La guerre est déclaré. Pour qui ? Pourquoi ? On a pas vraiment le temps de s'en soucier.
On est 3 à essayer tant bien que mal de survivre. Les jours passent, ils se suivent et se ressemblent, on essaye au mieux d'améliorer notre quotidien, de survivre pour le mieux. Mais on manque de tout... Parfois un voisin vient avec plein de truc à échanger, il est exigent, surtout utile quand on est dans la nécessité absolu, comme quand Marko c'est fait salement blessé par des pillards. Des gosses sont venus la dernière fois pour demander des médicaments pour leur mère, on leur en a donné, on en avait pas besoin... L'hiver arrive, maintenant, on en aurait besoin... Des voisins viennent demander de l'aide parfois, on les aides, si on peu, ça rapporte toujours un petit quelque chose. On a pas les moyens de faire la fine bouche. D'autres gars viennent nous rejoindre, ils ont une histoire pas simple, comme nous tous. Rien n'est simple au milieu de la guerre.
Les nuits sont bien plus active, c'est le meilleur moment pour sortir et essayer de récupérer des trucs ici et là. Pour soigner, Bruno j'ai été "obligé" de voler un vieux couple chez eux. J'y suis retourné plus tard, sans trop savoir pourquoi, ils étaient mort. J'ai les crocs, va falloir partir chercher de la bouffe. Toutes les sorties ne sont pas simple, Marin, un nouveau, a failli mourir à trop s’approcher d'un entrepôt contrôlé par l'armée. Mais ça c'est rien, le pire, c'est cette vermine qui vient nous piller la nuit. On a beau avoir barricadé les trous, s'être armé, ils reviennent toujours, par la force du désespoir... En vrai, ils font comme nous, ils survivent. Nous aussi, on est que de la vermine. Le dernier retour de pillage fut douloureux, en revenant j'ai trouvé Roman, un mec qui avait fuit l'armée et nous avait rejoint il y a 15 jours, pendu. Le lâche ! Mais comment le blâmer... Cette putain de guerre finira t-elle un jour ? A t-il existé un jour dans l'histoire du monde sans la moindre guerre, nul part ?
This War of Mine c'est un jeu de gestion / survie sur la guerre, où on ne se bat pas, mais où on survie tant bien que mal. La vrai guerre, elle est là. Le jeu a un vrai propos et l'expose de manière très intelligente et relativement pudique. Pour autan, ce n'est pas le genre de jeu qui plaira à tout le monde.
Autan le dire clairement, il m'a fallu du temps pour accrocher. Mon dieu que c'est long à démarrer. Tout est lent dans le jeu, et c'est surement volontaire pour accentuer l'ambiance globale du titre. Mais couplé à des possibilités de gestion minimalistes, un cycle de jeu et une boucle de gameplay très répétitive, autan le dire tout de suite, je me suis ennuyé pendant toute la première partie de mon aventure. Avant de vraiment rentrer dans le jeu.
L'interface est assez simple et pourtant pas toujours bien pensé, mais ça passe. Le gros soucis vient du manque de variété dans les situations. Les lieux à visiter de nuit sont nombreux, mais peu sont réellement digne d'intérêt. La plupart du temps, c'est de la récolte pur et simple, couplé à un peu d'infiltration parfois. Reste la peur, réel et légitime, de se faire chopper, car on peut perdre un gars très vite, et même s'il n'est que blessé ça complique terriblement toute la survie du groupe. Cela apporte une tension terrible mais bienvenue à ces situations de jeu. De jour, on soigne les malades et blessés (si on peut), on mange, on voit si on peut fabriquer un nouveau truc, et on attend de voir si quelqu'un va passer (toujours les mêmes personnes, toujours pour les mêmes raisons). Redondant. En avançant dans le jeu, les possibilités s'étoffent un peu, il faut faire les bons choix, le jeu lance de nouvelle problématique (le froid, la montée du pillage) pour rehausser l'intérêt.
Au final un jeu à faire, pour son ambiance et son concept pas si courant (le terme survie n'est pas un mot à prendre à la légère ici). Malgré les possibilités de faire des parties avec des personnages différents, voir de paramétrer tous les événements d'une partie, j'ai du mal à voir l'intérêt d'en relancer une après avoir fini le jeu. Trop limité et redondant par bien des aspects pour ça. A faire une fois tout de même. En plus, c'est pour la bonne cause.