Quel plaisir, en tant que futur artiste du jeu-vidéo, d'habiter dans la même ville que le studio Motion Twin ! Et en plus je passe devant chez eux tous les jours dans le tram !
Bref, après 50 heures environ de jeu, je pense qu'il est tant de rédiger mon avis, et surtout comprendre ce qui rend si accro à ce jeu.
Il ne faut pas beaucoup de temps de jeu pour comprendre le phénomène qu'est Dead Cells. Le mot qui devrait résumer tout ça, c'est le rythme. Qu'on ne s'y méprenne, c'est un jeu dans lequel on passe son temps à mourir. Et surtout, quoiqu'il arrive, on s'attache au setup qui nous permet d'aller loin, et on est dégoûté lorsqu'on meurt avec. Très souvent, le fautif, c'est soi !
Pourtant, l'angoisse de l'omniprésence de la mort dans ce jeu (sachant que ça ne pardonne vraiment pas) est ce qui offre la satisfaction que peut procurer un Souls, mais est aussi pleinement compensée par la fluidité de l'animation, du sound design, du très beau pixel art, de la mobilité et nervosité du gameplay, ou encore le petit ton humoristique très français dans les interactions du personnage (qui n'est de loin qu'une masse de boue sur un corps) avec son environnement.
Je ne peux que reprocher parfois l'impression que le jeu soit injuste ou le pattern de certains ennemis tellement serré que ça paraît insurmontable... d'un autre côté, c'est le format qui veut : mourir et recommencer, devenir toujours meilleur, tenter de nouvelles approches, c'est ce qui rend Dead Cells infini.
Toutefois, je ne le recommanderais pas aux allergiques à la frustration, ou à ceux qui gèrent mal le stress... !