N'ayant jamais joué à la première saison et ne connaissant que la première en tant que série télé, je ne pouvais pas passer à côté d'une bombe pareille, et c'est ce jour ou je le vis à 10 euros dans un Super U, je me suis dit "Pourquoi pas, ça a l'air cool"... Et je viens juste de le terminer et là juste: un grand WHAOUW ! Je suis ressorti troublé, fasciné, complètement retourné, et ne nous laisse pas indemne, loin de là ! Quel électrochoc !
Avec ce style "point'n'click" et cette suite de retournements de situation très crédibles dans leur genre, on est tout de suite complètement en phase avec ce jeu qui réussit parfaitement à mélanger drame social puissant avec horreur gore, au point d'en être même insoutenable, voire même terrifiant !
Ca raconte l'histoire de Clémentine, une gamine ayant perdu tout son entourage à cause d'une épidémie. Seule, elle cherche à manger. Lorsqu'elle trouve une boîte de conserve, un chien la mord pour lui prendre. Désemparée et affamée, elle cherche de l'aide, et tombe sur un groupe de personnes (le grognon Kenny, sa femme Sarita, le bienveillant Luke, le médecin Carlos, sa fille la jeune et peureuse Sarah, Alvin qui
meurt malheureusement très rapidement
ainsi sa femme enceinte Rebecca) dont elle va intégrer. Malheureusement, William Carver, ayant sa vision de se protéger de l'épidémie, va les kidnapper et les traiter comme esclaves. Après avoir créé un plan pour se débarrasser de lui, le groupe va croiser le chemin de la mystérieuse Jane et d'un groupe de russes dangereux...
Thriller psychologique avec des zombies, "Walking Dead: Season 2" vous offrira la tristesse telle qu'un jeu ne l'a jamais fait (du moins chez moi) ! Certaines scènes, presque réelles, sont en effet plus que poignantes... Le scénario est divisé en deux parties (la première, l'intégration de Clémentine jusqu'à la mort de Carver et la seconde de l'évasion de la dictature de Carver jusqu'à la fin dans laquelle nous découvrons que
tout ce qui est arrivé à Clémentine n'était qu'un rêve)
et captive le joueur. On a du mal à s'arrêter, et on n'a pas envie que ça s'arrête. La longueur des chapitres (qui d'habitude me gênent beaucoup dans les jeux) n'est pas ici un problème tant cette suite de saynètes, aussi sordides et terribles les unes que les autres, est lourde d'enseignement et de vérité !
On s'attache (mais on s'en empoisonne) aux personnages, surtout à la petite Clémentine qui n'est pour une fois pas le cliché habituelle de la gamine tête-à-claques dont on a envie qu'elle crève dès le début, non ici c'est la clé de l'intrigue, elle (nous?) intervient à chaque dialogue ou action pour aider l'entourage qu'il lui reste, entourage tantôt impulsif tantôt hésitant dans leurs choix.
L'idée de se fondre ainsi au sein d'un monde dystopique ou 0 sécurités sont assurées, et ou tout espoir de survie est entre les mains d'une petite fille, tout en mélangeant les réussites, les doutes, les difficultés, les conflits, l'espoir, le désespoir,... est vraiment bien traitée et malgré le peu de scènes de meutes de zombies, mérite un détour sans hésitation !