Pour commencer, Sybéria nous narre l'histoire de Kate Walker doublée par la plus belle voix française au monde : Françoise Cadol. Une magnifique femme, qui pour une fois ne subira pas les clichés habituelles d'une femme dans un paysage audiovisuelle, qui s'en va en Europe pour s'occuper d'une affaire juridique. En effet, la belle est avocate et doit honorer un contrat comme quoi, le géant Toy's Shop ou je ne sais quel nom, veut racheter l'usine Voralberg, une fabrique automate très réputée jadis. Perdue au fond des Alpes françaises, Valadilène sera la première ville où nous nous arrêterons, là où se trouve l'usine Voralberg et sa propriétaire Anna Voralberg ( eh oui, c'est plus simple à retenir comme ça ). Damned ! Putain ! Shit ! What the fuck, Anna est décédée quelques jours avant l'arrivée de notre héroïne. Heureusement, le contrat stipule que ça n'influe en rien l'achat de l'usine. Sauf que, d'après la dernière lettre d'Anna adressée à son notaire, elle possède un héritier, son jeune frère Hans supposé décédé à l'âge de ses dix ans dans les années 30. Kate Walker a quand même, un peu la haine mine de rien, alors elle décide d'aller fouiner dans l'usine pour voir ce qu'elle peut trouver sur ce fameux Hans. Elle y rencontrera Oscar, un automate intelligent qui est censé la conduire jusqu'à lui dans une énorme locomotive mécanique. Oui. C'est la classe.
Evidemment, coté gameplay, ça ne va pas casser des briques, on est en face d'un jeu qui va privilégier l'ambiance sonore, visuelle ainsi que tout le coté émotionnel, philosophique etc pour nous vendre du rêve. C'est totalement réussi mais nous y reviendrons. Point and Click oblige, nous aurons droit à des énigmes. Des énigmes parfois corsée et parfois plus simple qui ne se résoudront qu'à " mais comment manger une frite sans la mayonnaise alors que je veux quand même de la sauce barbecue ? ". Heureusement, ces dernières se permettent simplement de faire avancer l'histoire et non de nous laisser bloquer à jouer pendant dix heures juste pour déverrouiller une porte derrière laquelle se trouve un ascenseur en panne. Il nous faudra quand même faire attention car les objets que l'on va pouvoir ramasser et utiliser ne sont pas forcément mis en avant ( ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi ) à l'aide d'un scintillement dorée ou autre, vous allez devoir balayer votre souris sur l'écran pour essayer de dénicher les pièces du puzzle susceptible de vous aider. Parfois, cela restera tellement flou que la résolution de l'énigme n'en paraîtra que plus jouissif même si l'on aurait aimé plus de clarté dans les étapes à suivre. Heureusement, le déroulement des enquêtes auxquelles Kate va devoir se livrer resteront toutes aussi cohérentes qu'intuitives. Mention spécial à toutes les machines et automates auxquels nous allons nous confronter pour avancer comme le piano-bar. Un piano-bar. Je répète, un piano-bar. Mais fallait y penser quand même !