Découvert grâce à la vidéo de Sheshounet (eh oui), je découvre en Tchia une bonne petite surprise !
Derrière la modestie du petit studio français qui l'a conçu, rien qu'en avoir fait un monde ouvert en dit long sur ses ambitions. Cependant le projet n'a jamais les yeux plus gros que le ventre et sa réalisation est toujours à la hauteur de ses intentions. Sans être gigantesque, la carte propose deux grandes îles et quelques petites aux alentours, nous faisant voguer avec notre radeau autour d'un archipel certes mais sans négliger la partie terrestre car Tchia marche beaucoup pour explorer son environnement. Alors oui c'est un monde ouvert et on en retrouve les poncifs habituels du genre mais Tchia propose ses activités bien à elle comme la sculpture de totems, des sessions de courses, des stands de tir au lance-pierre ou l'envoûtement de corps d'animaux pour emprunter leurs aptitudes pendant quelques instants (survoler l'île à vol d'oiseau, quel régal)! Et surtout, les quelques combats du jeu sont particulièrement originaux puisque Tchia vient à bout de ses ennemis, des bouts de tissus vivants, en les brûlant via des objets explosifs qu'elle peut aussi habiter pour mieux les balancer sur les ennemis. Un gameplay original donc sans oublier les standards de ce qui fait un bon jeu aujourd'hui.
Graphiquement le jeu est vraiment très beau, certes simpliste dans sa direction artistique mais les couleurs vives et la lumière du soleil doublés par l'ambiance tropicale du jeu sont très agréables à l'oeil. Ayant joué à quelques jeux Nintendo sur Switch avant Tchia je confirme que ce dernier est même plus beau que les productions du géant japonais, un comble. La bande-son reposant sur le thème de la musique traditionnelle du Pacifique est évidemment soignée et le doublage mi-Drehu, la langue locale de l'île, participent à l'immersion. L'histoire bien qu'assez courte est sympathique à suivre, et surprend à plusieurs reprises avec un humour noir tranchant net avec l'atmosphère très familiale du jeu. Le choix de ne pas faire apparaitre la position du personnage sur la carte ne plaira pas à tout le monde puisque cela nous force à nous repérer avec la boussole et les panneaux d'orientation, idem pour les possibilités de voyage rapide plutôt limitées, mais on s'y fait. Enfin, grâce au DLSS j'ai pu jouer en 4K 60 fps mais je n'ai pas été épargné par quelques chutes et micro-freezes, cependant aucun crash à signaler. Tchia gagne à être connu et ce genre de production a toute sa place dans le haut du panier du paysage vidéoludique. Bravo à Awaceb !