.
Techniquement, c'est pas super beau. C'est correct, sans plus. Mais au moins, c'est fluide.
Et pourtant, The Surge donne envie qu'on y revienne !
Collectionner les armes.
Fabriquer de nouvelles 'armures'
Trouver un build adéquat pour ce que l'on veut faire (farm, coups rapides, tank, usage du drone secondaire etc etc)
Faire des parties en NG+ avec nos propres petits challenges (ne jouer qu'en arme à une main, ne jouer qu'en Goliath ou qu'en Proteus etc etc)
Trouver les raccourcis pour revenir plus vite à la base d'opération.
Essayer de déglinguer des bosses le plus vite possible.
Il a beaucoup de défauts mais pas suffisamment dramatiques pour que l'on balance le jeu à la poubelle ou au fin fond d'une étagère. Il se joue et il est plaisant, et après tout: c'est bien tout ce qu'on demande !