Le Dragon Age qui m'a le plus déçu de la saga.
Je ne vais même pas découper mon avis en deux parties "points forts" et "points faibles" car je n'ai malheureusement pas assez d'avis positifs sur le jeu.
Quand il est sorti, j'étais vraiment toute folle et je l'ai acheté sans hésité. Là où j'ai passé plus de 60h sur Dragon Age : Origins en omettant énormément de quêtes secondaires, j'ai fini DA2 en à peine 23h. Là où j'ai fini 8 fois DA:O, je n'ai réussi à finir DA2 qu'une seule et unique fois. Là où j'ai donné un 18 à DA:O, ce ne sera même pas la moyenne pour son petit-frère. Pourtant, j'ai joué exactement de la même façon : en écoutant et en lisant chaque dialogue, en faisant les quêtes de mes compagnons et les secondaires qui m'intéressaient avant de faire la principale...
Une seule chose m'a vraiment plu dans DA2 : c'est l'histoire en parallèle, où l'on voit notre ami nain racontée l'histoire du héros de Kirkwall ) Cassandra. J'ai trouvé que c'était une très bonne idée et pour moi, le jeu commençait très bien... quelle déception par la suite.
S'il y a une amélioration dans les graphismes, cela ne suffit pas à en faire un bon jeu. Certes la Chantrie ressemble ENFIN à une église mais il y a des choix incompréhensibles. Le premier consistant a rework entièrement certains personnages : Isabela est une nouvelle femme, Zevran idem et Alistair a pris un sacré coup de vieux. Sans parler des Qnari qui ne ressemble plus à des Qnari ?! Le second consistant à ne réutiliser qu'un seul décor pour chaque endroit spécifique (sous-sol, grotte, sablière, chemin montagneux, campement), ils sont tous identiques, si bien qu'on fini par les connaître par cœur alors même que la quête est tout à fait différente de la précédente.
Pour moi, le mode tactique reste le même calvaire que pour le premier, et je n'ai donc jamais essayé le mode difficile ou cauchemardesque. Les dialogues n'ont rien d'impressionnant, ni les décors. L'IA est parfois assez bizarre... et surtout, les combats ne sont que du bourrinage pour la plupart.
Ma première surprise fut de découvrir que les développeurs de DA2 nous emmènent directement dans un choix en façade. Une des plus grosses erreurs à faire dans un RPG c'est de faire croire aux gens qu'ils ont le choix lorsqu'ils ne l'ont pas. Alors que son grand-frère DA:O nous laisse choisir différentes identités, ici nous n'en avons qu'une seule : celle de Hawke. Hawke femme ou Hawke homme, Hawke guerrier ou Hawke mage mais seulement et uniquement Hawke.
Il en est de même pour la quête finale où l'on veut nous faire croire que tout au long du jeu, cela aura un impact sur le dénouement, mais c'est totalement faux. Soyez gentil, vous tuerez quand même tout le monde. Soyez neutre, vous tuerez quand même tout le monde. Soyez méchant, vous tuerez quand même tout le monde. Au final il n'y a que deux fins possibles là où DAO nous laisse une palette immense de choix pour chaque grande quête.
Autre mystère : pourquoi faire passer le temps si vite ? Il a suffit de mettre un écran noir avec un joli fondu "8 ans plus tard..." pour me faire comprendre que le jeu irait bien plus vite que ce que j'imaginais.
Mes compagnons ? Parlons-en. Aucun d'eux ne m'a réellement émue ou touchée là où Alistair, Léliana, Wynne ou encore Oghren étaient sympathiques. Je ne leur ai trouvé absolument rien de charismatique. Ce fût un calvaire de faire leurs quêtes...
Lorsque j'ai compris que j'étais en train de faire la quête finale... ce fût un choc terrible. Je n'avais même pas noué de relation avec mes compagnons, ni d'ami, ni d'ennemi, ni d'amant. Ce qui n'était pour moi qu'une quête nous amenant à sortir de la périphérie de Kirkwall était bel et bien le dénouement de cet opus. C'est un choix incompréhensible de commencer par un Dragon Age : Origins qui nous laisse un semi-quartier libre dans le continent Féreldien (il faut le dire, le jeu reste tout de même assez fermé, mais il y avait plus de liberté que dans DA2) pour au final, nous cloisonner dans une ville que je ne saurais même pas placer sur la carte de l'univers.