Je l'attendais depuis longtemps et le plaisir a été au rendez vous. Au croisement d'un Ico et d'un Wind Waker, Rime offre une petite dizaine d'heures d'exploration d'une île onirique à la douceur méditerranéenne, avec ses cyprès, ses ruines peintes à la chaux, ses falaises, son ciel bleu et sa mer de corail. Pas de violence, c'est les vacances... ou presque ! Effectivement ici pas de combat, pas de barre de vie, presque pas d'ennemis en fait. Sans texte, sans narration, sans dialogue, le jeu sous entend intelligemment ses objectifs et son histoire à travers des indices collectibles, cachés, ou sa mise en scène. La progression se fait sans stress, au gré d'une musique d'ambiance absolument sublime, pour traverser les environnements et résoudre les énigmes. La difficulté est relativement accessible, puisque tout est fait pour être intuitif. Ainsi aucune mini carte ni quoi que ce soit n'est indiquée à l'écran, et la maniabilité du jeune héros se résume à 3 boutons, pour sauter, activer et chanter, car sa voix permet d'interagir avec des éléments du décor. C'est assez bien fait pour qu'on n'ai jamais à se plaindre d'une quelconque répétitivité. Demeure l'histoire, qui peut diviser. A vrai dire, pas tant le thème et son dernier chapitre surprenant que le parallèle entre tout ce qu'on a du vivre et ses révélations. Le rapprochement est un peu tiré par les cheveux. Plus anecdotique, les jappements du renard qui nous sert de guide peuvent agacer. Au final, Rime est un bon jeu qui apporte un peu de douceur dans ce monde de brutes.