Après la série des Run Aways et de The bing next thing, Pendulo Studio revient avec son nouveau titre Yesterday. Ce point & click se veut beaucoup plus sombre que ses prédécesseurs. On est tout de suite mis dans l’ambiance avec une introduction des plus angoissantes : une pièce rempli de photo avec du sans et autres symboles entrecoupé de flash où apparaisse des visages tordus de douleur, le tout accompagné d’un sifflement mélodieux.
Graphisme : On retrouve la patte graphique du studio mais on se rapproche plus d’une BD. En effet, les dialogues sont sous forme de cases. De plus, un zoom s’effectue lors de l’interaction avec les objets du décor qui aide dans la lisibilité du lieu. Les décors sont travaillés et fourmillent de détails. Les cinématiques sont bonnes de même pour les animations.
Gameplay : Là encore du nouveau : l’inventaire se situe maintenant en bas de l’écran permettant ainsi un accès direct aux objets. Malgré cela une optimisation pourrait encore l’améliorer, le click droit ne permettant pas de saisir l’objet : il faut pour cela maintenir le bouton gauche de la souris et se déplacer vers la scène. Deuxièmement, l’apparition de courtes scénettes lors de l’étude de certains objets du décor : surprenantes au début mais très efficace pour approfondir les personnages et leur donner du charisme. On nous promettait 3 personnages jouables mais passé la première heure de jeu, on continuera l’aventure avec seulement l’un d’entre eux. Pourtant, une bonne idée de jouabilité avait germé : certains objets ne sont utilisables que par un des personnages en fonction de sa carrure ou ses attirances envers eux. Enfin, il ya maintenant 4 slot de sauvegarde : plus besoin d’effacer les sauvegardes inutiles précédentes.
Bande Son : Les musiques sont toujours assez efficaces et les bruitages toujours aussi convaincants (on reconnaitra tout de suite le bruit lorsqu’on ramasse un objet). Cependant, le titre n’est pas doublé en français ! Ceci est peut-être une intention des développeurs sachant que les personnages sont américains et qu’il y a un moment de l’histoire qui ce passe en France. Ainsi certains personnages auront un accent français vraiment hilarant. Le doublage anglais reste de très bonne facture. Autre point décevant : le rapprochement avec une BD font que les commentaires sur un objet s’affichent dans un cadre (et ne sont pas donner oralement), l’absence des commentaires humoristiques des personnages se font ressentir et nous avons plus de mal à s’attacher aux héros. Heureusement que les scénettes rattrape de ce coté.
Scénario : Le scénario est un point fort du titre. Bien ficelé, avec des rebondissements. Le studio espagnol nous a toujours donné un côté surnaturel à leur œuvre et le satanisme remplace parfaitement la science fiction des autres jeux. Bien que les passages avec un moine, expliquant des aspects du personnage principal, permettent de faire avancer l’histoire, ils s’intègrent mal à l’ambiance et au thème du titre.
Durée de vie : C’est là que le bât blesse ! Compter 4-5 heures de jeu sans utiliser d’aide et en s’attardant un peu (Certaines personnes se vantent de l’avoir fini en 2-3 heures). Encore plus court que The Next Big Thing qui était déjà trop court. Et ce n’est pas les différentes fins qui pourront donner une rejouabilité au titre.
En conclusion, Yesterday est un bon jeu dans l’ensemble. Doté de nouveautés au niveau du gameplay mais qui ne sont pas encore aboutis. Il réussi tout de même à nous plonger dans une ambiance malsaine et à nous laisser suivre cette aventure sans s’ennuyer. Ce jeu souffre d’une durée de vie très limitée due entre autre à une réelle facilité. Les anglophobes pourront jurer sur le doublage qui a défaut d’être en français est tout de même de bonne qualité. Vendu pour 30 euros, un peu cher pour le nombre d’heures dessus mais n’oublions pas que c’est un des rare point&click du moment.