Déjà à l'époque, Darksiders n'était peut-être pas le jeu qui marquera une vie de gamer, mais un des très solides jeux de sa génération dans son genre.
Fils de Zelda et de God Of War, Darksiders emprunte au premier son aventure en monde semi-ouvert que l'on débloque au fur-et-à-mesure grâce de l'acquisitions d'objets/pouvoirs et ses "donjons" à base d'énigmes et items à utiliser judicieusement, et au second ses combats de type "beat'em all" brutaux et sanguinolents.
Le mélange prend plutôt bien, même si on peut vite en arriver à se dire que l'aspect "Zelda-like" se serait peut-être suffi à lui-même, tant les combats sont inutilement nombreux, et, à vrai dire, sans grand intérêt, allant parfois jusqu'à nous faire perdre le fil de la quête en cours.
Pour ce qui est de la technique, pas de miracle, à l'époque, le jeu était un peu une sorte d'hybride entre le sublime jeu PS2 et le jeu moyen/beau PS3, aujourd'hui, le jeu reste un peu le cul entre 2 chaises, d'un côté les textures haute définition soulignent le cachet visuel du jeu, rendant honneur au chara/monster-design de Madureira, mais en ce qui concerne les décors, c'est un peu plus inégal, tantôt plutôt joli, tantôt sans grande inspiration, dans l'ensemble, le jeu n'est pas foufou visuellement, mais fait largement le boulot, de plus, le jeu tourne désormais en 60 images secondes (voire plus selon votre PC), apportant un plus grand confort visuel et une grande sensation de réactivité, le jeu semble plus "nerveux" qu'auparavant.
La jouabilité est bonne, mais témoigne d'une certaine volonté de trop en faire, certains raccourcis sont un peu fastidieux, de même que l'utilisation de la visée libre, ni très intuitive, ni très intéressante à l'usage, on aurait certainement pu faire sans.
Bref, Darksiders Warmastered a grosso-modo les mêmes défauts et qualités qu'auparavant, dans tous les cas, il demeure un titre plaisant à jouer, doté d'une bonne durée de vie, peut-être pas un AAA, mais une très solide "série B" 